Alors que beaucoup d'entre vous se lèveront d'ici peu, je m'apprête à aller me coucher après cette enième soirée/nuit passée à jongler entre l'écriture d'une nouvelle fic et la traduction de celle-ci (j'ai presque terminé le chapitre 8, il ne m'en restera plus que deux avant la fin !). Mais nous n'y sommes pas encore donc je vous poste ce septième chapitre qui a été le plus long et le plus difficile pour moi à traduire. Sérieusement. Vous n'imaginez même pas à quel point j'ai lutté avec ce chapitre et le nombre d'heures passées dessus car il m'a donné du fil à retorde, par sa longueur, la complexité avec le cas médical et d'autres choses dont vous aurez les explications à la fin. Mais bon, la traduction pour moi, c'est aussi relever des challenges et repousser mes limites, donc je ne suis pas peu fière d'être arrivée au bout. Comme toujours, j'espère qu'il vous plaira, moi en tout cas, j'aime toujours autant.
Surtout, continuez à me poster vos avis, c'est très gratifiant, pour moi et pour l'auteur à qui je continue de transmettre vos reviews :)
Bonne lecture!
Chapitre Sept
House fit son entrée dans la chambre du patient quelques minutes seulement après son équipe. Ils étaient en train d'aider Jacob à se lever pour le mettre dans un fauteuil roulant afin de l'emmener faire une IRM. Ils essayaient aussi d'expliquer à Jacob ce qu'ils s'apprêtaient à lui faire. Le petit garçon de 4 ans arborait un air complètement confus. House roula des yeux.
"Sérieusement les gars," dit House alors qu'il boitillait jusqu'aux côtés de Jacob. « On a enfin un patient à qui on peut faire n'importe quoi sans perdre de temps en explications et sans s'inquiéter de son consentement et vous êtes quand même en train de l'informer et de lui expliquer. Je ne vous ai vraiment rien appris ? » House attrapa un tabouret avec l'extrémité de sa canne et le ramena jusqu'à lui pour s'y asseoir. Il avait apporté une copie du dossier de Jacob et l'étala sur le lit pour pouvoir le regarder bien qu'il n'en avait pas besoin puisqu'il l'avait déjà appris par cœur grâce à sa mémoire photographique.
Jacob était debout, au sol, mais n'avait pas encore parcouru le chemin qui le séparait de la chaise roulante. Il avait observé House avec attention lorsqu'il était entré dans la chambre et avait attrapé le tabouret. Jacob était un petit garçon très mignon. Il avait des cheveux blonds, deux yeux d'un bleu bien clair et une certaine difficulté à prononcer les « J ». Son défaut d'élocution ne le faisait paraître que plus adorable, à moins d'être un médecin brusque et sans bonnes manières.
"Hé, toi aussi tu as la zambe du Bonheur !" S'exclama-t-il. House l'observa.
"La zambe du bonheur ? » demanda-t-il, confus.
House observait Jacob alors qu'il marchait avec précaution jusqu'à la chaise roulante avec un boitement évident. Foreman et Chase semblaient surpris de le voir boiter.
"Est-ce que ça va ? » Demanda Chase à Jacob.
Le garçon semblait confus. "Mon ventre me fait touzours mal et z'ai l'impression que ze vais vomir. »
"Ouais, c'est à cause du médicament que l'on t'a donné pour que ton ventre ne te fasse pas plus mal. Je parlais de ta jambe, » expliqua Chase, « tu boites. »
House l'observait, extrêmement curieux.
Le garçon sourit. "Oui, c'est ma zambe du bonheur. Elle est plus petite que l'autre. » Debout devant le fauteuil roulant, il colla ses jambes l'une contre l'autre et montra à Chase. « Tu vois, ze suis comme Némo. » Une des jambes étaient significativement plus courte que l'autre d'un bon centimètre.
"Némo ?" Maintenant, c'était au tour de Chase d'être confus.
"Némo, le poisson clown !" dit Foreman. Tout le monde le dévisagea. « C'est un film. Vous ne l'avez jamais vu ?"
"Euh, non" dit Chase d'un air sarcastique en regardant Taub et House qui, eux aussi, avaient l'air amusés. « C'est un dessin animé ! » Il se tourna vers Foreman. « Tu l'as vu ?"
Foreman eut soudain l'air penaud. « Remy m'a obligé à le regarder. »
"Ouais," répondit Chase, "bien sûr."
"Quand il sont amoureux, les gens font souvent des choses stupides," dit Taub. Foreman baissa la tête et aida Jacob à s'asseoir sur le fauteuil roulant.
"Et regardez à quel point c'est productif…" le taquina Chase.
