Hey tout le monde et les petits nouveaux ! :D

J'avais vraiment envie de vous poster ce chapitre 7 un peu plus tôt !

Côtés nouvelles, je viens de finir d'écrire le chapitre 18 et tous les autres sont entièrement corrigés bla-bla-bla ^^ mais je préfère me laisser une looooongue marge d'avance même si je sens la fin arriver concernant cette fanfiction.

AUTRE NOUVELLE, et surtout pour ceux qui s'intéresse à la musique des chapitres, j'ai crée une playlist spotify (j'ajoute au fur et à mesure les titres qui servent de fond sonore aux chapitres, d'ailleurs les titres pour le chapitre 8 sont déjà disponibles si vous voulez un petit aperçu et imaginer ce qu'il va se passer ^^), vous avez juste à taper Galway Girl FF (dans les recherches spotify) et la playlist apparaîtra (créée par Flowerskepa... ah les avantages de l'anonymat ^^)

Bref, voilà le chapitre 7 et la petite visite de Lexa chez le Docteur Griffin héhé (je crois que le titre du chapitre va vous rappeler une certaine scène [un peu retravaillée pour notre histoire]), bonne lecture, on se retrouve en bas pour les reviews !

Les personnages de The 100 ne m'appartiennent pas.

Suggestions musicales pour le chapitre.

Angus & Julia Stone – Stay with me (acoustic).

Florence & the Machine – Shake it Out.


Clarke avait été débordée. Entre la rééducation du jeune Aden et les malades qui se pressaient à sa porte ce jour, elle n'avait pas eu une minute à elle. La blonde songea que c'était mieux ainsi, au moins Lexa n'occupait pas toutes ses pensées. La discussion de la veille avec Lincoln et Octavia l'avait totalement chamboulée. Apprendre que la cavalière pouvait être à ce point vulnérable et sous l'emprise de Bellamy, avait serré son cœur et retourné ses entrailles. Son plus grand malheur était qu'elle ne pouvait rien y faire. La jeune Blake l'avait largement mis en garde contre son frère qui pouvait devenir violent lorsqu'il s'agissait de l'une de ses propriétés. Le mot « propriété » avait choqué Clarke et elle n'exprimait plus que du dégoût à l'encontre du grand brun qui avait osé porter la main sur la magnifique irlandaise. Elle pensait que Lexa ne pouvait pas être vulnérable, qu'elle était une guerrière, une championne et que rien ne l'effrayait, même pas le fait de tenir tête au violent Bellamy. Elle ne comprenait pas pourquoi la brune était incapable de mettre fin à cette relation. Carman O'Woods lui avait décrit Lexa comme une fille sauvage, insoumise, indépendante, et pourtant, ce qu'elle avait vu la veille lui apparaissait comme tout le contraire. Quelque chose ne collait pas entre le comportement de la brune et ce que l'on disait d'elle…

Clarke termina d'ausculter son patient lui prescrit ce dont il avait besoin et enchaîna avec la visite d'un vieux monsieur. L'homme a la casquette en tweed et au visage sûrement rougi par l'air de la mer et la sécheresse du sel, s'assit en silence au bureau de Clarke. Il était venu seul et semblait un peu perdu.

- A nous ! lui dit vivement Clarke, alors qu'est-ce qui vous amène ?

L'homme qui ne répondait pas regardait vivement autour de lui comme pour chercher de l'aide, mais il n'y avait personne.

- Monsieur, il va falloir me dire ce qui ne vas pas si vous voulez que je sois efficace… continua la blonde d'une voix douce.

Le vieux monsieur fixa Clarke quelque peu embarrassé et posa un doigt sur sa gorge et ses oreilles.

- Vous avez mal à la gorge et aux oreilles ?

L'homme acquiesça simplement ne donnant pas plus de détail.

- Vous avez mal comment, décrivez-moi la sensation…

- Tà mé deacracht shlogath. * j'ai du mal à avaler, lui répondit l'homme en gaélique.

- Je suis vraiment désolée, mais je ne comprends absolument pas le gaélique, j'essaye bien de retenir des choses mais…

- Tuigim English, ach ní féidir liom labhairt... *je comprends l'anglais mais je ne le parle pas.

Clarke était gênée, elle n'avait encore jamais rencontré une personne qui ne parlait que le gaélique, elle pensait que tous les habitants étaient bilingues, mais la règle ne devait pas s'appliquer aux plus vieux, et surtout à ceux qui avait grandi ici dans le Gaelacht.

Lexa avait décidé de rendre visite à Clarke. Sa blessure à la tête lui faisait un mal fou et lui avait causé un énorme hématome sur le front. Elle s'était résolu à se rendre au cabinet pour que Clarke désinfecte cette vilaine entaille et lui fasse quelque point comme lui avait suggéré Lincoln. Elle avait poussé la porte de la petite maison jaune qu'elle commençait à connaître à force de s'y rendre pour emmener la médecin rendre visite à Aden. Les trajets étaient toujours trop courts et trop silencieux à son goût. Elle aurait aimé en apprendre plus sur la blonde, sur sa vie à New-York, sur sa famille, ses amis, son adaptation, elle voulait tout savoir de Clarke Griffin, mais lorsqu'elle ne se refusait pas ce luxe, la peur et le stresse prenaient le dessus. Lexa O'Woods avait pourtant toujours été une femme pleine d'assurance et d'aplomb, mais l'Américaine lui donnait l'air d'une jeune adolescente qui vivait ses premiers émois. Croiser les iris océan du Docteur Griffin avait fait tomber ce masque d'impudence qu'elle affichait pour se protéger d'un regard trop curieux de la part du monde qui l'entourait. Elle avait essayé de le garder ce soir-là au pub lorsqu'elle avait rencontré Clarke, mais la réceptivité de la jeune femme à ses gestes et son répondant l'avait totalement déstabilisé, faisant naître en elle une délicieuse tension qu'elle n'avait pas ressentie depuis très longtemps.

