Disclaimer : Tous les personnages de l'Univers Harry Potter sont la propriété de J.K. Rowlings. Sauf les personnages invités cités ci-dessous qui apparaîtront au fur et à mesure au cours du récit.
Personnages invités : (en gras figure les noms des personnages qui apparaîtront ou dont on parlera dans ce chapitre)
Galadhon Aredhel Greenleaf :Haut-Roi de Valinor (grand-père de Severus.
Eärween Enetari Greenleaf : Haute-Reine de Valinor (femme de Galadhon et grand-mère de Severus).
Eäzleen Isil Greenleaf : Princesse de Valinor (épouse décédée d'Albus Dumbledore)
Alatàriel de Lothlórien : Appelée aussi la Dame Blanche – Grande Prêtresse, petite fille de Galadriel et Celeborn.
Les Valar : les Divinités Elfiques qui régissent la dimension invisible de Valinor
Jaimie Carmichael et Leo Cavendish : amis d'Université et colocataires d'Hermione.
Kezia Johnston : amie de Minerva McGonagall, et logeuse d'Hermione.
Lucrecia Malfoy Derevko : sœur aînée de Lucius Malfoy.
Nicolaï Derevko : fils unique de Lucrecia et Rasputine, cousin de Draco
Rasputine Derevko : mari de Lucrecia, Ministre adjoint du Ministre de la Magie
Jonathan Pritchard : nouveau Ministre de la Magie.
Cesar Borgia XIIIème du nom : Chef Suprême de la Confrérie des Nécromanciens
Note de l'Auteure : Vous pourrez suivre l'avancement des chapitres en construction sur mon profil.
1/ J'adore le monde de la magie et je voulais vous dire que si j'ai pris mon temps pour écrire et réécrire ce chapitre c'est parce que j'ai dû m'adapter à la magie du Cristal que je viens de découvrir. Donc à partir de maintenant c'est en me connectant au Cristal que j'écrirais les lignes de cette magnifique histoire qui est là pour vous enchanter.
2/ Ce chapitre «La Volonté des Valar» dû à sa complexité et aux multiples révélations sur les origines de Severus, est divisé en deux parties. Nous retournons dans le monde des Elfes avec sa magie, sa poésie et ses mystères. Dans cette première partie Albus va pouvoir enfin se libérer de la souffrance de la perte de sa femme. Il est temps pour lui de faire le deuil de son épouse adorée.
3/ Je poste donc ce chapitre comme un cadeau de Noël un peu à l'avance et vous souhaite de Bonnes Fêtes Magique et pleines de Lumière.
Remerciements : je tiens à remercier toutes mes fidèles et assidues lectrices qui se reconnaîtront (particulièrement pour le chapitre précédent : Leeloo_L, Zinzinette, Kalidu66 pour leurs encouragements) et qui me donnent la force de continuer à écrire cette histoire qui m'inspire beaucoup. Je souhaite la bienvenue à mes nouvelles lectrices (lecteurs ?) du chapitre précédent : Sevmooniadayra et Anesid0ra. Merci à vous d'avoir rejoint ce récit pas comme les autres et d'avoir trouver du plaisir à le lire. J'ai répondu à tout le monde.
Je remercie aussi les lecteurs de passage et les personnes qui mettent cette histoire en alert (story or author). N'hésitez pas à laisser un petit commentaire d'encouragement il sera le bienvenu.
RAR : Kalidu66 : Tes reviews sont un enchantement et me font un immense plaisir. Je te pardonne volontiers de ne pas laisser ton adresse. J'avais envie de discuter avec toi. Par contre n'hésite pas à me laisser un message personnel via la messagerie . En tout cas ton enthousiasme me fait chaud au cœur. J'espère sincèrement que ce chapitre te plaira.
Résumé.
Grace au Valar Olorin alias Gandalf le Blanc Severus a pris conscience de son amour pour Hermione en se remémorant les instants important de la 6ème et 7ème année d'Hogwarts de la jeune sorcière. Pendant ce temps Albus, Minerva et Hermione se rendent au Royaume de Valinor.
Bonne Lecture et agréable moment à toutes et à tous.
Chapitre 7
La Volonté des Valar 1ère partie
La Guérison du Cœur et de l'Ame.
A l'heure convenue Albus Dumbledore avait transplané en tenant par le bras Hermione et Minerva, dans un endroit connu de lui seul. Les deux femmes constatèrent en silence que le lieu était magnifique. C'était une vallée au pied d'une des multiples chutes d'eau et entourée de forêts et de verdures qui avaient envahi depuis des siècles les habitations sculptées dans le bois. L'architecture n'avait rien de communs à ce que les deux sorcières connaissaient et cette ancienne petite ville abandonnée semblait tout simplement irréelle.
La voix d'Albus les fit sursauter quand il annonça tout simplement.
- Voici Rivendell un village habité il y a fort longtemps par les Elfes. Cet endroit est le seul appartenant à l'Ancienne Terre du Milieu qui donne sur l'autre dimension. D'ici nous aurons accès au mystérieux Royaume de Valinor. Dans un premier temps nous devons passer derrière la chute d'eau. Suivez moi.
Stupéfaites et surtout fascinées par cet étrange décors, dans un silence religieux, les deux femmes emboîtèrent le pas du vieux mage.
