Disclaimer : Tout est à JK Rowling, sauf les idées loufoques !

Béta : BettyMars

Bonjour à tous.

Voici le nouveau chapitre de ce recueil d'OS. Il s'est écrit très facilement j'espère que vous l'apprécierez.

Le prochain sera également le dernier. Je pourrais continuer mais cela deviendrait un peu trop répétitif alors je préfère éviter. Quoi qu'il en soit, j'ai posé les bases et les idées, il faut juste que je trouve le temps pour l'écrire. Je vais tout faire pour le poster dans un mois car j'aimerais boucler la boucle en le postant le 1er avril, mais je n'ai aucune certitude pour l'instant.

En attendant, je vous laisse découvrir les nouvelles péripéties de James et Sirius, vues par mon imagination débridée hihihi


Mauvais ami.

C'était la dernière année à Poudlard pour les Maraudeurs. Pour les professeurs et l'infirmière, c'était une grande nouvelle. Car ils avaient réellement hâte de les voir s'envoler vers leur nouvelle vie … et rendre à cette école, le calme relatif qu'elle était sensée avoir. Relatif, car un château rempli de gamins n'était jamais tranquille. Mais sans les blagues, mauvais coups et vengeances de ce groupe assorti à un certain Serpentard, le soulagement serait alors énorme.

Pourtant lorsque la rentrée était arrivée, aucun ne savait ce que cette année serait. Et pour cause. Un drame avait touché la famille Potter durant l'été et personne n'avait su comment appréhender le retour de James. Cela c'était passé courant Juillet. Henry et Elisabeth avaient souvent trainé leur fils auprès des écoles supérieures afin de lui faire prendre un premier contact avec ce que seraient ses études après les ASPIC. Et ils avaient fait une mauvaise rencontre. Quelques Mangemorts leurs étaient tombés dessus juste avant que Voldemort n'intervienne.

L'Auror s'était vaillamment battu pour défendre sa famille et après en avoir évité une demi-douzaine, un Avada Kedavra l'avait fauché. James avait même tenu tête lui-même au maître des encagoulés afin de protéger sa mère blessée et ne s'était jamais senti aussi soulagé qu'en voyant les collègues de son père arriver. Ceux-ci avaient mis les méchants en déroute mais le mal était fait. Le partenaire de Henry s'était lui-même chargé de Transplaner l'adolescent à Sainte Mangouste.

Si James s'était débattu et avait crié, l'Auror n'avait rien lâché. Il tenait à ce qu'il reste le plus éloigné possible du cadavre de son père dans l'immédiat. Et du corps blessé de sa mère, par la même occasion. Elisabeth avait été transportée d'urgence à l'hôpital car son état plus que préoccupant. Et il l'était resté durant plusieurs semaines avant qu'elle ne décède tragiquement de ses blessures dues à la magie noire. James avait été détruit. La présence de Sirius chez lui avait été la seule chose bénéfique pour son état mental.

Puis Remus et Peter étaient venus les rejoindre au Manoir Potter afin que leur ami ne dépérisse pas. Ce drame avait fait couler beaucoup d'encre dans la presse. Les Potter n'étaient pas n'importe qui. Ils étaient même assez connus. Et puis, ils étaient une vieille famille de Sang-Purs. Alors quand James était monté dans le Poudlard express, il avait reçu le soutien de ses amis ou des condoléances de ceux qui le connaissaient sans que lui ne se rappelle de leur nom. Il avait bien entendu été regardé avec mépris et joie malsaine par ceux qui ne cachaient pas avoir des affinités avec les valeurs prônées par Voldemort.

Les deux premières semaines de cours avaient été bizarres. Les Maraudeurs étaient en deuil et ce fut l'expérience la plus étonnante et dérangeante qu'il avait été donné de vivre aux professeurs et aux élèves à partir de la 2eme année. Puis petit à petit, Sirius le premier, ils avaient recommencé à faire des blagues. Au début ce n'était pas grand chose, même en première année ils avaient fait pires. Puis voyant que le moral de James remontait progressivement, le château avait progressivement retrouvé un joyeux bazar.

Ce qui aida également considérablement le garçon, fut que Lily avait été à ses côtés depuis la rentrée. Elle était venue le voir pour le soutenir de façon amicale. Après tout, l'année précédente, elle s'était déjà rapprochée de lui dans les dernières semaines. Puis quand elle accepta leurs manigances tout en restant à ses côtés, cela gonfla le cœur de son amoureux à un point inimaginable. Et le jour où elle donna son avis et proposa une meilleure façon de faire pour utiliser les armures à des fins humoristiques, il lui avait demandé de sortir avec lui.

