Coucou ! Le chapitre 7, qui est différent des autres ! En effet, dans celui-ci, on découvrir quelques autres élèves de Poudlard, donc pas d'Hermione mais un peu de Neville. A la base je devais faire un chapitre sur lui mais je ne trouvais rien à dire... Bon il est quand même un peu présent et puis vous allez découvrir qui était le client !
J'aurais pu poster ce Chapitre un peu plus tôt mais j'avais une Song-Fic en tête et je n'arrivais pas à écrire autre chose que cette song-fic (que j'ai d'ailleurs postée sur Fanfic, vous pouvez aller la voir, elle s'intitule "Hands, Jewel", et a pour sujet le début du couple Lily&James, au bord du lac de Poudlard) donc j'ai un -petit- jour de retard !
Pearl Cavendish avait toujours été fière de ce qu'elle était. Fière d'être issue de l'une des plus longues lignées de Sang-Purs, fière d'être immensément riche, fière d'être à Serpentard, fière d'être plus belle que toutes les autres filles qu'elle avait croisées jusque-là, et surtout, fière de se savoir la meilleure. Quand Pearl Cavendish voulait quelque chose, elle l'obtenait toujours, et cela lui permettait de fixer ses objectifs très hauts.
Mais lorsqu'elle reçut sa lettre de Poudlard, sa dignité fut mise à rude épreuve. Car, hormis la lettre de convocation et la liste des fournitures scolaires, il n'y avait rien. Elle releva les yeux vers le nom de l'élève, persuadée qu'il s'agissait d'une erreur et que sa lettre avait été échangée. Mais c'était bien son nom qui était inscrit à l'encre verte au-dessus du parchemin et sur l'enveloppe. Elle resta un instant figée dans sa chambre, sans savoir comment réagir. Ses parents l'attendaient en bas, dans la salle à manger, comme chaque jour, pour le déjeuner. Non, rectifia-t-elle en pensées, ils ne l'attendaient pas elle, ils attendaient son insigne de préfète. Parce qu'évidemment, elle avait eu le malheur de convoquer un elfe sitôt qu'elle avait eu la lettre entre ses mains pour lui dire qu'il faudrait envoyer quelques serviteurs en courses cette après-midi, ce qui signifiait que ses parents étaient au courant de l'arrivée de la lettre, et pire que tout, cela signifiait qu'elle n'avait pas le temps de s'arranger pour changer cette situation humiliante. Elle n'avait pas le temps d'envoyer une lettre à Dumbledore et Slughorn pour crier au scandale et demander réparation. Se préparant au pire, elle sortit dignement de sa suite pour aller déjeuner.
Ils l'attendaient déjà, chacun assis à un bout de l'immense table. Sa mère lui adressa un sourire séduisant tout en se faisant servir des langoustines.
-Alors, chérie, tu as préféré faire astiquer ton insigne avant de le porter ? Tu as raison, on ne sait jamais qui peut l'avoir touché, avec tous ces moldus qui traînent dans Poudlard…
-En fait, mère, répondit Pearl en agrémentant son plat de sauce, il semblerait que notre maisonnée ne soit plus digne de cet honneur.
-Chérie, très chère, que veux-tu dire ?
-Je veux dire, mère, que je n'ai pas reçu d'insigne.
-C'est inadmissible ! tonna son père. Tout le monde l'a toujours eu dans la famille et voilà que ma fille, ma propre fille m'annonce qu'elle a été évincée ! Pearl, monte ta chambre, tu y es consignée jusqu'à nouvel ordre.
-Bien, père, je comprends votre fureur, s'inclina Pearl.
-Urban je vous en prie, elle n'est coupable de rien, la défendit sa mère tandis qu'elle quittait la pièce.
-Od, je blâme ma fille si j'estime que le besoin se fait ressentir. Elle a failli à son devoir, et doit en payer les conséquences. Je ne sais même pas si je vais la renvoyer dans cette école. C'est un affront, une décadence ! Il est temps qu'elle apprenne à se surpasser. Si elle n'est pas capable d'obtenir un insigne, à quoi pourra-t-elle parvenir ?
