Bonsoir/Bonjour chers lecteurs, voici enfin la suite !
J'espère que ce chapitre vous plaira. On se retrouve en bas, bonne lecture ;)
| DESIRE ME |
Chapitre 6.
Vois mon sang écumeux tout noirci par la flamme,
Mes os secs de langueurs en pitoyable point
Mais considère aussi ce que tu ne vois point,
Le reste des malheurs qui saccagent mon âme.
Tu me brûles et au four de ma flamme meurtrière
Tu chauffes ta froideur : tes délicates mains
Attisent mon brasier et tes yeux inhumains
Pleurent, non de pitié, mais flambants de colère.
Extrait de « J'ouvre mon estomac, une tombe sanglante », de Théodore Agrippa d'Aubigné.
Ses pieds nus glissaient dans la boue, il trébuchait, s'égratignait, bravant la pluie battante de la nuit glacée. Ses cheveux mouillés lui cachaient les yeux et les verres de ses lunettes n'avaient aucune utilité ; il n'y voyait rien. Mais il courait, de toutes ses forces.
« Harry ! »
« NON ! »
La forêt immense s'épaississait à chaque foulée, il n'avait pas froid, il ne ressentait rien d'autre qu'une peur tenace. Elle lui serrait le ventre et le sommait de fuir, le plus loin possible...
Jusqu'à tomber dans ses bras.
Harry se réveilla en sursaut, le front humide, le cœur fou. Le souffle rapide, il se redressa dans le lit et baissa les yeux sur le corps endormi de son hôte. Pendant un bref instant, son esprit s'enflamma et cria aux secours avant de s'apaiser. Il se prit la tête entre les mains et se recroquevilla sur lui-même pour tenter de reprendre pied dans la réalité tout en calmant sa respiration.
Un mince rayon de soleil parvenait à percer au travers des planches de bois et des rideaux épais, mais la pièce n'en restait pas moins sombre. Les bougies s'étaient éteintes, il pouvait encore sentir l'odeur de la cire chaude.
Cette odeur ne l'avait pas quitté de la nuit, depuis leurs ébats sanglants... douloureux... et étranges.
Il revit alors la scène se jouer dans sa tête et se demanda un instant s'il ne l'avait pas rêvée, avant qu'une douleur vive à son bas-ventre ne lui confirme que cette... chose avait bien eu lieu.
Harry sentit les battements de son cœur s'accélérer, l'air se vider dans ses poumons ; il commençait à hyperventiler.
Que faisait-il là ? Comment pouvait-il tolérer cela ? Il ne se reconnaissait plus, son identité avait changé... il était perdu au milieu de ses pensées chaotiques, ne savait plus ce qui était réel ou ne l'était pas. Avec horreur, il pensa qu'il allait devenir fou.
Puis, soudain, un long et langoureux gémissement le sortit de sa transe démentielle, et le jeune homme retint son souffle en posant ses yeux verts sur le corps allongé près de lui.
Draco se réveillait, s'étirait, et ouvrait doucement les paupières. Les cheveux emmêlés comme un enfant, innocent... à qui l'on pourrait donner le bon Dieu sans confession.
Dès que le mercure des beaux yeux du jeune Malfoy se posa sur lui, dès qu'une main délicate effleura un de ses bras, le charme opéra et ce fut fini. Harry se calma instantanément.
Bien sûr qu'il le tolérait, pensa-t-il dans un petit sourire.
« Bonjour, » murmura Draco. « Bien dormi ? »
« Bonjour, » répondit Harry avant de se pencher timidement vers lui, pour se coller contre lui, oubliant sa douleur, oubliant toutes ses craintes. « Oui. »
Il pouvait tout tolérer si c'était pour être avec lui... Pour toujours.
L'étrangeté de cette matinée englua Harry dans une sorte de « rêve éveillé ». Il avait la sensation d'être déconnecté de la réalité, comme le jour où Draco lui avait entaillé le bras ; il voyait les choses de façon chromatique... ou biaisée, comme s'il était sorti de son enveloppe corporelle et qu'il ne pouvait plus contrôler quoique ce soit. Il se voyait spectateur de son propre corps, du déroulement des heures, souriait et répondait à demi-voix à son hôte, jusqu'au repas de midi qui se passa dans la grande salle à manger.
L'assiette copieuse posée face à lui contenait une salade verte avec des petits légumes de saison et un morceau de viande mariné. Son esprit revint d'un coup brutal le secouer et le jeune homme grimaça. Draco le remarqua immédiatement.
« Ça ne va pas ? » demanda-t-il en s'asseyant près de lui.
Gêné, Harry tritura sa fourchette et déglutit avant de s'attaquer à la salade.
« Si... si si, ça va, » bredouilla-t-il.
Draco sourit doucement.
« T'es pas obligé de manger. Juste, pour info, c'est du veau. »
Quand Harry se mit à rougir, il éclata de rire.
« Quoi ? Tu penses que j'ai un congélateur rempli de chaires humaines ? Ce n'est pas un métier facile ! J'peux pas attraper des gens tous les jours, les stocks sont vite épuisés, hélas... » ricana Draco devant l'air ahuri de son ami.