Assise dans un fauteuil de la petite salle d'attente que Clarke avait aménagé dans le couloir, Lexa pouvait aisément entendre la conversation entre la médecin et le vieil homme. Un vrai dialogue de sourds. Elle se décida à intervenir et avança jusqu'à l'encadrement de la porte qui menait au bureau. Elle s'appuya contre l'embrasure de bois et observa la blonde qui ne l'avait pas remarqué. Elle pensa que la gêne de Clarke la rendait adorable. Elle resta ainsi à l'observer quelques minutes, son fin sourire accroché à ses lèvres, mais la situation n'était plus drôle et la conversation ne mènerait à rien.

- Il a du mal à avaler, intervint Lexa que Clarke n'avait toujours pas remarquée.

- Lexa ? fit la blonde en sursautant.

- Je vais te traduire ce que ce cher monsieur Fitzgerald te dit, sinon vous n'êtes pas sorti de l'auberge…

- Go raibh maith agat Lexa… *Merci Lexa

Lexa prit place à côté du vieil homme qui lui adressa un large sourire, avant d'ajouter en bougonnant :

- Is é ainm di Griffin agus nach léireodh do mhtathair gaelach ?! *Son nom est Griffin et elle ne parle pas gaélique ?!

Le Docteur Griffin assista à l'échange sans en comprendre un mot, et tiqua à l'entente de son nom, mais les deux Irlandais ne semblèrent pas en faire cas et continuèrent leur petite discussion sous les yeux curieux de Clarke.

- Nach bhfuil gach duine an deis seo… Tar ar Clive, na bac léi Bionn curram de tu… lui répondit Lexa en plaisantant légèrement avant de le rassurer. *Tout le monde n'a pas cette chance… Allez Clive, laisse la prendre soin de toi.

L'homme, plus en confiance décida de se laisser faire et alla s'installer sur la table d'auscultation. Lexa capta le regard de Clarke et lui adressa son fin sourire qu'elle n'offrait qu'à elle, l'Américaine qui avait été déstabilisée par l'échange en gaélique secoua la tête et lui sourit légèrement en retour.

La visite se termina rapidement et le patient partit sa prescription à la main. La blonde le raccompagna jusqu'à la porte avant de retourner dans son bureau où Lexa l'attendait. Clarke se concentra, elle devait ne rien laisser paraître de sa colère et faire comme si elle n'était pas au courant de la raison de la blessure de la brune.

- Merci Lexa…

- A votre service Docteur Griffin… dit-elle en lui adressant son petit sourire en coin.

- Alors qu'est ce qui t'amène ? feinta Clarke quelque peu agacée par la légèreté donc Lexa faisait preuve.

- Il faudrait que tu me désinfectes ça, et peut-être que tu fasses quelques points, fit la brune en lui montrant sa blessure encore douloureuse.

- Je vois… On avait pourtant dit pas d'accident hier si je ne m'abuse…

- Ce n'est rien… Je me suis juste… Cognée… Contre une poutre… Chez moi, mentit la cavalière pour éviter que Clarke ne se mêle de ses affaires.

- Hum je vois, fit la blonde en se levant pour aller chercher le nécessaire pour soigner Lexa, tu sais que je n'ai pas d'anesthésiant ? Je vais devoir te recoudre à vif, est-ce que Lexa O'Woods supportera la douleur ?

- Absolument !

- Installes-toi Lexa, lui dit-elle en lui indiquant la table d'auscultation.

Clarke s'approcha de Lexa et passa ses doigts délicats sur la blessure de la brune, ce simple contact fit s'emballer leur coeur qui battaient à un rythme frôlant la déraison. Malgré ses doigts qui se faisaient tremblant, la médecin y mettait toutes ses précautions, elle effleurait le contour de la plaie du bouts de ses doigts comme si la peau de la cavalière était en train de la brûler. Elle nettoya la coupure prenant garde de ne pas faire mal à Lexa. La brune, quant à elle, fixait son regard sur les mains de la blonde, elle pensait que son air concentré la rendait terriblement sexy. Elle n'avait qu'une envie : passer une main dans le dos de la médecin pour la rapprocher d'elle et l'enlacer pour ne plus jamais la lâcher. Lexa rêvait de serrer le corps de Clarke Griffin pour se réconforter. Elle allait se marier, à un homme qu'elle n'aimait pas, pour des mauvaises raisons, et l'Américaine était la seule échappatoire qu'elle s'offrait, la seule chose positive à laquelle elle pensait lorsqu'elle était triste.

- Attention ça risque de faire mal… avertit Clarke avant de piquer sa peau avec une aiguille.

- Je n'ai pas peur tu sais… lui répondit Lexa dans un sourire.

- Je sais que tu es une personne courageuse LexaMais, parfois il faut savoir reconnaître certaines faiblesses et demander de l'aide… avança Clarke en espérant que la brune comprenne le sous-entendu.

- Je n'ai aucune faiblesse.

- Si tu le dis… Et sinon… Ce mariage, ça avance ? questionna Clarke qui voulait sonder une dernière fois la brune avant de se lancer dans son opération de sauvetage.