Et elle avait dit oui. Depuis, James naviguait sur son petit nuage tout rose. Oh il y avait bien un peu de noir sur ce nuage, et c'était dû au chagrin d'avoir perdu si violemment ses parents. Mais il s'était promis de devenir Auror lui aussi, et de toujours tout faire pour contrer Voldemort, et cela lui suffisait pour arriver à vivre dans le présent et l'avenir, sans se laisser entrainer vers le fond par le passé. Et quel meilleur espoir d'avenir que sa belle Lily cherchant ses baisers et riant à ses blagues et à celles de ses amis ?

Et l'année se déroula progressivement sur la reconstruction de James. Si au début les professeurs avaient hésité à être trop sévères avec lui ils avaient vite compris que cette dernière année à Poudlard serait aussi les derniers moments complètement insouciants du garçon. Alors après quelques semaines de cafouillages, les points en moins et les retenues avaient recommencé à pleuvoir, afin de lui démontrer qu'il était juste un élève comme les autres et qu'il méritait une punition quand il outrepassait ses droits.

o0o

En ce jour de mai, James était en retenue et il trouvait que c'était particulièrement injuste de la part de McGonagall de l'avoir puni alors qu'il n'avait fait que ce qu'elle avait demandé. Le sujet du cours avait été de transformer une limace en poule. Qu'est-ce qu'il y pouvait si au final, Snape avait plus ressemblé à un dindon qu'à un poulet ? Bien sûr, le professeur avait été outrée qu'il s'attaque à son camarade mais franchement, vu l'état de ses cheveux, il n'y était pour rien s'il s'était trompé de cible !

Bref, du coup, il était là, à faire des lignes et des lignes au lieu de bécoter Lily. Un sourire niais apparut sur son visage en repensant à sa petite amie. Cela faisait déjà quelques mois qu'ils étaient ensemble et il n'arrivait toujours à pas à réaliser la chance qu'il avait. Après des années à faire la roue et se prendre des vents, il pouvait enfin parader au bras de sa belle.

- Potter, n'avez-vous pas assez de lignes à écrire ? En voulez-vous un peu plus ?

- Non professeur, marmonna-t-il en replongeant sa plume dans sa fiole d'encre.

- Alors arrêtez de rêvasser et reprenez vos lignes.

Un ricanement à sa droite lui fit tourner la tête avec humeur. Il fusilla Severus qui lui rendit un regard arrogant.

- Ferme-là Sniv', toi aussi t'es en retenue, s'amusa-t-il.

- Tu rigolais moins quand j'ai manqué de t'émasculer avec mes serres.

- Va te faire ….

- Etant donné que vous êtes parfaitement incapables d'être autre chose que des gamins immatures, nous allons en venir aux punitions d'enfants. Potter, dans ce coin, les mains en l'air. Snape, de l'autre côté, les mains également en l'air. Par contre je veux voir vos visages, donc vous vous tournerez vers moi. Le premier qui baisse les bras devra faire les lignes de l'autre. Allez hop, au trot messieurs et en silence.

Les deux garçons la regardèrent en grimaçant avant de se lancer un regard de défi. Il n'était pas question de laisser l'autre gagner et être le meilleur. Les premières minutes s'écoulèrent dans une ambiance de compétition qui ravit Minerva. Le temps qu'ils s'affrontaient ainsi, elle avait un peu de paix. Et avec ces deux là dans la même pièce, c'était une denrée très rare. Elle avait d'ailleurs été stupéfaite de ne pas voir Black se mêler à la bagarre. Il n'était généralement pas le dernier à tenter d'humilier Snape. Mais elle ne s'en plaindrait certainement pas. S'ils avaient été trois à surveiller, elle en aurait certainement fait des cauchemars.

Les premières minutes passées, l'effort physique était bien plus délicat. Chacun avait les bras qui tremblaient mais aucun ne voulait abandonner. Les lignes n'étaient pas leur préoccupation actuelle. Mais de leur victoire dépendrait leur dignité. Et dans un affrontement Gryffondor/Serpentard, c'était presque une histoire de vie ou de mort. James sursauta et manqua de baisser les bras quand une forte chaleur apparut dans son pantalon. Ses hormones affolées par ses dix sept ans et sa merveilleuse petite amie n'étaient pourtant en rien responsables de cet état de fait.

Le jeune Potter souffla aussi silencieusement que possible en fermant les yeux. Il appuya sa tête contre le mur en grinçant des dents à la tension presque insupportable qui tiraillait ses bras. Pourquoi donc, alors qu'il savait pertinemment qu'il était en retenue, Sirius tentait de le joindre à travers leur miroir ? A part une urgence, il ne voyait pas ce qui avait pu le motiver. Et cette perspective le déconcentra légèrement. Et si son frère de cœur avait un problème ? Et si Lily avait été agressée par ces sales Serpentards vicieux ? Et si Peter … non en fait Peter ne devait pas risquer grand-chose et devait certainement être en train de réviser avec Remus dans la salle commune ... Et si la salle commune était en train de bruler ?