House retourna son attention vers Jacob. « Eh bien, j'ai appelé cette jambe de beaucoup de manière différentes » dit-il, « mais je t'assure que « du bonheur » n'a jamais fait partie du vocabulaire. Tu es né comme ça ? » Jacob acquiesça mais son sourire avait disparu. « Cool » dit House soudainement, réalisant qu'il ne voulait pas que Jacob se sente embarrassé à cause de son défaut. « Ta maman t'as parlé de ta jambe du bonheur ? »
"Ouais," dit Jacob en s'installait, paraissant soudain très petit dans la chaise roulante. « Ze suis comme Némo. »
"Eh bien, je n'ai pas autant de chance avec ma jambe que toi," dit House avec sincérité. Jacob acquiesça. Ils partagèrent tous les deux un regard compréhensif, Jacob ne pensait pas toujours que ça jambe était si « chanceuse » que les gens le disait.
"Z'ai faim," dit-il doucement.
"Est-ce que tu l'as dit aux docteurs ? » Répondit House, content de pouvoir changer de sujet.
"Oui mais ils m'ont dit que ze devais passer encore des eskamens."
"Des eskamens ?"
"House." Protesta Foreman. "Arrêtez." Il se tourna et se plaça devant Jacob. « Nous t'avons dit que tu pourras manger quelques chose quand on sera revenus du prochain examen. »
"Oui, mais z'ai faim maintenant." Remarqua Jacob. « Ze veux des fraise et un sandwich au fromaze. »
"Il a faim maintenant." Répéta House. "Il veut des fraises et un sandwich au fromaze."
Foreman roula des yeux. House rendaient toujours les choses plus compliquées qu'elles ne l'étaient déjà. "Tu ne peux pas manger maintenant. On aura bientôt fini et après on ira te chercher des fraises et un sandwich au fromage."
"Z'ai soif," continua Jacob. "Ze veux du lait."
"Il a soif," ajouta House. « Il veut du lait. »
Foreman ignora son patron. "Jacob, on te donnera du lait après le test aussi. Il faut juste que tu attendes un peu. »
"Ze veux ma maman," dit Jacob, ses yeux bleus commençaient à se remplir de larmes.
House regarda Foreman : "Vous allez aussi lui dire qu'il peut avoir sa maman après le prochain examen ?"
Cette fois, Foreman les ignora tous les deux. Chase décida d'intervenir.
"On est en train de chercher tes parents Jacob," dit-il. "On va les trouver."
"Ze vous ai donné mon numéro pour appeler ma maman," dit Jacob.
"Super utile," marmonna House dans sa barbe.
"Oui Jacob," répondit Chase. "Elle n'est pas à la maison pour le moment donc nous appellerons plus tard. Maintenant, on va aller faire l'IRM. »
Jacob ne répondit pas. Il commença à pleurer mais restait silencieux, comme s'il savait qu'il ne devait pas pleurer et qu'il essayait de le cacher.
House le regarda. Il voyait les yeux bleus et les cheveux blonds, mais il voyait aussi la tâche de vin allant de sa tempe gauche à son oreille et qui était en grande partie cachée par ses cheveux. Cela piqua sa curiosité. Il remarqua aussi que le côté droit de son visage était encore gonflé à cause du choc anaphylactique qu'il avait fait un peu plus tôt. Cela faisait presque deux heures que l'épinéphrine avait été administrée, ce qui donnait assez de temps au gonflement de s'en aller mais House l'avait déjà vu durer dans certains cas.
"Donc," il regarda sa fiche, "Jacob, tu n'aimes pas les cacahuètes n'est-ce pas ?
Jacob regarda House et sécha ses larmes. « Z'adore les cacahuètes. »
"Ouais, mais elles ne te z'adorent pas, hein ?" Foreman et Chase levèrent les yeux en entendant que House continuait de se moquer.
"Ma maman dit que ze ne doit pas en manzer. Mais ze les adores. » Jacob avait arrêté de pleurer, distrait par les questions de House.
"Hmmm," dit House. Il regarda encore une fois la fiche et vit qu'aucune autre allergie n'était inscrite. "Qu'est-ce que tu aimes d'autre mais que ta ma maman ne te laisse pas manger ?" Il regarda le garçon, ses yeux bleus rencontrant ceux de Jacob.
"Plein de choses : les fraises, les sandwiches au fromaze, le lait." Il fit une pause et essuya ses dernières larmes avec ses mains puis essuya ses mains sur les vêtements de l'hôpital. Il allait commencer une nouvelle liste quand House leva la main pour lui faire signe d'arrêter.
"C'est bon pour le moment," dit House. « On demandera à ta maman quand elle viendra. » Il se tourna vers Foreman. « Vous lui donnerez une perf' toute fraîche et de l'eau avec des glaçons quand vous le ramènerez dans la chambre. On ne voudrait pas lui donner plus de nourriture qu'il aime mais que son corps n'aime pas. »
Foreman acquiesça pour montrer à House qu'il avait compris.
"Ok," dit House à Jacob. « Il vont t'emmener dans la grosse machine à IRM maintenant. Mais avant que tu y ailles, je veux que tu me dises quelque chose, d'accord ? » Il attendit que Jacob acquiesce. « Bien. J'ai besoin que tu me dises où tu habites. »
"House," l'interrompit Foreman. "La police lui a déjà demandé. Il a 4 ans. Vous n'espérez quand même pas… »
House l'arrêta. L'ignorant, il continua de parler à Jacob. "Alors ? Tu aimes ta maison ?"
