Hello à tous ! Chapitre 6 est arrivé ! Il y aura beaucoup plus d'action dans celui-là. Disons que l'on s'éloigne de plus en plus du monde des Bisoun- des cours ^^' et qu'on attaque la partie dure.
Guest : Je suppose que c'est the-zia à l'appareil, non ? ^^ Encore merci pour ta review ! ;) Crocmou est choupi, surtout en petit ! (ooh, une rime !) Oh, tu penses que Haroldounais va perdre une jambe ? Eh bien, je ne peux pas te dire la vérité, malheureusement. Ne me tape pas, s'il te plaît !
Avis : À partir de maintenant, je change la photo de ma fanfic en fonction du film principal employé. En ce moment, c'est "Rebelle" qui est mit en avant. Alors ne vous inquiétez pas si la photo change !
Bonne lecture à tous/toutes !
Chapitre 6 : L'ours
Harold courait dans les couloirs à la recherche d'une touffe rousse qui pouvait passer par là. Il bousculait des gens, murmurait de vagues excuses tandis que des jurons étouffés parsemaient sa course effrénée. Il eut juste le temps de voir une forme blonde accompagnée d'une tête blanche avant de se prendre les pieds dans quelque chose de mouvant et de tomber lamentablement par terre.
- Oups, désolée ! s'excusa la fille blonde.
Harold leva les yeux et reconnut Raiponce qui lui tendait la main, mi-gênée mi-inquiétée, tandis que Jack à ses côtés pouffait de rire.
- 'Ponce, je pense que les gens aiment beaucoup tes cheveux pour marcher dessus aussi régulièrement.
Raiponce gloussa et Harold se releva avec un grognement.
- Où est-ce que tu courais comme ça ? demanda la blonde.
- Je cherchais Mérida... répondit Harold en regardant autour de lui.
- Mais pourquoi ?
- Je dois lui rendre un bouquin.
Raiponce tourna la tête vers Jack qui haussa les épaules, l'air de ne pas plus comprendre qu'elle.
- Si tu veux savoir, Mérida est partie à la douche, lui dit Raiponce.
- Si tu veux la voir, ne te gêne pas ! compléta Jack en souriant.
- Heuuu, je crois que, finalement, je vais attendre un peu, fit Harold, un peu gêné.
- Tu n'as pas envie de la voir toute n-
Raiponce donna un coup de coude à Jack.
- Bah quoi ? protesta l'argenté, tout sourire. Qu'est-ce que j'ai dit ?
Raiponce soupira et se pencha vers Harold qui remarqua alors qu'elle était légèrement plus grande que lui.
- Elle va sûrement sortir dans quelques minutes, elle avait pratiquement fini quand je suis sortie. Oui, Jack, je viens de prendre ma douche ! dit-elle devant le regard interrogateur de Jack.
- Tes cheveux ne sont pas mouillés ?
- Si je me souviens bien, je suis une sorcière. Je peux donc me les sécher avec un peu de magie !
Harold les laissa à leur dispute et s'éloigna, décidé à attendre Mérida devant la douche des filles s'il le fallait. Il savait où c'était pour y être déjà passé quelquefois. Il se rappela du premier jour où il était tombé dans cette salle sans le faire exprès et s'était immédiatement rué à l'extérieur, qualifié de pervers. Bon, encore heureux qu'il n'avait même pas jeté un coup d'oeil dans la pièce, il serait mort à l'heure qu'il est.
Il s'arrêta devant les grandes portes en bois et remarqua que de la vapeur s'échappaient du bois. Il entendait vaguement des sifflotements et des chants, et comprit qu'il se trouvait juste devant les douches des filles. Il se demanda si c'était comme chez les garçons. Leurs douches à eux étaient séparées par une cloison large mais ils pouvaient très bien entendre leurs voisons chanter ou lancer des sorts sous l'eau ; ce qui, bien évidemment, les faisait crier encore plus souvent à cause de soit la gerbe d'eau froide sortant de leur baguette, soit d'un choc électrique, toujours sortant de leur baguette.
Ici aussi, il pouvait entendre des cris, surtout des cris de joie et des comptines étranges. "Sûrement un truc de fille" pensa Harold. Il ferma les yeux pour mieux écouter.
Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille
Douuuuce nuit
Je suis, toujours, un peu, amoureuse de moi !
La reine a fait faire un bouquet,
Je suis une sorcière !
De jolies fleurs de lys...
Pour toi, je serai un blaireau !