Non, ça c'était idiot, si c'était le cas, McGonagall ne serait pas en train de le regarder comme un chat guettant une souris. Il se promit de prévenir Peter de redoubler d'attentions lorsqu'il se transformerait dans les couloirs. Lui, il risquait plus que quiconque en se retrouvant en face de leur directrice. Sauf si Patmol était dans les parages mais ça n'était pas à tous les coups. Il jeta un œil à Snape pour voir que tout comme lui, il avait du mal à tenir la position. De grosses gouttes de sueur glissaient le long de ses tempes et sa grimace prouvait que lui aussi était en train d'en baver. Pourtant son regard noir était débordant de défi quand il croisa le sien. Tu vas bouffer la poussière Snivel.

Mais James reporta bien vite son attention sur le miroir dans la poche de son pantalon. Celui-ci était toujours chaud, signe que la communication était toujours active. Heureusement, la voix de Sirius avait dû être étouffée par les épaisseurs des étoffes le couvrant car rien n'avait filtré. Ainsi personne ne pouvait rien soupçonner. Il ferma brusquement les yeux. Une crampe était en train de l'attraper. Bordel ! Ses bras tremblèrent violemment avant qu'il ne finisse par les baisser dans un sifflement de douleur.

- Bien, monsieur Snape vous pouvez y aller.

Severus baissa ses bras dans un soupir et un visible soulagement physique. Mais très vite son regard se chargea de ce que James qualifia de joie malsaine. Le rouge et or détesta ça. Il avait dû s'incliner devant lui et son orgueil n'appréciait vraiment pas. Il faudrait qu'il en parle avec les copains dès son retour au dortoir. Il était hors de question de lui laisser cette victoire.

- Monsieur Potter, étant donné que je suis certaine de votre incapacité actuelle à écrire, due au manque de sang dans vos bras, vous finirez vos lignes ainsi que celles de monsieur Snape ultérieurement. Je les veux pour notre cours dans deux jours, en plus du devoir supplémentaire que je vous ai donné. Si ce n'est pas fait, alors vous reviendrez me voir pour une autre retenue.

- Oui Professeur McGonagall, répondit-il humblement avant d'ajouter avec insolence. Mais vous n'avez pas besoin de tant d'excuses pour profiter de ma noble compagnie.

- N'en rajoutez pas, James, ou je rallonge votre punition de quelques centimètres … ou je pourrais aussi vous prendre au mot et vous transformer en mon homme de compagnie.

James grimaça vivement avant de se reprendre et de lancer un sourire séducteur à son professeur. Celle-ci le fixa sévèrement avant de lui ordonner de partir. Ce qu'il fit sans demander son reste. En temps normal, il aurait agi avec plus de désinvolture, mais son miroir était toujours actif et il commençait réellement à avoir peur que Sirius soit réellement dans le besoin. Aussi, une fois dans le couloir, vérifiant qu'il n'y avait personne autour de lui, il sortit son artefact et appela son ami. Rien ne se produisit. Préférant ne pas rester à la vue de n'importe qui, il se déplaça vers une salle vide où il s'enferma avant de retenter d'entrer en contact avec son correspondant.

En fait, la communication était établie car il ne voyait pas son propre reflet, mais seul un écran noir s'affichait devant ses yeux. Il allait appeler Sirius plus fortement quand il crut entendre quelque chose. Approchant son oreille, il plissa des yeux pour mieux entendre. Rapidement, il les écarquilla d'effroi en reconnaissant les voix de son ami et de sa petite amie. Merlin, il leur était donc arrivé un malheur ? Etaient-ils tombés dans un guet-apens ? Avaient-ils eu un accident ? Etaient-ils blessés ? Où étaient- … James fronça les sourcils en écoutant un peu plus attentivement les voix étouffées par les vêtements de Sirius.

- Non pas comme ça. Attends regarde, tu mets ta main là.

- Comme ça ?

- Glisse un peu vers le bout. Là parfait. Et tu tiens fermement. Oh doucement ! De la douceur Lily ! Ça se manie avec souplesse et dextérité !

De quoi ? Lily avais mis sa main où ?

- Désolée, je n'ai pas l'habitude de faire ça, ronchonna la jeune fille. Si c'était le cas, je ne te demanderais pas de m'aider ! Et puis j'ai de petites mains et c'est un peu trop épais.

- Je sais, mais détends toi. Tu verras tout va bien se passer. T'as un pro pour t'apprendre !

James haleta. Qu'est-ce que Sirius était en train de faire faire à sa Lily ? Bon sang ! C'était sa petite amie, pas une des filles qu'il levait quand il voulait jouer au chien-loup alpha !

- Concentre-toi un peu, au lieu de te vanter. Je n'ai pas envie d'y passer la nuit. On ne sait pas pour combien de temps James peut en avoir pour sa retenue et il ne faudrait pas qu'il nous surprenne.

