CHAPITRE SEPT
Mes chéris! Demain c'est la bac, et comme j'avais besoin d'une pause entre mes révisions de la mort... Je vous offre un petit plaisir :)
ATTENTION LEMON !
Et merde a ceux/celles qui passent des examens!
« Quel imbécile ma parole… », maugréait le blond.
Sherlock voulait qu'il rentre. Peu importait en quelles circonstances, et c'était pourquoi il allait vendre des mensonges à ces pseudos journalistes de presse à scandale. Qu'allait-il pouvoir dire, de toute façon ? Il ne faudrait pas longtemps pour expertiser le tableau, et tout repartirait de nouveau. Le taxi s'arrêta devant une foule compacte. N'empêche que Sherlock faisait tout pour le défendre et lui permettre de garder sa vie, comme il le lui avait promis. A présent, c'était à lui de rendre la pareille.
« SHERLOCK ! »
Grondement puissant qui fit murmurer les files de photographes. John ne leur adressa pas le moindre regard en sortant de son taxi aux vitres fumées. Sherlock, debout sur l'estrade, n'avait rien perdu de sa superbe. Tout de noir vêtu, il surplombait la populace, ses longs bras croisés dans une attitude désinvolte et aussi fermée qu'a l'accoutumée. Si ses yeux glacés ne reflétaient pas le moindre sentiment, tous ceux présent ce jour là ne purent rater l'ébauche de sourire qui vint orner ses lèvres pulpeuses. Sourire de satisfaction peut être, de joie surement.
« John, que fais-tu là ?
-Je n'allais pas te laisser dire n'importe quoi à n'importe qui, il est temps de se faire oublier un peu… Viens, rentrons… »
Sherlock ne bougea pas. Il sentait monter en lui une envie irrépressible, et ne voulait plus jouer au chat et à la souris, cela suffisait, il avait assez donné. Il fit une moue enfantine :
« Oh, non, il faut démentir toutes ces rumeurs maintenant, John, que tout le monde sache que nous ne sommes que des amis, rien que des amis. Tu es d'accord, n'est-ce pas ?
-Sherlock, parlons en à la maison, je…
-Non. »
Catégorique. Le blond rougit brutalement : Sherlock avait donc décidé de le faire choisir ainsi, devant tout le monde, acculé contre un mur. S'il refusait de répondre et fuyait une fois encore, le détective abandonnerait certainement. Il lâcherait l'affaire sans plus de cérémonie, replongeant dans son cynisme de sociopathe , se perdant dans les meurtres, les drogues, reniant sa nature humaine. Et John ne voulait pas ça.
« Sherlock…
-Si tu n'es pas capable de réagir, John, tout cela ne servira à rien. »
Etait-ce de la douleur dans ses prunelles ? Qui était donc ce beau jeune homme aux doigts graciles qui le rendait fou, aussi fluet qu'une marionnette de son ? Le médecin tremblait, il voyait Sherlock s'éloigner de lui, lui montrant son dos, allant se saisir du micro pour déverser ce venin mortel et faux à ces êtres qui n'y connaissaient rien…
« Arrête. »
Pourquoi ? Ses doigts s'étaient crispés sur le poignet blanc. Sherlock l'ignorait encore, il tapota le micro, le fit raisonner alors que les yeux du blond se voilaient.
« ARRETE ! »
Cri brutal du médecin qui retourna le jeune homme, le présentant face à lui. Il fut ravi de voir une incertitude dans ses yeux, mêlée à une curiosité qu'il lui connaissait déjà, et, à cet instant, il décida de lui faire entièrement confiance en s'oubliant, en oubliant le reste, au moins quelques secondes, quelques précieuses secondes qui furent pour lui du pur délire.
« J… »
John le prit par le poignets, ignorant le petit rictus de douleur du brun quand ses ongles s'enfoncèrent dans sa peau, et le traîna jusqu'en bas, le visage rouge, furieux, libre de céder à ses idées. Il bouscula sans complexe les journalistes, leur criant de s'en aller, les repoussant avec brusquerie sans lâcher le détective qui, surprit mais curieux, attendait la suite. Un taxi ? John ouvrit la portière, sec :
« Monte.
-Nous allons à Baker ? »
John le força à rentrer, puis fit le tour. Là, il remarqua en se collant à la vitre que le chauffeur avait quitté le véhicule, probablement pour boire une bière, et qu'il avait appliqué un post it sur la portière. « Ne prend pas de passager avant 14 heures. » Ils avaient donc trois quarts d'heure à attendre. Grondant, John monta dans la voiture et fit claquer la porte, appuyant avec automatisme sur le verrouillage de portière.
