J'ai l'impression que cette histoire plait moins que les autres ^^ ca m'attriste un peu mais bon !
J'ai bientôt terminé l'écriture d'un MadaraOC (encore un !), je le posterais sûrement, après plusieurs relectures et des corrections !
angel-ofshadow : Oui, il fallait au moins un adversaire pas arrogant ou macho. je voulais pas que tout le monde soit contre ma pauvre Dovah ^^ Madara ne va pas mourir, non. :D Enfin ... Bref :D Et ça n'est pas un prodige non plus ^^
Ce chapitre est très court, désolée :D
La jeune femme rentra assez rapidement afin de manger dans sa chambre et se coucher rapidement, mais ses plans furent changés par Madara. Avec précautions, elle le laissa entrer dans sa chambre et il regarda son petit campement devant le feu avant de demander :
- Le lit ne te convient pas ? Le matelas est trop mou peut être ?
- Non il est parfait mais la chambre refroidit rapidement dans la nuit alors je préfère dormir près du feu.
- Je le fais déplacer si tu veux.
- C'est bon, ne t'en fais pas comme ça.
Il acquiesça et elle demanda :
- Pourquoi est ce que tu es là ?
- Je voulais qu'on parle un peu et il fait froid dehors alors ..
Elle sourit légèrement avant de dire :
- Chochotte.
- Quoi ? Non, mais, j'ai pas l'habitude !
Son sourire s'agrandit et elle alla s'asseoir près du feu. Il hésita un moment avant de faire de même et il dit :
- Je …
Il se ravisa au dernier moment de lui dire qu'il avait demandé à Hashirama de l'entrainer et soupira légèrement avant de demander :
- Tu connais l'histoire du Dragon bleu et de la Princesse Améris ?
- Non, qu'est ce que c'est ?
- Une des histoires que ma mère nous racontait, à Izuna et moi, quand nous étions enfants. Ta mère ne t'en a jamais raconté ?
- Je n'en ai aucun souvenir. Elle est morte quand j'étais très jeune et je me souviens à peine de son visage.
- Oh .. Je suis désolé.
Elle haussa une épaule et il se racla la gorge en demandant :
- Tu veux l'entendre ?
- Je veux bien.
Il lui sourit et raconta l'histoire avec un enthousiasme à peine caché. Il faisait de grand gestes, un peu inutiles, mais ça ne faisant qu'ajouter de la couleur à cette histoire émouvante. Dovah écoutait attentivement, le regard perdu dans les flammes, s'imaginant chaque scène en détails et fut gênée de sentir les larmes pointer au coin de ses yeux quand le dragon mourut. Cela faisait des années qu'elle avait appri à ne pas pleurer et que ce soit une histoire pour enfant qui y parvienne était horriblement embarrassant mais Madara, totalement dans l'histoire, ne sembla pas le remarquer.
Quand il eut terminé, elle sourit et dit :
- Je mourrais dans un combat contre un dragon.
- Ça n'est pas sûr.
- C'est ce que je souhaite. Je refuse de mourir à cause d'une maladie, ou de la main d'un homme. Je veux, et je sais, qu'un jour, un dragon me tuera et ça sera sûrement le plus beau jour de ma vie.
Madara la dévisagea comme si elle était folle et elle ajouta :
- Ne me regarde pas comme ça.
- Et si un jour, les dragons retournent sur leurs terres, qu'est ce que tu feras ?
- Je … Je crois que je deviendrais ermite, ou quelque chose comme ça.
- Ça n'est pas gai !
- Je sais. Mais je doute que quelque chose puisse m'exaltait autant que mes combats contre les dragons et je refuse d'avoir une vie malheureuse.
- Tu n'as jamais pensé à fonder une famille ?
Cette fois, ce fut son tour de le dévisager et elle fronça les sourcils en demandant :
- Pour quoi faire ?
- Tu sais, avoir des enfants, une descendance, un mari.
- Une maison dont je devrais m'occuper toute la journée en plus de gamins collants et bruyants ?
- Tu es pessimiste.
- Non, loin de là, je ne veux juste pas gâcher ma vie avec tout ça. Il faudrait m'enchainer pour que j'accepte ce genre de vie, et encore, je crois que je me laisserais mourir.
