Je voulais insérer dans ce chapitre le dessin que fait Anya pour Chini dans lequel elle lui montre un plan de Polis mais n'y suis pas parvenu. Si quelqu'un sait comment je pourrais faire ou a une idée, ça m'intéresse. Bonne lecture.

_ « Bon. Ils ont l'air vraiment épuisés. Laissons les respirer un peu. On les interrogera plus tard. »

« T'as raison. Suivez-moi, tous les deux. » dit Anya en s'adressant aux deux enfants.

Chini se leva, prenant la main de sa sœur pour qu'elle les suive. Ils se dirigèrent tous les trois, plus l'homme, à l'intérieur de la grande demeure. Anya monta à l'étage, et désigna une pièce au garçon.

« Vous pouvez vous reposer là, tous les deux. Descendez-nous voir quand vous vous sentirez mieux. »

Chini remercia la jeune femme d'un signe de la tête. Ils n'avaient encore rien dit à la guerrière mais pourtant elle avait d'elle-même choisit de les accueillir, quand les guerriers des glaces avaient tenté de les tuer, lui et sa sœur.

Quand la guerrière commença à redescendre, Chini se tourna vers la pièce qu'on leur avait temporairement laissée. Une pièce bien accueillante, pour deux simples gamins dont on ne savait encore rien, pensa Chini. La guerrière s'était montré vraiment généreuse… Tout à coup, Lexa, qui tenait jusque-là encore fermement la main de son frère, s'écroula au sol. Chini s'inquiéta.

_ «Lexa! »

Il se pencha pour voir comment allait sa sœur mais il se rassura en voyant qu'elle ne faisait que dormir. Il est vrai qu'elle devait être très fatiguée. Il déposa sa sœur sur un drap, toujours couverte de sang, à même le sol. Lexa était toujours couverte de sang et de sueur mais ça, ça ne dérangeait pas Chini, tant que sa sœur allait toujours à peu près bien. Et puis sans qu'il s'en rende compte, il se mit à s'endormir lui aussi…

_ « Où est la blessée ? »

Chini se réveilla à ses mots. Une femme se tenait devant lui. Elle avait une cruche dans une main et plusieurs petites fioles dans l'autre.

_ « Euh… elle est ici. » répondit Chini.

_ « Je t'ai dérangé, excuse-moi. » remarqua la femme, en s'asseyant à côté de la petite blessée. Elle toucha le front de celle-ci du doigt, et fit une légère grimace en découvrant une vilaine bosse sur le crâne de la petite. Elle nettoya le front en versant de l'eau sur la tête puis ouvrit l'une de ses fioles.

_ « Ne t'inquiète pas. Je m'occupe d'elle. »

_ « D'accord… je vous laisse. »

Et Chini quitta la pièce en espérant que la femme prendrait soin de Lexa. Il était temps pour lui de parler à ses hôtes.

Il retrouva le même homme et la même femme, en vive discussion. Ces deux-là devaient se disputer souvent apparemment. Il se dirigea vers eux, un peu hésitant. Ce fut l'homme qui le remarqua le premier.

_ « Oh. Te voilà. Ça va mieux ? Et la petite ? Elle avait l'air dans un sale état. Notre guérisseuse va l'examiner. »

_ « Oui, elle le fait déjà. Merci. » fit Chini, un peu gêné devant autant d'attention.

_ « Bien. Et si tu nous racontais ton histoire maintenant ? »

_ « J'aimerais savoir… Pourquoi êtes-vous si gentil ? »

C'est vrai que pour Chini, c'était tout sauf naturel. Il lui était arrivé tellement de mésaventures depuis qu'il avait fui Los An.

_ « Vous vous faites courir après par les hommes de la nation des glaces, et vous nous tombez dans les bras à moitié en miette. C'est clair que les gars des glaces vous aiment pas et vous en ont fait baver. » Anya sourit. « Parfois, les ennemis de nos ennemis peuvent devenir de bons alliés… »

Oh. Evidemment. Là, ça paraissait plus logique. Dans ce monde, personne ne venait au secours d'un autre sans intérêt. Ca, Chini l'avait compris.

L'homme prit une chaise et s'assit autour d'une table. Anya en fit de même. Seul Chini restait encore debout.

_ « Raconte nous ton histoire, petit. »

_ « Je m'appelle Chini, et je viens de Los An. »

_ « Oh ! Tu es l'un des nôtre, alors… »

_ « Oui… J'arrive de Polis, et on m'a dit que je pourrais venir ici… Mais c'est vrai que j'ai eu quelques problèmes en route avec la nation des glaces. »

_ « Tu veux nous en parler ? »

Chini s'enquit tout de suite d'une question qui l'intriguait.

_ « Qui est le commerçant ? »

L'homme et Anya se regardèrent tous les deux. Ils semblaient intéressés.

_ « Où as-tu entendu ce nom-là ? » lui demandèrent-ils presque en chœur.