Quand le trio se retrouva derrière la cascade dans un petit renfoncement qui n'avait pas l'air d'avoir d'issues, Albus entonna une incantation en langue elfique et tout commença à tourbillonner. En quelques secondes les trois sorciers se retrouvèrent aux portes invisibles du Royaume caché des Elfes Eldar. Le paysage était grandiose et merveilleux, les couleurs du ciel, de l'herbe, des arbres et des montagnes aux sommets enneigés qui les entouraient, semblaient plus vives que dans leur monde.
Ils se trouvaient dans une grande prairie qui semblait traversée par un chemin qui menait à la ville principale.
Et là se trouvaient trois Elfes magnifiques qui les attendaient patiemment. Pas des serviteurs, mais le couple royal en personne et une femme blonde à l'aura mystérieuse, qui leur fut présentée comme la grande magicienne, la prêtresse blanche descendante directe de Galàdriel, Dame Alàtariel de Lothlórien.
Albus inclina la tête avec déférence et prononça les paroles d'usage chez les Eldar.
- Mae govannen, Bienvenu à vous Galadhon Aredhel, Eärween Enetari et Dame Alàtariel (1)
Les trois Eldar inclinèrent la tête et répondirent à l'unisson
- Mae govannen, Bienvenu à toi Olórin Istar (2) et Bienvenue à nos visiteuses de l'autre monde.
Galadhon qui avait déjà cotoyé les étrangères, s'avança d'un pas et leur dit d'une voix calme mais empreinte d'une certaine froideur qui n'était pas sans rappeler l'attitude glaciale de Severus.
- Bienvenue dans mon Royaume. Permettez moi de vous appeler par vos prénoms. Ici et devant mes sujets vous pouvez vous adresser à moi en me nommant ainsi que mon épouse, Altesse Royale. Mon peuple est très attaché au rituel et à l'étiquette. Si nous sommes entre nous appelez moi simplement Galadhon.
Il fit un léger signe de la main et la femme du souverain fit quelque pas pour combler la distance qui la séparait de son mari. Le Haut-Roi présenta sa royale moitié.
- La lumière de ma vie, mon étoile scintillante, voici ma chère et tendre Eärween Enetari.
Hermione et Minerva furent frappée par la ressemblance de la reine avec le portrait que leur avait présenté Albus. Minerva avait l'impression de revoir son amie et rivale. Cette femme d'une beauté à couper le souffle semblait sans âge, légèrement plus âgée cependant qu'Eäzleen, la femme d'Albus. Ces Elfes de chair et de sang semblaient si magnifiquement beaux et irréels qu'ils avaient l'air d'appartenir à un monde qui n'existait pas. Et pourtant ils étaient là bien présents.
Ce qui était le plus frappant c'était le contraste qui existait entre les Elfes blonds et la seule et unique Elfe aux cheveux noir jais à la peau laiteuse. D'Eärween émanait une énergie très particulière, une puissance étrange et presque ténébreuse, la force d'une magie noire toute puissante. Tout en elle rappelait Severus.
Eärween sentit la gène des visiteuses et essaya de rompre la tension qui s'était soudainement installée.
- N'ayez crainte vous êtes sincèrement attendues et bienvenue dans notre monde. Mon cher époux ne se rend pas compte de l'effet d'intimidation que nous pouvons exercer sur les étrangers, mais nous ne voulons aucunement vous mettre mal à l'aise. Je vous propose de marcher tranquillement jusqu'au palais et prendre quelques rafraîchissements avant de commencer la réunion.
A ce moment précis Dame Alàtariel rejoignit la reine et prit la parole en adressant une requête à ses souverains.
- Vos Altesses comme nous en avons parlé plus tôt, il me semble préférable d'amener Olórin au sanctuaire afin qu'il puisse se recueillir sur la tombe de sa chère épouse disparue.
Albus Dumbledore sentit l'immense plaie de son cœur, restée béante toutes ces années depuis la disparition tragique de sa femme, le faire souffrir de nouveau. Revenir ici, où reposait son Eäzleen adorée et perdue à jamais était la pire des tortures. Au moins dans son monde la douleur était moins présente. Il pouvait se mentir et jouer avec la réalité.
Il avait été si occupé par son combat contre Voldemort qu'il avait fini par oublié, enfin presque. Avec son fils Severus sous ses yeux toutes ses années durant, le fruit de son amour pour Eäzleen, cette similitude si frappante avec le caractère ombrageux des deux Elfes aux cheveux noirs , jamais la perte de cet être aimé n'avait pu être comblée. Jamais il n'avait fait son deuil, le voulait-il d'ailleurs ? Il ne voulait pas oublier qu'il était en partie responsable de la mort de sa femme. Il avait persisté à porté au fil des ans le poids d'une culpabilité qu'il estimait sienne.
Galadhon et Eärween firent un signe de tête pour marquer leur assentiment. Le Haut-Roi lança un regard furtif et chargé de reproche à son gendre mais donna son accord verbal d'un ton acerbe.
- Tu peux y aller Olórin. Je reconnais que je t'ai fermé les portes du royaume après la mort de ma fille, mais il est temps que tu puisses lui rendre hommage après si longtemps. Dame Alatàriel est notre grande prêtresse elle guidera tes pas jusqu'à l'endroit sacré où repose ma fille.