- Euh… Oui, mentit Lexa qui n'en savait absolument rien.

- Toutes les futures mariées que j'ai pu connaître étaient bien plus enjouées que toi, elles parlaient à longueur de journée de leur robe, du traiteur, de la liste d'inviter dix fois trop longue, bref des bulles de panique et de stressEs-tu sûre que tout va bien ?

- Oui je pense.

Clarke posa délicatement l'aiguille qui avait servit à recoudre Lexa, elle ne prit pas la peine de lui apposer un pansement sur le front et expira bruyamment tout l'air qui se trouvait dans ses poumons, comme s'il y était resté bien trop longtemps.

- Tu penses ? demanda sèchement la blonde en plongeant son regard dans celui de Lexa, alors que la situation commençait à l'agacer fortement.

- Clarke… soupira la brune qui n'avait aucune envie de se confier.

- Lexa, qui t'a fait ces bleus sur le poignet ?

La brune se sentant pris au piège ne répondit pas. Clarke, bien décidé à faire parler Lexa, aventura l'une de ses mains aussi délicatement que possible sur la joue de la brune et planta une nouvelle fois son regard dans le sien ce qui la fit rougir légèrement.

- Hey Lexa… Je suis médecin, je suis ton médecin. Si quelque chose ne va pas, tu peux m'en parler, et ce que tu diras ne sortira pas de cette pièce, dit-elle d'une manière plus douce.

Mais la brune ne répondit pas et détourna le regard de honte. Elle avait honte de se laisser faire face à Bellamy, honte de se soumettre à cet homme, honte de se marier avec lui pour faire survivre sa famille. Si elle le disait à la blonde… Elle ne comprendrait pas, elle le pousserait à le quitter et sa famille se retrouverait sans aucune ressource.

- C'est Bellamy c'est ça ?

La cavalière sentit son coeur se serrer face à ce que venait de lui dire Clarke, c'était comme si un affreux secret venait d'être découvert, le ton employé par Clarke avait fait tomber sa dernière défense. La brune déglutit en repensant à la scène et ferma les yeux pour l'oublier. Clarke la regardait intensément en attendant une réponse, mais Lexa resta plongée dans un mutisme et continua de détourner le regard, pensant que c'était son seul moyen de fuir.

- Ton silence en dit long Lexa…

Clarke s'écarta délicatement de la brune, sa main quittant sa peau chaude, pour aller fermer les volets du bureau. Le cabinet était désormais fermé, Clarke était tout à son écoute et elle reprit sur le même ton :

- Nous sommes seules et personne ne nous dérangera, parles-moi s'il te plaît…

La brune se résolu à acquiescer à la précédente question de Clarke. Une larme glissa sur sa joue et elle l'essuya rapidement pour que la médecin ne s'en aperçoive pas. Mais, il était trop tard. La blonde s'était assise à côté d'elle sur la table d'auscultation et prit une de ses mains dans les siennes.

- Pourquoi tu ne le quittes pas ?

- Je ne peux pas, murmura Lexa la gorge serrée.

- Il t'a fait du mal, il te traite d'une manière affreuseQue fait la grande Lexa O'Woods insoumise et indépendante que Carman m'a décrite?

- Elle doit se marier à un homme pour sauver sa famille de la ruine…

La blonde resta interdite devant la révélation, elle ne pouvait pas y croire… Lexa devait se soumettre à un mariage arrangé, et cette pensée lui glaça le sang.

- Lexa… Il doit y avoir un autre moyen… C'est juste inimaginable… Comment est-ce que cela peut encore arriver aujourd'hui ? se demanda la blonde plus à elle-même qu'à la brune en secouant la tête de gauche à droite.

- C'est comme ça, Bellamy rachètera nos dettes, investira dans la ferme, et elle restera dans le giron familial, les affaires repartiront et tout ira bien pour tout le monde tant que nous formerons le parfait petit couple…

- Pas pour toi Lexa… Même un aveugle remarquerait qu'il n'y a pas une once d'amour entre vous… Est-ce que tu veux vivre ainsi toute ta vie ? la questionna la blonde dont la voix se chargeait peu à peu d'émotion.

- Ma raison me pousse à sauver ma famille Clarke, je ne peux pas faire autrement, presque tout est acté aujourd'hui, je n'ai plus qu'à dire oui le jour-J…

- Et ton coeur Lexa ? Écoutes ce que te dis ton coeur…

- J'aimerais vivre ma vie librement, ne pas avoir peur… Mais je ne dois pas décevoir mes parents, enfin surtout ma mère qui compte vraiment sur moi… Je lui ai déjà fait trop de peine plus jeune…

- Racontes moi… lui intima Clarke.

Lexa hésita, elle n'avait jamais révélé son passé à personne. Sa jeunesse était son jardin secret. Elle s'était résolue à étouffer tant bien que mal cette période de sa vie pour ne pas se raccrocher à ses souvenirs. Elle pensait que nier son passé l'aiderait à épouser cet homme qu'elle n'aimerait jamais. Mais, Clarke la poussait dans ses retranchements les plus profonds, elle sentait qu'elle pouvait presque tout lui dire, et être la seule capable de la réconforter.

- Il y avait cette f… commença Lexa avant de se rattraper dans une certain automatisme, cette personne qui était venue faire un stage à l'ancien club d'équitation, j'en suis tombée amoureuse, ma mère a fait un malaise en l'apprenant, elle a dû faire un rapide séjour à l'hôpital à cause de moi, et cette personne a du partir… Je ne l'ai jamais revue.