_ « C'est un chef de la nation des glaces qui en a parlé. Avec un autre homme. Ils parlaient d'une sorte de piège qu'ils s'apprêtaient à préparer pour le clan de la rivière… »

A ses mots, Anya bondit, furieuse.

_ « Ce chef ! A quoi ressemblait-il ? »

_ « Il avait l'air… assez costaud… très méchant ! »

_ « Est-ce qu'il avait une épée ? »

_ « Oui… »

_ « A quoi ressemblait-elle ? Est-ce qu'il y avait une étoile greffée sur la manche de son fourreau ? »

_ « Euh… oui, je crois. »

L'homme regarda Anya, soucieux. Anya tapa du poing sur la table, plus qu'en colère.

_ « Ephus ! Il traite avec le commerçant ! »

_ « Mais qui est-il, le commerçant ? »

_ « Un trafiquant… Les gens de la fourmilière lui donnent un autre nom…. Ils le surnomment Colt. Nous, on l'appelle comme ça parce qu'il est connu pour faire affaire avec tout le monde ! Il te vend du blé d'un côté mais te vole ton vin de l'autre pour le revendre à un autre. Tu dis que tu as assisté à leur conversation ? Ils parlaient vraiment du clan de la rivière ? Il faut que tu sois sûr de ce que tu dis, parce que ceux de la rivière sont nos alliés, et si le commerçant s'est associé aux gens des glaces pour les piéger, nous devons agir. Qu'est-ce que tu sais exactement ? »

Chini ne savait pas à quel point tout ce qu'il savait pouvait intéresser les deux guerriers. Il n'avait qu'une vague idée de tout ce qui pouvait se tramer, alors il choisit de tout leur raconter.

_ « Ephus, fils de chien ! Tu prévois de t'en prendre à nos alliés ! Tu n'es qu'un sale bâtard, ça ne m'étonne même pas que tu sois un traître à ton propre clan. Je jure qu'après ce pacte que tu as osé faire avec le commerçant, je te tuerai. »

_ « Anya, calme toi. »

_ « Tu ne mérites que de crever comme un vulgaire porc ! »

_ « Veux-tu bien te calmer, Anya ? » hurla l'homme.

_ « Quoi, Tristan ? »

_ « Réfléchis deux secondes, tu veux ? Peux-tu imaginer une seule seconde que Felipe puisse un jour enlever ces quatorze hommes des glaces ?

_ « J'en doute. Il n'en a pas les moyens. Et ce serait bien trop risqué pour lui. Si nous apprenions qu'il avait fait quelque chose de ce genre, nous le désavouerions aussitôt et il se retrouverait seul face à la nation des glaces, plus le royaume des terres de feu. »

_ « Je pense la même chose. Felipe n'a pas pu enlever les prisonniers. »

_ « Et bien qu'est-ce que cela change de toute façon ? »

_ « Ça change quelque chose dans la mesure où ça veut dire que c'est quelqu'un d'autre qui les a enlevé. Avant de les livrer à Felipe. »

_ « Qui serait assez fou pour faire quelque chose de pareil ? »

_ « Personne justement. Personne au sein des onze clans. Ce qui veut dire qu'il y a de grandes chances pour que ce soit le commerçant lui-même qui ait organisé tout cela. »

Anya regarda Tristan les yeux grands ouverts, comme s'il venait de dire une idiotie.

_ « Mais c'est lui qui a prévenu les guerriers des glaces ! Alors pourquoi aurait-il livré les prisonniers à Felipe ? Ça n'a pas de sens. »

« Sauf si on prend les choses sous un autre angle. Effectivement, il n'y a aucun intérêt pour le commerçant… sauf si on prend en compte ce qu'il a obtenu en échange du fait qu'il ait prévenu les hommes des glaces ! Des gens vont pouvoir porter le chapeau pour l'attaque qu'il prévoit contre le clan des mines. Si son coup réussit, c'est un énorme bénéfice qu'il se fait. Il est possible qu'il ait organisé tout ça uniquement pour récupérer les trésors de Jonas. »

_ « Mais c'est complètement dingue ! »

_ « Oui je suis d'accord. Mais c'est aussi logique. Je ne vois personne d'autre qui serait assez téméraire pour faire un coup pareil aux hommes des glaces. »

_ « Oui mais… il nous donne quand même 14 prisonniers de valeur parmi les habitants de la nation des glaces. Pourquoi nous ferait-il un cadeau pareil ? Ce n'est pas logique, il ne gagne rien à tout ça. »

_ « C'est vrai… Ca, c'est quelque chose que je ne m'explique pas… Pour une raison que j'ignore il a voulu que nous puissions récupérer ces 14 prisonniers et récupérer un avantage certain sur la nation des glaces. »