Hermione et Minerva se regardèrent choquée. Apparemment malgré ses dires, Galadhon gardait encore quelques rancoeurs envers Albus. La tension qui régnait entre les deux hommes n'était pas prête de disparaître, même si le souverain avait dit quelques jours plus tôt qu'il avait pardonné.
Le Haut-Roi et son épouse invitèrent Hermione et Minerva à prendre le chemin qui menait à la demeure royale alors que la Dame Blanche escortait le Sorcier vers le lieu où reposait la femme de sa vie, son grand amour perdu à jamais.
Malgré son air froid et hautain Alatàriel prit Albus par le bras pour faire cette marche jusqu'au sanctuaire. Sa voix douce rompit le silence pesant.
- Me permettez vous de vous appeler Albus ? Je sais que notre roi persiste à vous nommer Olórin et je sens que vous n'appréciez pas.
- Vous avez tout à fait raison. Galadhon déteste tout ce que je représente et ne supporte pas le fait que j'appartienne au monde des Hommes. Il ne m'a jamais pardonné d'avoir épousé sa fille unique. Je suis un humain, un sorcier, je suis avant tout Albus Dumbledore même si je respecte le nom de mon ancêtre.
- Je comprends votre colère Albus. Vous avez un point commun avec Galadhon, vous culpabilisez pour la mort d'Eäzleen. Mais si cela peut vous apaiser c'était son destin et rien ni personne n'aurait pu changer cela, ni vous, ni Galadhon.
- Comment pouvez-vous en être si sure Dame Alatàriel ? Si vous saviez comme je l'aimais. Jamais ô grand jamais je n'aurai cru qu'un amour aussi fort et aussi pur puisse exister en ce bas monde. Je me demande encore comment cette créature de rêve a pu tomber amoureuse d'un simple mortel comme moi.
Alatàriel lui répondit d'un sourire énigmatique, une lueur étrange dans son regard bleu nuit parsemé de minuscules paillettes d'or. Sa beauté était aussi envoûtante que sa voix.
Albus savait depuis longtemps que les Eldar avec leur physique éblouissant étaient aussi dotés d'un charme et d'une séduction qui envoûtaient inexorablement les simples mortels.
Ils traversèrent la campagne pour se rendre dans un bois où coulait une rivière bordée d'arbres. Au pied de ce qui semblait être un grand chêne reposait une stèle de marbre blanc. A côté une statue grandeur nature sculptée dans la même matière représentait Eäzleen dans toute sa splendeur d'autrefois, belle et mystérieuse en habit de cérémonie. Avant de rencontrer Albus la jeune princesse était au service des Divinités Elfiques comme Alatàriel aujourd'hui. Le corps d'Eäzleen reposait non loin du temple sacré de la forêt Kementari.
Après un long silence la belle prêtresse blonde prit la parole.
- Les Divinités Elfiques auraient pu s'exprimer à travers moi. Mais dans leurs grandes mansuétudes elles vous accordent un miracle. Notre chère et regrettée princesse qui appartient maintenant au monde des Valar va pouvoir traverser les dimensions et se matérialiser ici et maintenant pour quelques heures seulement. Je vais réciter l'incantation et je me retirerais pour aller méditer au temple le temps de votre entretien avec votre âme sœur. Cela peut prendre un peu de temps avant qu'elle ne vous apparaisse. Utiliser ce moment de retrouvaille avec sagesse cher Albus, car ce sera la seule et unique fois que cette faveur vous sera accordée. J'espère que cette occasion vous permettra de trouver enfin la paix de l'âme.
Albus était complètement retourné, abasourdi par les paroles d'Alatàriel. Il allait revoir son Eäzleen, son étoile scintillante. Qu'allait-il lui dire ? Il avait tellement à lui raconter et pourtant il avait surtout honte de n'avoir pu empêcher son assassinat ? Comment pourrait-il affronter son regard et ses reproches ? Le Sorcier le plus puissant se sentit soudain complètement démuni.
L'incantation de la Dame Blanche commença. La belle voix de l'Elfe s'éleva pour entonner des paroles en Elfique ancien. Les paroles étaient bien trop ésotériques pour être comprises d'un simple mortel, mais Albus n'avait qu'une seule idée il allait revoir son adorée.
Une lumière blanche brillait autour d'Alatàriel quelque chose d'indescriptible et d'une beauté incroyable. Le rituel dura une demi-heure. Quand elle eut terminée la digne héritière de Galadriel prit congé sans un mot, et se dirigea d'un pas léger vers le temple de la forêt qui se dressait au loin, une bâtisse magnifique dont le marbre à la couleur blanche scintillait sous les rayons du soleil qui perçait à travers les feuillages.
Se retrouvant seul Albus entendit le bruissement des feuilles sous la douce brise, et le bruit de la rivière qui coulait. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas prit le temps d'écouter la nature. Pour un sage tel que lui, perdre ce contact était un sacrilège. Maintenant que la guerre était terminée il lui faudrait reprendre ses bonnes habitudes.
Il ne sut pas si c'était la solitude ou la magie étrange de ce lieu, mais Albus se sentit soudain submergé par le poids d'un chagrin qu'il avait vainement essayé d'ignorer, de repousser. Il avait toujours fait bonne figure, mais là c'était comme si tous les barrages artificiels pour emprisonner à jamais ses émotions cédèrent en même temps. Le vieux sorcier se sentit accablé et emporté dans un torrent ravageur contre lequel il ne pouvait pas lutter.