- Alors passons à la vitesse supérieure. Penche toi-légèrement en avant.

- Ce ne serait pas mieux de …

- Non pour une première fois, il vaut mieux que je me mettre derrière. Pas de souci, ça va glisser tout seul.

Il veut glisser quoi et où ?

- D'accord, mais fais vite.

- Lily, ces choses là prennent du temps. Si tu précipites trop, tu ne pourras pas apprécier pleinement ce qu'on va faire.

- Si tu le dis.

- Mais je l'affirme.

- Ah ! Qu'est-ce que tu fais ?

- Je nous envoie au ciel voyons. C'est bien pour ça que tu es venue me voir dans le dos de James non ?

Dans son dos oui ! Ils étaient en train de faire ça dans son dos ! James se sentit partagé entre la douleur, la déception et la colère que cette trahison provoquait en lui. Son meilleur ami, non son frère, et celle qu'il aimait comme un fou, son âme sœur ! Et ils osaient faire ça !

- Oui oui mais tu aurais pu prévenir.

- Ne me fais pas regretter de t'aider. Et ne fais pas ta coincée sinon tu ne vas rien apprécier de la suite. Bien, on va changer un peu de position. Faut bien varier les plaisirs. Là, desserre un peu les jambes … et vas-y doucement avec tes ongles, tu vas laisser des traces.

- Tu m'excuses de ne pas être à l'aise pour faire ça avec toi.

- Oui et bien contrôle toi, sinon je vais passer des heures à effacer les griffures. Et James va sûrement se douter de quelque chose.

L'oreille toujours collée au miroir, James bouillait. Tu m'étonnes que James va se douter de quelque chose, espère de traitre ! Black tu es mort ! Ne contrôlant presque plus rien, l'adolescent sortit de la salle en courant en direction de la tour de Gryffondor. Il allait leur tomber dessus et ils allaient comprendre qu'on ne jouait pas avec ses amis !

- Pourquoi ? Ne me dis pas que tu ne fais ça qu'avec moi !

- Euh … non, c'est vrai. Mais là ce n'est pas pareil. Cette fois ça te concerne toi. Et tu sais bien comment il est jaloux.

- C'est vrai que dès qu'il voyait Severus me parler, il écumait de rage.

- Oui et bien si tu pouvais éviter de parler de Snape maintenant ça m'arrangerait. Rien de pire pour faire retomber l'excitation de la situation.

James ricana en se disant qu'au moins Snape avait eu une utilité aujourd'hui et sans rien faire en prime. Grande journée pour le graisseux que le jour où il faisait débander le grand Sirius Black sans même le voir.

- Penche-toi un peu sur la droite. Pas trop … non pas autant tu vas nous faire perdre l'équilibre ! Voilà, plus comme ça, c'est bien. T'es douée tu sais.

- Et j'apprends vite aussi.

- Oui très. Cambre-toi un peu. Hum c'est bien non ?

- Tu as raison, c'est une sensation merveilleuse c'est … Aah ! Sirius !

James cracha le mot de passe à la grosse dame alors que Sirius éclatait de rire. Il n'était plus en colère, en fait il avait dépassé ce stade depuis longtemps. Là il était tout simplement entré en mode meurtrier et tous les élèves présents dans la salle commune s'écartèrent de son chemin sans même qu'il ne les regarde tant qu'ils avaient peur. Pourquoi c'est avec lui qu'elle fait ça ? Moi qui croyais lui montrer mon amour en la couvrant d'attentions sans jamais faire un geste plus équivoque qu'un autre ! Et elle, elle … elle … et avec Sirius ! De la fumée sortait presque de ses narines alors qu'il montait les marches le séparant des dortoirs

- Accroche-toi bien ma belle, je t'emmène là où personne ne t'a jamais emmenée, bien au dessus des nuages.

La main de James se figea sur la poignée de la porte alors qu'un cri de bonheur poussé par sa Lily venait de lui transpercer le cœur. Furieusement il ouvrit le montant en bois en portant immédiatement son regard sur le lit de Sirius.

- Merlin Sirius, c'est … c'est … indescriptible !

- Ouais, et encore t'as pas tout vu. Laisse pas retomber l'adrénaline, Lily, je vais te faire voir les étoiles !

La porte rebondit contre le mur avant de se refermer en claquant fortement. Le lit était vide.

- James ? Bon sang qu'est-ce qu'il se passe ?

Le garçon tourna la tête vers celui qui venait de parler.

- Peter, où est Sirius ?

- Je ne sais pas. Il était avec nous à la bibliothèque mais tu le connais. Très vite il nous a abandonnés. Il avait le sourire qu'il fait quand il prépare un truc. Je pense que ça a un rapport avec Snivel et ta retenue.

- Et où est Remus ?

- A la bibliothèque. Je lui ai dit que j'allais aux toilettes pour fuir car il allait me rendre fou avec ses révisions.