- Lexa, tu ne peux pas laisser ça arriver de nouveau…

- Je le fais pour ma famille Clarke, et je ne peux pas changer d'avis, il faut que je sauve cette ferme, et ne t'inquiète pas je survivrai.

- Et est-ce que la vie ce n'est pas plus que seulement survivre ? Vis ta vie Lexa… Tu mérites bien mieux… lui dit d'un ton doux l'Américaine tout en exerçant une petite pression sur sa main.

Lexa releva la tête pour plonger ses yeux émeraude dans les deux océans de Clarke. Elle aimait tant s'y perdre… Elle aimait y trouver un certain espoir qui la rendrait forte pour vivre sa vie, ne pas écouter sa mère, abandonner ce projet complètement fou de se marier avec Bellamy. Les iris de Clarke étaient son échappatoire vers un monde meilleur, un monde où elle redevenait cette fille sauvage que l'Irlande avait vu naître, insoumise et indomptable.

- Peut-être que oui… souffla Lexa.

Elle pouvait voir dans les yeux de Clarke cette même envie qui la rongeait, ces mêmes sentiments qui étaient en train de naître en elle. Ses lèvres n'appelaient que les siennes, et dans un geste qu'elle ne contrôla pas, elle approcha son visage de celui de Clarke, son nez frôlant presque le sien.

A ce geste, le cœur de la blonde s'emballa. Il battait désormais à tout rompre. L'Américaine pensa que sa tête et son cœur allaient exploser, alors que des millions de papillons volaient dans son estomac. Clarke ferma les yeux, attendant patiemment que les lèvres de Lexa viennent s'emparer des siennes. Le temps s'était soudainement ralenti, les images défilaient dans sa tête à un rythme d'une extrême lenteur. Lexa, pouvait sentir le léger souffle de la médecin contre sa bouche, elle n'avait plus qu'à franchir ces quelques millimètres pour enfin goûter à ces lèvres dont elle avait tant rêvé. Mais soudain, sa raison reprit le dessus. Elle ne pouvait pas succomber à Clarke. L'embrasser marquerait sa fin, c'était un point de non-retour, une ligne rouge infranchissable. Elle savait que si elle le faisait, elle n'en reviendrait jamais et sa famille serait perdue. Lexa se reprit et détourna la tête face aux yeux clos de la médecin. Clarke fut surprise que la bouche de Lexa termine son chemin sur ses joues, y déposant une bise un peu appuyée. La blonde ouvrit les yeux et regarda Lexa avec incompréhension. La brune baissa la tête de gêne, espérant pouvoir effacer ce moment de sa mémoire.

- Je dois y aller… souffla t-elle à regret avant de quitter le cabinet de la médecin.

Clarke trop étourdie ne put la raccompagner. L'instant venait de lui couper le souffle et elle reprit doucement conscience de la réalité. Elle passa la main sur sa joue, là où Lexa avait laissé glisser ses longs doigts fins et ses douces lèvres. Sa peau la brûlait. Son épiderme était marqué par la douceur de la caresse à tout jamais.


Lexa quitta rapidement la petite maison jaune. Elle s'installa à la hâte au volant de son pick-up rouge et roula jusqu'au phare de Ballydangan. Il n'y avait personne à cette heure. Les gens étaient sûrement tous rentrés chez eux après une longue journée de travail. La brune gara sa voiture face à la mer. Elle avait conduit sans se concentrer sur la route tant l'image du visage de Clarke lui revenait incessamment en tête. La blonde occupait toutes ses pensées. Lexa, toujours au volant de son pick-up, fit basculer sa tête en arrière. La brune ferma les yeux et inspira une grande bouffée d'air pour faire ralentir les battements de son cœur. Mais rien n'y faisait… Son cœur tambourinait dans sa poitrine, ses entrailles étaient sans dessus dessous, ses poumons manquaient d'air. Elle étouffait. La cavalière prise d'un excès de colère s'acharna sur son volant, le frappant violemment de ses paumes de mains. Mais son agressivité ne la soulagea pas. Une nouvelle larme commença à couler le long de sa joue et se transforma rapidement en un sanglot. Lexa pleurait de colère. Elle maudissait ce regard azur qui la faisaient chavirer à chaque fois qu'elle le croisait. Elle maudissait l'Américaine d'avoir atterrie ici, à Ballydangan. Elle maudissait sa présence, d'avoir remis en question tout ce dont à quoi elle s'était résignée, avant son arrivée, se marier avec Bellamy lui faisait bien moins mal qu'aujourd'hui. L'Américaine lui avait fait tourner la tête. Clarke Griffin venait de briser sa défense et elle ne savait plus si elle était capable de contenir tout ce qu'elle ressentait, elle savait que les conséquences conduiraient certainement à la ruine de sa famille et à son déshonneur. Lexa était certes indomptable, mais Clarke l'avait apprivoisé, son regard d'un bleu plus profond que l'océan l'avait mis à genoux. Elle était en train de succomber à Clarke Griffin, mais elle savait qu'elle ne pourrait jamais être avec elle. Il fallait qu'elle fasse taire cette douleur et la seule solution était d'éviter Clarke, au moins jusqu'à ce qu'elle s'en aille.

La blonde encore sous le choc n'avait pas bougé de la table d'auscultation. Les pensées fusaient à une allure folle dans son cerveau. Il fallait qu'elle parle à quelqu'un, maintenant, ou elle allait exploser. Lexa O'Woods allait la rendre folle. Elle avait bien compris que la brune était prise dans un dilemme insoutenable : se marier avec le Blake et sauver sa famille, ou vivre sa vie. Et le dernier geste de la cavalière lui avait fait quelque peu comprendre que sa vie elle la voulait avec elle, ou du moins pour l'instant, juste essayer. Elle n'avait pas rêvé, Lexa avait voulu l'embrasser, mais s'était résignée à ne pas le faire au dernier moment. Clarke encore troublée saisie son téléphone et composa rapidement un numéro.