Il s'écroula à genou devant la stèle de son aimée et pleura toutes les larmes de son corps. Il se laissa engloutir par la tristesse et les remords. Quand il trouva la force de parler il dit.
- Je t'aime tellement Eäzleen, j'aurai donné ma vie pour toi. Si tu savais comme je regrette d'être arrivé trop tard et surtout de t'avoir entraîner dans tout cela. J'aurai préféré mourir à ta place que d'avoir été obliger de vivre sans toi.
Son corps fut secoué par les sanglots d'un chagrin qui avait grandit de façon exponentielle depuis la disparition tragique de sa jeune épouse assassinée par des Mangemorts.
Albus sentit soudain quelqu'un lui effleurer le dos et il sut que sa chère et tendre Eäzleen l'avait miraculeusement rejoint dans cette dimension. Plus que le toucher c'était son énergie, l'énergie émise par son âme que le Sorcier aurait reconnue entre tout.
Il se tourna légèrement et vit sa femme agenouillée près de lui et qui lui souriait. La présence de la princesse elfe était presque irréelle. Une lumière éclatante l'entourait toute entière. Sa présence était difficile à définir, plus consistante qu'un fantôme ou une image holographique, mais pas autant qu'un corps fait de chair et de sang.
Albus se releva en même temps qu'Eäzleen, et sécha ses larmes d'un revers de la main. Timidement il approcha sa main du visage de sa femme et constata avec soulagement qu'il pouvait caresser ce visage tant aimé. Il décida de prendre la parole pour voir si elle comprenait et surtout si elle avait la possibilité de lui parler.
- Oh mon amour, mon étoile scintillante si tu savais comme tu m'as manqué. Je t'aime tellement que ça fait mal. Si tu savais comme j'ai souffert de ton absence toutes ces années.
La princesse elfe qui appartenait depuis longtemps au monde des Valar lui offrit un sourire plein de bonté et de compassion. Elle s'approcha et caressa tendrement la joue de l'homme qui fut et resterait à jamais l'amour de sa vie.
Albus tressaillit de bonheur quand il sentit le léger toucher. Ainsi son épouse adorée s'était assez matérialisée pour pouvoir toucher comme un être vivant. Il fut comblé quand la douce voix d'Eäzleen lui répondit.
- Je sais mon aimé. A moi aussi tu m'as manqué même si le temps et les sentiments sont atténués dans la dimension qui est la mienne maintenant.
Je suis heureuse d'avoir cette occasion de te parler. J'ai tellement à te dire. Et surtout je désire plus que tout que tu guérisses, que tu fasses ton deuil et continue à vivre ta vie.
Albus allait protester mais Eäzleen posa ses longs doigts sur la bouche du Sorcier et continua.
- Tu dois passer cette étape importante mon amour, parce que tu dois être fort pour guider notre fils. Il va avoir besoin de toi plus que jamais Albus. Notre Eärendil est en danger.
Cet avertissement alerta Albus qui comprit pourquoi Galadhon voulait tellement le voir et lui parler de Severus. Il questionna sa femme.
- Quel genre de danger ? Je ne veux pas le perdre lui aussi. Tu dois savoir combien il m'a été difficile de le préserver. Cet enfant est toute ma vie, c'est mon trésor il est une partie de toi Tingilyë (2).
Eäzleen se serra contre Albus qui tressaillit alors que le corps de la femme qu'il avait tellement aimé s'était blottit contre lui. C'était juste un contact léger car il n'y avait aucune chaleur provenant de cette entité de lumière, mais c'était mieux que rien. Il l'entoura de ses bras et se contenta de cette présence merveilleuse mais éphémère.
La Valar se détacha doucement de l'étreinte d'Albus et se dirigea au bord de la rivière en lui prenant la main comme autrefois. Elle s'assied dans l'herbe à contempler le fil de l'eau et fit signe à son amour terrestre d'en faire de même.
Elle rompit le silence et l'informa.
- Galadhon te donnera toutes les informations dont tu as besoin. En premier lieu c'est pour cette raison que tu es là aujourd'hui. J'ai réussi à persuader les Valar de te rejoindre dans ton monde afin d'apporter la guérison de ton cœur.
Albus qui n'avait pas lâché la main d'Eäzleen la serra et lui demanda l'air intrigué.
- De quoi veux tu donc me guérir Tingilyë. Je vais bien.
La Valar approcha sa main libre et posa la paume sur le cœur de son cher époux. Elle le nomma par le nom secret qui désignait l'âme sœur.
- Oh Imzadi (3) je t'aime encore tellement que je ne désire que ton bonheur. Je souhaite de tout mon cœur que tu guérisses de moi, de la perte que tu as subi. Je veux t'aider à comprendre et accepter mon départ prématuré pour Valacirca (4).
Elle se rapprocha de lui et posa sa tête sur son épaule comme à l'époque où ils se confiaient l'un à l'autre.
- Ecoute moi cher amour et surtout ne m'interrompt pas. Je n'ai pas beaucoup de temps et j'ai tellement à te dire.
Albus soupira et obtempéra lui aussi avait tellement à dire et surtout plein de questions restées sans réponses.
Eäzleen continua de sa belle voix cristalline.