Peter le regarda se jeter sur sa malle et en sortir tout le contenu qui s'envola dans tous les coins de la pièce. L'animagus rat dut se pencher pour éviter de se faire assommer par quelques livres et chaussures avant de venir s'accroupir à côté de son ami. Il remarqua le miroir et s'inquiéta un peu plus.

- Qu'est-ce qu'il se passe James ? Un problème avec Sirius ?

- Sûr qu'il va avoir un problème quand je l'aurais massacré.

- Hein ?

- Où est cette putain de carte ?!

- Remus l'a prise ce matin. C'est pour ça que je l'ai suivi à la bibliothèque, je croyais qu'il voulait faire une amélioration.

- Bordel de merde ! Jura James, fou de rage.

Il remit d'un sort toutes ses affaires dans sa malle, y jetant le miroir maudit au milieu pour ne plus entendre les gloussements de sa Lily. Puis il se releva, bousculant Peter au passage avant de se précipiter vers la porte. Il devait les retrouver ! Il dévala l'escalier en hurlant sur un premier année qui avait eu le malheur de refaire son lacet au milieu du passage. Le pauvre garçon sursauta et eut tellement peur qu'il en urina dans son pantalon. Mais cela n'arrêta pas le préfet en chef. Il traversa la salle commune sous les regards médusés, et assez effrayés, de ses camarades de Maison.

Il se jeta vivement sur le tableau qui fermait l'entrée et l'envoya valdinguer contre le mur sous les cris outragés de la grosse dame. Cela ne le perturba pas plus que cela. En fait, il ne l'entendit même pas, trop pris dans les volutes de sa rage. Il se mit à courir pour rejoindre l'escalier avant de se faire apostropher par un préfet de cinquième qui commença à le rappeler à l'ordre. Mais le jeune garçon s'arrêta au milieu de la phrase en voyant le regard flamboyant de James et détala après lui avoir marmonné qu'il devait le savoir vu qu'il était préfet en chef.

En temps normal, cette accumulation d'étranges réactions à son encontre, l'aurait intrigué peut-être amusé, mais surtout, l'aurait étonné. Il se serait demandé ce qu'il se passait et même s'il ne serait peut-être pas allé s'excuser, cela l'aurait détendu. Puis il aurait rejoint ses amis pour leur en parler et ils en auraient longuement rigolé autour de quelques provisions dérobées à la cuisine. Mais Sirius était en train de s'envoyer sa Lily et tout le reste lui passait définitivement au dessus.

Pourtant il aurait dû faire un peu plus attention à ce qui l'entourait. Ainsi il aurait pu remarquer la silhouette qui se projeta vivement derrière une armure. Une silhouette sombre sur laquelle il aurait pu distinguer un furtif éclat de couleur vert. Et il l'aurait remarqué car un Serpentard n'avait rien à faire dans le couloir du septième étage qui menait à la Salle Commune des Gryffondor. Mais actuellement, James ne voyait rien n'entendait rien et ne désirait qu'une chose, trouver Remus pour récupérer la carte et enfin aller dépecer Sirius comme l'animal galeux qu'il était.

Aussi il dépassa l'armure complice malgré elle sans aucune inquiétude. Il n'en fallu pas plus à la silhouette pour s'extirper de l'ombre et lui jeter un Stupéfix. Le Serpentard s'approcha rapidement de sa victime, la main droite sur sa baguette, l'autre dans sa poche et les yeux scannant vivement le couloir vide afin de ne pas se faire surprendre par quelqu'un dans cette position délicate. Du bout du pied, il poussa James et le força à se retourner sur le dos. Quand ce fut fait, il grimaça et se promit de passer une nouvelle couche de cirage sur le cuir noir afin d'éliminer toute trace de son méfait.

Jetant encore quelques coups d'œil tout autour d'eux, il sortit de sa poche une petite fiole de couleur indescriptible mais qui indiquait déjà que le goût serait terrible. Il la déboucha rapidement avant de la glisser dans le coin de la bouche de sa victime. Il savait que tant qu'il serait stupéfixé, James n'avalerait pas mais il misait sur sa position et la surprise du réveil pour que le liquide coule directement au fond de sa gorge sans que trop ne soit recraché. Aussi par précaution, il vida entièrement le flacon.

- A la tienne Potter. Maintenant tu vas enfin déguster. Et crois-moi, il n'y a pas d'échappatoire, c'est Severus qui a fait la potion. Même s'il ne savait pas pourquoi je la lui ai demandée. Elle m'a couté un bras mais ça en valait le coup ! Je te souhaiterais bien une bonne chance, mais ce ne serait pas honnête. Je préfère que ta chance te quitte pour mieux apprécier ce qui va t'arriver.