_ « Non mais…. Même ça, ça n'a pas de sens ! Chini n'a pu entendre la conversation que par hasard ! Ça voudrait dire que le commerçant était tout à fait prêt à ne pas nous livrer ces prisonniers, et à ce qu'ils se fassent vraiment tuer par les guerriers des glaces. Ça voudrait quand même dire qu'il serait prêt à mettre en jeu les relations entre clan juste pour son profit ! On parle carrément d'une incitation qu'il fait à la nation des glaces de s'en prendre à nos alliés ! Il doit savoir qu'on ne laisserait jamais passer ça ! Et je ne vois pas le commerçant s'amuser à lancer une guerre entre clan ! »

_ « Oui, j'avoue que là… Je veux bien croire que le commerçant soit puissant et ambitieux, mais de là à vouloir provoquer une guerre… Tu as raison… »

_ « Et puis le commerçant… tout le monde le considère comme intouchable. Ces ignorants de la fourmilière pensent que Colt craint nos armées rassemblés ici, mais en réalité ses lieutenants se sentent carrément chez eux, ici, à la table de guerre. Regarde simplement comment celui-là a fait danser Ephus sur un pied ! Le commerçant est non seulement téméraire, mais il est aussi audacieux, et provoquant. Je suis persuadé que s'il voulait attaquer le convoi de Jonas, il le ferait sans chercher à se couvrir derrière d'autres criminels. D'un, ça augmenterait la crainte que tout le monde peut ressentir envers lui, et ensuite, vu sa puissance et son anonymat, le clan des mines ne pourrait de toute façon rien faire contre lui pour se venger. Alors pourquoi chercherait-il à se cacher derrière d'autres groupes criminels. ? »

_ « J'en sais rien, Anya. Mais n'oublie pas que Colt aie réputé être le plus grand génie criminel au monde. Et je suis sûr qu'il est mêlé de près ou de loin à l'enlèvement des 14 prisonniers. Il devait forcément avoir un intérêt là-dedans quelque part. »

Chini écoutait les deux guerriers du clan de la forêt avec attention. Et plus il les écoutait, plus il en venait à la conclusion que ce monde était trop, beaucoup trop, dangereux pour lui et sa sœur. Il valait peut-être mieux pour lui retourner à Los An dès maintenant.

_ « Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons pas laisser les hommes de la rivière mourir sous la main d'Ephus. Anya ? Tu tiens à t'occuper de cette charogne ? Tu prendras le commandement de l'unité qui ira empêcher le drame d'arriver. Tu pars dans moins de deux jours. » fit Tristan.

_ « Bien. » fit Anya.

Les deux jours étaient passés. Les guerriers des arbres étaient actuellement placés en embuscade, attendant de voir passer, ou bien l'escorte de la rivière, ou bien les hommes d'Ephus en premier.

_ « Ephus n'a peut-être pas prévu d'attaquer l'escorte ici… » souligna un guerrier, pour Anya.

_ « Je connais bien cette crapule. C'est exactement l'endroit qu'il choisirait pour attaquer nos alliés. Il faut juste attendre. »

Et ils attendirent. Quatorze heures. Avant de voir l'escorte arriver. L'escorte était en retard…

_ « Préparez-vous. » prévint la chef d'unité. « C'est pour bientôt. »

L'escorte passait devant eux. Sans les voir, les guerriers des arbres étaient parmi les meilleurs quand il s'agissait de se dissimuler dans l'environnement. Les quatorze prisonniers des glaces étaient bien visibles, en tête de cortège. On remarquait facilement qu'ils n'étaient pas des guerriers, ils étaient bien plus épuisés de leur marche que les autres de la rivière : une vingtaine de guerrier à peine pour escorter les quatorze. Pourtant, les prisonniers semblaient tout de même avoir été assez bien traités.

« Une vingtaine à peine… J'ai presqu'une trentaine de guerriers avec moi, vingt-huit si on compte le gamin… Combien d'hommes Ephus a-t-il pris avec lui ? » se demandait Anya.

L'escorte continuait d'avancer, et quittait pratiquement le champ de vision des hommes de la forêt, quand une flèche vint se planter dans la poitrine d'un des guerriers de la rivière. Plusieurs hommes couraient déjà attaquer l'escorte.

« Merde ! Ils étaient cachés plus au nord. » pensa-t-elle encore.

_ « Sus à l'ennemi ! » hurla-t-elle alors, se jetant la première à découvert.

Les guerriers des glaces s'arrêtèrent un moment, surpris d'entendre ce cri derrière eux ce qui permit à ceux de la rivière de se ressaisir après la propre surprise qu'ils venaient de subir. Ils se préparèrent alors à combattre, se tournant vers leurs ennemis.

_ « Ecrasez la vermine ! » hurla l'un des guerriers de la rivière.

Celui qui venait d'hurler se jeta sur l'un de ses assaillants et le projeta loin à l'aide de son corps. L'assaillant, surpris, se releva rapidement et serra fortement l'épée qu'il tenait dans ses mains.

_ « C'est toi, qui sera l'écrasé. » fit-il en pestant.

