Auteur : Trichou

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Source : Gundam Wing

Genre : Yaoi bien sûr, euh…. schoolfic

Couple : amitié entre 2 et 5, un 2+3 grandissant

Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne m'appartiennent pas..

Alors la narration sont les pensées de Duo.

Réponses aux reviews :

Atsuna : Merci à toi de m'encourager, tu m'aides beaucoup . Gros bisous.

Nane29 : Je suis énormément contente que cette fic te plaise tant et j'espère que ce chapitre te fera bien plaisir !

Voila après plusieurs mois d'absence je reprends cette fic abandonnée, j'espère que vous aimerez toujours autant.

Parle-moi.

Chapitre 7.

Depuis combien de temps je suis là ? ... Je ne le sais pas ... Je voudrais aider Grégory mais je n'arrive pas à bouger. Tous mes muscles semblent ne plus réagir à ma volonter.

Pourquoi est-ce arrivé ? Que se passe-t-il et pourquoi Wufei, pourquoi lui ... Nan je ne veux pas ça ...

Mais qu'est-ce ??

Je sursaute brutalement en sentant une main se poser sur mon épaule. Je relève vivement la tête couverte de sang mélangé avec mes larmes.

Mais quoi ? Comment ? Pourquoi est-il là ?

-Tu pourras te relever ? Me demande Trowa, penché vers moi, les mèches humides lui tombant devant le visage, le cachant encore plus.

-Euh ... Je pense oui mais ...

Je baisse vivement la tête vers le corps inerte de Grégory.

-Ne t'inquiète pas pour lui, reprends le brun en s'accroupissant après de mon ami, je vais l'accompagné à l'hopital après t'avoir emmené dans un endroit plus chaud.

Il le prend dans ses bras et m'observe d'un regard toujours neutre, comme à son habitude, comme s'il trouvait normal de retrouver deux camarades d'école en sang dans un magasin. Je me relève quand même tant bien que mal et voyant qu'il ne m'attend pas plus je le suis docilement, ne sachant réellement pas quoi faire d'autre à ce moment précis.

-Mais ! Repris-je après quelques secondes de silence dans la rue de la ville. Il faut d'abord s'occuper de Grégory avant moi ! Il est sans doute gravement blessé, je ne peux pas le laisser comme ça !!

-Ne t'inquiète pas pour ça, ma maison est sur le chemin de l'hopital. Je te conduis là et je dépose ton ami tout de suite après.

Je suis un peu surpris par son idée mais je continue tout de même à le suivre. Il pleut toujours mais aucun de nous deux ne semble s'en préoccuper d'avantage. Soudain, il s'arrête devant une porte, fouille dans sa poche en gardant Grégory contre lui. Il pousse ensuite la porte avec son coude et se tourne vers moi :

-Rentre et attends moi dans le salon, je reviens directement. Et ça ne sert a rien que tu viennes aussi, tu risques d'alarmer les infirmiers vu ton état, rajouta-t-il avant que je ne pus ouvrir la bouche.

Je rentrai ainsi dans la maison attenante aux autres dans la ville, entendant la porte se refermer doucement derrière moi. J'avançai doucement tatonnant avec ma main droite sur le mur à la recherche d'un interrupteur utile. Je finis par en trouver un et l'actionne, découvrant une trainée de lumière sous une porte à droite. Je l'ouvre doucement, passant d'abord ma tête puis le reste de mon corps et découvre la pièce qui est apparemment le salon. Une assez grande pièce avec des fauteuils qui forment un carré au centre de la pièce, plusieurs meubles contre les murs et ne comportant pas beaucoup de décorations. Une pièce vraiment simple, même trop vide à mon goût. Enfin ... Il ne me reste plus qu'à m'asseoir et attendre qu'il revienne ... J'ose à peine m'asseoir dans un canaper, les fesses sur le bord et c'est vraiment inconfortable même si il doit être très mouilleux. Les blessures se ravivent un peu mais je n'y prête pas trop d'attention, enfin j'essaie. Le temps n'avance pas ! Ou bien il prend vraiment trop de temps, c'est si grave que ça l'état de Greg ? Non il ne faut pas penser à ça ! Ca va aller ... Oui ... Surement, je ne veux pas le perdre lui aussi. Mais qu'est-ce qu'il fait ! Je ne peux rien faire !