- Sache une chose, grâce à Dame Alatàriel qui était déjà très douée comme prophétesse, je savais ce qui allait m'arriver dans les moindres détails : notre rencontre, notre amour infini, notre mariage si éphémère, le bébé à venir et mon destin tragique. Mais j'ai vécu si intensément ses années de bonheur que je ne regrette absolument rien. Si c'était à refaire je te choisirai à nouveau quitte à te perdre encore. C'était mon destin Albus, je l'ai choisi bien avant de venir au monde en tant que Princesse Elfe. Il en est de même pour toi et Eärendil. J'ai été la plus heureuse des femmes de porter ton enfant, notre enfant. Eärendil-Severus est un être exceptionnel et les Valar ont décidé depuis le début de lui imposer cette terrible épreuve ainsi qu'à nous, afin de racheter ses fautes passées et surtout éviter de replonger dans les Ténèbres Absolues.
Albus ne put s'empêcher d'intervenir.
- Que sais tu donc à son sujet que j'ignore encore. Galadhon a parlé avec les mêmes mots énigmatiques présageant le pire au sujet de Severus.
- Tu sauras tout dans les heures à venir et tu comprendras. Tout cela pour te dire de ne plus culpabiliser. Cela était écrit. Tu ne pouvais rien faire pour éviter le pire. Il fallait que je meure et que tu protèges notre fils en le plaçant dans un orphelinat. Aucun paramètre ne pouvait changer. Les Valar n'ont donné la chance à l'âme d'Eärendil-Severus que dans ces seules conditions. Je les ai accepté bien avant de m'incarner et même si tu ne t'en rappelles pas toi aussi.
- Je n'arrive pas à croire et encore moins à comprendre pourquoi ces Divinités Elfiques se permettent d'intervenir dans ma vie et dans la vie des Sorciers et de décider de notre avenir de façons aussi désinvolte.
Eäzleen esseya de tempérer la colère de son cher Albus qui n'avait rien perdu de la fougue de sa jeunesse.
- Ne parle pas ainsi des Valar mon amour, tu risques de t'attirer leurs colères. Tu as encore tellement à apprendre. Il faut que tu sois fort pour le futur, les épreuves ne sont pas terminées. Si tu avais été moins obstiné, moins en colère, tu aurais pu entrer en contact avec mon esprit.
- Je t'en prie ne dit pas cela Tingilyë.
- Désolée Imzadi mais c'est la vérité. Je t'aime et t'aimerai toujours Albus mais tu dois continuer à vivre. Minerva a toujours été là pour toi et je désire de tout mon cœur que tu sois heureux. Elle t'aime sincèrement et je suis ravie qu'il en soit ainsi. Fait ton deuil ici et maintenant, en sachant qu'à partir de ce jour, si tu le veux bien je peux venir te voir à travers tes rêves. Nous pourrons continuer à nous aimer, mais autrement. Je sais que tu as enfermé ton cœur et que tu as tenu Minerva à distance de peur de trahir notre amour. Mais ton interprétation est fausse Albus. Tu as besoin d'elle, aujourd'hui plus qu'hier. Laisse parler ton cœur. Je serai toujours là pour toi, tu le sais maintenant. Laisse partir la douleur, le chagrin. Mon corps n'était qu'un simple véhicule, je suis toujours là mais sous une forme différente en tant qu'énergie lumière. La mort n'est qu'un passage.
Albus la serra très fort contre lui, aussi fort qu'il le put vu les circonstances. Il sanglota comme un enfant alors qu'Eäzleen lui caressait doucement la tête pour le consoler et apaiser sa douleur émotionnelle.
- Et si je ne veux pas Tingilyë, si je ne veux pas te laisser partir. Pourquoi les Valar ne t'accordent-ils pas le droit de rester ainsi sous cette forme à mes côtés ?
La Valar sourit intérieurement en entendant son époux. Il lui rappelait le petit Eärendil-Severus quand il refusait d'accepter les ordres de ses parents et s'obstinait à marchander un compromis.
- Allons Albus ne fait pas l'enfant. Tu me rappelles tellement notre fils. Vous êtes si obstinés parfois. Je t'en prie mon amour tu dois accepter ce fait. La mort et la disparition des êtres aimés font partie de la vie. Tu ne dois pas te permettre de perdre une énergie considérable à lutter contre un phénomène de l'univers contre lequel tu ne peux absolument rien.
Eäzleen soupira parce qu'elle ne pouvait pas aider Albus. Elle le comprenait mais avait déjà passé plusieurs décennies de l'autre côté, que ces perceptions humaines qu'éprouvait son cher amour lui étaient pratiquement étrangères maintenant. Elle essaya pourtant de trouver les mots justes.
- Reprends toi Albus. Je sais ce que tu as enduré et endures encore mais tu dois tourner la page. Il le faut pour notre fils. Tu pourras revenir te recueillir ici à Valinor quand tu voudras et je pourrais aussi te parler grâce à Alatàriel. Mais je t'en prie mon Adoré, guéri pour moi et Eärendil-Severus. Il le faut. C'est vital pour notre monde et ton monde.
Elle baissa les yeux et ajouta avec un ton plein de tristesse.
- Je sais que tu t'interdis d'aimer Minerva à cause de moi. Je t'en prie ouvre lui ton cœur. L'aimer sincèrement ne signifie nullement la trahison de notre amour.
Albus lui répondit d'un ton peiné.
- Je l'aime c'est vrai, mais pas comme je t'ai aimé toi. Je ne veux pas la blesser tu comprends.