Anya, elle, combattait actuellement deux adversaires en même temps. Elle ne semblait néanmoins pas trop s'intéresser à eux, cherchant plutôt leur chef du regard. Elle n'avait qu'une seule épée pour combattre ses deux opposants. Quand l'un d'eux abattit son arme au-dessus d'elle, elle roula sur le sol pour pouvoir l'esquiver, de peu toujours au sol, elle posa son pied sur le poignet de l'ennemi, dont la main pliait sous le poids de l'arme. Elle appuya pour insister davantage, et d'un geste qui ne se pouvait plus vif, profita de cet appui pour se relever brièvement, juste assez pour se retrouver au niveau de la tête du deuxième homme, tête qu'elle trancha d'un mouvement, avant de retomber au sol, le premier homme hurlant de douleur du fait de la pression qu'avait exercé Anya sur son poignet.

Il se releva et bouscula Anya qui roula sur quelques mètres, Anya perdant son épée au passage. Son ennemi, maintenant, laissait voir de la rage dans ses yeux. Il se rua sur la guerrière des arbres, qui pivota au moment qu'il fallait pour se retrouver dans le dos de son adversaire elle saisit sa nuque et l'immobilisa de ses deux bras. L'homme, maintenant, ne pouvait plus bouger.

_ « Où est votre chef ? Où est Ephus ? »

Elle n'eut pas le temps d'attendre une réponse qu'elle remarqua qu'un peu plus loin, le guerrier de la rivière qu'elle avait remarqué tout à l'heure, allait recevoir un coup d'épée dans le dos de la part d'un sbire d'Ephus. Elle brisa aussitôt le cou de l'homme qu'elle tenait entre ses mains et courut récupérer son épée. Elle empoigna celle-ci et vint rapidement dans le dos du guerrier des glaces pour lui planter sa lame à travers les côtes. L'épée traversa tout le buste de sa victime pour ressortir par la poitrine. L'homme de la rivière se retourna à ce moment-là. Il vit le corps du guerrier des glaces tomber au sol, mais prenant Anya pour une ennemie, il leva son arme dans sa direction.

_ « Non ! Je suis Anya. J'ai été envoyé par le clan des arbres pour vous prêter main forte. »

L'homme baissa son arme.

« Je suis Olan. Tu m'as sauvé la vie, Anya. »

Mais Anya ne semblait même pas l'écouté.

_ « Tu sembles préoccuper. Qu'y a-t-il ? »

_ « Leur chef n'est pas ici. Je ne le vois pas. Il s'appelle Ephus. »

_ « Si je le trouve, je te le dis. » et Olan courut retourner combattre.

Anya repartit faire de même quand Olan l'appelait déjà.

_ «Anya! »

Elle le rejoignit.

_ « Parle, elle t'écoute. » Olan menaçait un guerrier des arbres.

_ « Il est caché dans les abres. Il n'est armé que d'un arc… »

« Les flèches… » pensait Anya.

_ « C'est bon, j'ai ce que je voulais. » dit Anya à Olan. Alors Olan tua l'homme à terre.

Anya se souvenait d'où avait été tiré la première flèche. Elle courut dans cette direction.

Elle fouillait dans la végétation quand un homme se jeta sur elle. Elle tomba au sol, sa joue effleurant une branche cassée au passage. Son visage saignait.

_ « Je vais te tuer. » dit Ephus.

_ « Je pensais la même chose. » lui répondit-elle.

Elle serra son épée dans sa main et courut vers Ephus. Il se jeta au sol pour éviter le coup. Anya leva son arme pour l'abattre sur lui mais il attrapa les jambes de la fille et la fit tomber au sol. Il se jeta sur elle maintenant, il était à califourchon sur son ventre, et c'était lui qui tenait la seule épée.

_ « Je vais te tuer. » répéta-il. Il brandit l'arme largement au-dessus de sa tête, dans l'intention de planter l'arme définitivement dans le crâne d'Anya. Mais celle-ci estima que c'était à cet instant que le guerrier était le plus en déséquilibre. Elle concentra toute son énergie dans son bassin et fit voler ses jambes en l'air, ce qui souleva le corps de l'homme. Il tomba plus loin. Anya ramassa l'arme et s'approcha de son adversaire. Elle était debout lui, au sol.

_« Ton combat est terminé. »

Ephus était mort…

Anya laissa là le corps et retourna sur le champ de bataille. Les affrontements avaient cessé. Les clans des arbres et de la rivière avaient remporté la bataille.

Olan s'approcha d'Anya.

_ « Je dois te montrer quelque chose, Anya. »

Elle le suivit. Ils arrivèrent devant cinq guerriers des glaces. Ils avaient les pieds et les poings liés, mais étaient vivants. Olan désigna Chini du doigt.