« Alors, de quoi veux-tu qu'on discute ? »
John le saisit brutalement par les cheveux et l'embrassa, le plaquant contre la vitre sombre alors qu'il se mettait à genoux sur le siège pour avoir une meilleure position. Sherlock ouvrit tendrement les lèvres pour accueillir sa langue, ses doigts glissant naturellement autour de son cou. Ils s'écartèrent, montrant un John déboussolé et apeuré par son propre geste, et un détective plus que prêt a reprendre les rennes de la situation :
« Il t'en a fallu, du temps, n'est-ce pas ? »
La voiture était devenu un monde, un monde à eux, une bulle de sensualité et de chaleur, de découverte. John ne répondit pas, l'esprit déjà tout à celui qu'il considérait comme son amant, et se mit à tirer sur l'écharpe du brun, le déshabillant avec rapidité, ne désirant plus qu'aller vite pour rattraper le temps perdu. Il tirait sur les boutons, descendait les jeans, jetait les chaussures, il se fichait de froisser les tissus ou de les déchirer.
« John… »
Il y eut une seconde de silence. Sherlock était nu, allongé entre ses jambes, relevé sur ses coudes et les pupilles dilatées. Une pilosité quasi inexistante, des muscles secs mais présents, une peau laiteuse qui appelait aux suçons… John frissonna , torse nu, sentant contre son pantalon une main volatile appartenant au bel éphèbe. Le détective eut peur, l'espace d'une seconde, qu'être confronté à une vision globale d'un homme sans vêtements pourrait renverser la vapeur et effrayer John, mais son inquiétude fut de courte durée.
« Tu…Tu es encore plus beau que sur mon tableau… Je ne pouvais pas saisir toute cette finesse, cette… »
Le terme sensualité refusait de sortir d'entre ses lèvres. John était rouge vif, et même si sa jambe lui criait par intermittence que cette position ne lui allait pas, il ne parvenait pas à s'allonger ainsi sur le brun qui le fixait toujours.
« Déshabille toi.
-Je…Je… Enfin, tu…
-Arrête de paniquer. Tu as envie de moi, lança l'autre sans complexe, et j'ai envie de te sentir sur moi, juste maintenant. »
Sherlock embrassait ses joues mal rasées, et de son pouce fit sauter le bouton de son pantalon d'un coup sec. Il le voulait maintenant, car il venait de faire tomber l'ultime barrière qui le séparait de lui. John semblait toujours figé.
« John, laisse toi aller, je ne te demande rien d'extraordinaire… Fais juste…Ce dont tu as envie… »
Sherlock sourit. Sous les douces caresses prodiguées par ses doigts à un niveau particulier de l'anatomie du médecin, celui ci s'était mis à gémir, les yeux clos, haletant , son torse se cambrant en arrière dans une délicieuse position. Sherlock le serra contre lui, mordant sa jugulaire, découvrant avec avidité cette peau sèche et parfumée, ces muscles ronds et durs , ce filet de poils couleur or disparaissant sous l'élastique d'un boxer anthracite.
« J'aime tes hanches. Elle ne sont pas fines, ni particulièrement douces, elles sont…Animales…Animales… »
Sherlock était pourtant le plus félin des deux, excité, enragé, il brusqua le blond pour qu'il se débarrasse enfin de ses derniers vêtements. L'air, dans la voiture, s'était fait plus chaud, chargé de particules sensuelles que les deux hommes expérimentaient ensemble. Quand le corps du médecin alla se déposer en douceur sur celui du jeune homme, ils frissonnèrent de concert.
« Pourquoi me fais tu ça ? »
Sherlock avait déjà fait l'amour auparavant, par ennui, par curiosité, sous l'emprise de drogue… Mais sa peau n'avait jamais eu ces sursauts de plaisir, et cela le ravissait au delà du raisonnable. John était unique. Il le voulait maintenant, et totalement.
« John, si tu ne cesse pas de te surveiller, je vais te forcer à le faire. », susurra le brun en souriant, frottant sans honte son bassin au sien. Evidemment, Sherlock ne pouvait pas saisir le combat qui se déroulait dans l'esprit de l'ancien militaire. Le combat contre sa conscience, contre ses anciennes valeurs, contre la morale de la société a laquelle il avait toujours adhéré jusque là. Puis, il réalisa que Sherlock était le seul qui comptait. Le seul qui lui avait permis d'oublier la guerre. De revivre. Ses lèvres esquissèrent un sourire.