Le Serpentard se releva prestement, vérifia que le couloir était toujours vide et se dépêcha de s'enfuir. Même s'il y avait toujours moins d'élèves dans les étages, il préférait éviter de se faire remarquer de trop. Même s'il venait de piéger son ennemi, il n'en restait pas moins un élève qui préférait éviter les confrontations. Lui sont truc, c'était la sournoiserie et les attaques dans le dos. Quand on se retrouve principalement à un contre quatre, on n'était pas regardant quant à la lâcheté de ses actes. On sauve ses fesses en priorité. Pour ce qui était du duel fairplay, et bien on repassera.

Il ne prit qu'un instant pour réveiller le Gryffondor tant qu'il l'avait à portée de sort avant de profiter de la confusion de celui-ci pour finir de s'éclipser. Il n'attendit pas de voir si James ingérait bien la potion, il avait prévu de le guetter un peu plus loin. Mais il ne s'en inquiétait pas non plus. Le corps humain avait des réflexes conditionnés et il ne doutait pas que sa victime avalerait le liquide machinalement. Il était bien placé pour le savoir vu qu'il l'avait déjà expérimenté, de façon non consentie.

Et comme il l'avait supposé, lorsque James put de nouveau bouger, il cligna des yeux tout en avalant un peu de ce qui avait envahi le fond de sa bouche. Oh il n'avala pas tout car il manqua de s'étouffer et se mis à tousser vivement quand la potion commença à se faufiler dans sa cavité nasale. Mais le résultat était là, son assaillant avait réussi son coup. Le Gryffondor secoua la tête quand il eut fini de tousser et de baver le liquide au goût immonde qu'il avait dans la bouche.

Il se releva en titubant en regardant l'endroit où le fuyard disparu. Que donc lui avait fait ingérer le connard de frère de son salopard d'ami ? Mais avant qu'il ne puisse y réfléchir plus, une vive douleur lui vrilla le corps et il s'effondra au sol en haletant difficilement. Il avait l'impression que son corps était en feu et qu'il était tiraillé de partout. Cela dura un certain temps. Il était prêt à affirmer que cela l'avait torturé pendant des heures mais la vérité était qu'il ne s'était tortillé sur les dalles de pierre que l'espace de quelques minutes.

Quand tout s'arrêta, il resta quelques instants de plus couché sur le col à respirer chaotiquement avant de se relever péniblement. Il avait mal partout. Tant pis pour Sirius, il avait besoin de passer à l'infirmerie. Il cligna des yeux pour enlever les larmes qui s'y étaient accumulés et qui l'empêchaient de voir correctement. Pourtant arrivé à l'escalier, il se sentait beaucoup mieux. Son malaise était passé et il ne ressentait plus aucune douleur dans ses os.

Pourtant, il jugea préférable de rendre visite à l'infirmière. Avec une potion faite par les Serpentards, il n'osait imaginer ce qui l'attendait. Il descendit prestement les étages, ne s'attardant que peu sur les regards soit méprisants, soit craintifs de ceux qu'il croisait. Après tout, un peu plus tôt il avait réussi à faire détaler un préfet avec sa seule fureur alors il n'y avait rien d'étonnant qu'on ne le regarde pas avec envie et passion cette fois. Par contre, il fut soulagé de voir la double porte de l'infirmerie se profiler devant lui.

Il la passa prestement et se dirigea tout aussi rapidement vers le bureau de l'infirmière. Il ne fit pas attention au Gryffondor de deuxième année qui se ratatina dans son lit et entra directement dans le domaine privé de Pomfresh. Il se reçut d'ailleurs un regard sévère en retour et cela suffit pour qu'il ne lui saute pas à la gorge pour être auscultée rapidement. Il déglutit doucement en la voyant s'enfoncer dans son fauteuil et le fixer en croisant les bras sur sa poitrine. Hum, pas bon signe ça.

- Et bien, que me vaut une entrée si digne d'un troll, monsieur Snape ?

Instinctivement James se retourna. Il n'avait pas eu l'impression d'être suivi mais tout à ses pensées, il n'y avait peut-être pas fait attention. Mais non, la porte était refermée et il était seul. Il regarda alors l'infirmière avec étonnement et suspicion.

- Sauf votre respect, il faudrait penser à mettre des lunettes madame, moi c'est James Potter.

- Qu'est-ce que c'est que cette nouvelle plaisanterie ? Enfin je n'ai pas le temps avec ces enfantillages, monsieur Snape, alors venez-en au fait.

Un doute prit brusquement James. Il balaya la pièce du regard avant de s'approcher de la vitrine d'une armoire à potions. Il entrevit alors son reflet et manqua de suffoquer. Servilus le regardait avec l'expression la plus stupide qu'il ne lui ait jamais vue. Dans d'autres circonstances, il aurait trouvé cela marrant mais là … sale connard de Serpentard ! Il se retourna vers l'infirmière qui l'observait avec attention.