_ « Il les a vaincu mais a refusé de les tuer. »

Anya regarda le garçon. Elle était partagée entre un sentiment d'admiration et de profond dégoût. Ce jeune garçon avait combattu et vaincu cinq guerriers à lui tout seul. Il était évidemment très fort. Mais il avait aussi refusé de les tuer. Et ça c'était une faiblesse. La pire des faiblesses sur un champ de bataille. Elle posa alors un regard méprisant sur l'enfant, et tua elle-même de sa lame les cinq guerriers.

Elle se retourna pour se préparer à compter les victimes parmi ses propres troupes, mais eut quand même le temps de remarquer le regard triste qu'eu le garçon en observant les cinq corps.

Deux morts chez les guerriers de la forêt. Sept chez ceux de la rivière.

Les quatorze prisonniers avaient été remis aux guerriers des arbres, qui avaient rejoint leur sentinelle. Olan les avait tout d'abord suivit pour expliquer aux supérieurs d'Anya toute son histoire, puis avait rejoint les quartiers de son propre clan. La mission de sauvetage de l'escorte de la rivière avait été un franc succès.

Chini se trouvait à nouveau autour d'une table, face à Anya et Tristan.

Mais cette fois, c'est lui qui cherchait à en savoir plus. Les deux guerriers lui apprirent ce qu'il avait besoin de savoir.

_ « La Table de Guerre a été créé il y a cinq ans. Les onze clans ont choisi d'y laisser des troupes, qui devaient siéger là en permanence, pour espérer lentement se diriger vers une pacification des rapports entre clans. Jusqu'alors, chaque clan vivait reclus sur ses terres. Mais nos rois – c'est comme ça qu'on appelle nos chefs, qui ont pourtant chacun leur propre titre roi est le nom commun donné à tous - ont pensé qu'en forçant leur guerrier à vivre de plus en plus proche, il y aurait un jour où les peuples pourraient être un peu unifiés. Comme tu vois, ce n'est pas vraiment une réussite. C'est la guerre froide. Les tensions sont partout. C'est à partir de ce moment qu'ont réellement pu commencer à prospérer les affaires du commerçant d'ailleurs. Il passait des accords avec tout le monde, tous les clans à la fois, dans le secret. S'enrichissant et se renforçant en permanence. Et puis un jour, tout ça a été découvert. Mais à ce moment-là, c'était déjà trop tard. Il était trop puissant. Il dirige presqu'un empire invisible à lui tout seul aujourd'hui, et cela sans que personne ne le connaisse, pourtant. Aujourd'hui, il continue de faire affaire avec tout le monde tout le monde le sait mais nous ne pouvons rien y faire. Si l'un des clans devait choisir d'arrêter de traiter avec lui, il serait condamné à disparaitre sous les manigances de Colt ou bien d'un des autres clans. Parce qu'aujourd'hui, il est évident que le commerçant a le pouvoir d'affaiblir ou de renforcer le clan de son choix. Les seuls clans qui sont encore suffisamment puissants pour se montrer à peu près indépendants aux menaces de se faire abandonner par les aides que veut bien accorder parfois le commerçant aux clans qui en auraient besoin, ce sont la nation des glaces, celui du royaume des terres de feu, ainsi que le nôtre. Mais comme tu peux le voir, même de côté-là, notre pouvoir par rapport à lui commence à disparaitre, et il nous arrive, nous aussi d'avoir recours à lui, comme tu l'as vu avec Ephus. Mais en vérité… Si une personne profite vraiment du système, c'est bien le commerçant, et lui seul. Son business prospère sans limite, son pouvoir, sa puissance, s'étend…. Mais les clans dépendent de plus en plus de son bon vouloir. Colt est quelqu'un est de très dangereux, mais ironiquement, le monde peut de moins en moins se passer de lui. Il est partout, dans l'ancienne comme dans la nouvelle Polis, il règne en quasi-maitre. »

_ « L'ancienne comme la nouvelle Polis ? » s'enquit Chini.

_ « Tiens. Attends, je te fais un dessin. Voilà, tu vois ce plan ? Le tout est Polis. La nouvelle Polis. Avant, il y a cinq ans, il n'y avait que la fourmilière, je te le colorie en bleu. On appelle ça l'ancienne Polis, ou la fourmilière. Pour ceux qui vivent là-bas, c'est la seule Polis, car ils ont renié notre existence. L'orange foncé, c'est la zone morte. On l'appelle comme ça en référence à un endroit de ce monde, sur le chemin de la cité des lumières, qu'on traverse rarement sans finir mort. Dans cette zone morte à nous, ni les habitants de la fourmilière, ni ceux de la Table de Guerre, ne nous y rendons. On y trouve que des gens sur le poing de mourir, ou bien des mutés. Tu vois qu'ils entourent la fourmilière ? Mais les habitants de celle-ci ne font que tolérer leur présence autour, comme ils tolèrent plus ou moins la nôtre, nous guerrier. Parce que sinon, si un muté de la zone morte tentait de rentrer dans la fourmilière, il se ferait tuer aussitôt. »

_ « … »