Et la senteur de ce bouquet,
Sifflant dans le ciel d'été !
A fait tuer Marquise...
Seul au monde, le garçon neigeux,
La montagne chante et me rappelle,
Est souvent bien malheureux,
Ce qu'est la liberté !
Car jamais personne ne le verra,
L'éternité, c'est long quelquefois. *
Il eut juste le temps de se dire qu'une voix lui était familière et d'amorcer un pas en arrière avant de se prendre la porte en pleine figure. Il tomba par terre, la main sur le nez, les yeux brouillés par les larmes.
La rousse qui se tenait devant lui avait les cheveux mouillés mais propres. Harold remarqua malgré sa vue brouillée que c'était la première fois qu'il la voyait sans sa touffe habituelle. Elle poussa alors un cri de surprise et le saisit par le bras pour le relever.
- Je t'ai fait mal, Harold ?
- Non, pas le moins du monde, ironisa l'adolescent. Je viens à peine de me faire claquer par une porte.
- D'ailleurs, tu faisais quoi derrière la porte ? C'était pas plutôt moi qui était censé t'espionner ?
Mince, Harold avait oublié que leur dernière discussion s'était mal déroulée.
- Heu... fit-il, gêné.
- Mmhhh ?
- Je voulais te poser quelques questions, avoua-t-il.
- C'est le monde à l'envers ! s'écria Mérida en levant les yeux au ciel.
- C'est quoi ce livre ?
Harold lui montra "Comment dresser son dragon ?". Mérid écarquilla les yeux et s'emparer brutalement de l'ouvrage.
- Où est-ce que tu l'as trouvé ? siffla-t-elle. Il est à moi !
- Il était sur la table des Poufsouffle, soupira Harold. Je ne te l'ai pas volé, je viens juste de me rappeler que c'était ton livre. Et de remarquer que mon nom était dedans.
- Mais de quoi tu parles ? Les seuls prénoms que j'ai trouvé sont le mien, celui de mes parents et celui de profess-
Mérida se tut brusquement comme si elle avait fait une gaffe.
- Attends, il y a ton prénom et celui de ta famille dedans ?! s'écria Harold.
Mérida ne répondit rien et lui montra simplement la couverture de l'ouvrage qui s'intitulait à présent "L'histoire de la rebelle et de l'ours". L'adolescent brun y vit une jeune fille aux cheveux roux emmêlés et en robe déchirée accompagnée par un grand ours, tous deux dans une forêt sombre. Il en resta coi.
- Tu comprends, maintenant ? fit Mérida.
- Non.
Harold prit soudain le livre des mains de Mérida malgré le fait qu'elle ne soit pas du tout d'accord et, subitement, l'ouvrage se métamorphosa. La rousse laissa échapper un hoquet de stupeur en découvrant le titre de son livre et sa couverture.
- Le marchand disait vrai.. murmura-t-elle. Ce livre change de forme en fonction de celui qui le porte...
- C'est donc pour cela que mon nom s'y trouve lorsque je le lis ?
- Oui. Le vendeur m'a aussi dit que... ce fichu bouquin avait le pouvoir d'annoncer les évènements à venir.
Harold arrêta de respirer. Mérida haussa un sourcil devant son teint subitement pâle.
- Quelque chose ne va pas ? demanda-t-elle.
- Le moi du livre a perdu sa jambe... répondit l'adolescent.
Mérida en perdit ses mots.
- Qu'est-ce que... hein, quoi ? Jambe ?
- Il a perdu sa jambe...
- Et comment ?
- Je sais pas ! Tout ce que je sais, c'est qu'il s'est réveillé et qu'il avait perdu sa jambe tout à la fin du livre. Et il y avait aussi Crocmou...
- Punaise, Harold, qui est ce Crocmou ?! s'énerva Mérida.
Le brun lui jeta un regard qui lui conseilla de se taire, ce qu'elle fit immédiatement et avec surprise. Harold n'avait pas l'habitude de s'énerver.
- Il est temps de te révéler quelques trucs, Méri, dit-il soudain.
.
- Où est-ce que tu m'emmènes ?
Harold s'appuya contre un tronc d'arbre et Mérida faillit lui rentrer dedans car sa robe ne lui permettait pas de marcher normalement. Elle grogna, se rattrapa à une branche basse et enleva des feuilles coincées dans ses cheveux.
- Harold, réponds-moi !
- On arrive, Méri, répondit l'adolescent, un peu essoufflé. Sois patiente !
- Bah, justement, je ne suis pas patiente.
