Bonjour tout le monde !

Comment allez-vous ? j'espère ne pas trop vous avoir fait attendre pour ce chapitre.

Les choses suivent leur cours.

J'avais précu un chapitre qui faisait le double, mais la deuxième partie comportait une grosse incohérence scénaristique, et il me faut la retravailler. Donc, en l'attendant vers la fin de la semaine, je vous l'ai séparé en deux pour vous faire patienter.

Je souhaite remercier encore une fois ceux qui me suivent dans cette aventure et me laissent des review. Merci beaucoup !

Bonne lecture !


Chapitre 7 : Décisions

Cela faisait une semaine maintenant que Malik n'arrêtait pas de tout ranger. Et Altaïr avait beau essayer de le sortir de ses TOC, rien n'y faisait. Pis, les choses empiraient au point qu'il refusait désormais le contact physique direct. Plus de câlin, plus de baiser, le cauchemar ! Et il avait repris cette sale manie de saluer l'urne contenant les cendres de son frère avant de se coucher. Sa récente confrontation à Abbas avait fait ressurgir en lui des souvenirs pénibles, de vieilles blessures enfouies. Ce qui leur était arrivés, à tous les trois, à cause de ce maudit criminel, était une chose qui ne guérit pas. Jamais. Le temps passe, les plaies cicatrisent avec les années, mais il suffit d'une fois, une seule pour que les sutures lâchent. Et la tristesse, l'angoisse, la colère, tous ces sentiments qui s'en dégageait, s'était par vague qu'ils revenaient. Un moment ça allait, et tout à coup, il y avait un creux. Un moment – parfois court, parfois long – où tout s'effondrait, et où tout semblait sombre et triste. Et le seul moyen d'en sortir, c'était de laisser le temps faire.

Voilà ce à quoi pensait Altaïr ce matin là, assis au plan de travail de la cuisine, en regardant son aimé faire la vaisselle pour la deuxième fois avec un soin presque chirurgical. Il soupira en se resservant une tasse de café. Comment pouvait-il l'aider ? Que fallait-il faire pour le sortir de ces manies infernales qui le prenaient, parfois au milieu de la nuit. La veille, il s'était levé à trois heures du matin pour aller laver la salle de bain de font en comble. Et ça devenait insupportable ! N'en pouvant plus de le voir comme ça (il était en train d'examiner à la lumière du soleil les assiettes pour s'assurer qu'elles ne comportaient plus aucune tâche), il jeta un rapide coup d'œil à la pendule du mircro-onde et se leva.

-J'y vais déjà, déclara-t-il en se dirigeant vers la porte.

-Ca marche, à tout à l'heure, lui répondit son compagnon sans lui prêter la moindre attention.

Soupirant encore, Altaïr prit sa serviette, et sortit de l'appartement. En attendant l'ascenseur, Ezio sortit à son tour, vêtu de son costard noir (avec cravate rouge), et le rejoignit. L'Italien avait franchement l'air fatigué, de mauvaise humeur, et en plus, il titubait un peu.

-Salut.

-'Lut.

-C'est aujourd'hui la réunion du Conseil ?

La réponse fut une sorte de grognement de mécontentement. L'ascenseur s'ouvrit et ils entrèrent sans vraiment se regarder, fixant tous deux un point imaginaire sur la porte.

-Tu empeste encore l'alcool, fit remarquer Altaïr en se tournant enfin vers son cousin. Tu devrais te calmer un peu avec ça.

En effet, depuis qu'il avait surpris Léonardo et Cesare – qui était censé être son amis d'enfance – ensemble, il finissait toutes ses soirées dans un état pas possible.

-Ca irait mieux si ton copain évitait de passer l'aspirateur à quatre heure du matin, rétorqua un peu sèchement Ezio. J'ai pas réussi à me rendormir.

-Tu sais très bien pourquoi il fait ça. Il faut lui laisser encore un peu de temps.

-Du temps, on n'en a jamais assez ! Un matin tu te lève, et les choses ont bougé sans que tu ne t'y attendes.

-Tu parles de ta propre expérience ? Tu sais que Cesare sera obligatoirement présent à la réunion du conseil ?

-S'il te plait, tais-toi…

Supplia presque Ezio en fermant les yeux pour se masser les tempes d'une main. Les portent s'ouvrirent et ils traversèrent le hall d'un pas nonchalant. Sortant de l'immeuble, ils se saluèrent, puis se séparèrent. L'un traversant la rue, l'autre se dirigeant vers l'entrée du parking souterrain pour récupérer sa Porcshe.