_ « Ensuite, la zone que je te dessine en rose. Nous appelons ça le Pont des Rois. C'est une sorte de frontière entre la fourmilière et la Table de Guerre. Rien n'interdit à quiconque de la traverser librement mais pourtant ceux de la fourmilière nous déteste tellement qu'ils ne l'empruntent même pas. Nous, nous allons rarement dans l'ancienne Polis, donc nous ne l'empruntons pas non plus. Il n'y a absolument rien dans le Pont des Rois, ce n'est qu'un champ de terre de quelques centaines de mètres. Mais tu le sais certainement déjà, tu as dû l'emprunter pour venir jusqu'à la Table de Guerre. Ceux de la fourmilière appellent ça la ferme. Ne me demande pas pourquoi, je n'en ai aucune idée. Ça va ? Tu suis jusque-là ? »

« Plus ou moins… » répondit Chini, même si en réalité, il luttait vraiment pour suivre. L'organisation de cette ville était si compliqué que ça ?

« Ok. Continuons. Je te dessine le reste. L'orange clair et le jaune, le tout, on appelle ça la Table de Guerre. Pourquoi ? Imagine onze chefs de clan réunis autour d'une table, en train de s'efforcer, malgré leur haine réciproque, à arriver à conclure à un semblant de paix. Voilà pourquoi le nom de Table de Guerre. »

_ « Moi, quand je parlais avec les habitants de la fourmilière, ils disaient plutôt la Dame de Guerre. »

_ « Fais pas attention. » grimaça Anya. « Ces gens-là nous déteste tellement que quand il ne nous ignore pas, il nous dénigre. Ils disent Dame au lieu de Table parce qu'ils veulent nous faire sentir comme des putains. Qu'importe. Si tu prends l'orange clair seulement, il s'agit de l'enceinte de paix. Une frontière commune à tous les clans, notre quartier commun, si tu veux. Donc théoriquement, si tu te rends dans cette zone, et que tu rencontres un guerrier des glaces, il n'as pas le droit de s'attaquer à toi. Par contre, si tu vas dans l'hexagone jaune, celui-là avec le numéro quatre… T'es mal barré. Ce sont les quartiers de la nation des glaces. On dit plus généralement la sentinelle de la nation des glaces. Il y a onze sentinelles dans la Table de Guerre. »

_ « Je vois ça, mais il n'y a pas normalement douze clans ? Pourquoi l'un d'eux n'est-il pas représenté ? »

_ « C'est celui du clan de la mer. Le clan de la mer ne figure pas dans la Table de Guerre. Les rois ont à l'époque clairement fait comprendre à leur chef qu'on ne voulait pas d'elle dans l'entente qu'on tente encore et toujours de former… Leur chef s'est alors exclu elle-même de toute tentative d'un jour faire partie de l'entente. Ce qui est très juste. Personnellement, si des guerriers de la mer devaient vivre juste à côté de moi, je t'assure que c'est moi qui refuserait de siéger à la Table de Guerre. »

_ « … »

_ « Je t'explique brièvement à qui appartiennent les onze sentinelles. Sentinelle numéro 1 : le sol des terres cachées, un clan assez particulier. Comme leur nom l'indique, leurs terres sont vraiment cachées car peu de monde à part leurs habitants savent où se situent leur territoire. C'est un clan très secret. Numéro 2 : le clan des sables. Numéro 3 : le clan des terres de fumée. Numéro 4 et 5 : respectivement la nation des glaces et le royaume des terres de feu, les clans les puissants des douze, à côté du nôtre. Notre sentinelle à nous, clan de la forêt ou bien des arbres, comme tu veux, c'est la 9, c'est pour ça que t'avais pas vraiment le choix si tu voulais nous voir : fallait forcément passer par la 4 ou la 5… Et étant donné que c'est deux clans sont alliés depuis la nuit des temps… Du coup, pour nous, si on veut tenir face à ces deux-là, on doit faire en sorte de s'entourer de clans alliés… Comme celui de la rivière : sentinelle numéro 7. Numéro 6 : le clan des mines. Je n'aurais jamais cru que Jonas défendait une telle politique. Et à vrai dire, si l'attaque qu'a prévu le commerçant pouvait empêcher les espoirs de celui-ci de voir le jour, ce serait bien. Notre clan doit impérativement rester l'un des plus puissants. Numéro 8 : clan des montagnes. Numéro 10 : les tribus des terres rocheuses. Numéro 11 : le royaume des brumes, qui est un autre des clans qui nous sont alliés. Mais secrètement seulement, parce qu'officiellement, nous tenons à ce que la nation des glaces et le royaume des terres de feu croient le royaume des brumes neutre, au cas où si une guerre devait commencer. Voilà, tu sais tout… »

_ « … »

_ « Un problème ? »

_ « Donc, Felipe est en quelque sorte le roi du clan de la rivière, comme Jonas sera le prochain roi du clan de la brume ? Et qui est notre roi à nous ? »

A cette question, Anya comme Tristan restèrent bouches bées.