Jacob réfléchit pendant un moment. « Z'habite avec maman et papa mais papa a une nouvelle maison. Z'ai du emmener ma chemise préférée, celle avec le dragon, à sa nouvelle maison. Maman m'en a acheté une autre. »
"Elle a l'air cool. Est-ce que tu as une balançoire ?"
"A ma maison oui. Avec Papa, ze vais au parc."
"C'est quoi ton jouet préféré ? » Continua House.
"C'est un gros dinosaure. Il a une télécommande qui le faire ruzir et marcher. !" Jacob était tout excité rien que d'en parler. « Ze l'ai appelé Rex. Maman dit qu'il use des piles. »
House sourit légèrement. « Est-ce que Rex est chez toi ou dans la nouvelle maison de ton papa ? »
Le sourire de Jacob disparu. « Il est à ma maison. Papa dit qu'il est trop gros. »
House donna une petite tape sur l'épaule de Jacob. « Dommage. Peut-être que Maman t'en achèteras un nouveau pour la maison de Papa. » Les yeux de Jacob s'éclairèrent à cette idée. « Bon, une dernière question. Qui t'as mis au lit hier soir ? »
"Papa." Jacob renifla. "Il allait me lire une histoire mais il était trop fatigué."
"Papa est fatigué," dit House en acquiescent.
"Ouais, il est touzours fatigué."
"Ok !" dit House, fermant le dossier et se levant. « Merci, tu as été très utile. Ne bouge pas, je dois parler un peu aux docteurs. »
Jacob acquiesça. House fit un petit signe de tête à ses collègues et ils allèrent tous dans le hall.
"Taub, allez faire des recherches dans le coin où le gamin a été trouvé. Cherchez un appartement et regardez s'il y a un homme qui cherche un petit blond de 4 ans qui boite. Il fit une pause mais remarqua que les autres avaient besoin d'une explication. « Les parents de Jacob sont divorcés. Son père habite dans un petit logement sans jardin, près d'un parc et sans gros dinosaure appelé Rex. »
"Mais la police a déjà fait des recherches. Posé des questions. Ils pensent que Jacob vient de Pennsylvanie. C'est de là que vient le numéro de téléphone qu'il a donné. » Protesta Taub.
House leva les yeux au ciel. « Ouaip, mais les flics ont abandonné trop rapidement. Je parie que son père est nouveau dans le coin et a un boulot de nuit. Jacob parle en parle comme de « la nouvelle maison de Papa. » Et le père ne rentre probablement que maintenant. Apparemment, la mère vit toujours dans la plus grande maison avec une balançoire dans la cour. »
Taub acquiesça. House regarda Chase et Foreman. "Vous deux, emmenez Némo faire son IRM maintenant." Il tendit le dossier à Chase. Ils retournèrent dans la chambre de Jacob et Taub retira sa blouse puis partir chercher ses clefs de voiture au département des diagnostiques. Enfin libre, pensa House. Il se dirigea vers les ascenseurs. Il était neuf heures. Lisa Cuddy devait être dans son bureau désormais, le bureau avec la porte se fermant à clef et les stores sombres. House sourit, une lueur faisant briller ses yeux comme des diamants. Les porte de l'ascenseur s'ouvrirent et House entra dedans, prêt à aller chercher un petit morceau de paradis.
La porte de la salle d'IRM s'ouvrit et Chase amena Jacob à l'intérieur, suivit de près par Foreman. Foreman et House n'étaient pas satisfait de la première IRM et voulaient en réaliser une seconde. La masse ensanglantée présente à la place du rein devait être observée de plus près. Chase le regarda boiter jusqu'à la table. Il se demanda pour quelles raison un enfant pouvait naître avec une jambe plus courte que l'autre mais ne vit aucune relation entre ça, ses problèmes de reins et ses nombreuses allergies. Même si le petit garçon semblait avoir accepté ce défaut de naissance, il savait qu'il y verrait plus d'inconvénients lorsqu'il serait un peu plus vieux.
Chase porta Jacob sur la table et l'aida à s'allonger.
"Ze veux ma maman," répéta Jacob.
"Oui, je sais," dit Chase alors qu'il retirait la perfusion pour les quelques minutes où Jacob passerait son IRM. « On l'a appelée et elle va arriver. » Chase ne prit pas la peine de regarder Foreman puisqu'il savait que celui-ci ne se formaliserait pas de son petit mensonge. Ils n'avaient pas eu de chance dans la recherche des parents de Jacob. Jacob avait dit qu'il était dans la maison de son père. Quand il s'était réveillé, son père n'était pas là alors il était parti à sa recherche. Le policier l'avait trouvé très vite après ça.
« Bon Jacob, ça va faire beaucoup de bruit, mais c'est normal. N'aies pas peur et surtout ne bouge pas pour qu'on puisse finir l'examen rapidement."