Madara ne put retenir un gloussement, devant son jugement aussi radical et elle rit légèrement avant de dire :
- Je dois te faire penser à une sauvage.
- Pas vraiment. Surtout à une femme qui cherche une indépendance totale.
- Je ne la cherche pas, je l'ai déjà.
- Dans ce cas, pourquoi est ce que tu fuis les gens ?
- Ne dis pas n'importe quoi, je ne fuis pas les gens.
- Tu m'as dit que ton meilleur ami était ton cheval. Ca veut dire que tu ne peux compter sur personne d'autre, non ?
- Je ne veux personne d'autre.
-Pourquoi ?
Elle détourna les yeux un instant avant de dire :
- Parce que c'est comme ça.
- Ça n'est pas une réponse.
Elle soupira légèrement avant de regarder à nouveau le feu et dire :
- Je fais un métier dangereux et je ne veux pas qu'on me pleure.
Il ne répondit pas alors elle lui jeta un regard en coin avant de dire :
- A chaque fois que je me lance dans un combat contre un dragon, il y a cinquante pour cent de chances que je n'en revienne pas vivante et même si je reviens, je risque d'être blessée ou défigurée.
Il baissa la tête, gêné d'avoir insisté et elle hésita un long moment avant de dire :
- Quand mon père est parti pour son dernier combat, j'ai vu dans ses yeux qu'il doutait. Il savait qu'il n'en reviendrait sûrement pas mais il est quand même parti parce que c'était ce qu'il faisait. Il était Traqueur et s'il n'allait pas tuer ce dragon, alors il aurait le poids d'un village massacré sur les épaules. Et au bout de deux semaines, alors que je l'attendais à notre campement, j'ai vu le dragon passer au dessus de moi et j'ai compris que mon père ne reviendrait pas. Et je ne veux pas faire subir ça à quelqu'un qui pourrait tenir à moi; ça serait cruel.
Madara resta un long moment silencieux avant de demander :
- Est-ce que je dois comprendre que si je deviens un homme, comme tu dis, tu refuseras que je t'accompagne ?
- Est ce que ça veut dire que tu tiens à moi ?
Complétement dos au mur, Madara ouvrit la bouche plusieurs fois avant de dire :
- J'apprécie nos conversations et à part mon frère, je n'ai personne à qui parler en général.
- N'as-tu pas des amis ?
- J'ai mon frère. Mais les amis sont dangereux pour un futur roi. Ils te poignardent dans le dos à la première occasion. Depuis le début, tu n'arrêtes pas de répéter que ta vie est dangereuse, mais la mienne l'est tout autant, même si ça n'est pas aussi extrême. Je pourrais être assassiné à chaque fois que je tourne le dos à quelqu'un.
- J'ai un conseil pour toi dans ce cas.
Il releva la tête et elle lui sourit en disant :
- Ne tourne le dos à personne.
- Et il faudrait que je rase les murs en permanence ?
- Ça serait lâche.
- Qu'est ce que je devrais faire, dans ce cas ?
- Prouver à ces personnes que tu n'as rien à craindre pour qu'ils n'aient pas l'idée de t'attaquer.
Madara sourit et avoua :
- Je ne crois pas être capable de faire ça.
- Et pourtant, tu penses pouvoir tuer un dragon ?
- C'est pas pareil.
- Bien sûr que si. Pire, un dragon n'a pas besoin d'arme pour te tuer.
Elle se leva et alla récupérer plusieurs dents pour les lui montrer en disant :
- Celles ci appartenaient à des jeunes.
- Des jeunes .. ?
- D'un ou deux ans, sûrement. Et ce sont les plus grosses que j'ai pu récupérer. Ma mule ne pourrait pas les tirer si je me trimballais les quarante neuf.
- Qu'est-ce que tu as fait des autres .. ?
- Je les ai laissées à leur propriétaire. Et celle ci ont été perdues durant le combat parce que je refuse de profaner le corps d'un de mes adversaire, ça serait manquer d'honneur.