- Je te comprends très bien et te connais mieux que tu ne te connais toi-même. C'est une âme formidable et elle t'aime d'un amour démesuré. Donne lui une chance. Tu dois savoir aussi que tu auras vraiment besoin d'elle dans les temps à venir. Elle est la seule qui pourra t'aider auprès de notre fils. Ne crois pas que le simple fait de lui annoncer que tu es son père va lui faire plaisir. Sa réaction face à ton mensonge durant toutes ces années va le rendre agressif et hostile. Eärendil-Severus est rancunier et il va t'en vouloir. Je préfère que tu le saches. Il a toujours considéré Minerva comme une figure maternelle. Il va sûrement se tourner vers elle parce qu'au fond de lui notre fils est toujours ce petit garçon abandonné qui a été maltraité et mal aimé depuis l'orphelinat. Mais il y a chez lui une colère destructrice qui peut à tout moment le faire basculer définitivement du coté obscur.
Albus sentit un énorme pincement au cœur. Il n'avait pas imaginé que Severus puisse prendre cette nouvelle, concernant sa filiation réelle, aussi mal. Mais Eäzleen avait raison pour tout.
La Valar continua d'une voix douce et mélodieuse.
- Heureusement notre fils va connaître aussi l'amour d'une jeune femme extraordinaire qui tient son destin entre ses mains. C'est une âme pure qui a choisi d'aider Eärendil-Severus comme moi j'ai choisi de t'aider et mettre au monde cet enfant. La jeune Hermione est une personne extraordinaire. Je sais que tu la considères déjà comme ta propre fille. Tu devras être fort pour elle aussi, les épreuves qu'elle devra traverser seront terribles.
Albus soupira et avoua à contre cœur.
- A t'entendre j'ai l'impression que je ne vais pas du tout apprécier ce que Galadhon va nous révéler.
La Valar garda le silence, se dégagea doucement de l'étreinte d'Albus, se releva et invita le Sorcier à faire de même. Puis le tenant toujours par la main elle s'approcha de nouveau de lui et l'embrassa sur les lèvres. Le Magicien Blanc sentit un effleurement aussi léger qu'une aile de papillon. Un baiser plus profond n'était pas envisageable, mais ce « baiser » représentait tellement car il était possible, unique, à la fois matériel et immatériel. Il portait toutes les promesses et tous les aurevoirs.
La forme lumière d'Eäzleen commençait à perdre de sa consistance et Albus comprit que sa femme bien aimée allait disparaître et retourner dans sa dimension Lumière. Un autre monde auquel Albus malgré toute sa magie n'avait pas accès.
- Je t'aime pour l'éternité Imzadi. Prends soin de toi et veille bien sur notre fils. Soit fier de toi malgré les circonstances tu en as fait un homme bien, loyal et courageux comme son père. Albus tye-melane (5)
- Adieux Tingilyë. Moi aussi je t'aime pour l'éternité. Je remercie les Valar de m'avoir laisser ce privilège d'avoir pu te parler et de te dire au revoir. Je t'aime pour l'éternité. Eäzleen tye-melane
Eäzleen rompit le contact et s'éloigna de l'homme de sa vie. Elle avait l'air de flotter en se dirigeant vers le temple. Au fur et à mesure qu'elle avançait en se retournant de temps en temps elle perdait de plus en plus sa forme semi-matérielle. Puis tout d'un coup la Valar se transforma en une étoile de lumière extrêment vive et disparut aussitôt du monde de la matière.
Une larme coula le long de la joue d'Albus Dumbledore mais quelque chose avait changé, l'immense tristesse et le poids du chagrin s'étaient évaporés parce qu'il avait enfin comprit et accepté avec son cœur que l'âme est immortelle. Quoiqu'il arrive Eäzleen serait toujours à ses côtés. Elle n'était pas morte, elle avait seulement changé de forme et de dimension. Il allait entamer la première phase de sa guérison.
Alors qu'Albus s'entretenait avec sa défunte épouse devenue une Valar, les deux Sorcières et leurs hôtes s'étaient rendus au Palais Voronwë (6).
La marche s'était déroulée de façon paisible. Galadhon grâce à son pas vif et ses grandes enjambées se trouvait à plusieurs mètres devant le trio de femmes qui marchait ensemble d'un même pas, Minerva et Hermione de chaque côté d'Eärween qui leur avait parlé de sa belle voix mélodieuse comme un chant.
La Haute-Reine était sympathique et avait essayé de les mettre à l'aise en leur donnant des détails sur le paysage, et quelques informations sur la vie au Palais. Malgré sa froideur apparente elle était moins hautaine que son royal époux.
La ville de Ilmarë où se trouvait le palais était magnifique et scintillante de blancheur. Toutes les habitations ainsi que la demeure royale étaient un mélange de marbre blanc et de bois. Les deux sorcières furent étonnée de voir le mariage de ces deux matières si différentes et pourtant si complémentaires. Toutes les sculptures, colonnes, montants de fenêtres ou de portes, mettaient en valeur la beauté et l'harmonie de l'art elfique.
Les époux royaux conduisirent leurs hôtes dans un salon qui donnait sur une terrasse ensoleillée. Le mobilier dans son ensemble était en bois sculpté.
Quand elles avaient traversée les longs couloirs et les pièces du palais, Minerva et Hermione n'avaient rien noté d'ostentatoire, tout était simple mais de bon goût. La seule différence avec leurs sujets, était que les époux royaux avaient des serviteurs. La richesse de leurs vêtements et bijoux trahissait la différence de classe sociale.