- Griffiiiiiiiiiin ! T'es en vie ? Tu ne t'es pas fait percuter par un mouton, tu n'es pas morte d'un coma éthylique à la Guinness, tu ne t'es pas noyée sous la pluie ?

- Hey Raven… répondit Clarke heureuse d'entendre la voix de sa meilleure amie.

- T'aurais quand même pu m'appeler avant ! Ça fait au moins deux mois et demi que j'attends ton appel ! Tu m'as laissé dans un cliffhanger de fou en plus avec ton « j'ai des choses à te raconter » ! Je meurs quasiment d'un manque de potin Griffin ! la gronda l'hispanique

- Calmes-toi Rae… lui intima doucement Clarke dont la voix était teintée d'une certaine tristesse.

- Clarke. Je te connais comme si je t'avais fait, bien que tu sois trop blanche pour ça et trop blonde aussi, mais… ça n'a pas l'air d'aller.

- J'ai… J'ai rencontré quelqu'un, avoua Clarke.

- Wow t'as pas chaumé dis donc ! Mais qu'est-ce qui te rend si triste alors ? Ton père ne t'a pas envoyé là-bas pour justement que tu retrouves la joie de vivre ? questionna Raven sans aucun tact comme à son habitude.

- Elle va se marier… murmura Clarke en essuyant une larme silencieuse.

- Wow ! Griffin ! Dans quelle merde tu t'es encore fourrée ? s'exclama la latina au bout du fil en faisant les gros yeux, qu'est-ce qu'il s'est passé entre le « j'ai des trucs à te raconter » et « elle va se marier » ?

- Rien, justement… Je crois que j'ai eu un coup de foudre et… J'ai appris que plus tard qu'elle allait se marier ça a eu l'effet d'une douche froide…

- Une douche glacée tu veux dire… Clarke…

- Et elle le fait pour les mauvaises raisons… poursuivit la blonde en soupirant.

- Hein ? Je comprends rien…

- Elle se marie au mec le plus riche de Ballydangan pour qu'il investisse dans la ferme de ses parents qui courent à la ruine… expliqua brièvement Clarke.

- T'es en train de me parler d'un mariage arrangé ? À notre époque ? Arrête tes conneries Griffin, c'est bon, j'ai pas envie de rire…

Un silence s'installa derrière les écrans des deux téléphones. Clarke tenta de retenir ses larmes. Elle devait être forte. Mais l'émotion la submergea rapidement.

- Tu déconnes pas… remarqua l'hispanique en soupirant et culpabilisant de ne pas avoir cru son amie.

- Je sais pas ce qui m'arrive Rae… J'ai jamais été comme ça, lâcha la blonde sa voix se brisant un peu, il ne s'est concrètement jamais rien passé entre nous, mais dès que je la vois… C'est comme si mon corps se consumait, je n'arrive même plus à dormir la nuit, je pense tout le temps à elle… On a failli s'embrasser tout à l'heure et ça a failli me rendre folle, je ne sais plus quoi faire, et elle va se marier alors que je la veux terriblement… poursuivit Clarke.

- Hey Clarke… la coupa Raven d'un ton compatissant, t'es vraiment une grosse guimauve bien sucrée à cette heure… On dirait bien que t'es folle amoureuse de cette fille…

- Je ne sais plus quoi faire Rae…

- Ouais ça tu l'as déjà dit, et tu sais à quel point je suis nulle en conseil love love… Tu dois rentrer quand ?

- J'avais prévu de rentrer dans deux semaines, mais…

- Mais… ?

- Mais il l'a bousculé l'autre fois… Son futur époux… Et j'ai peur qu'il recommence et ils n'ont pas de médecin, ni de police d'ailleurs… se rappela amèrement Clarke.

- Ton histoire craint totalement… J'aimerais être là pour soigner ton petit cœur, mais un océan nous sépare Griffin… Tu rentres quand même à Noël ?

- Je serais là oui…

- Bien… On en profitera pour se gaver de pancakes et regarder des films à l'eau de rose si les choses n'ont pas avancé entre toi et la belle… Le devoir m'appelle Clarke, mais reste forte. Et appelle moi si ça ne va pas. Et qui sait ? Reyes aura peut-être quelques jours pour te rendre visite et botter le cul de ce mec !

Clarke sourit à la menace et les deux raccrochèrent. Mais la mélancolie la regagna rapidement. Elle était seule en Irlande, son père n'était plus là pour la conseiller, et sa mère n'était pas là pour soigner une peine qu'elle ne voulait pas exposer aux yeux de tous. Clarke marcha jusqu'à son frigo espérant y trouver une bière. Mais même là, il n'y avait rien pour la réconforter. Et elle pensa à une chose qu'elle avait rarement faite en temps de grande détresse sentimentale : boire. Son frigo ne lui offrant pas cette possibilité, elle décida de s'habiller malgré l'heure qui commençait à se faire tardive pour se rendre au pub. Après quelques minutes de marche à la lumière de la lune et au son des vagues se fracassant contre les falaises, Clarke poussa la porte du pub et alla directement s'installer au comptoir. Indra remarqua rapidement les yeux de la blonde rougis par les larmes qu'elle avait versées avant de venir. Sans lui poser de question, elle posa un verre devant elle et le remplit de whiskey.