« Tu ne seras pas déçu. »
Brutalement, il emprisonna les poignets du brun au dessus de sa tête, d'une seule et forte poigne, alors que sa main libre descendait rapidement vers son intimité. Sherlock gémit, se tortilla, murmura que c'était à lui de diriger, et John s'empressa de refuser en lui mordant le lob de l'oreille, ses doigts glissant à la perfection sur la verge de son membre.
« Et si quelqu'un entrait ? » demanda malicieusement le brun, haletant, acceptant sans discuter d'écarter les cuisses.
« J'ai verrouillé de l'intérieur. », grogna John, affairé, l'esprit tout entier à faire rougir de plaisir cet être si particulier. Sa bouche descendait vivement, sa langue caressant les côtes saillantes, tournant autour du nombril, avant d'atteindre la base du sexe de son amant, alors que ses doigts, préalablement enduis de salive, glissaient avec tendresse vers son intimité même.
« John tu… »
Sherlock se cambra, sa tête heurtant la vitre sans qu'il y prenne garde, un formidable gémissement mourant dans sa gorge. Il sentait l'étau de chaleur de la bouche du blond sur le bout de son membre, alors que son index et son majeur le préparaient activement à une suite plus intime. Plus intime ? Sherlock se redressa brutalement sur ses coudes :
« J…John, si tu crois un instant que…Que je vais te laisser…Diriger…Tu…Tu… »
Le brun perdait ses mots. C'était bien la première fois que John le voyait dans un tel état de faiblesse, et savoir qu'il était à l'origine de la rougeur qui s'étalait sur ses pommettes l'emplissait de joie. Il fit une entrée plus profonde en lui, et Sherlock se cambra, le souffle haché, terriblement indécent dans cette pose offerte. John sentit une goutte de sueur glisser entre ses pectoraux, et réalisa à cet instant à quel point il était excité par la situation. Puis sa langue reprit du service sur l'anatomie de son amant.
« John…John… »
Litanie délicate et enivrante qui excitait le blond. Sa bouche quitta le sexe dur et prêt à jouir de son vis a vis, lui arrachant un grondement de colère, et alla reprendre possession de sa bouche. Les doigts de Sherlock jouaient avec son corps, sa peau même, et il ne tiendrait plus longtemps soumis à un tel traitement. Ils s'embrassèrent avec possessivité, se calant contre la portière.
« Sherlock, je… Je… »
Le jeune homme le poussa en arrière, le forçant à s'asseoir contre le dossier. Puis, un sourire mutin aux lèvres, il commença à se déhancher tout en grimpant lascivement sur ses genoux :
« Je sais, tu n'as pas de préservatif. Tu as confiance en moi ?
-Evidemment, mais..
-Prends moi. », Ronronna t-il, sa voix grave se faisant plus que caressante. John ne pouvait résister à cet ordre direct, et son corps tout entier lui hurlait de céder à ses pulsions.
« Laisse moi t'aider. » reprit Sherlock, l'embrassant alors qu'il se positionnait plus confortablement encore sur le blond. Il contracta ses cuisses, se redressa légèrement, et d'un geste assuré fit glisser le l'imposant sexe de l'ancien soldat contre son intimité.
« Sherlock attends tu… »
Sherlock venait de s'enfoncer sèchement sur le membre de son amant en se cambrant, la bouche entrouverte, bien décidé à ne plus faire traîner les choses. Sont corps se tendit, frissonna, et le brun fut incapable de bouger pendant quelques secondes tant la sensation était intense. Il était perforé de l'intérieur par une masse brûlante, légèrement douloureuse mais si plaisante, si nouvelle, si personnelle que s'en était un délice. Sherlock sentit son intimité se resserrer autour du membre, déjà prête pour la suite.
« Hnnn… »
Véritable sifflement de plaisir que le brun refusa de retenir, les reins offert, les cuisses écartées au maximum pour un appui plus sûr encore, ses ongles laissant d'appétissantes griffures sur le torse de son amant qui, à présent bien rassuré sur la véracité de la situation, reprenait du poil de la bête. Sherlock poussa un couinement surprit en sentant les doigts du médecin serrer ses hanches sans complexe :
« Bouge. »
Les yeux de John étaient gris de sérieux et luisants d'amour. Cet homme n'avait jamais vu l'acte amoureux comme un simple échange charnel, au lycée déjà, il aimait tendrement ses petites amies, et cet état d'esprit n'avait pas changé en grandissant. Il avait aimé Sarah, il avait aimé lui faire l'amour, pourtant cela n'avait rien à voir avec cette multitude de lumières qui glissaient dans ses veines, fuyant ses muscles, affolant ses sens, disparaissant dans la peau de Sherlock pour remonter jusqu'à ses lèvres… Et sortir, enfin, sous la forme d'un gémissement mélodieux.