- Il m'a polynectarisé ! Vous vous rendez compte ? Il m'a transformé en Snape !

- Je crois surtout que vous avez été victime d'un soit de confusion, Severus.

- Je suis James Potter ! Et on m'a fait prendre l'apparence de se sale Serpentard !

- Le polynectar n'est pas une potion qui se réalise facilement. Il faut avoir un certain niveau pour y arriver et surtout, avec un délai d'un mois, il faut avoir la possibilité de la confectionner sans se faire voir. Il est donc impossible qu'un élève en ait préparé seul et si une fiole avait été volée au professeur Slughorn, il en aurait fait part au personnel enseignant. Alors soyez rassuré, vous n'avez pas été polynectarisé, comme vous le dites si bien.

- Snape peut le faire ! Et il l'a fait !

- Et même si c'était le cas, pourquoi vous avoir donné son apparence ? Ce serait idiot de sa part.

- Sûrement pour que je me prenne quelques sorts de la part de mes amis … Ecoutez, je suis James Potter. Je … mes parents sont morts cet été. Mon père … mon père sur le Chemin de Traverse et ma mère à Sainte Mangouste. Je me suis retrouvé chez moi seul avec Sirius.

- Et tout le monde le sait. Cette triste nouvelle a fait la une des journaux. Et je vous prierais de ne pas vous moquer de votre camarade. Un deuil n'est pas un sujet de plaisanterie !

- Ce n'en était pas une mais une tentative de vous prouver que je ne suis pas Snape ! Raaah ! Si ! Une fois je me suis retrouvé avec le nez au milieu du ventre, une autre fois vous avez dû soigner les furoncles purulents que j'avais en grappe sur les fesses, j'ai …

- Ce sont effectivement des blessures que James a eu mais dont vous étiez responsable ! Même si personne n'a jamais eu de preuves, nous savons tous qui étaient les auteurs de tout ça.

- Je me suis retrouvé avec une queue de lapin !

- Monsieur Snape ça suffit !

- Je me suis même retrouvé avec un … pénis de lutin de Cornouilles ! … mais ça vous ne le savez pas car je ne suis pas venu vous voir, réagit James avant d'être envahi d'une certaine honte à ce rappel humiliant.

- Même si c'était le cas, il est normal que vous le sachiez vu que c'est toujours vous qui les lui infligiez !

- Non pas toujours, Black n'est pas non plus innocent.

- Sirius vous a fait quelque chose ? S'inquiéta d'un coup l'infirmière.

- Non pas lui, l'autre.

- L'autre ? Je croyais que vous étiez ami avec Regulus.

- Plutôt mourir ! Et une bonne fois pour toutes, je ne suis pas Snape mais James Potter !

- Alors prouvez-le moi ! Déjà où sont vos lunettes ? Si on vous a fait prendre du polynectar à votre insu, vous devriez les avoir avec vous !

- Et elles sont sur mon nez ! S'exclama le jeune homme en portant ses mains à ses lunettes … inexistantes. Où sont-elles ?

- On se demande, ironisa l'infirmière dont la patience était épuisée.

- J'ai dû les perdre dans le couloir quand Black m'a attaqué … En attendant, je vous jure que je vous dis la vérité ! Je suis James … Remus ! Oui voilà ! C'est un loup-garou !

- Attention monsieur Snape, le directeur vous a pourtant interdit d'en parler ! Je vais devoir lui en référer ! Avertit l'infirmière avec autorité.

- Et bien allez-y ! S'il pouvait virer ce connard de Snape, je ne le retiendrais pas !

Finalement, James sortit en claquant la porte, plus énervé encore qu'à sa sortie de la Salle Commune. Dans le couloir, il bouscula un Poufsouffle de troisième année et ne se gêna pas pour lui cracher un « barre-toi de mon chemin ». Il regarda le gosse s'enfuir presque en pleurant et trouvant enfin un avantage à être dans la peau de Servilus : pouvoir déverser sa colère sur les autres sans détruire sa réputation. Bon certes, quand il récolta quelques remarques désagréables sur son allure de pouilleux cela ne lui plut pas autant.

Arrivé près de la bibliothèque, il marqua un temps d'arrêt. Il ne pouvait pas entrer polynectarisé sinon il ne pourrait pas approcher Remus. Même s'il parlait de la carte et de sa cape, il était certain que son ami n'hésiterait pas à lui envoyer un sort cuisant dans les fesses. Alors il se cacha dans une petite alcôve, attendant que l'effet de la potion ne s'estompe tout en ruminant sur les salopards de Serpentard, sur son infidèle de petite amie et surtout sur ce connard de traitre de Sirius !