Le claquement de porte me fait sursauter et je me lève aussi vite que je le peux alors que je vois Trowa qui rentre dans la pièce.

-Comment va Grégory ? Ce n'est pas grave ? Les médecins ont dit qu'il allait s'en sortir ?

Je ne peux m'empecher de le questionner pendant qu'il enlève sa veste sans empressement et la pose sur le dossier du canaper. Et lorsqu'il se tourne vers moi je ne peux que me taire face à ce regarde dur mais sans être méchant.

-Il passe la nuit là-bas pour qu'ils vérifient ce qu'il a. Tu n'auras qu'à le voir demain.

-Euh ... D'accord ...

Je n'ose ajouter un mot face à ce regard qui me fixe toujours. L'instant est ensuite interrompu par celui qui m'intrigue. Il s'avance vers moi jusqu'à être très proche et me prends le bras, en observant cette fois mon bras meurtri.

-Dis moi où tu as mal dit-il sans lever les yeux.

-Euh ... Ce bras, le ventre et la tête.

-Je reviens, je vais chercher de quoi te soigner. Répond-il en me lachant le bras et sortant de la pièce.

Il revient quelque minutes après avec une boite à pharmacie.

-Enlève ton t-shirt que je puisse t'aider.

Je suis si surpris par cette phrase que je ne bouge pas pendant qu'il arrange les affaires sur la table basse, et se tournant ensuite vers moi me dit :

-Si tu le garde j'aurai du mal à te soigner.

-Euh bin, je ... Je peux le faire tu sais, béguayais-je lorsque mes yeux rencontrent les siens.

-Dans ton état ça serait dur.

Je finis par accepter et enlève mon t-shirt, le posant à terre. Je le vois s'avancer vers moi et lève les yeux au plafond, sentant mes joues chauffées à une vitesse folle. Mais ce n'est rien comparé au moment où je sens ses mains parcourir mon torse en vue de déceler mes blessures. Je sens qu'il s'éloigne mais reviens quelques secondes après et applique une pommade qui me fait mal mais je ne dis rien et serre les dents. La douleur s'atténue alors lorsque je sens de nouveau ses mains sur ma peau mais cette fois pour placer un bandage sur les parties douloureuses de mon corps. Il s'éloigne encore de moi et je baisse directement la tête, observant attentivement le sol alors que je l'entends quitter la pièce. Mes joues brulent toujours autant et je ne trouve aucun moyen de faire baisser la température de ma peau.

Il revient et s'installe dans le canapé face à moi mais j'ai toujours les yeux sur le tapis.

-Merci beaucoup pour ton aide, soufflais-je alors, après un moment de silence.

-Je n'allais pas te laisser dans cet état dehors.

-Mais tu n'étais pas obligé de t'occuper de moi comme ça, dis-je en relevant la tête et plantant mon regard dans le sien comme si c'était instinctif.

Il hausse les épaules et sans un mot ressors de la pièce. Je me demande si je n'ai pas dit quelque chose qui ne fallait pas car les minutes s'écoulent et il n'y a toujours aucun bruit de sa présence. Je décide de me lever et aller voir lorsqu'il revient avec un tissu noir en main. Je sursaute et m'arrête sur ma lancée, à moitié levé.

-Tiens, tu vas attraper froid. Je t'ai trouvé un pull.

-Euh merci. Répondis-je en prenant le pull qu'il me tend.

