Résumé du chapitre précédent : Harry, dans sa première année à Poudlard, est toujours fâché avec Tom. Il s'est fait une nouvelle amie en la personne de Bellatrix, qui est une jeune fille enjouée. Après l'avoir accompagnée à un match de Quidditch avec Severus, Harry lui montre comment faire des ricochets.
CHAPITRE SEPT
Un père a toutes les connaissances
-TOM-
Lucius est allongé sur le lit à côté du mien et m'explique encore une fois pourquoi il est important de suivre son plan. Pourquoi, après Poudlard, nous devrons travailler ensemble pour bannir les sang-de-bourbe du monde magique et isoler davantage la société sorcière de celle des moldus.
« Les moldus sont des créatures dégoûtantes. Je les hais et ils devraient tous être exterminés. Mon père partage le même avis que moi, dit-il.
— Tous les Moldus ? je demande. »
Je veux juste m'en prendre à ceux qui s'en sont pris à moi.
« Oui. Les sang-de-bourbes et les traîtres à leur sang aussi, affirme-t-il. »
Je laisse l'idée mijoter dans ma tête. Mon père doit payer. Tous les Moldus le doivent. Je suis sûr qu'un sorcier n'aurait jamais abandonné la mère de son enfant, la forçant à faire de même avec son enfant en mourant de chagrin. Les sorciers ne sont pas ceux qui…
Un sorcier de sang-pur aurait accepté ses responsabilités et les aurait remplies avec fierté.
Jamais ils ne saliraient le monde avec leur pollution ou leurs détritus ou toutes ces choses dont mon professeur m'avait parlé. La magie se meurt parce que les Moldus se mélangent avec les sorciers. Ils la retirent. Ils la diluent et oppressent ceux qui savent l'exercer. Ça tombe sous le sens d'être d'accord avec ce que dit Lucius.
« Les moldus sont des créatures dégoûtantes et inutiles. Pire que les cracmols, eux au moins ils sont magiques, dis-je. »
Lucius acquiesce à mes paroles, satisfait que je sois finalement d'accord, et puis ferme les yeux. Je repose ma tête sur l'oreiller et laisse mon esprit vagabonder.
Les mots que me crachent Potter à chaque seconde de chaque jour me manquent presque, mais je sais que je ne peux pas l'autoriser à être à mes côtés. Indépendamment de ce que Lucius conseille, j'ai besoin de me concentrer. Je n'ai pas besoin que Potter me suive partout, peu importe où je vais. L'idée elle-même est bien trop tentante, principalement parce que Lucius n'est en rien comme lui. Il est calme et poli, et bien élevé. Il m'écoute mais n'obéit pas vraiment de la manière dont le faisait Potter. Pas encore. Je regarde dans la direction de Potter – non, Harry, Lucius m'a dit que je devais en revenir à l'appeler comme ça, au moins dans mon esprit – et le trouve joyeusement engagé dans une conversation avec Snape, comme d'habitude. Il est distrait lui aussi. Je le vois rire, et quelque chose au fond de moi se serre. Je déteste les voir s'amuser ensemble. Je ne peux plus supporter une telle vue, je ferme donc les yeux, mais sans parvenir à trouver le sommeil.
-HARRY-
« Cette année est presque terminée ! dit Severus. »
Je grimace à la pensée de partager un lit, ainsi qu'une chambre, avec le pire des scélérats qu'il m'ait été donné de connaître.
« Oui. Peut-être que ça ne sera plus Nous et Eux quand nous rentrerons tous… dis-je.
— Je ne pense pas que ça changera un jour, Harry. Toi et Jedusor êtes tellement obtus, aucun de vous ne veut céder, et donc vous resterez en désaccord pour toujours, répond Sev. »
Je ris. Bella a dit quelque chose de similaire au dîner ce soir.
« Tu es désespérant ! » Bellatrix avait soupiré tout en essayant d'éviter les haricots de Lima qui flottaient dans sa soupe.
« Tu y es déjà arrivé ? avais-je demandé.
— Non. » Elle avait poussé une sorte de soupir désespéré.
« Tout es dans le poignet, Bella, avais-je insisté.
— Harry, ne change pas de sujet ! »
Un haricot a glissé de sa poigne et a tapé dans le nez de Crabbe. Il l'a fixée et j'ai gloussé.
« Toi et Tom Jedusor avez besoin de vous avouer votre amour ou je vais en mourir ! » Elle avait fixé Crabbe en retour jusqu'à ce qu'il détourne le regard. Cette fille est plus agressive qu'un troll des montagnes. Il n'y a personne comme elle.
« Ça va sûrement arriver, avais-je répondu. »
Elle m'avait ensuite touché en me lançant une poignée de haricots.
« J'aime que tu sois si positif, dis-je à Severus. »
Bien qu'ils soient tous les deux coincés dans cette histoire d'amour secret entre Tom et moi, Sev et Bella me font toujours rire.
« J'aime que tu aimes ça, répond-il.
— Oh, déclarez-vous votre amour éternel pour que je puisse espérer un peu sommeil ! crie Tom avec colère. »
Sev et moi sommes effondrés de rire.
« Sev, mon cher, je ricane. Je t'ai aimé pendant tout ce temps. »
Il peine à étouffer son rire.
« J'éprouve moi aussi une grande affection pour toi. » Il ricane d'une voix obséquieuse.
Nous rions si fort que je m'étonne que Tom ne nous ait pas crié dessus à nouveau.
« Tu ne penses pas qu'une certaine personne aurait déjà dû nous crier dessus ? je demande justement.
— Nous devrions dormir maintenant. »
Je hoche la tête, même si je sais qu'il ne peut pas le voir dans la nuit du dortoir.
« Bonne nuit, Sev, je chuchote.
— Bonne nuit, cher Harry. »
