N/A : Vraiment désolée pour ce si long délai mais qui s'explique par plus d'odinateur pour près de deux mois alors encore moins de connection à internet ! Mais voilà que je me suis payé un super-méga ordinateur comme cadeau de Noël (un peu en avance je sais mais je ne pouvais plus attendre lol), me voici donc de retour... Niak Niak Niak.

J'ai promis de dédié ce chapitre à mademoiselle Inwie l'une de mes seules lectrices (loll) puisqu'elle a été à l'origine d'envoi de musique qui a permi de stimuler un peu ma muse afin de pondre cette suite. Alors Inwie chérie, merci !


Chapitre 7 : Orgueil et questionnements


Rangeant les quelques trucs que nous avons utilisés dans le cadre de ce cours privé avec mademoiselle Anderson, je me permets de l'observer discrètement. Je dois dire que je suis impressionnée par son calme et la retenue dont elle fait preuve depuis plusieurs semaines maintenant. Il est impossible qu'elle n'ait pas été mise au courant ou entendu elle-même l'une des nombreuses rumeurs qui circulent toujours à son sujet. Je ne suis pas le genre à écouter ce genre de racontar mais on m'a dit qu'un élève de sixième année, Serpentard évidement, avait même eu le culot de lui demander de vive voix si les affirmations de certains étaient fondées. Résultat, ce Serpentard s'est retrouvé avec un devoir supplémentaire de plusieurs pages mais sans plus, uniquement, selon les dires du professeur, pour avoir perturbé l'heure de cours et non pas pour avoir évoqué un sujet traitant de sa vie privée. Cela n'a rien fait pour faire taire les mauvaises langues qui prétendent qu'elle n'a pas nié ni réfuté les allégations.

Pour ma part, j'essaie de réagir comme elle le fait, mais je trouve cela ardu, peut-être est-ce dû à mon caractère plus emporté. Impossible de ne pas avoir de caractère inflammable lorsque l'on porte les deux noms : Potter Weasley ! Les rumeurs sur mon compte continuent de se propager et d'augmenter. J'en ai entendu une bonne encore hier soir alors que je marchais dans le parc de Poudlard avec Tim et Lesly ; apparemment, j'aurais cultivé une relation secrète mais lubriquement passionnée avec une élève qui aujourd'hui aurait gradué alors même que j'étais en couple avec Greg. Qui ? Comment ? Pourquoi ce genre de rumeur a vu le jour ? J'en sais foutrement rien. Cela ne fait que prouver que des élèves d'un collège de magie ont trop de temps libres et l'imagination fertile. Je n'avais jamais assez de temps pour Greg lorsque nous étions ensemble, encore moi pour le ''tromper''…

« Vous avez des projets pour vos vacances de Noël et du jour de l'An miss Potter ? »

La question m'oblige à revenir au temps présent et à prêter attention de nouveau. J'ai de plus en plus tendance à m'égarer dans mes pensées ces derniers temps. Je prends quelques instants pour réfléchir à ma réponse, voyons voir... Le traditionnel réveillon de Noël avec tous les autres Weasley, la soirée plus calme et plus intime du 25 seulement avec mes sœurs et mes parents à notre demeure, les nombreux visiteurs et visites de courtoisie et finalement le grand bal annuel au Ministère pour accueillir la nouvelle année…

« Quels que trucs familiaux, comme à tous les ans… » Que je réponds finalement.

Ma réponse la fait sourire et je me surprends à lui rendre. Mon premier vrai sourire en plusieurs semaines. J'avais presque oublié comment faire… Faut dire que je n'ai pas vraiment eu de raison de sourire ces derniers temps. En plus des rumeurs et des potins à mon sujet qui circulent et qui m'affectent malgré tout ce que je peux en dire, il y a le fait que j'ai maintenant la certitude que mes petits ''accidents'' ne sont pas dû à une extrême maladresse subite de ma part. Quelqu'un est derrière tout ça. Qui ? J'en sais foutrement rien mais j'ai bien l'intention de le découvrir. Et rapidement en plus, car je doute que mon corps soit capable d'en prendre encore beaucoup sans montrer des signes à mon entourage. Jusqu'à présent, j'ai réussi à cacher mes malaises et les marques résultant de mes ''chutes'', ''accidents'' et ''dégringolades''.