Harold soupira une énième fois et reprit sa marche, suivi de près par la Gryffondor qui faisait sa butée malgré son anxiété évidente.
- On va arriver dans quelques minutes... fit Harold à voix haute sans vraiment attendre de réponse.
- Génial.
Il marchèrent encore sur une centaine de mètres et Harold s'arrêta devant un large fossé rempli de petits et grand arbres et traversé par un ruisseau à l'eau limpide.
- Voilà. Maintenant, tu restes bien près de moi, OK ?
Mérida hocha la tête distraitement tout en observant le paysage. Harold sauta dans le fossé et il eut juste le temps de se pousser avant que la rousse ne tombe là où il s'était posé il y avait quelques secondes. Elle se releva facilement en dégageant des mèches rousses qui lui tombait devant les yeux.
- Et alors ? C'est ton jardin secret, ton pays des merveilles ?
- Attends, fit Harold.
Il s'avanca, bien droit pour frimer, vers le milieu du fossé et placa ses mains en porte-voix.
- T'es où, mon vieux ? Ne te caches pas, c'est moi, Harold ! Alez, Crocky, viens !
Mérida, elle, commenca à reculer. Ce truc, elle ne le sentait pas, quoi que cela puisse bien être. Le souffle rapide, elle attendit un bruit, un mouvement suspect pour déguerpir. Mais rien ne se passait.
- Crocmou, c'est pas un jeu, là ! lanca Harold à tue-tête, commencant à s'inquiéter.
D'habitude, le dragon se montrait assez rapidement. Mais là, c'était trop long.
- Allez, mon vieux ! Il n'y a pas de danger, puisque je te le dis !
Un grondement sourd retentit alors. Harold s'immobilisa, tout comme Mérida de l'autre côté du fossé. L'adolescent ne reconnaissait pas ce bruit, qui était beaucoup plus grave que celui de Crocmou.
- Mon vieux ? appela-t-il encore une fois d'une voix tremblante.
Alors, les arbres se déchirèrent pour laisser passer une gigantesque forme sombre. Harold hurla et tomba brutalement par terre, évitant par chance un grand coup de griffe.
Mérida hoqueta de stupeur. Ce monstre qui se tenait sur ses deux pattes devant son ami, elle le connaissait. Ou, plus précisément, elle l'avait déjà lu.
- Vas-t'en ! ordonna-t-elle à Harold effondré contre un rocher.
Mais il ne bougea pas, tétanisé par la peur.
- Barre-toi ! lui hurla encore Mérida, paniquée.
Mais il ne remuait pas.
La rousse jura de bon coeur et sortit alors sa baguette de sa poche tandis que le monstre devant le Poufsouffle se redressait de toute sa taille et levait une patte grosse comme le corps entier de l'adolescent. Elle positionna sa baguette comme un arc, saisit une corde imaginaire entre ses doigts et inspira profondément.
Expiration, inspiration. Évacuer le stress, l'anxiété, la peur. La panique et la colère. Garder son sang froid.
Viser parcimonieusement. Puis relâcher.
- Flambios.
Une boule de feu sortit de sa baguette et fila, quasiment invisible, vers la patte du monstre qui l'abattait sur Harold. La bête poussa un grognement de douleur et l'air s'emplit de l'odeur de fourrure grillée et de sang.
L'adolescent se recroquevilla sur lui-même et la patte finit son parcours quelques millimètres au-dessus de sa tête.
- Lève-toi, vite ! lui cria Mérida.
L'adolescent bougea enfin. Et fila vers elle tandis que le monstre poussait un hurlement de souffrance tout en regardant fixement les deux amis qui fuyaient, ses yeux injectés de sang emplis d'une sombre détermination.
Dès que Harold eut franchi l'espace qui séparait Mérida de la bête, l'adolescente le poussa en avant pour qu'il aille plus vite et remonta les pans de sa robe pour courir.
Ils remontèrent sur les rochers pour accéder à la forêt. Harold faillit tomber mais Mérida lui attrapa la main et le remonta d'un coup sec, le faisant grimacer. Arrivés en dehors du fossé, ils regardèrent vers le bas.
Enfin, ils distinguèrent ce qu'était le monstre. C'était un énorme ours à la fourrure pelée par endroits, couverte de tatouages de guerre étranges, et des cicatrices lui coupaient la joue droite en deux. Étrangement, cela rappela quelqu'un à Harold et à Mérida. Mais qui... ?