Altaïr entra dans le bâtiment de la DaVinci Incorporation et alla directement au bureau d'accueil. C'était devenu une routine à laquelle il se pliait sans résistance.

-Bonjours Assia, tu vas bien ?

-Bonjours Altaïr, très bien et toi ? lui répondit la jeune femme avec un sourire charmant.

-On fait aller, soupira le responsable marketing en prenant les dossiers qu'elle lui tendait. Merci !

Sans plus attendre, il se dirigea vers le fond du hall et prit l'ascenseur, puis se rendit à son boxe et attaqua le travail. Il finalisait aujpurd'hui la campagne publicitaire pour le troisième trimestre, ainsi que celle pour la Fête de la fondation, qui aurait lieu dans un mois à présent. Il était grand temps de finir, surtout que Léonardo devrait présenter la campagne devant le Conseil dans quelques heures à peine. Altaïr se demandait dans quelle ambiance allait se dérouler la réunion, sachant que les trois partis – Léo, Cesare et Ezio – seraient présents dans la même pièce. Ca risquait d'être tendu. Il ne restait plus qu'à espérer que la gueule de bois de l'Auditore se serait calmée, que Cesare ne ferait pas son possessif avec Léo et que ce dernier n'allait pas envenimer la situation en essayant d'aller s'expliquer avec le premier.

oOoOoOo

-Je vous le redemande encore une fois, répéta pour la cinquième fois consécutive le médecin. Etes-vous absolument certaine de vouloir recourir à de tels expédients ?

Rebecca ferma les yeux, à la limite de pleurer (pour beaucoup à cause des hormones de grossesse), et respira profondément. Elle reconsidéra la chose une dernière fois, rouvrit les yeux, et respira déclara d'une voix posée :

-Oui ! Je suis certaine de vouloir procéder à une IVG.

L'obstétricien – un vieille obèse à moitié dégarni – se passa la langue sur les lèvres en signant le papier de consentement. Il ne semblait pas ravi du choix de la jeune femme, mais il ne pouvait pas aller contre le droit de choisir. Surtout qu'il n'avait aucune raison de le faire; Rebecca Crane, 25 ans, se trouvait encore dans le premier trimestre de sa grossesse. Elle avait perdu l'homme avec qui l'enfant avait été conçu deux mois plus tôt, et d'après son dossier, elle avait déjà fait le nécessaire pour la programmation dune interruption volontaire de grossesse avant ce tragique événement. De plus, la consultation psychiatrique – obligatoire dans ce genre de cas – n'avait laissé entrevoir aucun trouble mental. On pouvait donc en conclure que cette jeune femme savait ce qu'elle voulait, et ce qu'elle faisait.

-Très bien, nous nous reverrons donc dans quinze jours pour la procédure. Si toutefois vous changer d'avis durant ce laps de temps, vous pouvez annuler à n'importe quel moment.

-Merci Docteur, le salua la noiraude en lui serrant la main.

Il la raccompagna jusqu'à la porte de son bureau, et elle s'éloigna à grand pas en direction de la sortie, se décident toutefois à passer par la cafétéria prendre quelque chose à boire. L'hôpital la mettait franchement mal à l'aise depuis la fusillade qui avait coûté la vie à Shaun. Rien que de remettre les pieds ici lui fichait le moral en berne. Mais elle n'avait pas le choix, à moins de faire appel à un de ces charlatans (comme on en trouvait beaucoup avant que le droit de choisir de mettre fin à une grossesse ne soit autorisé aux States) qui la charcuterait plus qu'il ne l'aiderait. Non merci ! Elle préférait faire ça ici, rapidement et discrètement. Beaucoup lui reprocherait cette décision, mais elle l'avait prise bien avant le décès de son amant. Et ce n'était pas parce qu'il était…

Dit le !

…Mort qu'il fallait changer d'avis. Elle ne voulait pas avoir d'enfant, déjà avant, et elle n'allait pas changer d'avis maintenant. Non, elle n'était vraiment pas du genre de ces femmes dont le mari décédait juste après les avoir mise en cloque et qui gardait le gosse « pour garder un souvenir de lui ». Et le gamin, comment était-il censé gérer, par la suite, d'être un « cadeau souvenir ». De son point de vu, c'était bien plus malsain que l'avortement !

-Rebecca ?

L'appel lui fit lever la tête de son verre de limonade. Elle regarda tout autour d'elle et vit Aveline, debout en face d'elle de l'autre côté de la table.

-Dr Degrandpré-Kenway ? répondit avec courtoisie la jeune femme en lui adressant un maigre sourire.

Rebecca appréciait bien la chirurgienne. Ou plutôt, elle détestait sincèrement Connor pour avoir fait souffrir sa meilleure amie, donc apprécier sa femme était le meilleur moyen de le contrarier.