Ce n'est pas tout à fait vrai, Albustina me passe pratiquement un examen médico-magique complet à chaque fois qu'elle en a l'occasion. Et je crois que Minerva se doute fortement de quelque chose. Cela est sans doute dû au fait que j'ai eu toutes les misères du monde à supprimer une grimace de douleur en prenant place dans le fauteuil de son bureau lors de notre dernière rencontre marraine / filleule. Comme j'aurais aimé pouvoir utiliser l'excuse que c'était dû à un accident de Quidditch… Mais bon, comme je ne joue pas pour l'équipe de ma maison et que je n'ai jamais vraiment aimé voler sur un balai, j'imagine que cela aurait été plus que pathétique et j'aurais d'avantage éveillé les soupçons. À la place, j'ai prétexté m'avoir offert un tour de rein en voulant ramasser un oreiller sur le plancher de ma chambre… Pas mieux comme excuse, je sais… Mais comme il existe tout de même une mince possibilité que cela soit véridique, madame la directrice n'a pas osé m'affronter. Cependant, son sourcil relevé et l'air qu'elle m'offrit ne laissaient aucun doute, elle sait qu'il se passe quelque chose et je la connais suffisamment pour savoir qu'elle tentera de savoir quoi et pourquoi. Il ne me reste plus qu'à le découvrir avant elle.

« Comme c'est sans doute la dernière occasion que j'ai de vous voir avant votre départ pour les vacances… »

Oup, je ferais mieux de cesser ces petits voyages dans mes pensées et prêter plus attention, visiblement mademoiselle Anderson s'adresse à moi et je n'ai aucune idée des propos qu'elle vient de tenir. Pense vite Owl, pense vite… Souris imbécile ! Ça devrait te faire gagner du temps. Nah, elle n'a pas acheté ta salade… La voilà maintenant qui rit doucement, un petit rire mélodieux qui étrangement titille quelque chose d'indéfini à l'intérieur de moi, me laissant encore plus confuse.

Mademoiselle Anderson a cessé de rire et son visage est sérieux, trop sérieux, me mettant légèrement mal à l'aise soudainement.

« Vous savez, je n'ai rien dit jusqu'à présent car je ressentais que vous aviez besoin de vous prouver quelque chose à vous-même… Mais la situation n'a pas l'air de s'améliorer et je m'inquiète pour vous. Je ne suis pas la seule. Notre directrice également s'inquiète et elle m'a demandé de tenter de vous parler. Pourquoi moi ? Je l'ignore mais sans doute est-ce dû au fait que nos cours ensemble occupent la majorité de vos temps libres. »

Je suis certaine que j'offre à ce moment précis, une imitation parfaite d'un Strangulot hors de l'eau. Je peux presque me voir ouvrir et fermer la bouche à répétition, telle l'imbécile que je suis. Me donnant une claque mentale, je m'efforce d'exprimer ma confusion, d'une voix chevrotante :

« Je ne suis pas certaine de comprendre… »

Évidement, je comprends que trop bien, mais elle n'est pas obligée de le savoir non ? Le regard qu'elle me jette en ce moment me confirme qu'elle n'est pas dupe et je m'en veux soudainement d'avoir cru que j'aurais pu m'en sortir aussi facilement, c'est comme si je venais d'insulté son intelligence. Je suis une poire !

« Je crois au contraire que vous comprenez très bien de quoi je parle… »

Et comme pour illustrer son point elle appuie de son index, fermement, sur mon épaule. Résultat, je grimace de douleur et recule, craignant que ce doigt diabolique ne s'approche à nouveau de mon corps meurtri ! Oush oush le doigt.

« Ouille ? » Demande-t-elle sarcastiquement avant que je n'observe impuissante le vilain doigt s'approcher de nouveau de moi, cette fois touchant mon avant bras gauche, que je sais couvert d'ecchymoses sous ma chemise. «Et j'imagine que vous allez me dire que toutes ces blessures sont dues à une culbute impressionnante dans la cabine de douche ? Ou encore dues à un entraînement de lutte gréco-romaine, sport que vous venez tout juste de découvrir et pour lequel vous cultivez une passion soudaine ? »

Ah non ! Le pas gentil index s'approche encore de moi. Cette fois, il ne me touchera pas. Un pas de côté, deux en arrière et me voilà loin de cet envahisseur sadique. Secouant la tête vivement, je lève les mains en signe d'abandon. Le sarcasme est une chose que j'aime bien utiliser pour me débarrasser d'importuns mais dans la bouche de mademoiselle Anderson, c'est une attitude qui me fait frissonner. Je sais jeter l'éponge lorsque la défaite est si évidente et le fait de me faire lancer à la figure ainsi, mes piètres excuses explicatives que j'ai utilisées ces dernières semaines, je sais que je suis devant une adversaire trop forte pour la ''petite'' moi.

