Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Nouveau chapitre un poil en avance, n'étant pas dispo demain pour le poster...

Petite/grosse baisse de régime niveau reviews, je suppose que cela vient du manque « d'action » de l'histoire (mais sans retour, en fait, je n'en sais rien). La partie que j'ai préféré écrire, en tout cas, n'arrivera que la semaine prochaine... En attendant, voici la suite... suite, courte, qui fini de distribuer les cartes...

Comme d'hab, n'hésitez pas à commenter, laisser une trace de votre passage, critiquer, etc...

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

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Septième plume

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J'ai finalement pu avoir l'appartement de Camden ! J'admets que le sort de confusion que j'ai lancé au charmant petit couple qui avait surenchéri sur ma proposition n'y est pas étranger mais je suis persuadée qu'ils trouveront un autre petit nid douillet, bien plus adapté à la vie maritale. Je reconnais, aussi, que j'ai un peu culpabilisé après avoir fait ça mais cet appart, je le voulais vraiment. Vraiment, vraiment.

C'était vital ! Je n'en pouvais plus de vivre chez les Weasley ! Je n'aurais pas tenu une semaine de plus ! Quand ils ont fait leur contre-proposition alors que je venais enfin d'obtenir mon faux contrat de travail moldu délivré par le Ministère de la Magie, je n'ai pas vu d'autre possibilité !

Si je n'avais pas pris les devants, je serais toujours au Terrier ou alors, je me serais ouvert les veines dans la cabane du jardin avec les gnomes pour seule compagnie ! Je ne pouvais décidément pas en arriver à de telles extrémités ! Pattenrond ne m'aurait jamais pardonnée !

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J'ai donc aménagé il y a un peu moins de trois semaines dans mon nouveau chez-moi que je me suis fait un plaisir d'aménager. Je reconnais que ces quarante petits mètre-carré n'ont pas été bien longs à décorer mais j'ai adoré ça ! Un joyeux mélange d'artefacts sorciers et moldus le tout dans un cocon douillet et chaleureux. J'en ai profité, dans la foulée, pour pendre la crémaillère et inviter tous mes anciens camarades et quelques collègues triés sur le volet pour un « goûter » l'après-midi et une deuxième tournée pour les amis les plus fidèles le soir.

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Je dois reconnaître avoir pris un coup de vieux, surtout lorsque, sur les coups de seize heures, je me suis aperçue qu'il y avait presque plus d'enfants que d'adultes dans mon appartement.

Si je fais le compte, il y avait Teddy, évidemment, qui accompagnait Harry et qui a maintenant six ans, Victoire du haut de ses quatre ans et les jumelles, Belle et April nées cette année, Bobby, le fils de Neville et de Hannah, qui a trois ans mais qui a l'air d'en avoir le double. Il y avait aussi la fille adoptive de Seamus et de Dean, Eléanor, jolie métisse de sept ans et Suzanne et Thelma, les filles d'Olivier âgées respectivement de six et quatre ans. Ernie est également venu en compagnie d'Eliane, sa femme et évidemment d'Edward, leur nouveau-né. Gros coup de vieux !

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Pour compenser cet avant-goût de déprime, j'en ai profité pour prolonger la journée d'une dégustation d'hydromel ou, pour être parfaitement honnête, pour me saouler légèrement le soir, histoire de me remonter le moral.

Je me suis d'ailleurs follement amusée avec Luna qui m'a raconté dans les détails son exploration du monde lors de son « Année Sympathique »[1], comme elle se plaît à l'appeler, suivant la fin de la guerre.

Elle a exploré un certain nombre de régions reculées et beaucoup appris sur des animaux extraordinaires dont nous avions à peine entendu parler à Poudlard. Ces aventures l'ont d'ailleurs incité à prolonger d'une deuxième année ses recherches de terrain et elle a alors rencontré, lors de son périple, Rolf Scamander, le célèbre Magizoologiste, petit-fils de l'auteur de « Vie et Habitat des Animaux Fantastiques ».