Les voix de ses parents s'étouffèrent lorsque Pearl referma la porte de son antichambre et elle ne put saisir la suite de leur conversation. Depuis que ses frères n'habitaient plus à la maison, le poids qui pesait sur ses épaules était de plus en plus important. Étant la dernière de sa famille, et une fille qui plus est, elle devait faire honneur à son nom. Jusque-là, elle avait parfaitement réussi chaque épreuve, étant de nature méfiante elle ne se laissait pas facilement berner, et son intuition, qui était presque un don chez elle, l'avait beaucoup aidée. Mais, pour la première fois, elle avait échoué. Pearl ne connaissait pas le mot échec. C'était pour les faibles, et elle n'était pas faible. Avec une volonté nouvelle, elle songea en relevant fièrement la tête qu'il n'était pas nécessaire d'être préfète pour accéder au rang de Préfète-en-Chef. La tâche serait encore plus dure, et semée d'embûches, mais elle y arriverait. Elle n'échouerait pas une seconde fois.
Rien, pas même le fait de découvrir qu'elle avait été évincée au profit de Tawanee, l'une de ses amies proches, dont les origines, bien que sorcières depuis des générations, étaient douteuses, ne put ébranler sa détermination. Elle y parviendrait.
ooooo
Sirius Black referma la porte du compartiment, hilare.
-Il n'empêche que nous avons raison ! Tu pinces pour Lily ! Et depuis un moment je pense…
-N'importe quoi ! Avant j'étais avec Rubbie !
-Je pense que tu as toujours considéré Rubbie comme une amie et rien de plus. Et je suis persuadé que notre nouvelle préfète occupe une grande place dans ton cœur, avoue-le, James !
-Sirius, laisse-moi tranquille.
Sirius se tut et sortit un parchemin de ses affaires. James avait commencé une discussion avec Peter mais continuait de surveiller son ami du coin de l'œil, aussi Sirius lui adressa-t-il un clin d'œil pour le rassurer.
Elle est jolie, Evans, pas vrai ? Surtout quand elle te dit de la fermer…
Il envoya le parchemin vers James d'un coup de baguette. Celui-ci le lu, soupira et rédigea une brève réponse avant de renvoyer le parchemin à son meilleur ami.
Oui, elle est jolie. T'es content ?
Ravi, tu veux dire. La nouvelle ne te plaît pas alors ?
T'es intéressé ?
Je sais pas…
Aller, je t'ai bien dit, moi !
Pas pareil. Ça fait des mois que tu l'aimes et des années que tu la connais. Moi, je l'ai juste aperçue.
Et ?
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! T'as même pas nié que ça fait des lustres qu'Evans te fait craquer !
Tu cherchais juste à me faire écrire ça ?
Je ne suis pas ton meilleur ami pour rien…
James releva la tête et dit en souriant :
-Ça, c'est sûr…
Peter interrompit son monologue en comprenant que personne ne l'écoutait.
-Qu'est-ce qui est sûr ?
-Rien, répondirent les deux garçons d'une même voix.
Remus revint un peu plus tard et eut toutes les peines du monde à calmer James et Sirius qui voulait aller frapper Dwight, le Préfet de Serpentard, qui avait fait des réflexions douteuses sur la qualité du sang des Préfets de Gryffondors, et la santé fragile de l'un d'entre eux.
-C'est exactement ce qu'il veut, il vous provoque, il faut rester calme, et là, il comprendra que…
-Ouais, ben en attendant il mériterait d'être réduit en charpie, grogna Sirius. Lui et son clan de futurs Mangemorts.
Le train arriva à Poudlard quelques heures plus tard, et en sortant du Poudlard Express, les Maraudeurs furent bousculés par Dwight, Gordon, Kochen et Dolohov, tandis que Rogue les regardait en ricanant.
-Ils tombent bien, ceux-là, grommela Sirius en sortant sa baguette, imité par James.