« Ok, ok. Je crois savoir de quoi vous parlez, mais vous l'avez dit vous-même, c'est quelque chose que je veux régler de par moi-même… »

« Parfois, savoir demander de l'aide est un geste encore plus grand que de savoir régler seul ces petits problèmes… » Commence mademoiselle Anderson mais je m'empresse de l'arrêter, après tout ce n'est pas mon orgueil qui m'empêche d'ébruiter mes petits accidents. Enfin, pas entièrement…

« Ce n'est pas la raison qui me retient mademoiselle. Je suis évidement très orgueilleuse, ça coule dans le sang de notre famille, ce trait de personnalité, mais ce n'est pas seulement l'envie de prouver ou de ME prouver quelque chose. »

Je l'observe s'appuyer nonchalamment sur le bureau le plus près et croiser les bras toujours en me fixant gravement. De toute évidence, elle attend une explication et je sens que je suis mieux de lui offrir la vérité puisqu'elle ne gobera rien d'autre. Mais quelle est la vérité au juste ? Je me suis tellement persuadée qu'il ne s'agissait pas d'orgueil que j'ai fini par le croire ? Alors que je tente de mettre en mots mes pensées, j'en profite pour gagner du temps en enlevant mes lunettes et en les essuyant lentement sur l'un des pans de ma chemise. En y réfléchissant bien et en étant honnête avec moi-même, je dois avouer qu'il s'agit effectivement de me prouver quelque chose. Je veux savoir QUI et POURQUOI. Pourquoi s'en prendre à moi, pourquoi moi ? Avant la rentrée de cette année, j'aurais aisément pu affirmer que je n'avais aucun ennemi. Apparemment, j'en ai un ou plusieurs maintenant et je n'arrive pas à comprendre pourquoi ! Je ne suis pas une méchante et vilaine jeune femme qui aime blesser les autres. Je ne suis pas une joueuse de Quidditch remarquable qui provoque l'envie et l'admiration. Je ne suis même pas une jolie fille qui attire l'attention de toute le gente masculine. Je ne suis que moi, une moi quelconque en bout de ligne… Et c'est ce qui me pousse à me demander POURQUOI ?

Alors oui, c'est de la fierté, de l'orgueil mal placé j'imagine. Je désire découvrir de par moi-même cette personne, tenter de comprendre ses comportements, la ou les raisons justifiants qu'il ou elle s'en prenne à moi ainsi. Et puis il y a l'aspect que je veux trouver PAR MOI-MÊME… Je n'ai jamais aimé que l'on m'apporte les réponses gratuitement, j'aime le processus de chercher, travailler pour obtenir la réponse d'un problème. Je sais, je sais, je pousse sans doute un peu loin en acceptant d'être continuellement maltraitée dans le seul but de résoudre cette énigme seule. Ça frôle le masochiste. Drago Malfoy affirmerait que tout cela est dû à cette fierté Pottérienne qui coule dans mes veines. Cette fois, j'hésiterais à lui donner faux sur toute la ligne. Il y aurait sans doute un peu de vrai dans cette affirmation.

Oh-oh. Ça y'est, je l'ai encore fait. Je me suis perdue encore une fois dans mes pensées au point d'en oublier ce qui m'entoure. Lorsque je relève la tête de ma tâche de nettoyage en profondeur de mes lunettes, c'est pour tomber sur une vision que je n'attendais pas. J'étais tellement certaine de tomber sur le regard réprobateur de mon enseignante, pour le fait d'avoir évité si longuement de répondre, mais ce que je constate me trouble d'avantage.