Ils ont vécu une idylle intense et passionnée pendant quelques mois dont elle parle avec une sacrée emphase mais qui s'est malheureusement arrêtée au retour de la blonde au pays.

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Dans un registre un peu moins léger, il s'avère que son père est tombé gravement malade. Atteint d'une Scrufulite Syncytiale, elle est restée de long mois à son chevet d'abord à Sainte-Mangoute puis chez lui.

Elle a intégré un cabinet de Magizoologie à Cambridge pour pouvoir payer les frais médicaux gargantuesques contractés et envisage régulièrement, maintenant que Xénophilius est remis sur pieds et qu'il n'a plus de dette, de repartir sur les routes et, pourquoi pas, de rejoindre Rolf. Mais elle me disait, aussi, qu'elle n'avait pas encore trouvé le courage de laisser son père seul. Autant dire que pour elle non plus, ce n'est pas facile tous les jours.

Nous ne nous sommes pas attardées sur le sujet, nous aurons sûrement d'autres occasions plus appropriées et nous avions, l'une comme l'autre, besoin de rire ce soir-là. En tout cas, j'apprécie de plus en plus sa fraîcheur de vivre et son état d'esprit si particulier.

Il faut dire que, malgré ses croyances un peu particulières et souvent farfelues, c'est vraiment une fille intelligente et passionnée. Je trouve ça beau, quand on s'investit autant dans ce qu'on fait et dans ce en quoi on a la foi. Finalement, ce n'est pas si difficile de passer outre son entêtement à croire en l'existence des Ronflaks Cornus !

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Toute cette journée a été à la fois extrêmement joyeuse et pleine de nostalgie. Contrairement à ceux qui sont restés, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de participer à beaucoup de réunions d'anciens combattants ces dernières années.

C'est un peu la sensation que j'ai eu, pourtant, en réunissant toutes ces figures de mon passé autour de moi. J'ai replongé la tête la première dans mes souvenirs, les bons comme les moins bons. C'était… doucereux je dirais. Avec des pointes de piment. Ce n'était pas désagréable, loin de là, mais on en garde un arrière-goût indéfinissable.

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Depuis, je me suis installée dans une nouvelle routine agréable. Maintenant que j'ai fini les menus travaux dans l'appartement, je peux enfin profiter de mon espace sans me contraindre à respecter des règles plus ou moins implicites que je n'aurais pas posées de moi-même.

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Je également passe beaucoup de temps au travail où je m'essaie à la création d'une potion antalgique à base de racines d'Anamù. La question du dosage est essentielle puisque cette plante peut être létale à forte dose mais, je reste persuadée qu'avec les bonnes associations, nous pourrions trouver un remède efficace et sécure. Le tout est de trouver le bon mélange et les bonnes proportions et là, j'en ai encore pour plusieurs mois de travail.

Steven pense que ma recherche est vouée à l'échec. Il faut dire qu'il a passé quatre ans à tenter la même expérience avec du Lupacho, sans succès. Tout ce qu'il a réussi à produire est un baume apaisant qui est, même si je n'oserai jamais le lui dire aussi frontalement, à peine aussi efficace d'une bonne vieille crème moldue à l'Arnica.

Je ne ferais peut-être pas mieux avec mes bidouillages mais tant pis ! Qui ne tente rien, n'a rien !

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Le reste du temps, je passe pas mal de soirée avec mon chat et un bon bouquin, pour ne pas déroger à ma réputation de rat de bibliothèque. J'aime bien cette image, rat mis à part, qui me colle à la peau. Elle n'a rien de surfaite.