Les deux femmes prirent place dans des fauteuils en bois recouvert de coussins épais d'une matière douce et confortable. Des boissons fraîches et chaudes leur furent apportées par des serviteurs qui s'éclipsèrent aussitôt les laissant seules avec leurs hôtes qui avaient prit place en face d'elles.
Galadhon les observait d'un œil attentif et sévère. Il n'avait pas eu le choix que d'inviter ces deux étrangères qui étaient par la force du destin liées au futur de son monde.
Eärween leur adressa un sourire et fit tout son possible pour les mettre à l'aise.
- Je vous en prie servez-vous. Je peux vous faire parvenir une collation si vous avez faim.
Minerva répliqua la première.
- Non merci. C'est parfait. J'ai grande hâte de savoir ce que vous avez à nous dire au sujet de Severus. Cette convocation à Valinor et votre air grave est loin de me rassurer. J'espère aussi qu'Albus ira mieux en ayant eu la chance de se recueillir enfin sur le tombeau de sa femme.
Hermione se servit une boisson fraîche qui ressemblait à du thé froid en constatant que Minerva était bien directe. Elle espérait que son ancien professeur n'avait pas froissé la susceptibilité du Haut-Roi qui malgré ses manières courtoises avait du mal à cacher son mépris pour les Humains.
Galadhon les foudroya du regard mais se fut sa femme qui répondit d'un ton aimable et compréhensif.
- Ne vous inquiétez pas pour Albus. Mon souhait le plus cher est qu'il trouve enfin la paix de l'âme. Il s'est infligé bien trop de peine en culpabilisant pour la mort d'Eäzleen. Il a cela en commun avec mon époux. Le destin de ma fille chérie a été décidé il y a bien longtemps par les Valar. Rien ne peut altérer la volonté de nos Divinités Elfiques et je sais que l'âme d'Eäzleen était d'accord. C'était sa mission et son karma.
La Haute-Reine s'interrompit quelques secondes et continua.
- Je ne connais pas vos croyances en tant que Sorciers ou Humains mais nous nous croyons à l'immortalité de l'âme. Le corps physique n'est qu'un véhicule, un vêtement que nous revêtons pour une durée déterminée. En tant qu'Immortels ce concept nous semble facile à accepter. Mais nous aussi pouvons mourir dans certaines circonstances. L'immortalité est un cadeau mais nous pouvons y renoncer. Comme Eäzleen en s'alliant et donnant son cœur à un mortel. Il arrive à certain de notre race de mourir de chagrin aussi.
Les deux sorcières écoutaient attentivement et avec un grand intérêt les propos d'Eärween. Il y avait tellement de différence entre leur deux peuples. Personne ne connaissait vraiment le monde des Elfes. Rien n'était certain, les rares informations qui circulaient n'étaient que des rumeurs ou des spéculations. Seuls des êtres comme Albus qui les avaient cotoyé, avaient eut un aperçu de leur vie et leur philosophie. Mais Albus Dumbledore n'était guère loquace au sujet des Eldar car il avait fait le serment de ne rien révéler.
Ainsi en attendant le retour d'Albus Dumbledore et d'Alatàriel de Lothlórien, la Haute-Reine des Elfes révéla quelques informations concernant Valinor et son peuple mystérieux.
- Je ne peux pas vous révéler tous les secrets de notre peuple. Nous avons coupé les ponts depuis des millénaires maintenant avec le monde des Hommes. Cependant vu qu'Eäzleen s'était alliée à un mortel et a eu un enfant qui appartient aux deux mondes, il me semble judicieux de vous donner quelques informations concernant les Elfes aux cheveux noirs dont les deux représentants actuels sont Eärendil-Severus et moi-même.
Galadhon lança un regard furtif à sa femme et hocha légèrement la tête en ajoutant.
- Cette information est capitale sachant qu'Eärendil a choisi de s'incarner à travers une race très rare d'Elfe. Mais comme je vous l'expliquerai plus tard cela n'a rien d'étonnant. On les appelle les Ailosacath.
Eärwen continua de sa voix douce et envoûtante de manière factuelle, comme si elle parlait d'un peuple auquel elle n'appartenait pas.
- Les Ailosacath (7) sont des Elfes magiciens descendants direct du Valar Maïron le Magnifique. Ils sont extrêmement puissants et leur magie est supérieure à celle des Istar (8). Mais malgré leurs origines Elfiques semi divine, s'ils ne sont pas bien entourés et éduqués avec sagesse par leurs aînés, ils risquent de sombrer dans la magie noire qui est plus facile et surtout comble leur soif de pouvoir.
Hermione et Minerva buvaient les étranges paroles de la Haute-Reine en essayant de les décripter afin d'essayer de percevoir si Severus correspondait à cette description peu encourageante. Malgré son enfance à l'orphelinat, et sa dérive auprès de Voldemort dans sa jeunesse, il semblait avoir surmonter les obstacles grâce à la surveillance constante et la bienveillance d'Albus.
La force de sa magie qui dépassait celle des sorciers ordinaires lui avait permis de cotoyer Voldemort, de lui mentir et de le tromper sans que ce dernier ne s'en aperçoive.