- C'est pour la maison, lui indiqua la mère de Lincoln de son ton toujours aussi indifférent.

Clarke la remercia d'un hochement de tête et porta à sa bouche le breuvage qu'elle descendit d'une traite. Indra resta stupéfiée par la descente de la blonde, elle se rapprocha d'elle et lui remplit une nouvelle fois son verre. Cette fois-ci Clarke en bu seulement une gorgée et grimaça.

- Vous savez Docteur, l'alcool ne soigne pas les maux… soupira Indra.

- Oui, mais ça les soulage… répondit la médecin avant de boire une nouvelle gorgée.

Indra ne releva pas, les histoires de cœur n'était pas son fort. Elle était une femme ferme au caractère bien trempée. Elle aussi avait quitter l'Amérique pour l'Irlande. Elle était tombée amoureuse d'un beau pêcheur qui lui avait promis de faire d'elle une reine. Et il avait tenu cette promesse… le père O'Corringans lui avait tout offert, une maison, un commerce, son amour et surtout sa plus grande fierté : Lincoln. Le métis tenait beaucoup de son père tant par sa carrure que par son caractère. Il était aussi grand, aussi fort, et aussi calme que lui. Les O'Corringans étaient des forces tranquilles. Son garçon avait grandi dans la différence, il était métis dans un monde de blanc. Mais la plus grande tragédie avait été la disparition de son père, un jour, en mer. L'homme était parti en embrassant sa mère comme chaque matin, mais l'océan l'avait emmené pour ne jamais le rendre à son épouse. Indra était devenue folle lorsque son fils lui avait avoué qu'il voulait devenir pêcheur, comme son père. Elle l'avait supplié de ne pas suivre ses pas par peur de le perdre aussi. Les sirènes lui avaient déjà enlevé son premier amour, elle ne voulait pas qu'elles s'emparent du second. Mais elle avait dû s'y résoudre, Lincoln était un enfant de la mer, dont les parents avaient été séparés par un océan avant leur rencontre. Indra fut tirée de ses pensées lorsqu'elle vit le grand métis entrer dans le bar suivant la jeune Blake. Elle appréciait Octavia. C'était une fille magnifique, ses grands yeux bleus étaient toujours rieurs et elle était toujours pleine d'entrain. La brune n'avait d'yeux que pour son fils, elle l'avait rapidement remarqué. Mais Lincoln était bien trop réservé pour oser tenter une approche, et la menace Blake mâle pesait sur Octavia. Bellamy avait toujours surprotégé Octavia de manière maladive.

La jeune Blake aperçut Clarke de dos à moitié affalée sur le comptoir. Elle intima à Lincoln de s'installer et s'approcha de la blonde. Elle prit place à côté d'elle et commanda deux bières. A l'entente de cette voix reconnaissable, Clarke releva la tête vers la jeune brune.

- Octaviiiiiiiia ! s'exclama la médecin dont les yeux brillaient à cause de l'alcool qu'elle avait rapidement bu.

- Clarke ? Tu as bu ?

- Seulement un tout petit peu ! chuchota Clarke en mimant une toute petite quantité avec ses doigts.

Octavia tourna la tête vers Indra qui lui mima quant à elle un deux en lui montrant une bouteille de whiskey. La jeune brune leva les yeux au ciel. Lors de leur covoiturage, il y avait un peu plus de deux mois, la blonde avait confié à Octavia qu'elle ne buvait jamais d'alcool fort. Alors deux verres de whiskey irlandais avaient dû lui monter très vite à la tête. Octavia fit un signe à Lincoln pour qu'il la rejoigne près de la blonde. Le grand métis s'exécuta, passa derrière le comptoir pour déposer un baiser sur la joue de sa mère et posa une main réconfortante sur celle de l'Américaine qui s'était de nouveau avachie sur le bar.

- Tu veux en parler ? lui demanda Octavia.

- Elle ne changera pas d'avis… soupira Clarke en attrapant la bouteille qui se tenait près d'elle pour se resservir un verre qu'elle siffla sous les regards médusés d'Octavia et Lincoln.

- Clarke…

- Et elle ne l'aime pas… Et moi, je crois que je l'aime… dit elle d'une voix alcoolisée et mélancolique en se resservant un nouveau verre.

- Clarke… Tu es complètement saoule… De qui est-ce que tu parles ? Je vais te ramener chez toi...

- Bah de Lexa évidemment, rétorqua la blonde en levant les yeux au ciel avant de boire une nouvelle gorgée de son whiskey.

Octavia se sentit immensément gênée alors que Lincoln la regardait avec insistance. Lexa était la future épouse de son frère, elle était aussi sa meilleure amie. Elle avait fermé les yeux sur cette union en ne voulant pas s'en mêler, mais au plus profond de son être, elle savait que Lexa n'aimait pas Bellamy. Elle avait immédiatement remarqué l'alchimie entre Clarke et son amie ce soir au pub quelques jours après l'arrivée de la blonde. Elle s'était dit que cela leur passerait et que c'était l'exotisme de l'Américaine qui avait troublé Lexa… Comme Costia avait pu le faire quelques années auparavant. Mais, les semaines avaient défilé et, Lexa et Clarke avaient gardé le même regard l'une pour l'autre. Un regard plein d'envie, de désir, prometteur d'un amour qui ferait tomber n'importe quelle barrière. Un peu le même qu'elle portait à Lincoln pensa-t-elle. Elle passa par dessus le comptoir pour elle aussi poser une main réconfortante sur celle son amie.