Peut-être est-ce ainsi que je finirais mes jours. Un beau matin, un voisin, inquiet de ne pas m'avoir vue sortir de chez moi pendant trop longtemps, me trouvera, emmitouflée dans un plaid, sur mon canapé, un livre sur les genoux et trois chats miaulant dans mes oreilles. Ainsi périt Hermione Granger, seule de n'avoir pas assez sorti le nez de ses bouquins…

Blague à part, je ne suis pas aussi désespérée et désespérante que ça. J'arrive même à avoir une vie sociale palpitante. Autant j'ai vu relativement peu de monde à mon retour, hébergée chez les Weasley, autant maintenant, Harry a décrété que mon appartement était son nouveau Q.G. Il est chez moi deux à trois fois par semaine, pour boire un verre, prendre un thé ou rattraper le temps perdu.

Ce n'est pas désagréable, de retrouver notre complicité d'antan. Malheureusement, on ne sort pas beaucoup puisque les vautours sont également de retour.

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En effet, la communauté magique n'a pas tout de suite entendu parler de mon arrivée en Grande-Bretagne au cours de l'été, où alors, s'en désintéressait encore à ce moment-là mais, depuis que j'ai été embauchée à Sainte-Mangouste les journalistes ont entrepris de nouvelles investigations à mon sujet.

Je suppose que les sorts apposés autour du Terrier les ont empêchés de m'y retrouver, d'autant plus que j'ai le plus souvent voyagé en transplanant mais, par ma propre stupide erreur, ils ont très facilement localisé mon nouveau logement. Lorsque j'ai aménagé, je n'ai évidemment pas pensé à protéger mon appartement. On me l'aurait proposé, j'aurais d'ailleurs trouvé ça ridicule. Mal m'en a pris puisque, à peine trois jours plus tard, mon petit immeuble était encerclé !

J'admets qu'il est un peu présomptueux de le qualifier « d'encerclé » au vu des quatre ou cinq journalistes présents mais, même s'ils n'étaient pas nombreux, ils étaient là le matin quand je suis partie et encore le soir quand je suis rentrée et à nouveau le jour suivant.

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Depuis la fin de la Guerre, les journalistes s'étaient calmés avec Harry et Ron qui en ont soupé de leur harcèlement continuel, des spéculations et des divagations autour de leurs frasques réelles ou fictives mais, forcément, en revenant, je leur apporte du sang neuf. De la nouveauté, « du mystère, du romantisme », titrent-ils stupidement.

Imaginez ! La seule fille de ce trio célèbre, ridiculement baptisé le « Trio d'Or », qui avait disparue de la circulation et revient, après six ans d'absence. Sera-t-elle métamorphosée ? Qu'a-t-il donc bien pu lui arriver ?!

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Lorsque les journalistes ont commencé à faire le pied de grue devant chez moi, je les ai laissés poireauter, transplanant pour la majeure partie de mes déplacement, les fuyant volontairement et, lorsqu'ils n'ont plus été que deux, j'ai accepté de leur accorder un court entretien.

J'ai tenté au mieux de parler sans ne rien dire mais ils ont tout de même semblé satisfaits. « Sorcière Hebdo » et « VOTRE Nuit » ont eu leur article résurrection avec une magnifique photo de moi levant les yeux au ciel à l'appui. Les ventes ont explosé ! Si, si vraiment !… Enfin, c'est probablement ce que je raconterais à mes petits enfants un soir au coin du feu...

Autant dire qu'après deux semaines de traque intensive, ma palpitante vie a légèrement réfréné leurs ardeurs et qu'ils ont cessé de rechercher le scoop de l'année à travers moi.

Pour le moment, ils me laissent en paix mais, il n'empêche que, à chaque fois que le fameux, fabuleux, fantastique « Trio d'Or » se réunit, il y a toujours quelques journalistes pour être au courant, nous prendre en photo et extrapoler tout et n'importe quoi à notre sujet. Nous attendons d'ailleurs, avec impatience, qu'ils m'accouplent dans leurs articles à nouveau avec Harry, Ron, ou les deux, n'ayons peur de rien !

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15 janvier 2005

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Année Sympathique [1] – Jeu de mot avec Année Sabbatique