« John…Ne me regarde pas comme ça… »
Le bassin du brun ondulait plus franchement, maintenant, et ce mouvement si simple, si grossier quelque part, ces bruits de succion qui auraient pu être déplacés, tout ce mécanisme n'en était que plus beau car le fait que ce soit eux qui le produise en dégageait tout aspect négatif. C'était beau, c'était nouveau, c'était bouillant. John rougit, sourit :
« Il va falloir que tu t'y habitue…Crois moi…Hnn… »
John se rejetait progressivement en arrière, à mesure que Sherlock accélérait la cadence, se penchant sur lui pour lui butiner le cou, sentant le sexe pulser avec insistance dans son intimité. Il ne tiendrait plus longtemps. Il n'avait plus l'habitude de ce genre de sport.
« Sherlock… Regarde moi…S'il te plaît… »
Sherlock refusa, lui mordant la jugulaire, mais une paume douce et ferme vint décaler son visage triangulaire en face du sien. Les coups de boutoir se faisaient plus violents, et la pression augmenta encore d'un cran. Les yeux glacés du détective, étrangement plus chauds, se posèrent volatilement sur ceux de John. Ses yeux même souriaient. Sherlock se surprit à vouloir embrasser les minuscules pattes d'oies qui commençaient à apparaître au coin des paupières. Le blond mit ses mains sous les genoux de son amant, et dans un ultime effort le souleva légèrement pour entrer plus profondément en lui.
« JOHN. »
Sherlock ne s'y attendait pas, et ne pu donc que crier quand la jouissance vint le cueillir, perception d'autant plus grisante qu'il sentit au même instant le fluide incandescent de son amant jaillir en lui. John avait fermé les yeux, crispé, la tête renversée en arrière. Son cou, offert, fut orné de diverses morsures carmins.
Le volcan qui les habitait mit plusieurs minutes à se calmer, tant la langueur de l'amour les maintenait collé l'un à l'autre. Il y eut le soupire de contentement de Sherlock, les baisers amoureux de John, puis le silence. Rien de gênant, juste de quoi réaliser.
« Sherlock… On a fait l'amour, tu te rends compte ?
-Je m'en rendrais mieux compte si on recommençait… »
John éclata de rire, et le brun eut soudainement envie de se nicher contre son torse. Le blond ne se rendait pas compte de sa virilité, et cela rassurait Sherlock : tant que son amant restait aussi naïf, personne ne pourrait le lui voler. Le médecin sursauta en regardant la vitre couverte de buée :
« C'est ta trace de main, sur la fenêtre ?
-Oui, j'ai du m'appuyer.
-Ca me fait penser à la scène dans Titanic..
-Quoi ?
-Laisse tomber… »
Sherlock restait Sherlock, même nu, transpirant, comblé et sauvage. Les deux hommes s'embrassèrent, peu pressés de remettre leurs vêtements pour affronter l'extérieur, mais l'extérieur se fit un plaisir de se rappeler à eux. Il y avait du bruit. Des gens, des flashs, tout autour de la voiture. Puis, des mains commencèrent à paraître, floues, sur les vitres, des visages aussi.
« Sherlock, ils veulent rentrer.
-Et ? C'est verrouillé.
-Sherlock rhabille toi. »
John avait déjà vu ça, une fois. Des journalistes avides qui ne respectaient plus rien. Or… La voiture commençait à grincer. Des doigts frénétiques tiraient sur les poignées. Les ongles crissaient sur la carrosserie. Sherlock, remontant son pantalon sans avoir daigné mettre son boxer, leva un regard agacé :
« Ils vont casser la vitre ?
-Question de temps. Ils vont le faire. »
John ressentait de nouveau la panique jouer avec lui. Ils allaient se retrouver dans les tabloïds, encore, et que se passerait-il, a son boulot, avec ses parents ? Serait-il capable d'assumer ? Permettrait-il au brun de lui faire découvrir son monde ? Sherlock vit le pli sur son front, embrassa ses lèvres salées :
« John. Je vais m'occuper de tout. Contente toi d'être à la maison ce soir. »
Un dernier regard, une dernière caresse, puis le détective s'éjecta de la voiture au moment même ou les journalistes tambourinaient furieusement contre les vitres.
Puis ce fut la folie.
J'espère que cela vous a plu!
Pour le prochain chapitre, il faudra bien attendre une ou deux semaines, je le crains...
review?
