Chapitre 7

7 Mars 2004

Le lendemain de la signature du contrat de mariage et de son envoi au Ministère pour approbation, Hermione transplana sur les premières marches du perron du Manoir Nott, surprise de ne pas avoir à se battre pour traverser les barrières de sécurité cette fois-ci. Une partie d'elle voulait annuler la rencontre, mais quand elle était passée voir ses parents ; qu'elle avait mangé un petit-déjeuner substantiel mais sain, pour finalement être jetée à la porte quand sa mère devint malade et supplia de ne pas être vue comme ça; le cœur d'Hermione s'était brisé. Juste devant la maison de son enfance, elle blinda ses nerfs d'acier et fit de son mieux pour préserver la dignité de sa mère puis ignora son père quand il insista pour qu'elle amène son fiancé à la maison pour dîner très bientôt afin de pouvoir commencer à planifier le mariage.

Par Godric, le mariage. Comment s'était-elle embarquée là-dedans?

- "Tu n'es pas obligée de le faire, tu sais,'' dit Theo alors qu'ils s'asseyaient ensemble dans la petite alcôve dédiée au petit-déjeuner dans le Manoir Nott.

Elle avait bénéficié d'un tour de l'aile Ouest du grand manoir qui incluait une salle de bal, deux salles à manger différentes, huit chambres d'amis, deux bureaux et une piscine. Elle savait qu'il y avait une bibliothèque et avait l'impression que Draco ou Daphné avait dit à Theo de garder ça pour la fin; comme si les livres seraient l'argument décisif qui la garderait déterminée à ne pas rompre le contrat de mariage avant d'être liée à Theo.

- "Café?'' répondit-elle, levant un sourcil interrogatif, comme si elle ne savait pas de quoi il était vraiment en train de parler. Elle fixa sa tasse en porcelaine et pinça ses lèvres pendant qu'elle tenait trois morceaux de sucre dans sa main, faisant du surplace au dessus de la surface lisse du liquide. "Ça n'est vraiment pas compliqué. Il faut juste ajouter un petit peu de lait. Tout ce dont j'ai besoin maintenant est du sucre,'' dit-elle en ouvrant sa main. "J'ai presque fini et tu veux m'arrêter maintenant?''

Theo leva les yeux au ciel et elle vit le fantôme d'un sourire excédé sur ses lèvres. "Ce n'est pas ce que je voulais dire.''

Elle sourit et lâcha le sucre dans sa boisson puis le mélangea avec une petite cuillère en argent, aspirant le liquide restant au bout de la cuillère avant de la reposer sur la table. "Je sais,'' elle acquiesça puis prit une gorgée de sa tasse, observant curieusement alors qu'il mélangeait occasionnellement le contenu de son thé, mais ne buvait pas. "Vas-tu essayer de me faire renoncer à ce mariage chaque fois que je te vois? Je ne peux pas m'empêcher de penser que ça va devenir ennuyeux au bout d'un moment; n'en fais pas une partie de tes vœux, s'il te plaît.''

Il rit doucement et elle trouva qu'elle aimait beaucoup ce son. Les Serpentards étaient compliqués et elle avait découvert qu'ils avaient tous leurs propres problèmes qu'elle adorait explorer. Pansy était froide et ne faisait pas confiance, alors lorsqu'elle avait finalement poussé la sorcière à l'emmener déjeuner dans un restaurant mordu, Hermione s'était sentie victorieuse. La première fois qu'elle avait pu forcer Draco à l'appeler par son prénom sans ton moqueur, elle avait fêté l'évènement. Faire sourire Theo lui donnait le même sentiment de triomphe.

"J'essaye juste d'être poli,'' lui dit-il.

"Je suis si horrible que ça?'' demanda-t-elle. "Je veux dire, je sais qu'on ne se connaissait pas très bien ou… pas du tout à l'école, et je suppose que Draco était plutôt pipelette quand le sujet me concernait.''