Ils entendirent un 'clic' et une voix dans le haut parleur : "Jacob, fais comme Némo quand il doit nager dans le tube pour bloquer le filtre, soit courageux, d'accord ? Tu peux le faire. » Dit Foreman calmement depuis la pièce de contrôle.
Chase se serait bien moqué de Foreman encore une fois, mais il vit Jacob se calmer et devenir immobile. « Parfait Jacob. » Il appuya sur le bouton pour envoyer la table dans la machine puis poussa le fauteuil roulant et la perfusion de Jacob hors de son chemin avant d'aller rejoindre Foreman dans la pièce adjacente.
"Tu as vraiment vu le film !" Le taquina Chase.
"Tais-toi," répondit Foreman laconiquement. Il appuya sur le bouton du micro : "Bon Jacob, je vais allumer la machine. Ça sera exactement comme la dernière fois, d'accord ? »
"Est-ce que ça va être super brillant ?"
"Quoi ?"
"Super brillant," dit Jacob. « Ça faisait beauucoup de bruit la dernière fois. »
Foreman et Chase sourirent. "Oui Jacob, ça va être très bruyant. Mais cette fois, ça ne durera pas longtemps. On a juste besoin d'une photo de ton estomac. » Ils purent voir Jacob acquiescer à travers la caméra de la machine. «Parfait. Ne bouge pas. » Foreman se redressa et appuya sur le bouton pour que la machine se mette en route. Jacob paraissait minuscule et nerveux dans l'IRM, mais il restait immobile tandis que la machine avançait.
Foreman éteignit le micro et tourna son attention vers le moniteur. Les premières images arrivaient et il les observa rapidement.
« Le rein gauche paraît presque normal mais le droit est toujours entouré par une masse ensanglantée. Rien de bien nouveau. Le côté droit paraît encore enflé. Ça pourrait venir du traumatisme ayant causé le kyste." Il fit une pause avant de se tourner vers Chase. "Alors, est-ce qu'on va piquer du sang à House pour voir s'il se drogue à nouveau ?"
Chase était choqué. Il regarda Foreman pour voir s'il était sérieux. "Pourquoi ?" demanda-t-il. "Pourquoi est-ce si important de savoir, au point que tu veuilles voler un échantillon de son sang ?"
Foreman retourna son attention vers le moniteur. Chase pensait qu'il ignorait sa question mais Foreman se tourna vers lui à nouveau. « Je veux savoir. C'est dans mon intérêt. »
"Tu parles d'une excuse !" dit Chase en souriant. Foreman semblait surpris de sa réaction. Chase rit. « Tu t'inquiètes pour lui. Il t'as traité comme de la merde pendant les six dernières années mais tu t'inquiètes quand même de savoir s'il va bien."
"Nan, c'est simplement de l'auto-préservation. S'il a recommencé à se droguer, je dois changer de méthodes envers lui. »
"Encore une fois, mauvaise excuse," dit Chase. « Ecoute, moi aussi je m'inquiète pour lui. Il a sûrement été pire avec moi qu'avec toi mais je m'inquiète pour lui. » Cette fois, Chase se moqua de lui-même. « Cette année il a essayé de… Je ne sais pas. Etre une meilleure personne ? »
"Oh, comme quand il a essayé de vous faire rompre, toi et Cameron, ou qu'il a essayé d'inciter Taub à tromper sa femme ? »
"Ouais," dit Chase, continuant malgré l'éclat de rire de Foreman. « C'est toujours House. Il utilise toujours les même méthodes." Chase mima des guillemets à sa dernière phrase, espérant raisonner Foreman. « Il savait que Cameron n'accepterait jamais ce que j'ai fait à Dibala et que l'on fonçait droit dans le mur. Il nous a juste donné l'opportunité de freiner de sorte qu'aucun de nous ne soit blessé en le percutant. »**
"Sérieusement ?"
"Ouais," dit Chase. "Si on avait tous les deux quitté la ville et que notre mariage s'était brisé après, je me serai retrouvé dans un autre état, cherchant du travail et encore plus en colère contre Cameron de m'avoir fait perdre ce boulot. C'est la même chose avec Taub. Il s'apprêtait à tromper sa femme, House à rendu la tentation plus simple et ensuite plus compliquée afin que Taub réalise ce qu'il désirait vraiment. Taub ne voulait pas faire de mal à Rachel. House l'a juste aidé à s'en rendre compte plus tôt. »
« Taub peut toujours la tromper. » dit Foreman.
"Oui, mais je ne sais pas." Chase regarda l'écran d'ordinateur que Foreman examinait. « House a souvent raison. »
"Donc, tu ne penses pas qu'il se drogue ?" demanda Foreman. « Peut-être qu'il a recommencé la méthadone. »
"Non." Chase avait répondu avec tant de conviction que Foreman leva la tête pour le regarder. Chase croisa son regard puis se tassa dans sa chaise. « Non, ce n'est pas ça. »
Foreman n'eut besoin que d'une seconde pour comprendre comment Chase pouvait le savoir. « C'est toi qui lui avait prescrit la première fois. Juste avant qu'il craque. »
Chase ne disait rien et continuait de regarder Foreman.