Les souverains de Valinor observaient en silence les deux sorcières qui cogitaient dur en comparant les informations sur les Ailosacath et le spécimen Severus Snape Dumbledore.
La voix grave de Galadhon les fit sursauter.
- Jusqu'à maintenant à cause de leur ancêtre Maïron le Magnifique qui est devenu plus tard le Seigneur des Ténèbres «Sauron le Détesté», les rares Elfes Ailosacath étaient conçus sciemment en tant qu'être féminin. Ces femmes peuvent choisir le sexe de leur enfant et leurs gènes sont dominants, toujours. L'enfant naîtra forcément Ailosacath. Les femmes sont beaucoup plus sages et maîtrisent mieux leur soif de pouvoir. Et par-dessus tout leur pouvoir en tant que Guérisseuse est absolument phénoménal.
La royale Eärween Enetari baissa les yeux quelques secondes et prit le relais de son époux.
- Il est important de savoir cela à l'éclairage des informations qui vont vous être données lors de notre réunion. Olórin ne va pas tarder. Il sait déjà cela. Mais rien jusqu'à ce jour ne l'aura préparé à ce qui va être dit. Notre fille Eäzleen avait pour mission terrestre de donner vie à l'unique Ailosacath mâle. Eärendil est absolument unique car en plus il est hybride, le seul de son espèce.
Galadhon soupira avant de donner les dernières explications avant la grande réunion.
- Mon petit fils bien que valeureux et plein de courage est un être potentiellement dangereux. Je vais vous confier une mission d'extrême importance. Si vous échouez, Eärendil échouera et sera perdu à jamais. Mais pire encore, il plongera nos monde dans un chaos bien plus obscur que celui qui vous attendait si votre Seigneur des Ténèbres avait triomphé.
Sur ces paroles sombres et énigmatiques, Albus Dumbledore et Alatàriel firent leur entrée dans la salle où se trouvait le petit groupe.
Le Magicien sentit immédiatement une atmosphère lourde et pesante et nota les visages graves ainsi que la pâleur de Minerva et Hermione. Décidément il aurait voulu être ailleurs, en un autre lieu et à une autre époque. Il était terriblement seul et Eäzleen lui manquait encore plus qu'avant. Combien il aurait voulu l'avoir à ses côtés ici et maintenant.
Il n'avait pas du tout envie d'entendre ce que Galadhon avait à dire au sujet de son fils, mais l'heure était grave et il n'était plus temps de faire l'enfant comme lui avait dit sa chère épouse. D'un pas décidé il se dirigea vers le fauteuil qui se trouvait à coté de Minerva, alors que la Dame Blanche dont le visage ne trahissait aucune émotion allait s'asseoir à coté de ses souverains. Trois représentants pour chacune des deux races.
Comme des millénaires auparavant à l'époque de Gandalf le Blanc l'ancêtre d'Albus Olórin Dumbledore, les Elfes et les Hommes s'étaient réunis afin de joindre leur force pour la Grande Bataille contre les Ténèbres qui allaient inexorablement s'abattre sur leurs deux mondes.
Voilà pour aujourd'hui, j'espère que ce chapitre qui est moins long que d'habitude vous aura plu et aura excité votre curiosité concernant les mystères qui entourent notre Severus-Eärendil.
La suite dans le prochain chapitre «La Volonté des Valar – 2ème Partie : La Prophétie des 2 mondes» qui nous apprendra le lien entre le monde des Sorciers et celui des Elfes, la véritable identité de l'âme de Lord Voldemort, ainsi que le secret de Cesar Borgia XIIIème du nom.
Magiquement Votre. Eirann4ever
Notes complémentaires :
(1) Mae govannen Galadhon Aredhel : Mae govannen peut se traduire mot à mot par « Heureuse Rencontre » ici dans le contexte par Bienvenu
Dès les premières paroles adressées les Eldar donne le deuxième prénom qui en général correspond à un surnom. Ici Aredhel signifie Noble Elfe.
(2) Tingilyë : «Etoile Scintillante» en Elfique Quenya, surnom affectueux donné par Albus à sa défunte épouse Eäzleen.
(3) Imzadi : mot emprunté à l'univers StrarTrek. Signifie Aimé, Ame Sœur.
(4) Valacirca : en elfique ce nom signifie Faucille des Valar. C'est l'autre monde celui des Divinités Elfiques peut se rapprocher du mot « paradis ».
(5) tye-melane : je t'aime en Elfique Quenya.
(6) Voronwë : nom propre Elfique qui signifie l'Indestructible.
(7) Ailosacath : mot elfique qui signifie léopard des neiges à l'opposé des Elfes blond les « Vanyar ». Comme le léopard des neiges les Elfes Ailosacath sont très rares et sont tous des descendants du Valar Maïron le Magnifique. Ces Elfes aux cheveux noirs corbeau sont de puissants magiciens et en cas de reproduction leurs gènes sont prédominents. Jusqu'à la naissance d'Eärendil-Severus les Ailosacath étaient toutes des femmes.
(8) Istar : nom commun du Legendarium veut dire magicien mais seul Gandalf (comme son ennemi Saroumane) qui était un Maïa, une sorte de demi-dieu envoyé par les valars, porte se titre d'Istar. Race de Magicien extrêmement puissant.
BONNES FETES DE NOEL A TOUTES ET A TOUS – MERRY CHRISTMAS AND HAPPY NEW YEAR
Chapitre 7