Il renifla. "Il parlait beaucoup plus de Potter, en fait,'' dit-il en roulant des yeux. "Pour un temps à ce moment-là, tous les Serpentards de notre année avaient un pari sur quand est-ce-qu'il sortirait du placard et admettrait son amour flambant pour l'Élu,'' dit-il, un léger sourire narquois sur le visage quand Hermione rit. "J'ai gagné dix Gallions de Blaise quand il a été évident que Draco était hétéro. Enfin, là encore, j'avais triché parce que je l'avais surpris à coucher avec Pansy à la fin de la quatrième année.''

Elle grimaça. "Dégueu.''

Il rit. "Et tu ne les as pas vus.''

Elle secoua la tête et prit une autre gorgée de café. "Je les ai surpris elle et Ron,'' avoua-t-elle. "Je peux toujours dire dégueu.''

Ils partagèrent un moment silencieux d'amusement avant qu'il n'admette, "Je ne t'ai jamais détestée. Je n'en ai jamais eu rien à faire du statut du sang ou toutes ces conneries.''

Son sourire disparut instantanément. "Tu étais… est… je… c'est compliqué,'' dit-elle en soupirant bruyamment. "Je ne sais pas quoi faire de toi. Tu es un Serpentard, mais - sans vouloir offenser tes amis - tu es le moins glauque et le moins enfoiré que j'aie rencontré à l'exception de Daphné.

Il sourit, clairement prenant ses mots comme un compliment. "Une fois, elle a transformé Goyle en crapaud et a essayé de faire croire à Londubat que c'était son familier. Ne penses pas que Daphné soit une innocente Serdaigle mal répartie ou quelque chose du genre. Elle est formidable.''

Les yeux d'Hermione s'élargirent au récit de l'histoire et elle se fit une note mentale de demander à Daphné et peut-être à Neville, ce qu'il en était plus tard. "Mais Draco a toujours été un crétin,'' dit-elle. "Même Blaise était un snob absolu qui n'aurait jamais donné à une Née-Moldue la moindre minute de son temps à moins qu'elle n'ait une amie sang-mêlé qu'il voulait sauter. Pansy n'a jamais été discrète quant à ses opinions,'' dit-elle avant de le regarder à nouveau, se trouvant encore une fois à regarder les variations de couleurs au fond de ses yeux. "Et là, il y a toi. Je ne sais pas qui, ni ce que vous êtes, ni où vous vous positionnez Theodore Nott.''

Il avala sa salive alors qu'il la fixait comme si elle était un puzzle qu'il voulait décrypter elle aussi.

-"Alors demande-moi,'' lui dit-il. '"Est-ce-que ce n'est pas ce à quoi ces rendez-vous café sont censés servir?''

''Nous nous marions dans un peu plus d'un mois,'' avaient dit Hermione et Theo quand ils étaient sortis de l'alcôve du petit-déjeuner la veille, contrat de mariage en main. Quand il fut clair qu'elle commençait à paniquer, Daphné prit le contrôle et insista pour que Theo et Hermione se rencontrent tous les deux, tous seuls, au moins une fois par jour pour apprendre à se connaître.

Draco s'était moqué d'elle et avait dit quelque chose comme quoi le monde ne se plierait pas toujours aux besoins d'Hermione Granger juste parce que quelque chose la mettait mal à l'aise, et puis il avait commencé à citer des statistiques sur les mariages arrangés de sang-purs et à quel point elle et Theo devraient arrêter de se comporter comme des bébés par rapport à la situation.

Elle se fit une note mentale de placer un canard dans son bureau le lundi suivant.

- "Apprendre à nous connaîttre, oui.'' Hermione acquiesca, buvant une autre gorgée de son café et notant encore une fois que Theo n'avait pas touché son thé. "Tu n'en as rien à faire du statut du sang?'' demanda-t-elle.

Il secoua la tête. "Non. Jamais eu rien à faire.''

- "Pourquoi?''