"Bon, ce n'est pas grave si tu lui as vraiment prescrite. J'aurais fait la même chose. C'était beaucoup plus intelligent que toute cette Vicodin qu'il prenait. S'il en était resté à la méthadone, il n'aurait peut-être jamais craqué. »
Chase secoua la tête. "A mon avis, ce n'était pas seulement à cause de la Vicodin. Il aurait pu demander à un autre médecin pour la méthadone. »
"Hmmm", répondit Foreman. "Donc on devrait aller lui parler ?"
"En quoi ça nous regarde ?"
Foreman restait silencieux. Finalement, il fuit le regard de Chase et baissa les yeux. « Parce que je m'inquiète pour lui je suppose. »
Chase sourit. "Bon, dans ce cas, dis moi quand tu te décideras et je t'accompagnerais. Mais pourquoi tu penses qu'il prend quelque chose ?"
"L'expérience."
"Tu ne lui fais pas confiance."
Foreman acquiesça. "Pas le moins du monde." Chase semblait sur le point d'argumenter, mais le silence de la salle d'IRM fut interrompu par un éternuement bruyant. Chase vérifia que Jacob allait bien et Foreman regarda l'écran de l'ordinateur. L'écran était devenu flou et l'image était déformée.
"Désolé," dit Jacob. "Z'ai pas pu m'en empêcher. »
Chase appuya sur le bouton du micro. « Pas de problème, on a fini. » Ils n'avaient rien vu de différent. Il s'apprêtait à éteindre la machine quand Foreman le stoppa.
"Attends. Qu'est-ce que c'est ?" dit Foreman en pointant l'écran à l'endroit ou les contours du torse de Jacob rougeoyaient. Son doigt souligna une tâche de couleur encore plus floue.
Chase se pencha pour observer de plus près. « L'image s'est déformée quand il a éternué. Il n'y a rien de… » Il s'arrêta au milieu de sa phrase. « Wahou. C'est pas vrai… »
Foreman sourit. Chase avait vu la même chose que lui. « Ce n'est pas une déformation. Regarde l'image. C'est un troisième rein. »
"Il faut qu'on lui poser une sonde maintenant. » Dit Chase, se précipitant en dehors de la cabine d'observation.
"Cool." Dit Foreman en observant l'écran encore une fois.
House se dirigeait vers son bureau pour attendre que son téléphone ne sonne. Il avait dit à Michelle, la nouvelle assistante de Cuddy, que Cuddy devant l'appeler dès qu'elle revenait à son bureau. Cuddy était arrivée à 8h30 mais n'était pas restée car elle avait une réunion avec un groupe de donateurs. House avait fait en sorte de cacher sa déception derrière de la fausse frustration. Il avait prétendu avoir besoin de l'autorisation de Cuddy pour réaliser des tests supplémentaire sur son jeune patient. Il avait pensé attendre Cuddy à son bureau, ce qui n'aurait pas été inhabituel, mais qui serait, compte tenu des circonstances, un peu gênant. C'était la première fois qu'ils étaient à l'hôpital ensemble depuis qu'ils étaient devenus un couple. House ne voulait pas tout gâcher donc il jouait la carte de la prudence. Enfin, aussi prudent que sa nature lui permettait d'être. House avait rapidement pris l'ascenseur jusqu'à son étage et se dirigeait vers son bureau quand Wilson sortit de son propre bureau. Il lui sourit et lui fit signe de s'arrêter mais House l'ignora.
"Hé !" L'appela Wilson. "Quelle est l'urgence ?"
"J'attends un appel," expliqua-t-il brièvement. Il était presque à son bureau. Il pouvait voir Chase et Foreman à la table de la salle des conférences, regardant des images avec excitation. Il se demandait ce qu'ils avaient trouvé. Il décida de faire un détour par cette pièce. De là, il pourrait facilement entendre son téléphone. Il commença à pousser la porte vitrée quand Wilson lui attrapa le bras.
House s'arrêta et le regarda. « Oui Wilson, » dit-il. « Que puis-je faire pour toi ? »
Wilson lâcha son bras et fuit son regard, embarrassé. House pouvait sentir qu'il était perturbé. « Je sais que toi et Cuddy êtes nouveau à ce truc de couple, » commença-t-il. House jeta un œil autour de lui pour vérifier que personne n'était assez prêt pour entendre leur conversation. Ne voyant personne, il s'éloigna quand même de la porte et se dirigea de l'autre côté du couloir pour être certain que son équipe n'entende rien.
"Wilson," dit-il en chuchotant presque. « Quand je t'ai demandé de garder le secret ça voulait dire que tu est censé garder le secret. En parler dans les couloirs au travail n'est pas un bon moyen de le faire. »
"Il n'y a personne ici," remarqua Wilson. Il rassembla son courage. L'air qu'il arborait montrait que lui non plus n'avait pas vraiment envie de faire ça. « Sam voudrait que l'on sorte ensemble, » dit-il rapidement.