-Je vous en prie, appelez-moi Aveline, comme tout le monde, sourit la cardiologue avec un sourire amusé. Je peux m'assoir ?

La femme enceinte acquiesça et la femme couleur café tira une chaise pour se poser en face d'elle, un café et un sandwich à la main.

-De plus, je pense que mon statu ne soit réduit sous peu plus qu'à Degrandpré, lâcha-t-elle évasivement en déballant son casse-croute.

-Je vous demande pardon ? fut surprise Rebecca.

-Laissez tomber ! se rattrapa Vous êtes venue à l'hôpital pour votre grossesse ?

-En effet, répondit l'autre en détournant le regard, se crispant quelque peu car elle ne voulait pas avoir de discussion à ce sujet, surtout avec un médecin.

-Rien de particulier, j'espère, s'enquit Aveline en prenant une morse de sandwich.

-Non, tout semble allez plutôt bien, menti la motarde avec un maigre sourire.

En fait, elle n'en savait absolument rien. Son dernier examen remontait à deux semaines, et l'enfant se formait correctement à ce moment là. Mais aujourd'hui, elle n'était pas venue pour savoir ça. Non, elle était venu pour mettre fin à sa grossesse. Sans doute la décision la plus difficile qu'elle ait eu à prendre dans sa vie, celle qui lui avait value de longues heures de réflexion et de remise en question. Si on pouvait dire que sa décision était un peu hâtive, lorsqu'elle était venue pour la première fois, juste après avoir appris sa grossesse – le soir de la…

Mort…

…De Shaun – aujourd'hui, deux mois s'étaient écoulés et elle y avait mûrement réfléchi.

-Quel est votre médecin ? demanda innocemment Aveline en attaquant son deuxième sandwich.

-Le Dr Hoffmann.

A l'annonce du nom de son médecin, le sourire sur le visage de la chirurgienne se volatilisa et une ombre de tristesse et de surprise mêlées passa sur son visage. Elle connaissait bien le Dr Hoffmann, c'était un obstétricien réputé, spécialisé dans l'avortement.

-Alors… vous ne le gardez pas ? demanda-t-elle d'une voix plus faible.

Rebecca soupira, et se leva.

-Rebecca, attendez !

-Dr Degrandpré… Aveline, écoutez, cette décision est déjà assez pénible comme ça, alors je n'ai pas besoin que vous me fassiez un sermon comme quoi l'avortement c'est mal.

La femme couleur moccas se leva, contourna la table et lui posa une main sur l'épaule.

-Je ne vous juge pas Rebecca. Au contraire, je trouve cette décision courageuse, elle n'a pas dû être simple à prendre. Si vous n'êtes pas absolument sûr de vouloir cette enfin, de pouvoir l'aimer et lui donner tout ce qu'il a besoin, alors, je pense que ça ne sers à rien de ce forcer. Nous voyons bien trop d'enfants délaissés et de mères en dépression parce qu'elles ne peuvent pas aimer leurs petits comme elles le voudraient défiler dans cette hôpital.

La femme enceinte, se mordit la lèvre inférieure en baissant les yeux, et remercia Aveline. Celle-ci se retourna, sortit de sa pochette de blouse une carte de visite et y griffonna rapidement quelques chose, puis la lui tendit.

-Voici mon numéro de service, et je vous ai rajouté mon numéro personnel… si vous avez besoin de quoi que ce soit, ou des questions à poser à propos de la procédure, n'hésitez pas.

-Merci, la remercia Rebecca, au bord des larmes.

Elles se saluèrent, et la jeune femme partit de l'hôpital au plus vite. Léo lui avait donné sa matinée, et elle voulait passer au cimetière pour dire à Shaun qu'elle continuait, enfin.

oOoOoOo

-C'est hors de question ! réplica sèchement Claudia en prenant son café de la pause de onze heure au magasin d'en face des bureaux.

Elle avait son frère en ligne.

-Je t'en supplie Claudia ! suppliait à moitié Ezio de l'autre côté du téléphone. Tu es une Auditore, que ce soit toi ou moi, ça ne change strictement rien !

-Ce n'est pas moi qui ai été formée pour présider au Conseil de la ville en temps que membre.

-Je te rappelle que moi non plus, rétorqua l'ainé. C'était Federico qui aurait dû…

-Ne me parles pas de Fédé, s'il te plait Ezio ! se crispa quelque peu Claudia en haussant la voix.

-Désolé, j'avais oublié que c'était un sujet qui fâche.

-Pas de problème… Désolée d'avoir crié.