-Ne me dis pas qu'on t'a fait mal, Potter ? Ça serait tellement dommage pour l'équipe de Gryffondor…
-Le vrai problème, c'est ce que tu as dit à Remus, tout à l'heure, répliqua James.
-Oh, mais c'est touchant tu veux défendre la Sang-de-Bourbe ? Lupin ne pouvait pas le faire tout seul ? Il est peut-être trop faible, dit Dwight en insistant sur le dernier mot.
Sirius se jeta sur lui, mais Dwight l'évita. Il se sentit tiré en arrière et brandit son poing, prêt à défigurer le lâche qui l'attaquait par derrière lorsqu'il reconnut la voix de Remus :
-Laisse, c'est exactement ce qu'il cherche. Et si tu réagis comme ça, il va se dire qu'il a visé juste.
-Tu n'as pas tort, reconnu Sirius en se relevant. Je ne sais vraiment pas comment tu fais pour rester calme et arriver à raisonner comme ça, Remus.
Remus esquissa un petit sourire puis lui désigna une calèche de la main. Les garçons montèrent dedans, mais Sirius eut le temps d'apercevoir son frère qui l'observait d'un air satisfait et moqueur. La calèche se mit en route et les amena jusqu'à Poudlard.
Enfin chez moi, pensa Sirius devant le château illuminé.
ooooo
Neville Londubat regarda partir le Poudlard Express avec un pincement au cœur. Il était seul, maintenant. Il tourna les talons et franchit la barrière 9 ¾. De retour dans le monde Moldu, il marcha jusqu'à une rue adjacente où se trouvait la boutique d'un botaniste avec qui il avait rendez-vous.
Son entretien terminé, il retourna à Pré-au-Lard. Il trouvait bizarre, encore deux mois après, d'habiter ici. Mais, d'un autre côté, c'était rassurant. Parce qu'il avait ainsi la sensation de ne pas quitter Poudlard, ou du moins, pas totalement . En réalité, il aurait aimé ne jamais avoir à quitter Poudlard. C'était le seul endroit où il se sentait chez lui, le seul endroit où il avait la sensation de pouvoir apporter quelque chose aux autres.
Il déverrouilla la porte, et entra chez lui. Ce n'était pas une grande maison, elle était très petite, mais suffisante pour qu'il puisse y établir son commerce et gagner l'argent nécessaire pour payer la scolarité d'Hermione, le loyer, et pouvoir acheter à manger. Son métier lui plaisait beaucoup, mais le fait qu'il n'ait aucun diplôme à présenter était un inconvénient majeur, car ses clients hésitaient beaucoup avant d'acheter.
Les semaines passèrent, sans qu'aucun événement notable n'intervienne. La vie suivait son cours. Jusqu'au jour où…
Deux clients entrèrent. Ils étaient grands, massifs, vêtus de noirs. Ils entrèrent sans hésiter par la porte ouverte et se dirigèrent vers le bureau de Neville où celui-ci était en train de ranger des papiers.
-Nous désirons une Pericumortalus, déclara le plus grand des deux.
Neville le regard d'un air étonné et un peu inquiet.
-C'est une plante très rare… Mais surtout très dangereuse.
-Nous le savons ! Si vous n'avez pas ce que nous demandons, vous perdez une occasion de gagner de l'argent, susurra-t-il. Beaucoup d'argent.
-Ce n'est pas une question d'argent, répliqua Neville, mais une question de sécurité. Je ne peux pas vendre ce type de plante à n'importe qui.
-Nous connaissons les caractéristiques de la plante. Quel est votre prix ?
-Votre nom, et votre adresse d'abord. Je tiens à préciser que je devrais effectuer trois visites de sécurités une fois que je vous aurai vendu la plante. Et il faut que vous me précisiez l'usage de la plante, répondit Neville, inébranlable.
-C'est un intérêt purement scientifique.
-Votre profession ?
-J'ai des collègues botanistes.