House leva la tête. "Vraiment James, tout cela est si soudain. Je sais que tu m'a déjà demandé en mariage mais je pensais que ta nouvelle relation avec ton ex-femme avait mis fin à cette tentative de bonheur. »
Wilson ignora House et continua. « Je lui ai dit de vous donner du temps. Que vous essayiez de faire les choses doucement, mais elle à insisté. Elle pense que c'est un moyen parfait pour nous aider à aller de l'avant. »
House sourit. "Aller de l'avant à propos de quoi ?"
"Je ne sais pas. Nous deux…" House sourit encore. Wilson continua. "Ecoute, demande-lui quand on sortira ce soir. Faisons-le et on sera débarrassés. Sam appréciera Cuddy. On passera une bonne soirée."
"Même si Sam me déteste. Et ce soir ? Sérieusement ? Cuddy et moi on à même pas encore eu notre premier rendez-vous. »
"Des fois, c'est mieux d'arracher le pansement d'un seul coup pour en être débarrassé, » répondit Wilson.
"Eh bien, ça donne envie d'être à ce soir, » ricana House. Il secoua la tête. « Cuddy ne sera pas d'accord. »
"Use de tes charmes, ou peu importe comment tu appelles ça…" dit Wilson. Il tressaillit en voyant House remuer les sourcils.
"Mini-Greg. Mais pas si mini…"
Wilson tenta de couper court à la réponse de House. « Parle lui et dis-moi ce qu'elle en pense. Rapidement. Sam a déjà appelé 3 fois."
House acquiesça. "Bien. Je laisserais le choix à Cuddy. Mais si elle ne veut pas…"
« S'il te plaît, » supplia Wilson. « Ce ne sera pas si… horrible. Et Sam me lâchera. »
"Une charmante soirée en perspective, j'en suis convaincu." House allait continuer à plaisanter lorsqu'il vit que Foreman l'avait enfin aperçu et lui faisait signe de venir dans le bureau. Il pointait aussi Wilson et faisait signe pour qu'il vienne aussi. « Ok, je te tiendrais au courant. » dit House alors qu'il traversait le couloir et ouvrit la porte.
"Merci." Wilson le suivit et se plaça à côté de lui, devant la table.
Foreman annonça directement : "Le gamin a 3 reins." Il observa les yeux de House et Wilson s'élargir sous la surprise avant de continuer. « Cette masse que l'on voyait à la place d'un rein est en fait un vrai rein. Le petit a éternué pendant l'IRM et s'est tourné juste assez pour que le sang se dissipe à cet endroit, révélant un deuxième rein droit.
House attrapa les photos et les observa avec attention.
"Pour confirmer, j'ai fais un sonagramme de son abdomen, » ajouta Chase. « C'est vrai. Le petit a trois reins en état de marche. »
"C'est un donneur d'organes rêvé." Dit Foreman.
House tendit le papier à Wilson et en attrapa un autre. « Majoritairement en état de marche, » commenta-t-il. Le nouveau rein droit est extrêmement élargi. Et celui-ci, » il pointa le rein qui était entourée de sang, « paraît plus petit mais a gonflé. »
"Une maladie polykystique des reins expliquerait le rein enflé," dit Chase. « Quelque chose doit avoir percé le kyste sur ce rein, créant la masse ensanglantée tout autour. Ça expliquerait le sang dans ses urines quand il est arrivée, et les bleus. La masse a ensuite caché le deuxième rein droit pendant la première IRM. »
"Il faudrait un coup vraiment fort à cet endroit pour éclater un kyste à ce point," dit Foreman.
"Ou un parent très en colère," dit House doucement.
La pièce devint silencieuse.
"Il faudra ouvrir le gamin pour retirer le rein endommagé. Par chance, il en a encore deux autres. Chercher d'autres kystes au niveau de son abdomen. Ça expliquerait pourquoi il a vomit du sang tout à l'heure. Et donnez-lui des antibiotiques au cas où ses reins gonflés auraient provoqué une infection urinaire. »
Foreman et Chase se levèrent dans un mouvement synchronisé. Foreman attrapa le dossier et se dirigea vers la sortie. « Il faut que vous obteniez la permission de Cuddy pour opérer. Ils n'ont pas encore retrouvé les parents et c'est elle son proxy en attendant. » Dit-il avant de sortir.
Ils ne virent pas l'immense sourire apparaître sur le visage de House. « Avec plaisir,» dit-il juste au moment où son téléphone sonna.
House boitilla jusqu'à son bureau et s'installa en attrapant le combine du téléphone. Il se laissa glisser dans sa chaise, posa ses pieds sur son bureau et regarda le plafond en souriant. « Salut chérie, » dit-il d'une voix séductrice au téléphone.