- Et je ne peux pas être avec elle à cause de ton frère… soupira Clarke en finissant son verre d'une traite.

A ces mots, le corps de Lincoln réagit subitement. Clarke et lui vivaient la même situation. Ils aimaient tous les deux une femme avec qui ils ne pouvaient être à cause d'une seule personne : Bellamy. Cette pensée le frappa soudainement et lui fit prendre conscience qu'il avait perdu bien trop de temps avec Octavia, et qu'ils s'interdisaient de vivre quelque chose d'unique à cause de la surprotection et sans doute les à priori de Bellamy. Il l'avait souvent traité de moins que rien, et même insulté à cause de sa couleur de peau. Il pensait qu'il n'était pas assez bien pour sa sœur, qu'elle méritait bien mieux que lui, et l'avait empêché de s'approcher de la jeune brune. Les mots de la médecin raisonnèrent dans sa tête, et il se décida à passer une main sur les hanches d'Octavia. La jeune brune le regarda avec un air interrogateur et il lui répondit d'un petit sourire lui faisant comprendre qu'il se foutait de ce que pouvait penser son frère, et que, ce qui arrivait à Clarke, ils ne le vivraient pas.

- Et pourtant… Je la trouve tellement belle… s'exclama Clarke fortement et dont l'état déclinait à vue d'œil.

Le brun qui était à l'origine de tous ses maux fit son entrée sur ces paroles. Octavia pria pour qu'il n'ait rien entendu et qu'il ne fasse pas un scandale. Bellamy toisa toute les personnes présentes dans le pub et adressa un petit signe de tête à ceux qu'il connaissait le mieux. La jeune Blake soupira de soulagement quand elle comprit que son frère n'avait rien entendu des mots de Clarke. Mais, elle, elle s'était vite habituée à la main imposante de Lincoln sur ses hanches jusqu'à l'oublier. Bellamy aperçut sa petite sœur proche du grand métis, trop proche. Il s'approcha et reconnut le Docteur Griffin à qui il jeta un regard plein de dédain. Mais, lorsque son regard se posa sur la main de Lincoln, ses yeux se teintèrent d'une rage profonde.

- Lâche tout de suite ma sœur, lui ordonna-t-il.

- Non, lui rétorqua Lincoln plein d'assurance sous les yeux écarquillés d'Octavia qui n'avait pas l'habitude de voir quelqu'un tenir tête à son frère.

- Je ne vais pas te le répéter espèce de petite merde, lui lança Bellamy en serrant fermement le poing.

- Tu gaves tout le monde Blake avec ta maladie possessive, laisses nous vivre un peu ! intervint Clarke complètement saoule.

- Vous la médecin, vous feriez mieux de la fermer et de vous mêler de vos affaires.

- Bellamy ! s'exclama Octavia choquée par les mots qu'il venait d'employer pour s'adresser à Clarke.

- Sinon quoi ? fit Clarke qui se leva difficilement de son tabouret pour aller confronter le brun, sinon tu vas me saisir les poignets jusqu'à ce que j'aie d'énormes hématomes ? Et puis tu vas m'ouvrir la tête aussi ? persifla Clarke qui tentait d'avoir une once de contenance alors qu'elle vacillait d'un pied à l'autre.

C'en était trop pour Bellamy qui l'écarta avec force la faisant tomber à terre pour aller se tenir au plus près de Lincoln. Les gens du pub relevèrent la tête au bruit tandis qu'Indra sortit de sa cuisine. Octavia, elle, se précipita près de Clarke pour l'aider à se relever.

- Ne relève pas cette saloperie Octavia, lui ordonna le Blake.

A ce moment le sang de Lincoln ne fit qu'un tour, la vision de Bellamy qui poussa Clarke comme il l'avait fait avec Lexa le rendit fou et il décrocha un coup de poing dans la mâchoire du brun sous les yeux ahuri des clients. Bellamy ne se laissa pas faire et sauta par-dessus le comptoir pour s'en prendre à Lincoln. Le grand métis ne sembla pas vouloir se défendre alors que Bellamy le ruait de coup faisant tomber au sol et dans des éclats fracassant une multitude de bouteilles.

- Bellamy arrête ! hurla Octavia totalement effrayée par la rage de son frère qui était en train de battre son petit ami.

Mais le brun ne s'arrêta pas. Il déversait toute sa colère et toute sa rage sur le corps de Lincoln qui se laissait faire. Le grand chauve avait le visage totalement en sang. Clarke se releva et tenta de séparer le Blake du pêcheur alors que personne n'osait bouger dans le pub. Mais le brun la poussa une nouvelle fois et la fit chuter lourdement. Indra mit fin au combat en pointant le canon d'une carabine sur la tête de Bellamy. La froideur du métal lui indiqua qu'il devait arrêter. Sa vie n'était rien contre une arme à feu. Le brun s'écarta du corps de Lincoln et releva les mains face à Indra qui le tenait toujours en joue.

- Blake, tu dégages immédiatement et je ne veux plus jamais te voir mettre les pieds dans mon pub ne serait-ce que pour me livrer tes conserves merdiques, lui lança froidement la mère de Lincoln.

Le Blake ne releva pas, et ricana. Il savait parfaitement qu'il venait de priver son fils d'un emploi qui les aidait à vivre correctement. Il sortit sans se retourner sous les yeux médusés des clients qui n'avaient jamais vu un tel excès de violence.

- Sortez tous ! On ferme ! ordonna Indra avant de se précipiter sur son fils.