Neville retint un soupir en comprenant qu'il n'obtiendrait rien du client qui lui faisait face. L'autre homme, quant à lui, restait silencieux et n'avait pas dit un seul mot depuis qu'il était arrivé.
-Très bien. Veuillez m'écrire votre nom et votre adresse dans le registre, s'il vous plaît.
L'homme s'exécuta puis demanda :
-Quand pourrons-nous avoir la plante ?
-Je n'ai pour l'instant que des graines, vous comprenez bien que je ne peux pas garder de telles plantes en permanence. Je pense que vous pourrez venir la prendre dans un mois, lorsqu'elle sera à maturité.
-Un mois ? Je ne peux pas attendre aussi longtemps.
-Avec un supplément, je pourrais utiliser des sorts de croissance, ce qui diviserait par deux le temps d'attente.
L'homme sortit une bourse et la vida entièrement sur le bureau de Neville.
-Pas un mot de ceci à qui que ce soit.
Et il tourna les talons, et sortit dans la rue avec son accompagnateur. Neville reprit le registre et y chercha le nom de l'homme. Dans la petite case, à la fin de page, était écrit Mulciber…
ooooo
James Potter regardait Lily rire aux éclats avec Rogue, sur un banc de pierre, contre le château. Elle était encore plus belle quand elle souriait, son visage s'éclairait, et elle penchait légèrement la tête en arrière en riant. Ses longs cheveux roux encadraient son visage, et frôlaient l'épaule de Rogue. James se sentit soudain furieux, d'autant qu'il était de notoriété publique que Rogue n'était pas une personne qu'on pouvait qualifier de fréquentable, et encore moins d'ami. Il était toujours plongé dans des livres de magie noire, et connaissait plus de maléfices interdits que n'importe qui. Et, comble de l'ironie, il ne cachait pas sa révulsion pour les nés-Moldus. Pourtant, c'était lui, et non James, qui parlait à cet instant à Lily, et James en vint à se demander ce qu'elle aimait chez Rogue.
Certains auraient pu penser que c'était parce qu'elle était gentille qu'elle restait avec Rogue, qu'elle ne voulait pas le voir seul, mais ce n'était pas le cas. Lily était gentille, certes, mais elle n'était pas un ange non plus. Elle n'avait pas sa langue dans sa poche, et ne se gênait pour rabrouer toute personne qui lui manquait de respect, et c'était d'ailleurs cette raison -et ses talents en potion, évidemment- qui faisait d'elle la chouchoute de Slughorn.
Sirius regardait son meilleur ami, qui semblait perdu dans ses pensées, et jeta un coup d'œil vers le banc où étaient assis Lily et Rogue.
-Tu devrais aller lui demander.
James acquiesça mais dit :
-Quand Servilus sera parti. Ce type me dégoûte.
Sirius hocha la tête. Beaucoup de gens voyaient James comme un frimeur qui se moquait de Rogue pour s'amuser, néanmoins Sirius savait que c'était bien plus profond que cela. James haïssait Rogue pour ce qu'il représentait, pour ce qu'il était et pour les idées en lesquelles il croyait, mais James cachait cela sous une certaine désinvolture.
Une troupe de Serpentards de cinquième année sortirent du château, et Rogue se leva d'un bond, et les rejoignit. James avança vers Lily qui rangeait un livre posé sur le banc dans son sac.
-Qu'est-ce que tu me veux, Potter ?
-Lily, je… Est-ce que tu veux sortir avec moi ?
Lily, qui était en train de fermer son sac s'arrêta soudainement et le regarda froidement en clignant des yeux.
-Pardon ?
Le ton de sa voix n'était guère encourageant et elle semblait à deux doigts de piquer une crise.
-Est-ce que tu veux sortir avec moi ? répéta James en faisant son possible pour rester calme.
Lily garda le silence, puis éclata, comme une bombe à retardement.
-Tu te fiches de moi, Potter ! hurla-t-elle. Ça te fait rire, c'est ça ? Tu ne pensais quand même pas sérieusement que j'allais dire oui ?