L'ours chargea alors. Ses muscles forts se tendirent et sa respiration s'alourdit. Il poussa un hurlement féroce et commenca à gravir les rochers. Mérida poussa un cri.
Les adolescents s'arrachèrent à cette vision cauchemardesque et s'élancèrent à vive allure dans la forêt interdite. Les branches fouettaient leurs visages, déchirant leurs vêtements, réduisant en morceaux leurs robes et leurs cinglant les jambes, laissant des traces sanglantes à chaque fois qu'elles les frappaient.
Mérida se prit une grosse branche en pleine figure. Harold s'arrêta net et la releva tandis qu'elle se tenait le front en gémissant. Il dut l'obliger à continuer de courir.
Il pouvait entendre le monstre approcher. Son souffle, ses halètements. Sa haine. Ses lourds pas qui approchaient à vive allure. Cela le terrifiait. Il en devenait malade. Il aurait voulu que tout s'arrête.
Il n'aurait jamais dû vouloir montrer Crocmou à Mérida... et le jeune dragon avait disparu. Pourquoi, comment, il n'en savait rien. Tout ce qu'il savait, maintenant, c'était qu'un ours d'une tonne les pourchassait sans relâche dans la forêt interdite et qu'ils étaient blessés, Mérida peut-être plus que lui. Il aurait tellement voulu que tout s'arrête... tout s'arrête... la vie d'avant... tout... fini.
- Harold ?
Il tomba alors par terre tandis que la rousse derrière lui tremblait des pieds à la tête, les mains toujours crispée contre son front comme si sa vie en dépendait.
Il se redressa, les yeux fous, regardant autour de lui avec l'énergie du désespoir, et, finalement, vit Jack.
- Il est là ! hurla Harold, complètement terrifié. Il nous chasse, il est juste derrière nous, il faut partir, loin d'ici !
- Hé, calme-toi, 'Roldy, je suis là. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Harold regarda derrière lui. Il ne vit rien. Il n'entendit rien. Pas la plus petite ombre, pas le moindre soupir qui aurait pu témoigner de la présence de l'ours. Rien.
- Il était là... murmura-t-il.
- MÉRI ! cria une voix de fille.
Il vit une silhouette aux longs cheveux blonds se précipiter vers la rousse et la faire asseoir contre un rocher. La Gryffondor tremblait, ses cheveux cachant totalement son visage, mais Harold pouvait voir un mince filet de sang couler le long de sa gorge et tacher sa robe déchirée.
- Tu vas bien ? demanda Raiponce, affolée. Laisse-moi voir, s'il te plaît, je te promets que je ne ferai pas mal, mais comment tu t'es fait ça ?!
- On... on... balbutia Harold, perdu.
- Calme-toi, mon gars, lanca Jack paisiblement en posant une main sur son épaule. Qui était là ? Pourquoi êtes-vous dans cette état-là ?
Harold ne pouvait rien répondre, il était trop choqué pour pouvoir articuler normalement. Comme la première fois que Crocmou et lui s'étaient disputés et que le dragon avait hurlé à quelques centimètres de ses oreilles. Son cerveau avait été en état de choc, ses tympans complètement abasourdis. Et il s'était évanoui.
Il sentit sa vision s'obstruer.
- 'Ponce, Harold ne va pas bien non plus, remarqua Jack d'un ton qui sembla lointain aux oreilles du Poufsouffle.
Harold battit faiblement des paupières et s'appuya sur l'épaule solide de Jack qui le soutint, inquiet.
- Ça va ? demanda-t-il.
Harold vit ses lèvres bouger. Mais n'entendit rien. Du coin de l'oeil, il vit Raiponce soutenir Mérida qui avait à présent enlevé ses mains de son front. Une méchante plaie passait de son arcade sourcilière jusqu'à la naissance de ses cheveux. Il eut juste le temps de se dire qu'elle n'avait pas de commotion cérébrale. Que tout allait bien. Ils étaient sains et saufs.
Alors, il relâcha le contrôle.
Son corps partit en arrière et il tomba dans l'obscurité.
* Toutes ces chansons ne m'appartiennent pas, bien évidemment. Celle avec la Marquise tuée par la Reine est de "Le roi a fait battre tambour", certaines sont de moi, tandis que vous reconnaîtrez sûrement le "Vers le ciel" de Mérida ;)
De l'action ! Yeeah ! *fait la danse de la joie*
J'espère que je n'ai pas trop précipité... Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'adore faire s'évanouir les personnages ! Je suis foldingue ! :O
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