_ « Mais… Attends ? Tu ne sais même pas ça ? Ce n'est pas aussi simple que ça. Il faut différencier chef du peuple d'un clan et chef de guerre d'un clan. Felipe est le chef du peuple du clan de la rivière, mais leur chef de guerre, c'est Titus. D'ailleurs, j'ai parlé avec Olan tout à l'heure, apparemment, Titus serait son oncle. Mais bon… Qu'importe. Le roi, comme tu dis, peut être ou bien le chef du peuple, ou bien le chef de guerre. Même s'il est vrai que c'est presque toujours le chef du peuple qu'on appelle le roi. Dans le cas de la rivière, c'est bien Felipe le roi mais Jonas, il ne me semble pas que ce sera son cas avec le clan des mines. Et pour notre clan à nous… Je crois que tu auras tout le temps de le découvrir plus tard. » dit Anya en souriant à Chini.

_ « D'autres questions ? »

_ « C'est… compliqué. »

_ « C'est plus de la politique qu'autre chose, je te l'accorde. Moi-même en tant que guerrier, tous ces trucs ne m'intéressent pas vraiment. Mais il vaut mieux en savoir un minimum sur son propre monde, non ? »

_ « Oui… Désolé mais… » Chini hésita. « Je crois que je vais rentrer chez moi. Avec ma sœur. J'ai fait… quelque chose de stupide en quittant notre village. Je veux repartir. »

Tristan observa le garçon, d'un air surpris.

_ « Il n'a jamais été question que tu restes ici, tu sais ? Les guerriers des glaces commencent à te connaitre maintenant, après ta fuite de leur sentinelle. Et ils vont certainement découvrir un jour que nous avons leurs quatorze prisonniers. A partir d'aujourd'hui, les choses vont commencer à bouger, croyez-moi. » Il se tourne vers Anya. « Anya, tu emmèneras les prisonniers avec toi ainsi que les deux petits jusqu'à Los An. Et fais parler les quatorze. Récupère d'eux tout ce qui pourrait nous être utile sur la nation des glaces mieux nous connaissons nos ennemis, mieux c'est. »

Anya se leva.

_ « Nous partons dans trois jours, Chini. Préviens Lexa. Vous rentrez chez vous. »

L'homme marchait. Il avançait d'un pas lent, sans se presser jusqu'au point de rendez-vous. Il arriva enfin. Celui qui lui avait donné rendez-vous l'attendait. Depuis un bon moment, certainement déjà. Il se leva précipitamment quand il vit l'homme approcher. Celui-ci se posta debout, face à Lucas, lui faisant comprendre de par son regard qu'il ne valait mieux pas pour lui qu'il l'ait dérangé pour rien.

_ « Qu'as-tu pour moi, le borgne ? Tu m'as assuré avoir quelque chose d'important à me montrer. »

_ « Oui » répondit le questionné, « je pense avoir quelque chose qui plaira beaucoup à Colt. » Le borgne souriait, sûr de lui.

_ « Tu n'es pas sensé me déranger pour quelque chose qui ne plaira pas à Colt. » fit l'homme du commerçant. « Montre-moi ce que tu as. »

Le borgne lui tendit un sac en toile un peu rougeâtre.

L'homme l'ouvrit.

_ « Qu'est-ce que ?.. »

_ « La tête de Kness. » lui affirma le borgne. Il semblait fier de lui.

L'homme sortit la tête du sac. Il la tenait maintenant entre ses mains. Il semblait réellement surpris de ce qu'il avait sous les yeux, comme s'il n'aurait jamais pu s'attendre à recevoir un tel présent d'un vulgaire habitant de l'ancienne Polis. Il commença à esquisser un sourire. C'était une joie réelle.

_ « Tu penses que ça lui plaira ? » s'enquit le borgne.

_ « Oh… Tu n'imagines pas à quel point ! »

Il remit la tête dans le sac.

_ « Tu as fait du bon travail, cette fois-ci. Remarquable. »

Le borgne se sentit flatté à ces paroles. Il osa :

_ « Tu penses que Colt pourrait m'offrir une place plus importante dans son organisation maintenant ? »

L'homme lui rit au nez.