Il la fixa, incrédule. "Parce que je suis assez intelligent pour savoir queça ne signifie rien du tout?'' proposa-t-il. "Nous avons tous été éduqués par nos parents; c'est là que les enfants reçoivent les fondations de leurs connaissances. Nos parents, je veux dire les Serpentard de notre année, étaient des puristes du sang bourrés de préjugés qui étaient vraisemblablement comme ça parce que leurs parents étaient ainsi et ça continue à remonter en arrière et en arrière jusqu'à la peur originelle des Nés-moldus soit créée.'' Il secoua la tête comme si c'était un sujet dont il avait parlé avant et qu'il trouvait désolant. "Et vraiment, qui sait ce que c'était parce que tout compte-rendu détaillé a été perdu au cours des années et tordu pour servir les propos de n'importe quelle personne racontant l'histoire.'' Ses yeux se perdirent brièvement sur la Marque sur son bras.

"Nos parents nous ont appris à haïr les Moldus et les Nés-moldus. Ils ont tous ajoutés leurs petites notes sur les lessons aussi. Les parents de Daphné étaient un peu plus relâchés sur le sujet avec elle et Astoria tant qu'elles ne se mariaient pas en dessous de leur condition.''

Hermione renifla à cette déclaration. Elle tenait pour un fait avéré que les parents de Daphné étaient excités à l'idée de savoir qu'elle allait devenir la femme de Harry Potter. Certainement pas en dessous de sa condition.

"La mère de Blaise lui a appris que les Nés-moldus étaient utiles mais répugnants,'' continua Theo, levant les yeux au ciel en parlant. "Les parents de Pansy lui ont appris que les Nés-moldus étaient des voleurs de magie et devaient être punis. Draco… et bien,'' il toussota. "nous savons tous que les Malfoy ont un ego impressionnant. Il a appris qu'il était au dessus de tout le monde, ce qui évidemment incluait chacun d'entre nous; cela rendait le fait d'être son ami très difficile au début.''

- "C'est toujours difficile,'' lui dit-elle.

Il lui sourit et elle sentit un étrange serrement nerveux dans son estomac.

- "Mais on lui a dit que les Nés-moldus étaient les plus bas des plus bas et qu'interagir avec eux le salirait. Endoctrinement irréfléchi d'enfants,''dit-il avant de finalement amener la tasse de thé à se lèvres et de boire. "C'est ça qui est répugnant.''

Elle lui sourit, se demandant si toutes les conversations avec son futur mari seraient aussi intéressantes. Il était intelligent, e qui était l'un des traits que Draco lui avait donné lorsqu'il avait tout d'abord essayé de lui suggérer ce fol arrangement. Une part d'elle voulait espérer. "Et toi? Comment tu y as échappé?''

Il se crispa légèrement. "Je n'y ai pas échappé.'' dit-il et sa mâchoire se serra. "Mais mon père a essayé de m'appendre à haïr les Moldus et les Nés-moldus avec le bout d'une ceinture,'' avoua-t-il et il la vit flancher en réaction. "On dirait qu'il m'a juste appris à le détester lui et tout ce qu'il soutenait.''

Hermione resta bouche bée. "Je…''

- "N'aie pas pitié de moi.''

Elle secoua sa tête, pensant à Sirius et Remus. Au moment où le nom de Sirius avait été lavé de toute accusation, il avait déménagé du Square Grimmauld, l'offrant intégralement à Harry et avait avoué qu'il ne pourrait plus supporter de vivre dans la maison de son enfance pendant une seule seconde supplémentaire à cause de tous les souvenirs. Il déménagea avec Remus le lendemain. Les restes de maltraitance étaient évidents dans le parrain d'Harry, et Hermione avait naïvement présumé que de telles horreurs faisaient partie du passé. Mais Theo, un de des camarades de classe, avait été élevé similairement. "Je ne te prendrais pas en pitié,'' dit-elle, ne sachant pas à quel point elle croyait ses propres mots. "J'était juste surprise, c'est tout. Donc, si tu pensais comme ça, comment as-tu fini à Serpentard?''

Il secoua la tête, essayant de cacher le fait qu'elle l'avait clairement offensé. "Ça n'est pas juste une Maison pour les cons, tu sais.''

Elle fronça les sourcils. "Je sais,'' dit-elle en grimaçant. "Je suis désolée, c'était malpoli de ma part.'

- "Compréhensible,'' dit-il sur un ton de pardon. "Surtout en prenant en compte ce que ma Maison t'as fait subir à travers les années.''