Il eut un moment de silence et il put entendre quelqu'un tousser. « Euh, Docteur House, » dit-une voix nerveuse à l'autre bout de la ligne. « C'est Michelle, l'assistante de Cuddy. » Elle toussota encore. « Le Docteur Cuddy m'a dit de vous demander pour quelle procédure vous avez besoin de sa permission. Elle ne se rappelle pas avoir entendu parler de nouveaux tests. »
House laissa tomber ses pieds au sol. « Je vous ai dit que c'est ELLE qui devait m'appeler. »
"Oui mais elle m'a demandé de le faire. Elle a dit avoir des choses plus importantes à faire que, je cite, « accourir quand vous appelez », et c'est votre supérieure ! » Répondit Michelle. House ne l'avait rencontrée qu'à de rares occasions et même si elle paraissait douce, elle était férocement fidèle à Cuddy. House la terrifiait mais sa loyauté envers Cuddy l'emportait toujours sur sa peur.
"Elle est dans son bureau là ?"
"Oui, elle vient de revenir, mais elle a un emploi du temps chargé et…" Michelle n'eut pas le temps de finir. Elle entendit le combiné tomber sur le bureau, House se lever de sa chaise et le bruit de sa canne.
Elle raccrocha et parla à l'interphone du bureau de Cuddy.
"Il a raccroché," dit Michelle. « Je suis sûre qu'il ne va pas tarder à débarquer. »
"Je m'y attendais Michelle," répondit rapidement Cuddy. « Merci d'avoir essayé de l'en empêcher. » Elle raccrocha l'interphone. Cuddy se dit qu'elle avait environ 3 minutes avant que House ne débarque en trombe dans son bureau. Elle l'attendit avec anxiété. Depuis qu'il était parti le matin même, elle n'arrêtait pas de penser aux deux jours qui s'étaient écoulés. A la place des doutes qu'elle pensait éprouver quand elle avait été à l'appartement de House cette nuit là, elle pensait désormais au futur. Ils étaient loin d'avoir une relation stable, mais ils faisaient des efforts pour que ça marche. Et maintenant, elle allait voir de quelle manière ils se comporteraient au travail. Elle lui faisait confiance pour garder le secret mais elle était de loin la plus professionnelle des deux, et la manière donc il agirait envers elle déterminerait ce qui se passerait pour eux ensuite. Et par-dessus tout, il lui manquait.
House sortit de l'ascenseur et se dirigea tout droit vers les portes de la Clinique. Il apercevait Micelle, installée comme une gardienne à sa table devant l'entrée du bureau de la doyenne. Il pouvait aussi voir que quelqu'un, peut-être Cuddy, avait baissé les stores de telle sorte qu'il était impossible de voir l'intérieur du bureau de Cuddy. House effaça son sourire avec difficulté mais à temps pour pouvoir menacer l'assistante.
"Est-ce qu'elle est avec quelqu'un ?" Demanda House, sans attendre de réponse. Il dépassa le bureau et commença à pousser la porte.
"Non, mais elle…" Michelle se leva de son bureau et tenta de l'arrêter. Elle le suivit dans le bureau. « Désolée docteur Cuddy. Vous voulez que je le fasse sortir ?"
Cuddy leva les yeux de son bureau d'où elle essayait de paraître occupée à signer des papiers. « Non Michelle. De toute façon, il faudra bien que je m'occupe de lui tôt ou tard. » Elle de leva. « Allez-y. Et mettez mes appels en attente. En fait, essayez de rappeler la police pour voir s'ils ont du nouveau à propos des parents de Jacob Peerson. » Michelle acquiesça. Elle regarda House et tenta de lui lancer le regard le plus menaçant possible. House trouvait qu'elle ressemblait à un petit chiot essayant de protéger son maître. Il lui fit signe de partir, la chassant pour qu'elle retourne dans le cocon de son bureau devant celui de Cuddy. Ils attendirent que la porte se referme.
House se tourna vers Cuddy. « Je l'ai appelée 'chérie', » dit-il en souriant.
"Tu n'as pas fait ça ! » s'exclama Cuddy, consternée. « Qu'est-ce qu'elle… »
« Elle n'y a pas cru une seconde, » dit House. "Je crois que j'ai une sacré reputation ici. Je peux dire n'importe quoi. »
"Tu dis ça comme si c'était une bonne chose, » répondit Cuddy. House lui fit un signe de tête et tendit les bras. Elle lui sourit et se leva de derrière son bureau. Elle s'arrêta avant de s'approcher de House. « Tu as besoin de mon autorisation pour une procédure ? Qu'est-ce que c'est ? Ou peut-être était-ce simplement une machination pour que je t'appelle. Je t'ai manqué ? »
"Oui. Et non. Et oui." Répondit House. "Je n'avais aucune procédure mais maintenant j'en ai une. Par chance, tu as obligé ta secrétaire à m'appeler à ta place donc j'ai pu prétendre être en colère et débarquer dans ton bureau. Avec mon premier plan, je n'espérais qu'un simple appel. Maintenant, je peux te parler face à face. » Il fit un pas pour se rapprocher d'elle mais gardait tout de même une distance respectable.