_ « N'en demande pas trop. Mais tu auras une belle récompense, ne t'inquiète pas… »

Le borgne était évidemment déçu mais il accepta néanmoins cette déception. Il savait que rentrer au service de Colt était une chose très simple à faire. C'était les places au sommet de son empire, qui elles, étaient les plus difficiles à obtenir. Tout de même, étant donné le nombre d'année depuis lesquelles il courait le bruit que Colt désirait la tête de ce Kness plus que tout, il aurait espéré un peu plus que justes quelques sacs d'or…

_ « Mais comment as-tu pu venir à bout de lui ? » demanda l'homme du commerçant. « Il était quelqu'un de très dur à trouver, encore plus difficile à vaincre au combat… »

_ « A vrai dire… Je n'aie pas eu à faire quoi que ce soit. Mes hommes l'ont trouvé déjà mort, quand ils sont arrivés chez lui. Ils ont simplement eu à récupérer la tête, pour me la ramener… »

_ « Mais alors comment savais-tu où il se cachait ? »

_ « J'ai interrogé un jeune garçon, ici même à Polis, il y a quelques jours. Il m'a dit où trouver ce Kness. J'ai cru l'information vraie étant donné le célèbre penchant qu'avait ce Kness pour les enfants… »

_ « Un jeune garçon tu dis ? Parle-moi de lui. »

_ « Je ne sais pas grand-chose sur lui. Il s'appelle Chini… Il a une petite sœur auquelle il tient plus que tout… Il vient d'un village du nom de Los An, du clan des arbres. Mes hommes l'ont aidé à rejoindre la Dame de Guerre… »

_ « Intéressant… Bien. Je garde la tête. » fit l'homme, montrant le sac au borgne.

_ « Bien sûr. Mais… J'aurais quand même la récompense, n'est-ce pas ? Même si ce n'est pas moi qui aie tué le gars… »

_ « Ne t'inquiètes pas, tu auras ton or ! »

L'homme du commerçant s'en alla. Il avait vraiment bien fait de se déplacer finalement : il avait deux excellentes nouvelles pour son maître. L'attaque du convoi du chef du clan des mines allait être pris au compte de bandits de la nation des glaces, et mieux encore la tant convoitée tête de ce Kness, celui que Colt appelait le génie maléfique, qui était, selon ses propres dires, la seule personne au monde, à avoir les capacités pour mettre fin à son empire. Depuis des années déjà, Colt harcelait ses lieutenants, les rares personnes dans ce monde à connaitre l'identité réelle de ce prodigieux esprit criminel – ils n'étaient qu'une poignée dans ce monde, et l'homme du commerçant était l'un d'eux - depuis des années donc, que Colt les harcelait de considérer la mort de ce Kness comme une priorité absolue ! Et maintenant, c'était fait. Kness était mort.

L'homme du commerçant avait aussi en tête qu'il devait informer son maitre de ces deux enfants des arbres, Chini et Lexa, qu'il avait lui-même eu l'occasion de rencontrer. Une sorte d'intuition faisait penser à l'homme que ces deux-là étaient fortement rattachés à la mort de ce Kness. Et puis déjà… N'était-ce pas essentiellement grâce à eux que ce pitoyable Ephus était mort ? Oui, l'homme du commerçant l'avait dit à Chini : une fois que ce vilain aurait transmis l'ordre à ces brigands des glaces de porter la responsabilité de l'attaque sur le convoi de Jonas, sa vie n'aurait plus aucun intérêt pour lui. Alors, ils lui avaient rendu service en tuant un homme qui était largement connu pour parler un peu trop…

Une dernière pensée venait encore à l'esprit de l'homme. Il lui fallait se rendre sur les terres de la nation des glaces. Et trouver Roan. L'avertir de quel genre d'espèce de traitre infâme était cet Ephus. L'homme savait que Roan était un homme dur à convaincre, mais il avait dans l'idée de lui annoncer qu'il avait découvert les manigances de ce perfide traitre et qu'il l'avait tué dans l'intérêt de la nation des glaces. Après tout, pourquoi se priver de rendre un homme redevable envers soi – d'autant plus s'il a de l'influence au sein de son propre clan – quand on a les moyens de le faire ?

L'homme du commerçant prit route en direction des terres de la nation des glaces.

Voilà mes sept premiers chapitres qui devaient constituer l'introduction de ma très très longue fic. Parce que j'adore le personnage de Lexa, je lui avais imaginé tout un passé avec plein d'intrigues et toutes sortes de choses. ET je tenais absolument à le raconter mais depuis que j'ai vu le trailer où on voit Clarke pleurer et être récupéré par le trikru chauve, j'angoisse que Lexa soit morte et étant donné que je ne pourrais pas raconter une histoire sur un perso que j'aurais perdu dans ma série originale… je préfère garder cette fin là pour l'instant. Je continuerai d'écrire les chaps mais les posterai pas et puis j'espère pouvoir continuer la fic mais je crois que si Lexa meurt dans cette S3, je déchire tous mes brouillons donc voilà. Drôle de fin, où j'introduis à peine les personnages, le contexte du monde, les relations entre clan, les intrigues qui devaient être développées, etc mais voilà. Et puis j'avais prévu un méchant super cool en plus j'aime tellement Colt, c'est abusé ! Bref Bref voilà. La série revient bientôt. Je vous souhaite bon visionnage à tous, moi perso je les regarderai pas, je pourrai pas attendre une semaine pour chaque épisode, donc j'attendrai qu'ils soient tous sorti et je les regarderai d'un coup. BON VISIONNAGE le 22 !