- "Pas tous.'' dit-elle. "Surtout Draco et Pansy, et je leur ai clairement pardonné.''

- "Vraiment?''

Elle réfléchit à la question et soupira. "J'ai mes moments. Je peux voir logiquement qu'ils étaient juste des enfants et que pour la plus grande partie, ils ne savent faire que ça. Ils se sont améliorés avec les années, donc je suppose que c'était leurs cerveaux qui ont pris du temps à rassembler les pièces de puzzle.''

Il but une autre gorgée de conté et Hermione sourit en remarquant que la chaleur du liquide apportait un peu de couleur à ses joues. "J'ai essayé de les éduquer quand je pouvais.'' admit-il.

- "Toi?'' demanda-t-elle. "Tu es la raison pour laquelle ils ont commencé à changer?''

Il acquiesça. "Laisse-moi te demander, comment ça faisait d'être la seule personne intelligente à Gryffondor?''

Elle resta bouche bée et elle le gronda. "Ça n'est pas juste, je n'étais pas -''

- "J'étais en classe avec vous, Hermione,'' dit-il, la coupant. "Tu l'étais. Au moins au début. Le reste de ta Maison était trop occupé à jouer à la Bataille Explosive, discuter de Quidditch ou faire péter des chaudrons pour casser un livre. Tu es la raison pour laquelle ils ont commencé, n'est-ce-pas?''

Elle tenta de cacher le léger boost d'ego qu'elle avait ressenti à ses mots mais ne tente pas de nier. Elle essaya, cependant, de diminuer ses actions. "Je ne voulais pas qu'Harry et Ron échouent.''

Il rit et le son était fort et plein de vie, ce qui était bien, sachant qu'il avait toujours l'air d'être aux portes de la mort. "Tu étais tellement inquiète au sujet de leurs résultats de B.U.S.E., vraiment? '' demanda-t-il avec un sourire "Ou crevais-tu d'envie d'avoir des gens au même niveau de compréhension que toi? Quelqu'un à qui te comparer et avec qui discuter?''

Elle mordilla doucement sa lèvre inférieure pour quelques secondes et concéda, "un peu des deux.''

- "Et bien, j'étais pareil,'' dit-il. "Sauf qu'à ma connaissance, Potter et Weasley se plaignaient que tu les aides pendant que mes amis devaient payer pour le privilège de mon tutorat.''

Ses yeux s'agrandirent. "Ils te payaient pour que tu les tutore?''

"Tutorat n'était peut-être pas le bon mot,'' nota-t-il à voix haute puis il prit un moment pour trouver la bonne manière de le formuler, "Ils me payaient pour que je reste au dessus d'eux niveau études. J'étais disponible pour aider si nécessaire mais la plupart d'entre eux étaient trop fiers pour oser demander, ce qui les poussait seulement à étudier plus dur.''

Des souvenirs d'elle faisant la même chose à Ron et Harry pendant leurs six ans à Poudlard emplirent sa mémoire. Constants rappels de devoirs, rester en avance par rapport à eux pour voir s'ils avaient fini leur journaux de Divination et tableaux de constellation, ré-écrivant leurs essais et leur enseignant des charmes de vérification d'orthographe quand les plumes de Fred et George avaient arrêté de marcher. Tout du long, les garçons se plaignaient et pleurnichait parce qu'elle les maternait. "Ils te payaient pour leur faire la morale sur leurs devoirs? Comment as-tu fait ça?''

Theo sourit fièrement. "Il se peut que j'aie lancé une rumeur selon laquelle si une sorcière ou un sorcier n'obtenait pas assez de B.U.S.E., le Ministère plaçait un sort sur eux pour les transformer en Cracmol.''

Hermione renifla. "Qui croirait quelque chose d'aussi ridicule?''