"Oui, tu vois, ça c'était mon plan." Elle aussi s'avança très légèrement. House l'observa. Penser que Cuddy avait pu élaborer un plan pour le voir lui donnait envie de se jeter sur elle et de l'allonger sur son bureau. Il repensa à l'époque où il en avait eu l'occasion. Cuddy sembla lire dans son esprit.
"Ce bureau est hors-service, » dit-elle doucement. Elle fit une pause. « Pendant les heures de travail. »
"Tu ferais mieux d'arrêter ça," dit House, « ou ce n'est plus qu'une question de minutes avant que tout l'hôpital sache qu'on est ensemble. » Il lui sourit de manière séductrice en s'approchant d'elle. Cuddy posa une main sur son torse. Il s'avança encore.
Cuddy tentait de lutter contre son désir. Elle avait désespérément envie d'attraper House par le col et de caresser sa bouche avec la sienne, mais son professionnalisme la rappelait à l'ordre plus fort que jamais. Aussi fort qu'elle n'avait pas envie de repousser House. "Plus tard," murmura-t-elle doucement. Prenant un léger risque, elle se mit sur la pointe des pieds et déposa un baiser rapide sur les lèvres de House. Elle partit aussitôt se réfugier derrière son bureau. A ce moment là, son interphone sonna.
« Désolée Docteur Cuddy, » dit Michelle, « mais le docteur Foreman voudrait savoir si le docteur House vous a demandé l'autorisation pour opérer le petit garçon. Il est prêt. Et docteur House, le docteur Hadley vous attend dans votre bureau. »
Cuddy leva les yeux vers House qui acquiesça. « Il a un kyste au niveau de son rein, sûrement une maladie polykystique des reins. Ah, et à part ça, il a trois reins. » Il ne s'arrêta pas devant l'air surpris qu'affichait Cuddy. « Ils ont besoin de l'ouvrir et de retirer le rein abîmé ainsi que de vérifier l'état des deux autres. » Expliqua House. Il semblait déçu de revenir en mode « travail » mais il se comportait de façon très professionnelle.
Cuddy appuya sur le bouton se l'interphone. « Oui, il a la permission de commencer l'opération. House va arriver pour voir le Dr Hadley. » Elle relâcha le bouton.
House continua de décrire le cas du patient. Cuddy était agréablement surprise mais aussi très soulagée. Cela présageait de bonnes choses pour eux. S'il arrivait à bien se tenir au travail, pensa-t-elle, c'est qu'il essayait vraiment de faire fonctionner leur relation. Il ne restait plus qu'à voir ce que ça donnerait. Cuddy sourit.
"Allo ?" dit soudainement House. Cuddy clinga des yeux et le regarda. "Je suis en train de te dire que le gamin à un kyste au rein, sûrement parce qu'il a été violenté, et toi, tu souris ? »
"Oh, désolée," dit-elle. "Non, je pensais à autre chose. »
"Je parie que je peut te dire à quoi tu pensais, » dit House. Son regard s'assombrit alors qu'il la regardait. « En détails. »
Cuddy sut que le professionnalisme de House avait atteint ses limites. Elle se leva. « Ne recommence pas. Je vais aller voir Jacob et voir si la police à trouvé ses parents. Je vais aussi appeler les services de protection de l'enfance, au cas où. » Elle traversa son bureau alors que House la regardait partir. « Va parler au docteur Hadley. Elle a dit avoir besoin de temps. Va faire ce qui te semble le mieux." Elle se tourna pour le regarder avant de franchir la porte. « Dis lui qu'elle est la bienvenue ici et qu'elle pourra revenir quand elle sera prête. »
Elle allait attraper la poignée de la porte quand la phrase de House l'arrêta.
"Pourquoi tu as mis des chaussures noires ?" demanda House en faisant glisser son regard le long de ses jambes et jusqu'à la paire de talons en cuir verni qu'elle avait enfilé. « Je t'avais dit de mettre les chaussures rouges. »
Ce fut au tour de Cuddy d'arborer un sourire séducteur. « Je ne te demandais pas ton avis sur la couleur de mes chaussures. » Elle vit dans les yeux de House qu'il avait comprit ce qu'elle insinuait. Elle aperçu aussi le regard emplit de désir qu'il lui lança juste après. Elle attrapa la poignée de la porte et s'enfuit rapidement, laissant House la regarder alors que la porte se fermait derrière elle.
* Dans la version originale, Jacob a un problème à prononcer les « L » qu'il prononce « W » mais vu les différences de langue et pour garder ses difficultés de langage évidente, j'ai préféré qu'il change les « J » en « Z » ce qui me paraissait plus logique.
** Pour le passage où il est dit que Chase et Cameron foncent droit dans le mur, il est dit dans la version originale qu'ils sont dans un train se dirigeant vers un pont qui est cassé et que House leur à donné l'opportunité de sauter avant qu'ils ne tombent dans le vide avec le train. Mais comme j'avais du mal à traduire cette métaphore, je l'ai modifiée, j'espère que c'est bien aussi comme ça ?