Sans un mot de plus, je vais pour le mettre lorsque la douleur du bras et de mes cotes se révèlent plus douloureuses que je ne le pensais. Trowa semble s'en appercevoir car il s'approche de moi, s'assied à mes côtés et me prend le vêtement des mains. Sans rien ajouter, il m'aide à passer les manches avec une délicatesse qui m'étonne et, avec plus de douceur, me facilite la tâche pour passer la tête. Mais au moment où je devrais voir là lumière du salon, je me retrouve à cinq centimètres de son visage. Mes joues s'empourprent automatiquement tandis que ses mains aident le pullà descendre mon torse. Lentement, et même délicatement, ses mains remontent le long de mes cotes puis de mes bras, jusqu'à ce qu'ils encadrent mon visage. La fraicheur de ses mains me fait un bien fou et je ne peux que soupirer d'aise. Avec autant de douceur, son pouce me caresse la joue et je vois son visage se rapprocher jusqu'à ce que nos lèvres se rejoignent. Je ne peux pas bouger, non, je ne veux pas bouger. C'est si doux et si frais. Je ferme les yeux sous cette douceur qui me fait tant de bien. Je sens ensuite le contact se rompre et rouvre les yeux immédiatement. Il me fixe mais je suis déçu de ne retrouver que ce regard neutre habituel. Il s'éloigne de moi et lorsqu'il arrive près de la porte me dit :

-Je te prépare la chambre d'ami, si tu veux téléphoner à tes parents le téléhone est à côté de toi.

Et sans plus un mot il sort, me laissant seul et chamboullé.

Bon oui il m'a embrassé ... Pourquoi, ça je ne sais pas, mais il l'a fait ce n'est pas un rêve. Un merveilleux rêve qui s'est arrêté trop tôt. Aller ressaisis toi Duo !

Je me penche sur le côté, prend le combiner et compose le numéro de la maison. Aussitôt une voix se fait entendre :

-Duo ! Duo, dis moi que c'est toi !

-Oui c'est moi maman ne t' inquiète pas.

-Comme ça que je ne m'inquiète pas ? Tu as vu l'heure ! Je n'ai aucune nouvelle de toi depuis longtemps ! J'ai failli appeler la police !

-Maman ça va, calme toi. Je suis juste aller chez un ami et on a pas vu l'heure passé, je m'en excuse.

-Donc tu es sur que tout va bien ? Et c'est qui cet ami ?

-Un ami de l'école, d'ailleurs il m'a proposé de dormir chez lui vu l'heure tardive.

-Ah d'accord, oui c'est une bonne idée, avec ces délinquants pour le moment ce n'est pas sur de sortir en pleine nuit. Donc tu ne reviens à la maison que demain ?

-Oui on partira en cours d'ici directement.

-Très bien mon coeur. Mais préviens moi la prochaine fois au lieu de me faire transir comme cela !

-Oui promis maman. Bonne nuit.

-Bonne nuit, a demain.

Je raccroche et me décide à monter à l'étage à la recherche de Trowa. Je le retrouve finalement, occupé à arranger le lit et lorsqu'il se relève tout est apparemment prêt à m'acceuillir.

-Je t'ai préparer un pyjama sur le bureau là, je te réveillerai demain matin.

-D'accord, merci.

Je lui sourit mais lorsqu'il passe près de moi ce n'est que pour me dire un « Bonne nuit » sans un regard de plus et il ferme la porte derrière lui.

Je baisse la tête en me traitant de tous les noms. Comment ai-je pu croire qu'il allait me prendre dans ses bras et m'embrasser tout en me souhaitant une bonne nuit. Ca ne se passe que dans les films ces choses là et apparemment le baiser de tout à l'heure n'a aucune signification pour lui ...

Je m'avance vers le lit, soulève la couverture et m'y allonge sans me changer. Dans mon état c'est quasi impossible. J'ai du mal à trouver une bonne position. Je ne peux que rester sur le dos, moi qui ne supporte que de dormir sur le côté, c'est génial ... Enfin bon ... Bonne nuit Duo la poisse ...

A suivre ...

J'espère que ce chapitre vous a autant plus que les autres même s'il est un peu plus court désolé. Si vous avez quelque chose à dire dessus n'hésitez pas à laisser une review, ca fait toujours plaisir, merci.