- "Crabbe et Goyle,'' dit-il et elle hocha la tête en signe de compréhension. "Une fois que je les ai assez terrifiés, le mot a traversé la maison et c'est devenu une histoire de pression du groupe. Draco, Blaise et tous les autres savaient que c'était n'importe quoi mais ils n'allaient pas être les étranges prenant position contre la Maison. D'où, des scores aux B.U.S.E. corrects, des amis qui parlaient d'autre chose que de Quidditch, et des points en plus pour ma Maison parce que nous pouvions répondre à toutes les questions en classe. Quoique vous ayez mis un bon arrêt à mes plans pour gagner la Coupe des Quatres Maisons chaque année.''

- "Tu as utilisé de la propagande pour forcer tes amis à faire quelque chose de bon,'' dit-elle, secouant sa tête, choquée. "C'est… Mon dieu, est-ce-que je vais être la femme du Ministre de la Magie, un jour?''

Theo rit et secoua la tête, levant les mains au ciel en signe d reddition. "Si tu décides de ne pas m'épouser. Je suis parfaitement heureux avec mon petit monde de Briseur de Sortilèges.''

Elle sourit. "Parles-m'en.''

Il secoua la tête. "Nan. Je n'ai pas arrêté de parler. C'est ton tour. Parle moi de ton boulot.''

Elle but une autre gorgée de son café qui devenait finalement froid. "Je travaille dans le Département de Régulation et de Contrôle des Créatures Magiques.''

- "Division Êtres, c'est ça?'' demanda-t-il et elle acquiesça. "Pourquoi cette Division? Je ne voudrais pas te confondre avec le reste des filles de notre année qui étaient fans de licornes, mais en général les gens se dirigent plutôt vers la sections animaux dans le DRCCM, non?''

Elle leva les yeux au ciel. "C'est parce que chaque petit garçon veut être dresseur de dragons quand il sera grand et que ceux qui ne sont pas sélectionnés veulent réguler et restreindre ceux qui le sont. Je suis allée dans la Division Êtres pour aider à prendre position pour les droits des loup-garous et des elfes de maison.''

Un sourire en coin se dessina sur le visage de Theo. "Je me souviens du problème des elfes de maison, à l'école. Tu les avais tous terrifiés, tu le sais, ça?''

Elle rougit au souvenir, et fixa attentivement ses pieds. "Maintenant, oui.''

- "Donc tu n'essayes pas de tous les libérer?'' dit-il, la titillant. "Pixy risquerait d'avoir une très longue conversation avec toi sur ce sujet.''

- "Non'', lui-dit-elle. "Je n'aime pas l'idée de posséder des elfes ou n'importe quel Être. Mais j'ai fini par respecter les liens qui sont présents entre des elfes de maison et des sorciers. Maintenant, j'essaye juste de m'assurer qu'ils sont bien traités. Je crois que Pixy est bien-traitée''

- "Pas grâce à moi,'' admit Theo. "Elle prend soin de moi.'', dit-il, mais son ton n'impliquait pas la façon habituelle dont un elfe de maison prenait soin de son maître. Il avait en fait l'air coupable de ses mots, comme s'il était un fardeau pour son elfe. "Et au sujet de sloups-garous?''

Hermione sourit. "Notre professeur de Défense de troisième année était… euh… est un loup-garou. Il est maintenant directer du DRCCM et un très bon ami.''

- "Donc tu as un intérêt personnel,'' dit Theo en finissant sa tasse de thé."Dis-moi, est-ce-que tous les Gryffondors se baladent comme ça dans la rue en sauvant des gens?''

Elle haussa les épaules. "Certaines personnes ont besoin d'être sauvées.''

Il fronça les sourcils. "Comme moi.''

Elle le fixa pendant un moment, notant qu'il n'y avait plus de thé et elle se sentit comme si elle avait contribué à quelque chose d monumental en le distrayant assez longtemps pour qu'il le boive. Ca n'était pas du tout nutritif mais il avait l'air tellement mal et elle n'arrivait pas à penser à sa mère, si elle était passée par ces morceaux de maladie ou elle ne pouvait rien boire ni manger.

Cette pensée la faisait souffrir et elle tenta de refouler ses émotions avant que Theo ne commence à poser des questions.

- "Si ça te fait plaisir,'' dit-elle doucement, "peut-être qu'un jour, je te laisserais me sauver.''