Elle lui donna une des dents pour qu'il puisse en juger son poids et elle dit :
- Les petits deviennent mortels dès qu'ils apprennent à voler et les mères les emmènent à la chasse. Sur des animaux, d'abord, puis sur les humains. Et quand ils sont assez bons pour se débrouiller eux même, elle les vire du nid avant d'aller s'accoupler avec un nouveau mâle.
- C'est cruel pour les petits.
- Pourquoi ? C'est ce que mon père a fait avec moi et je n'en suis pas triste. Quand j'ai tué mon premier dragon, il m'a dit : « Aujourd'hui, tu es une Traqueuse et la première femme à faire ce métier. Nous ne sommes plus parents mais confrères et je te traiterais comme tel ». Et ça ne m'a jamais empêché de l'aimer. Il faut juste savoir quitter le nid ..
Madara resta pensif un long moment avant de baisser la tête et demander :
- Est ce que tu as déjà tuer des hommes ?
La jeune femme fut surprise par la question mais acquiesça en murmurant :
- Plusieurs. Pour me défendre.
- Qu'est ce qu'ils avaient fait ?
- Je …
Elle se racla la gorge et murmura :
- Je ne veux pas en parler, si ça ne te dérange pas.
- Bien sûr.
- Pourquoi est ce que .. tu n'aimes pas ta femme ?
Il la regarda d'un air gêné avant de dire :
- Il n'y a pas vraiment de raisons. Il y a juste certaines personnes avec lesquelles tu accroches directement, et d'autres que tu détestes au premier regard, et ça a été le cas avec elle. Je vais devenir Roi, à la mort du dragon, et je n'ai même pas eu le droit de choisir ma reine. Et crois moi, si j'avais eu mon mot à dire, elle serait encore en train de rôtir sous le soleil de son Pays. Mais la vie des nobles est loin d'être amusante.
- Qu'est ce qu'elle fait de ses journées ?
- J'en sais foutre rien, et je n'ai pas envie de savoir !
Elle sourit devant son ton détaché et il gloussa légèrement avant de dire :
- Ayana, la femme d'Izuna aime beaucoup le jardinage et c'est elle qui arrange les jardins chaque année, au début du printemps.
- Elle a l'air très douce.
- Elle l'est.
La jeune femme releva les yeux vers le prince et il la regardait intensément le temps d'une seconde. Un peu plus et ses pupilles charbon pouvait s'enflammer tandis qu'il se noyait dans l'océan de ses yeux. En quelques jours, elle l'avait plus attiré que sa reine en dix ans et il le savait, à présent, il la voulait. Pas pour une nuit seulement. Il voulait chevaucher avec elle jusqu'aux confins de la terre, vivre d'aventures à ses côtés. Il voulait la voir sourire tous les jours et …
- Tu devrais partir, j'ai besoin de me reposer.
Elle se détourna, indifférente et il sentit un poignard invisible venir blesser son coeur. Il serra les doigts sur la couverture qui couvrait le sol et murmura :
- Si c'est ce que tu souhaite.
Il se releva, la tête basse et s'éloigna vers la porte.
- Madara ..
Il s'arrêta mais ne se tourna pas.
- Nous pourrons parler à nouveau demain, si tu le souhaites.
- Nous verrons.
Il sortit de la chambre sans un mot de plus et souffla lentement pour se calmer.
Peut être avait-elle raison. Peut être n'était-il pas un homme encore.
Il rejoignit sa chambre d'un pas vif et réveilla sa femme pour l'honorer, ignorant les protestations de celle ci mais ça ne l'aida pas. Il se sentait toujours aussi vide, et même au moment de se coucher, alors qu'elle criait dans le vide qu'il était fou et que c'était un viol, il comprit qu'il ne devait pas devenir un homme pour elle, pour qu'elle l'accepte, mais pour lui même. Il devait se prouver à lui même sa valeur et se montrer digne de voyager aux côtés d'une femme comme elle.
Dovah, quant à elle, soupira longuement avant de se coucher. Elle caressa lentement la fourrure qui la couvrait et frissonna en repensant à son regard sur elle. Mais elle était une femme d'honneur, et convoiter un homme marié était proscris.