Est-ce que mon professeur mâtait tout juste la partie de mon ventre exposée par mon œuvre de nettoyage de lunettes, dû à l'utilisation d'un pan de chemise ? Est-ce que je l'ai vraiment surprise à observer avec, quoi… une lueur de désir dans le regard, cette partie de mon corps qui pourtant n'a rien d'attirant ? Ce n'est qu'un bout de peau ! Un bout de ma peau, ce qui signifie ; pas très intéressant ! Nah, j'ai dû me tromper. Ça ne se peut pas, logiquement. Et pourtant, si son air coupable en ce moment doit prouver quelque chose, je pencherais pour cette théorie saugrenue que mon cerveau vient de produire.

Inutile de dire, que maintenant, mes lunettes ont retrouvé le chemin de mon visage et que ma chemise recouvre maintenant tout ce qu'elle doit couvrir. C'est gênant et à présent, ni l'une ni l'autre ne sait quoi dire ou que faire. Je déteste ce genre de situation. J'ai chaud soudainement et je sais que mon visage est aussi rouge, sinon plus, que celui de mon enseignante, mais sans doute pour d'autres raisons. Évidement, je suis inconfortable. Je suis ainsi à chaque nouvelles expériences, inconfortable, mais bien souvent, cela passe rapidement et je m'immerge dans la situation ou l'inverse. Cependant, à cet instant précis, je n'arrive pas à trouver le courage d'affronter ni celui de fuir. Finalement, le Choixpeau a bien vu en m'envoyant à Serdaigle et pas à Gryffondor. Il s'emblerait que je ne sois qu'une poule mouillée qui refuse de demander de l'aide, qui ne sait comment réagir et qui repousse continuellement les VRAIS questionnements que son esprits devraient se poser.

Le son d'un raclement de gorge me force à relever le regard de nouveau, mademoiselle Anderson semble avoir retrouvée ses esprits, la chanceuse !

« J'attends toujours une réponse mademoiselle Potter… »

Bah oui ! C'est facile de reprendre constance lorsque l'on ne fait que jeter la balle à l'autre partie. Néanmoins, je sens que cette fois je me dois de lui répondre et c'est ce que je fais. J'essaie, maladroitement évidement, de faire des phrases complètes, exprimant que je ne suis qu'un être d'orgueil et de fierté sans pour autant me faire passer moi-même pour un monstre !

Après avoir balbutié un moment sur le sujet, elle hoche la tête, semblant accepter cette misérable imitation d'explication avant d'ajouter :

« Très bien, nous ferons à votre manière encore pendant un certain temps. Mais sachez que dès que je remarque une autre blessure sur votre corps, je me mêlerai de cette histoire, que cela vous plaise ou pas ! »

Sur ce, elle quitte la pièce, me laissant seule avec cette pensée étrange : Comment au juste remarque-t-elle les blessure sur mon corps ? De la même manière qu'elle a observé mon ventre sans attrait un peu plus tôt ?


L'allure du Poudlard Express et la potion de guérison que m'a refilé la Dame Grise subtilement ce matin, rendent mes yeux lourds et je sens ma tête ballotter sur mes épaules. Décidant qu'il est temps que je cesse de combattre le sommeil, je croise les jambes devant moi et abandonne mon mot croisé sorcier puis entrecroise mes bras sur ma poitrine. J'appuie ma tête contre le dossier du banc et ma dernière pensée semie-lucide est : J'espère que je ne baverai pas partout !

Morphée vient rapidement me quérir et je m'abandonne à ses bras. Bien vite, je suis plongée dans l'univers unique et mystérieux qu'est le monde des rêves. Je me souviens que ceux-ci ont commencé par une succession d'images hétéroclites sans rapport apparent entre elles. À moins, que quelqu'un peu me démontrer les liens qui existent entre un chien mâchouillant les souliers couleur rubis de Dorothy, une meule de foin roulant dans un pré et une maison en pain d'épice dévorée par ce que j'en ai déduit être Monsieur Hagrid mais prénommé Bernard dans mon rêve.

Je suis tirée de mon court, trop court sommeil, par le bruit de mes amis quittant le compartiment, préférant aller jouer dans le wagon de devant, me laissant dormir. Je leur offre un sourire en guise de remerciement. Mes yeux ne s'étant que très peu entrouverts, je replonge aisément dans le monde éthéré du repos.