Sa voix atteignait dangereusement les aigus, mais plus que tout, c'était l'incrédulité qui perçait dans ses cris.
-Mets-toi bien ça dans la tête, espèce d'imbécile narcissique. JE-TE-DÉTESTE. Qu'est-ce que tu ne comprends pas là-dedans ?
Ses amies, qui étaient assises un peu plus loin, arrivèrent en courant.
-Qu'est-ce qu'il y a Lily ? demanda Kim.
-Ce… cet idiot m'a… non mais vraiment ! lança-t-elle. Quel crétin ! fit-elle en s'éloignant.
-Qu'est-ce que tu as fait à Lily ? rugit Kim.
-Rien… je lui ai juste demandé…
-Demandé quoi ? Je te préviens, si jamais tu lui as parlé de… de son sang ou ….
Elle baissa la voix.
-Ou de sa famille…
-Quoi ? Mais pas du tout ! Je lui ai juste demandé si elle accepterait de sortir avec moi !
-Attends, on va le refaire. Tu as demandé… à Lily Evans de sortir avec toi ? Tu es encore plus bête que je ne le pensais.
Mary et Delia, qui se tenaient derrière elles se mirent à rire, mais Hermione, restée en retrait, demeurait silencieuse et songeuse.
-Faut vraiment que tu te fasses soigner, Potter. Elle te déteste !
Sirius arriva à ce moment-là pour défendre son ami.
-Justement, on dit toujours que la haine est une forme d'amour…
Rogue les observait, un peu plus loin, seul, à l'écart, ayant visiblement abandonné ses camarades. Les filles s'éloignèrent et Rogue s'approcha, passant devant Sirius et James.
-Un idiot et un malade… La réputation des Gryffondors n'est qu'un leurre…
-Qu'est-ce que tu insinues ? rétorqua Sirius.
-Voyons, fit Rogue d'une voix doucereuse, tout le monde sait que Lupin cache une maladie… étrange.
Sirius poussa un rugissement avant de brandir sa baguette devant Rogue.
-Retire ce que tu as dit. Maintenant !
-Non.
-Oh que si, Servilus, intervint James.
À cet instant, McGonagall apparut dans la cour et Rogue s'éclipsa.
-Il va payer, promit James.
ooooo
Maud Morehead était connue pour être l'une des meilleures élèves de son année. Ce qui, en connaissant sa maison, n'était pas si étonnant. Non, ce qui étonnait les gens, c'était quelle aimait se trouver dans situations aventureuses, et bien qu'elle prêta beaucoup d'attention au règlement, elle l'enfreignait souvent. Malgré tout, elle avait été nommée préfète, mais après tout, nombre de personnes prétendaient que Dumbledore devenait fou.
Elle savait que son insigne allait lui causer plus de réprimandes de la part des professeurs, qui attendaient d'une préfète un comportement exemplaire. Mais Maud n'était pas faite pour être sage et disciplinée. Même si elle n'osait pas provoquer élèves et professeurs, même si elle n'avait presque jamais été en retenue, elle avait une âme de rebelle, et c'était peut-être bien pour cette raison qu'elle était irrévocablement attirée par Sirius Black.
Elle s'estimait chanceuse, néanmoins, puisque Sirius n'adressait pas la parole aux bons élèves, mais il avait dû deviner ses goûts pour l'interdit, car sinon il ne se serait sans aucun jamais soucié d'elle.
Elle aimait son rire un peu étrange, ses cheveux noir, son air malicieux et aristocratique, son côté rebelle, sa gentillesse. En fait, il n'y avait pas grand-chose qui ne lui plaisait pas chez lui.
Elle retournait à la tour de Serdaigle quand elle les vit, lui, ses amis, et Rogue.