Il y eut un bref silence pendant lequel elle travers la rue avec deux cafés, puis Ezio demanda :

-Alors, tu refuse toujours ?

-Débrouille-toi frangin, répondit sa sœur. Je sais que ça va être dur, mais il faut que tu fasses face ! Ne donne pas à ce maudit Cesare la satisfaction de te voir troublée.

-Plus facile à dire qu'à faire.

-Certes… Ho, je sais ! Fais semblant d'emballer l'une des femme présente – cette horrible Caterina Sforza que je hais tellement par exemple – pour rendre Léonardo jaloux en lui montrant que tu passes à autre chose !

Il y eut un nouveau bref silence.

-Ezio, t'es toujours en ligne ou t'as buggé ?

-Merci pour tes conseils avisé petite sœur, je sais ce que je dois faire maintenant, répondit l'ainé avec un enthousiasme retrouvé. Bonne journée, à plus !

-Ravie d'avoir pu t'aider frangin !

Elle raccrocha avec un sourire en coin. En fait, l'idée qu'elle venait de lancer allait probablement empirer les choses entre Ezio et Léo. Son frère n'avait jamais pu résister à une belle femme, et il avait toujours eu un petit faible pour Caterina. C'était un poil cruel de sa part de l'envoyer comme dans la gueule du loup, mais elle comptait sur la jalousie naturelle de son ex beau-frère (elle aimait bien user de ce terme pour Léo, depuis le temps qu'il était avec Ezio) pour envenimer encore la situation et lui offrir de longues heures de rigolade. Sitôt cette pensée passée, elle se dit qu'elle était en fait belle et bien une garce, et qu'elle adorait ça ! Du moins, avec les autres gens qu'elle.

Elle entra dans le bâtiment de la DaVinci Inc et s'approcha avec un grand sourire du comptoir d'accueil. Assia, dans une magnifique robe blanche avec un petit gilet, s'y affairait à trier des dossiers. Claudia déposa la tasse de café devant elle en déclarant d'une voix chantante :

-Cafe latte avec deux sucre, et beaucoup de mousse.

-Merci beaucoup Claudia ! lui répondit la secrétaire en lui rendant son sourire.

Elle attrapa la tasse et en pris une grande gorgée. Claudia la regarda avec un air étrange, puis demanda :

-Tu veux qu'on sorte manger quelque choses ensemble à midi ?

-Désolée, mais ce midi, je dois aller écouter les lamentations de mon meilleur ami, se moqua un peu la jeune femme derrière le comptoir en riant à moitié.

-Desmond ?! interrogeaun peu sèchement Claudia en sentant une sorte de pique de colère la submerger.

-Oui, ça fait déjà plusieurs jours qu'il me demande si on peut parler seul à seul, sauf que j'étais tout le temps avec toi.

En levant les yeux de son papier, elle remarqua l'air frustrer de la comptable et tenta de se rattraper :

-Pas que ça me déplaise ! Au contraire, j'adore vraiment passé du temps avec toi ! Sauf que là, visiblement, il a besoin de parler de quelque chose qui le tracasse profondément et c'est mon rôle d'amie de l'écouter.

-Tu es sûr qu'il ne veut QUE te parler ?

-C'est quoi cette question ?

-Bha, on connait bien les hommes, non !

-Franchement, ce n'est pas son genre, rétorqua Assia en rigolant encore (tout en rangeant un classeur dans le placard sous le bureau. Et même si c'était le cas, on n'a décidé d'arrêter, donc je ne céderais pas aussi facilement.

-Tu es sûr ?!

Assia se releva et fixa Claudia droit dans les yeux, l'air perplexe.

-C'est quoi cette interrogatoire ? Ne me dis pas que tu es jalouse que j'aie d'autres amis que toi ?

-Bien sûr que non, souffla la benjamine Auditore en levant les yeux au ciel, l'air exaspérée.

Un court silence s'établi entre elles, puis Claudia se remit en marche vers l'ascenseur. Assia se sentit mal à l'aise. Elle n'avait pas envie de se brouiller avec sa nouvelle amie, et lui lança :

-Si tu veux, par contre, je suis libre se soir pour boire un verre !

Claudia se retourna en entrant dans l'élévateur et lui fit un signe de main avec un demi-sourire. Quand les portes se furent refermées, elle se sentit très con. C'était quoi cette over réaction ? Depuis quand elle ressentait de la jalousie lorsqu'une amie voyait un garçon. D'habitude, c'était même elle qui les poussaient dans les bras des mecs, pour se marrer. Alors pourquoi ?