Cette fois, c'est un tout autre genre de songe qui envahi mon subconscient. Le genre de rêve qui vous fait geindre et soupirer d'aise. Je m'éveille en sursaut, scrutant le compartiment. Mon cœur, qui bat déjà la chamaille à cause de la nature, disons sensuelle, de mon rêve, se calme quelque peu en constatant que je suis toujours seule dans la pièce. Je crois que je n'aurais pas supporté d'avoir des témoins, j'en serais morte de honte pour sûre !!! Ce n'est pas le premier rêve tousse, tousse érotique que j'ai, cependant, celui-là peut aisément être classé dans la catégorie : Hormones en folie !

Je sais que j'ai les joues rouges, mon cœur bat toujours rapidement dans ma poitrine et, évidement, d'autres parties de mon anatomie sont excitées et le mot colle trop bien ! Par Merlin… mais d'où ça provient ça ?

La respiration toujours courte, j'essaie de retrouver mes esprits et une manière de m'asseoir qui ne soit pas trop pénible. J'ai presque réussi à reprendre le dessus lorsque mon champ de vision perçoit un mouvement sur ma gauche. J'ai à peine le temps de tourner la tête que je reconnais la pointe d'une baguette, passant dans une mince embrassure de la porte du compartiment. Je remercie les cieux que mon corps soit toujours parcouru d'adrénaline suite à mon voyage à fantasy land, je m'empare de ma propre baguette, le plus rapidement possible tout en plongeant au sol, tentant d'éviter le sort qui sort déjà du bout de bois magique pointé vers moi.

Je riposte rapidement, d'abord en envoyant un sort pour faire disparaître la porte, de cette façon mon second sort ne sera pas ricoché ou absorbé.

« Stupéfix ! »

Toujours au sol, je me relève lentement, et avance avec précautions vers la sortie de la cabine, la baguette bien en avant de moi, tout mon corps en position défensive, tous mes sens en éveil, comme me l'a appris mademoiselle Anderson lors de nos cours privés.

Zut, mon sortilège a manqué sa cible apparemment si j'en juge par les résidus calcinés sur le mur d'en face. Je me hâte de sortir du compartiment, sachant que mon agresseur ne peut pas être très loin. Re-Zut ! Tout ce que j'ai réussi à voir de lui ou elle c'est sa forme fuyant vers les wagons de queue, que je sais bondés à cette heure, plusieurs se réunissant là pour des joutes amicales diverses pendant le trajet. Inutile de le poursuivre, il a trop d'avance sur moi et puis je crois bien que j'ai empiré l'état de mon genou droit en plongeant ainsi sur le sol un peu plus tôt.

Alors que je tourne les talons pour retourner dans mon compartiment, je détourne les yeux lorsqu'un rayon de soleil frappe une surface métallique tout près de l'endroit où mon sort s'est retrouvé, stupéfiant le mur plutôt que mon assaillant. Et que vois-je ? Un morceau d'uniforme qui a connu des jours meilleurs… Les bords calcinés du tissu me pousse à penser que j'ai effectivement atteint mon assaillant, mais que ce n'est que sa robe sorcière qui en a souffert. Ce qui me trouble le plus, n'est pas que j'ai manqué une cible aussi imposante qu'un corps humain, alors que je réussi plutôt bien à atteindre des mouches en vol lors de nos pratiques privées avec mademoiselle Anderson… Non, c'est plutôt que je reconnais ce bout de tissu. Il s'agit d'une étoffe riche, étoffe qu'utilise rarement Madame Guipure pour confectionner des uniformes de Poudlard, seules quelques familles aisées s'offrent ce genre de tissus.

Le regard toujours fixé sur ce bout d'étoffe encore légèrement fumant, mes jambes me portent de nouveau jusqu'à mon siège dans mon compartiment toujours inoccupé. D'un geste presque automatique, je fais réapparaître la porte et me laisse tomber lourdement à ma place. Voilà qui devrait réduire considérablement le nombre de mes ''potentiel agresseurs''. Je devrais m'en réjouir je sais… mais j'en suis incapable, car ce sur quoi mes yeux sont toujours posés, c'est ce qui est vraisemblablement les couleurs de ma propre maison. Quelqu'un, un ou une SERDAIGLE, est responsable de tous mes petits ''accidents''… Par la barbe de Merlin !!!!!!!!!!


N/A : Voilà, maintenant vous connaissez la chanson... une petite review ça fait tellement chaud au coeur d'une pauvre auteur sans prétention qui se gêle le bippp dans cet automne glacial. Ok, j'en mets un peu, n'empêche que vos commentaires sont toujours grandement appréciés !