Rogue marchait dans le couloir, seul, avançant vers elle, et plus loin se tenaient les Maraudeurs. Ils riaient mais quand ils la virent, lui firent de grands gestes, et elle comprit qu'elle devait s'écarter. Elle obéit, peu désireuse de tomber dans l'un de leur piège destiné au Serpentard. Au moment au Rogue la croisa, une dalle disparut de sous ses pieds, remplacée par une étrange matière, souple et quadrillée, qui le fit rebondit vers le plafond, où sa tête se cogna. Dès que son crâne toucha le plafond, une corde apparut et se noua autour de son cou. Rogue était suspendue à plus de quatre mètres de hauteurs par une corde pour pendu. Son visage bleuissait légèrement et Maud, malgré son aversion pour le Serpentard ne put s'empêcher de s'écrier :
-Il va mourir étouffé !
-Mais non, ne t'inquiètes pas pour lui, c'est une corde magique, ça va juste le serrer un peu, la rassura Sirius avec un sourire étincelant après avoir lancé un sort de mutisme à Rogue.
-Et on va lui jeter un sortilège d'amnésie pour qu'il ne se souvienne plus que c'est nous qui l'avons coincé là-haut, ajouta Peter.
-Oh, vraiment ? Et vous pensez que personne ne devinera que c'est vous ? C'est vrai qu'il y a foule d'élèves qui iraient imaginer un piège aussi tordu pour coincer leur ennemi…
-C'est un compliment ? demanda Sirius.
-Tu peux le prendre comme tel, répondit-elle en haussant les épaules.
-Tu es une Serdaigle plutôt spéciale…
-Je dois le prendre comment ?
-Comme un compliment, bien sûr !
-Au fait… Qu'est-ce qu'il vous a fait pour se retrouver coincé là-haut ?
Les quatre garçons se dandinèrent, mal à l'aise.
-Tu ne comprendrais pas…
-Je suis à Serdaigle, qu'est-ce que je ne comprendrais pas ? N'oublie pas que mon cerveau est supérieur au tient, Patmol, fit-elle, narquoise.
Elle était la seule à utiliser les surnoms des Maraudeurs, bien qu'elle en ignora la signification, elle ne s'en souciait pas.
-J'entends du bruit, intervint Remus.
Maud se tourna vers lui, étonnée.
-Je n'entends rien du tout, mais si tu le dis…
-On devrait se dépêcher, affirma-t-il.
-Très bien… Oubliettes ! lança James.
Sirius saisit le poignet de Maud et l'entraina avec lui, en courant, suivit des Maraudeurs.
-Plus vite ! dit Remus.
Sirius se jeta vers un mur qui pivota. Ils se trouvaient dans une petite cavité, humide et sombre.
-Lumos, murmura Maud. Tu peux lâcher mon poignet maintenant, Sirius.
-Je pensais que ça te plaisait…, fit Sirius, d'un air anodin.
Maud leva sa baguette entre leurs visages pour le regarder.
-La main, éventuellement, pas le poignet.
-Comme ça, c'est mieux ? demanda Sirius en souriant.
-Mm, répondit-elle tandis que les trois autres garçons s'enfonçaient un peu plus dans la cavité, révélant un étroit passage.
Sirius la regarda fixement puis l'embrassa, tout à coup.
-On ferait mieux d'avancer.
-Oui, répondit-elle en lui adressant un grand sourire. Mais je ne lâche pas ta main.
Ils parcoururent une cinquantaine de mètres avant de se retrouver dans un couloir désert.
-Quelqu'un arrive, dit Remus.
-James, ta cape s'il te plaît, demanda Sirius.
James se retourna et regarda la main de son meilleur ami dans celle de Maud.
-Je comprends. Tiens, lui dit-il en la lui lançant.
-Que… ? interrogea Maud, mais Sirius la fit taire.
-Une cape d'invisibilité, lui répondit-il. Tu vas avoir des ennuis si on te voit ici. N'oublie pas que tu es préfète, ajouta-t-il avec un sourire narquois.
-Je n'oublie pas, dit-elle en lui tirant la langue. Lunard devrait se cacher aussi si on a assez de place, il est préfet lui aussi.
-Il y a assez de place, mais ça ne me dérange pas, assura Remus.