Tout en se posant ses questions, elle regagna son boxe et se remit au travail, troublée.

oOoOoOoO

Lucy s'assis sur le banc et sortit du sac les victuailles, Connor à côté d'elle. Ils avaient décidés de pique-niquer ensemble au parc. Depuis une semaine qu'ils s'étaient plus ou moins remis ensemble, elle s'était décidée, après mûres réflexions, à lui donner les papiers du divorce confiés par Aveline, et elle trouvait le parc parfait pour ça. Elle en profiterait par la même occasion pour lui faire une déclaration enflammée.

Ils mangèrent en parlant de tout et de rien, puis, lorsqu'ils eurent terminés la nourriture, Lucy l'embrassa sur les lèvres, puis lui sourit.

-J'ai quelque chose à te dire, commença-t-elle en lui prenant les mains. Je t'aime. Je t'aime et je crois que j'ai envie d'être avec toi, officiellement.

-Je suis marié Lucy.

-Je sais, mais j'ai besoin de savoir ce que tu ressens toi aussi.

Il baissa les yeux, sembla réfléchir, puis l'embrassa et répondit :

-Je t'aime aussi Lucy Stillman, je suis fou de toi.

-Parfait ! s'exclama la blonde en se tournant vers son sac à main pour en extraire les documents. Alors j'ai une surprise pour toi. Je pense que ça te fera plaisir et…

-Mais !...

Elle suspendit son mouvement, son cœur s'arrêtant. Elle n'aimait pas du tout ce « mais ». Il avait été prononcé d'un ton sans réplique, et elle regardait suffisamment de série TV pour savoir ce qui allait se passer. Il allait lui annoncer que ce n'était pas possible, qu'il aimait encore sa femme, ou une autre connerie du genre ! Elle tourna lentement la tête vers lui, le souffle coupé, et vit son visage inquiet et désolé.

-Mais ? demanda-t-elle, l'air défaitiste.

-Mais toi et moi, ça ne va pas être possible.

-Parce que tu es marié ?! interrogea un peu sèchement la jeune femme en baisant les yeux.

-Quoi ?! Non ! ça n'a rien à voir. Je n'en ai rien à faire d'Aveline, on a raté notre chance ensemble, c'est du passé. Et j'ai fait une demande de divorce il y a deux jours...

Bein bravo mon couillon ! songea Lucy, la main crispée sur l'acte de divorce remis par la chirurgienne.

-…Le problème, c'est que je ne peux pas me mettre avec toi maintenant.

-Pourquoi ?! s'énerva un peu plus la blonde en le fixant d'un air frustré.

-Parce que… parce que je pars pour l'Irak.

La phrase sembla suspendre le temps, et tout les deux restèrent figés, à se dévisager l'un l'autre. Lucy ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Elle ne savait pas quoi penser. Avait-elle bien entendu ?

-Je te demande pardon ? finit-elle par réussir à articuler.

-Tu sais que j'ai été dans l'armée un temps.

-Non, je l'ignorais, tu ne me l'a jamais dis.

-Ok, alors je l'ai été, et il m'on proposer une place, en temps que formateur pour les jeunes recrues.

-Et tu as dit oui ?!

- C'est mon devoir, Lucy !

-Envers qui ?! s'énerva-t-elle définitivement en se levant d'un bond. Ton pays ? Ton Dieux ? Qu'y a-t-il de bien à faire la guerre ?!

-Ce n'est pas une question de faire la guerre ou non ! rétorqua le responsable sécurité. C'est juste que, là, j'ai l'occasion de permettre à des jeunes de survivre plus longtemps, voir de vivre tout court en leur transmettant mes connaissances ! Si je ne le fais pas, il peuvent très bien tomber sur un formateur complètement incompétent qui les enverra droit au casse-pipe !

-Et a moi, tu as pensés à moi ?!

-Oui, et je penses que tu seras mieux sans moi !

-Alors tu me quitte ?!

-On a jamais été ensemble Lucy.

Frustrée, blessée, elle pensa lui envoyer une gifle à lui décoller la tête, mais se retint, le regarda droit dans les yeux avec haine, et tourna les talons. Il n'essaya même pas de la rattraper, se rasseyant sur le banc en se prenant la têtes entre les mains. Lucy, elle, pris la voiture et roula jusqu'à la zone industrielle, où elle éclata en sanglot. Elle avait besoin de parler à quelqu'un, mais sa meilleure amie était encore en deuil et Malik était de nouveau pris de TOC. Elle était seule.


Alors, votre avis ?

Les choses se remettent sérieusement en marche dans la deuxième partie,

Abbas réapparait, le mec du cimetière aussi, et on reviendra sur Malik.

Merci d'avoir lu et à bientôt !