Les gens s'exécutèrent et le pub se retrouva rapidement vide. Clarke se releva doucement, la bagarre l'avait fait quelque peu dessoûlée. Elle s'approcha de Lincoln pour examiner son visage. L'Irlandais avait la lèvre coupée, son arcade avait subit le même sort, et un hématome commençait à se dessiner sous son œil droit. Octavia s'approcha de lui en pleurant et saisit son visage avant d'y déposer un baiser qui eut rapidement le goût du sang. Le pêcheur l'enlaça fermement.

- Je suis tellement désolée… sanglota la brune dans les bras de Lincoln.

- Ne pleures pas Octavia… Maintenant il nous laissera tranquille… la réconforta le pêcheur en déposant un baiser au sommet de son crâne, c'est finit chhhhht…

Clarke observa l'étreinte des deux Irlandais d'un œil envieux. Mais ses pensées se noircirent soudainement. Bellamy était violent et cet excès de rage, Lexa pourrait bien le subir un jour. Il fallait absolument que la brune change d'avis, qu'elle n'épouse pas le brun, que ses parents se rendent compte à quel point il était fou. Elle se promit intérieurement qu'elle ferait tout pour sauver la cavalière de cette emprise, peu importe les larmes et les souffrances que ça lui coûterait. Lexa O'Woods en valait la peine.


Je sens qu'il va y avoir des personnes qui vont râler ahah... Mais ne vous inquiétez pas... :)

Prochain chapitre : un sacré bond en avant ! Je pense que vous allez apprécier ^^

A la semaine prochaine ^^

Réponses aux reviews qui font toujours autant plaisir :

Jack 77 : ahah tu n'es pas au bout de tes peines avec elle…

PsychoPast : ouf on est d'accord sur Bellamy ! Et t'inquiète pas le mot est bien choisi ^^

Edas44 : C'est vrai que personne ne résiste au charme de Lexa… A la semaine prochaine ^^

TheFanfic100 : tu vas être ravie alors vu que les chapitre qui arrivent font au minimum 6000 mots:)

fr-fan-brittana : Tout à fait normal que tu n'aimes pas Bellamy, il est détestable… et Carman ship le Clexa à mort ahah.

JunkieWoman : Hey ! Oui j'ai déjà été en Irlande plusieurs fois et j'y retourne cet été d'ailleurs ! J'adore ce pays… ^^. L'Irlande m'a aussi paru être un bon choix pour installer un cadre assez spécial : une culture anglo-saxonne bien loin de celle des États-Unis, et c'est aussi un cadre hyper dépaysant, qui apporte calme et sérénité, on va dire que ça donne une atmosphère assez bucolique à l'histoire ^^, mais aussi quelques difficultés. Tu verras qu'il y a des lieux qui reviennent souvent comme pour installer des points d'ancrage : le cottage de Lexa, la maison de Molly, celle de Clarke, le O'Corringans, et surtout le phare de Ballydangan.

Pour Lexa : une femme libre et indomptable, et forte mais qui a du s'enfermer dans cette relation avec Bellamy, pour moi c'est ça sa force, elle sait faire des sacrifices tout en voulant rester libre, c'est un gros dilemme pour elle…

Pour Bellamy : et oui c'est un des pivots de l'histoire… j'espère que ce chapitre t'as offert la confrontation que tu attendais (bah oui en connaissant la violence de Bellamy elle allait pas aller lui péter les genoux tranquillou…) mais tu verras, Bellamy même s'il sera au final très absent de l'histoire, il aura l'humiliation qu'il mérite.

Pour Octavia et Lincoln : leur histoire sera très secondaire, même si O' aura le droit a un peu plus de développement, à vrai dire j'ai préféré me concentrer sur Clarke et Lexa, surtout que d'autres personnages vont arriver en cours de route.

Bref, le bon mot pour la fin, Clexa is coming.

Merci pour tes analyses en tout cas !:D

Guest : merci !

Ewilan lo : Ce que tu me dis me fait énormément plaisir (mais attention pour ta sœur, je ne sais pas quel âge elle a mais certains chapitres s'annoncent un peu « chauds » XD, d'où le rating M) ! Il y aura beaucoup de moments Clexa qui vont suivre ^^.

Pour Bellamy, je suis hyper contente de pouvoir écrire une histoire où il n'est pas le gentil Bellamy, en fait je crois que je déverse ma haine contre lui ici ahah !

Et Carman, je ne regrette pas d'avoir créée son personnage… J'adore chacune de ses réactions, sa bienveillance, ses plans diaboliques, son franc-parlé et tu verras comme elle aime embêter Siobhan.

Pour le gaélique, j'avais commencé à l'apprendre plus jeune… Mais aujourd'hui j'ai à peu de chose près le même niveau que Clarke à vrai dire XD, donc oui Google Trad est mon fidèle ami pour certains dialogues (et je ne prends pas ça comme une offense:) ).

A la semaine prochaine !

Fil : Je présume que c'est The Corrs ton groupe préféré ?;) Tous les choix musicaux vont avec des moments de la lecture, comme en fond sonore pour certaines actions:) Je suis ravie que ces choix te plaisent et te permettent peut-être de te projeter dans cet univers:) Et oui Bellamy ne le fait pas par bonté de coeur (même si c'est ce qu'il essaye de montrer à Siobhan), tu découvriras au fur et à mesure pourquoi il fait ça, certains passages concernant Bellamy peuvent sembler insignifiant mais auront une certaine importance pour la suite:)

Melou28 : Merci d'être fidèle à cette histoire !:D à la semaine prochaine :)