-Bon, et maintenant, tais-toi, dit Sirius en recouvrant Maud d'une cape juste au moment où Flitwick et McGonagall surgissaient.
ooooo
Neville Londubat s'assit dans le fauteuil, tourmenté. Hermione venait de repartir avec James, Sirius, Remus et Peter. Elle lui avait encore demandé qui était venu la dernière fois qu'elle lui avait rendu visite. Il ne pouvait pas le lui dire. Il n'allait tout de même pas lui dire que des Mangemorts étaient entrés chez lui pour acheter une plante extrêmement dangereuse, libérant du poison à la surface de ses feuilles, mais avec des vertus incroyables pour des potions compliquées, et avaient usé d'intimidation pour obtenir ce qu'ils voulaient.
Sauf qu'ils ne pouvaient pas se douter que Neville ne craignait pas les Mangemorts. Après avoir vécu huit mois en compagnie de deux tortionnaires, s'être battus en cachette dans l'école, s'être infiltré au péril de sa vie -et de celle de sa grand-mère- dans les cachots pour délivrer les premières années et avoir tenu tête à Voldemort en personne, et expédié son serpent en enfer, il en fallait beaucoup pour l'intimider.
Dans son époque, il était un héros. Un héros que tout le monde pensait brave et sans peur. Seul Hannah savait qui il était réellement. Il était ce garçon qui pleurait devant le lit de ses parents, à Sainte Mangouste, et qui s'était battu pour les venger, eux. Son ventre se noua lorsqu'il pensa à Hannah. Il n'avait pas de photo d'elle avec lui, et par moments son visage s'effaçait, et il se rappelait seulement de ses cheveux blonds. Il devait fournir un intense effort de concentration pour se remémorer son visage, son rire, sa voix. Quand la reverrait-il enfin ?
Ici, il n'était personne, il était seul, sans Hannah, sans famille, sans l'univers qu'il connaissait. Il savait que ses parents étaient là, encore eux-mêmes et avait dû plus d'une fois résister à l'envie d'aller les observer, pour voir s'ils étaient bien ceux que tout le monde disait.
Mais, malgré tout cela, Neville n'avait pas cédé en comprenant qui était son client. Il n'allait pas donner une telle arme aux sbires de Voldemort. Il avait augmenté le poison de la plante, de sorte qu'elle irradiait des substances toxiques qui tuaient à long terme, et avait perdu ses propriétés tant recherchées pour les potions. Il ne serait pas dit que Neville Londubat avait collaboré avec des Mangemorts.
Il avait décidé de ne rien dire à Hermione. Il jouait un jeu dangereux et il ne voulait pas qu'elle courre le moindre risque.
Plusieurs fois, il avait revu l'homme qui avait accompagné Mulciber dans Pré-au-Lard, devant une petite boutique tenue par une vieille dame aigrie qui l'avait accusé d'être un Mangemort la seule fois où il y était entré. Il frissonnait en revoyant l'homme en noir debout, dans la rue, à observer le magasin. Si la vieille dame ne lui inspirait aucune sympathie, songer que sa mort était peut-être imminente ne le rendait pas plus heureux.
ooooo
Tawanee Prescott patrouillait dans les couloirs, malgré l'heure tardive. Elle savait que si jamais quelqu'un la voyait elle pourrait toujours prétexter une ronde. Être préfète, ça apportait bien des avantages. Elle avait été stupéfaite de découvrir son insigne dans l'enveloppe, et très contente, il fallait bien le reconnaître, d'avoir été choisie à la place de son amie Pearl. Après tout, Pearl était immensément riche, issue d'une longue lignée, et très orgueilleuse, tandis que Tawanee était manipulatrice, et éprouvait un besoin constant de se savoir admirée. De plus, son nom ne figurait pas dans la généalogie des lignées de Grande-Bretagne, à cause de la bêtise son arrière-arrière-arrière-grand-père. Heureusement, aujourd'hui plus personne ne se souvenait ce qui avait éloigné sa famille de cet honneur, et ils avaient réussi à regagner le respect de tous.