Quand l'heure arriva à sa fin, assez rapidement vu qu'il avait passé un sacré moment à l'infirmerie, James sentit son corps se crisper de douleur et le tirailler de nouveau. Quand sa transformation fut terminée, il prit le temps d'inspirer profondément pour calmer les battements de son cœur et pour reprendre sa respiration. Quand il rouvrit les yeux, il les cligna plusieurs fois pour éclaircir sa vision avant de grogner, sans ses lunettes, il n'était pas prêt de quitter le flou qu'il voyait autour de lui.

Après les avoir appelées d'un Accio et avoir attendu de les réceptionner, il se précipita dans la bibliothèque, s'attirant un regard noir de Pince. Il survola des yeux la pièce avant de grimacer. Où donc Remus pouvait-il bien être ? Il s'avança vers un groupe en train de réviser et leur demanda s'ils l'avaient vu. Il s'entendit répondre qu'il était retourné dans sa Salle Commune pour les rejoindre. Avec un soupir d'agacement il reprit le chemin du septième étage. Il aurait mieux fait d'y rester !

Bien que cela lui avait permis de ressasser son ressentiment envers Sirius plus longtemps. Ainsi il était complètement certain de lui faire la peau avec toute la fureur qu'il renfermait. Il arriva au septième étage en un temps record. Il dut par contre batailler dur avec la Grosse Dame qui, même avec le mot de passe, refusa de lui ouvrir. Elle n'avait pas apprécié d'avoir été maltraitée lors de son départ précipité. Cette confrontation n'arrangea pas l'humeur du garçon. Et quand enfin il put entrer dans sa Salle Commune, sa rage monta encore d'un cran. Ce qu'il n'aurait pas cru possible. Sauf qu'il venait de voir Sirius, les cheveux dépeignés, les joues rougies et les vêtements débraillés, se dirigeant vers les dortoirs.

- Toi ! Espèce d'immonde salopard !

Son ami se retourna et le regarda avec étonnement alors que leurs camarades de Maison, après s'être consultés visuellement pendant un quart de seconde, effectuaient un repli stratégique et sécuritaire vers leurs dortoirs respectifs. Autant ces deux maraudeurs étaient soudés comme les doigts de la main, autant là, tout de suite, vu l'état de James, il valait mieux protéger ses fesses.

- Ben mon Cornedrue, t'es encore plus ébouriffé que d'habitude et tes lunettes sont de travers. Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Ce qu'il m'arrive ? Ce qu'il m'arrive ? Il m'arrive que j'ai tout entendu !

- Euh, entendu quoi ?

- Ce que tu as fait avec Lily ! Connard !

- Oh … alors j'avais bien raison quand j'ai cru que mon miroir était actif, reprit pensivement Sirius. J'aurais dû faire plus attention. Et donc … tu sais …

- Oui je sais !

- Ecoute, je suis désolé. Je lui ai dit qu'il valait mieux qu'elle le fasse la première fois avec toi, mais elle avait tellement peur de ne pas être à la hauteur qu'elle a insisté. Et tu sais que je ne peux rien refuser à une jolie fille.

- Je vais te tuer Sirius, je vais vraiment te tuer !

- Hey calme-toi, tu vas nous faire une attaque. Ecoute, c'est vrai, je t'ai volé la première fois, mais je te laisse la place pour les autres fois hein. Et puis franchement, elle en a bien besoin car elle est loin d'être bonne si tu veux mon avis.

- Comment oses-tu ? Comment … Et où est-elle maintenant ?

- Elle vient de partir dans son dortoir pour prendre une douche. C'est que je l'ai bien faite transpirer et qu'elle est loin d'être aussi fraîche qu'un Stangulot là. Je pense même qu'elle va avoir quelques courbatures demain.

- Comment as-tu osé me faire ça à moi ?! Je te croyais mon ami mais en fait tu n'es qu'un … qu'un …

- Bon Potter tu m'agaces. Oui, Lily m'a demandé de lui apprendre à manier un balai pour pouvoir voler avec toi vu que c'est ta passion. Mais tu vas quand même pas me chier un coucou suisse pour ça ! Pour la peine, tiens, reprends ton balai, tu te le briqueras tout seul !

James resta statufié, son Brossdur dans les mains alors que Sirius le dépassait en bougonnant.

- Dire qu'en plus j'ai manqué de me faire prendre par Rusard en arrivant directement au septième en balai pour aller plus vite. Ah on m'y reprendra à rendre service tiens. J'préfère encore aller faire le maillot à Servilus ! Au moins je saurais pourquoi il me meugle dessus !

James couina de dégoût à l'idée de son ami. Il voulait bien punir Snape car c'était sa faute tout ça. Tout était toujours sa faute de toute façon. S'il s'était lavé les cheveux, il ne l'aurait pas pris pour une limace et n'aurait pas été puni. Et s'il n'était pas doué en potion, Black frère ne l'aurait pas polynectarisé. Mais de là à aller fouiner dans le caleçon du Serpentard … non sérieusement, il allait devoir réellement en parler avec Sirius.