Tawanee marchait donc dans les couloirs quand elle entendit des voix derrière le mur. Elle s'arrêta. Derrière le mur ? Quelque chose grinça et elle courut vers l'origine du bruit. Elle arriva dans un couloir, où cinq personnes se trouvaient. Potter, Black, Lupin, Pettigrow et Puckle. Parfait.
-Et bien, on sort du château en douce ? lança-t-elle, les faisant sursauter.
Elle les vit échanger des regards inquiets et sut qu'elle avait visé juste. Sauf que hormis la statue de la sorcière borgne, il n'y avait rien dans ce couloir.
-Le truc, c'est que tu n'as pas remarqué que tu es seule contre cinq, constata Black.
-Ah, oui c'est vrai, le légendaire courage des Gryffondors ! Tu me flattes, Black, je ne savais pas que tu me pensais capable de me battre en duel contre cinq Gryffondors ! Vous devez être terrifiés à l'idée de m'affronter !
-Prescott, je te conseille ne pas nous provoquer, répliqua Potter.
-Dommage, c'est déjà fait ! Et puis, il faut bien que quelqu'un vous rende la monnaie de la pièce après ce que vous avez fait à ce pauvre Servilus. Il paraît que son visage était tout violet quand les profs l'ont délivré. Ce n'est pas que je le plaigne, mais disons que je l'ai pris comme un affront à notre maison, alors… pour commencer j'enlève vingt points à chacun d'entre vous.
-Tu ne peux pas m'enlever des points, fit remarquer Lupin.
-Alors ça se réglera entre nous deux !
Tawanee lança un maléfice cuisant à Lupin qui le bloqua sans peine. Elle remarqua que les amis de ce dernier ne semblaient pas inquiets de le voir se battre tout seul, contrairement à ce qu'elle avait pensé. Alors qu'ils s'échangeaient divers maléfices, l'un d'entre eux la frappa, et elle sentit un petite brise passer sur sa tête. Elle passa la main dans ses cheveux mais ne toucha que son crâne lisse… Elle hurla en comprenant que Lupin lui avait jeté le sortilège de crâne chauve, et lui lança divers sorts ainsi qu'à ses amis, se moquant complètement du fait qu'elle était en sous-nombre.
Mais, alors qu'elle venait d'éviter un sortilège de stupéfixion, elle vit Lupin se figer soudainement et murmurer quelque chose à l'oreille de Pettigrow. Elle leur lança un maléfice qu'ils contrèrent, la faisant chanceler tandis qu'une voix nasillarde se faisant entendre.
-Élèves hors du dortoir ! Une retenue ! Une retenue !
Elle se retourna, furieuse, et cria tandis que les Gryffondors s'échappaient en courant :
-Sûrement pas, espèce de sale Cracmol ! Stupéfix !
Elle retourna à grands pas vers les cachots, sans accorder un regard à Rusard, étendu par terre, furieuse de la fuite des Gryffondors. Elle passa devant plusieurs cachots abandonnés, d'où une odeur putride s'échappait pourtant. Fronçant le nez, elle ouvrit la porte de l'un d'entre eux et découvrit Mulciber, devant un chaudron, ainsi que Mcdonald, attachée par des chaînes au mur, rouge de sang.
-Dégage, grogna Bronach Mulciber en se retournant.
Elle referma la porte et partit à la salle commune. Elle se moquait complètement du sort de Mary Macdonald.
Bon, maintenant vous connaissez le client de Neville ! (Olivia : Tu en avais parlé au 4, et oui, Neville a des clients Mangemorts...) Il s'agit donc de Mulciber -le père du Mulciber de Poudlard.
Petites questions ^^ : Quel est votre personnage préféré parmi ceux du chapitre (ça peut être un "méchant" ^^) ? Que pensez-vous qu'il va arriver à Mary Macdonal (cf fin du chapitre) ? Du couple Maud&Sirius (que vous découvrirez un peu plus dans l'histoire) ?
Et pour finir : Reviews (ça motive hyper beaucoup...) :p et à la semaine prochaine (j'espère !)