Alors qu'il s'attaquait à la salade, celui-ci esquissa un sourire, se demandant si la viande qu'il avait mangée la veille était du bœuf finalement... Son esprit pouvait lui jouer tellement de tours qu'il se perdait lui-même dans les spéculations les plus farfelues. Mais, il y avait de quoi... Après avoir vu cette salle de torture, il ne pensait qu'aux victimes qui étaient passées avant lui. Si, toutefois, il était bien une victime.
« Dis, heum... »
Draco leva un sourcil vers Harry, mangeant tranquillement son repas avec élégance, les coudes hors de la table.
« Je pourrai récupérer mes affaires ? Mon téléphone, mon portefeuille, tout ça. »
La question le fit réfléchir et il hocha la tête.
« Bien sûr. Ron Weasley se faisait du souci pour toi. »
Harry tiqua au nom de son meilleur ami et fronça les sourcils.
« Tu lui as parlé ? »
« Oui et non. C'est toi qui lui as parlé, je n'ai fait qu'emprunter ton nom pour ne pas l'inquiéter davantage. » répondit dans un sourire le jeune homme blond.
Harry déglutit. Il s'était donc permis d'utiliser son téléphone à son insu pour envoyer un message à Ron... Un frisson remonta dans son dos et il lâcha ses couverts des deux côtés de son assiette.
La panique le gagnait lentement, il la sentait monter...
« Tu n'as plus faim ? » demanda Draco.
« Non, » dit Harry d'une voix tremblante. « J'aimerais rentrer chez moi, aujourd'hui. »
L'atmosphère changea alors soudainement et une tension pesante s'installa entre eux. Il attendit une réponse qui ne vint pas et se mit à fixer un point invisible sur la nappe immaculée de la table face à lui. Seul le bruit des couverts de Draco résonna dans la grande salle et le cœur de Harry cogna de plus en plus fort, assourdissant. Son corps entier se mit ensuite à trembler et il se leva de sa chaise brusquement au bout de plusieurs longues secondes, ne supportant plus ce silence.
« Je veux partir ! » s'écria-t-il.
Draco finit tranquillement de manger, imperturbable, et lança un regard plein de noirceur vers le jeune homme, l'obligeant à baisser les yeux.
« Calme-toi, » dit-il simplement.
« J-Je peux pas, j'veux rentrer chez moi ! Pourquoi tu me gardes enfermé ?! » se récria Harry, relevant ses yeux humides vers lui.
Devant l'absence de réaction du blondinet, qui continuait sagement à manger, il commença à grogner, serrant les poings.
« Réponds ! »
Son assiette propre, n'ayant laissé aucune miette, Draco posa alors ses couverts et s'essuya les lèvres avant de se lever d'un bond pour pousser le jeune homme avec violence. Harry écarquilla les yeux, tellement surpris par ce geste inattendu – et par cette force – qu'il en tomba à la renverse, s'écrasant sur le tapis. Il eut à peine le temps de gémir de douleur que Draco était sur lui, le bloquant de tout son poids, ses yeux gris le foudroyant.
« Tu. Te. Calmes. » articula-t-il alors, ses ongles s'enfonçant dans la peau des avant-bras du jeune homme qu'il tordait de plaisir. « Et tu ne me donnes pas d'ordre. Tu es chez moi. »
Harry feula sous la colère, tentant d'affronter son regard derrière ses lunettes à moitié remontées sur son front. Commençant à se tortiller, il abandonna vite l'idée quand ses articulations crissèrent ; Draco était bien trop fort pour lui.
« Tu as déjà fait des choses avec lui ? »
La question de son bourreau le prit au dépourvu et il mit du temps à comprendre de qui il parlait alors qu'il tentait vainement de ne pas se laisser faire tandis que Draco lui bloquait les poignets d'une seule main, l'autre s'égarant vers son entrejambe.
« Avec... Ron ?! » demanda Harry d'une voix hachée.
Hochant la tête, Draco serra ensuite l'entrejambe cachée par le jean entre ses doigts, ses yeux gris transperçant toujours les siens. Il n'en revenait pas ; était-il jaloux de Ron ? Cette supposition le fit rougir comme une pivoine et son cœur rata un battement, durcissant malgré la douleur entre les doigts du psychopathe.
Il hoqueta ensuite, honteux de se laisser ainsi dominer mais pourtant terriblement excité.
« Alors ? » demanda Draco, s'impatientant, ses doigts se resserrant encore autour de la protubérance de plus en plus rigide.
La chaleur de son corps monta en flèche, le feu de la peur et de l'excitation lui brûlant le cerveau, embrasant chaque parcelle de sa peau. Puis un frisson fit dresser les cheveux de sa nuque comme il se cambrait sous le plaisir.
Il marmonna, tout en étouffant un gémissement : « N-non, c'est.. c'est qu'un ami. »
Ses pensées s'entrechoquèrent à une vitesse astronomique. Ahh, continue de serrer... Ne fais pas de mal à Ron ! Pourquoi ? Pourquoi je réagis comme ça ?! Je suis fou, mais il est aussi fou que moi ! Il est trop fort, c'est si bon... J'ai peur, j'ai peur.. Il va finir par me tuer ou pas ?! Qu'il me tue, après tout... NON, je ne veux pas mourir !
Avec un sourire hautain aux lèvres, Draco continua sa petite torture en voyant sa victime se tortiller de plaisir et grogner comme une bête sauvage. Sans pouvoir deviner à quoi il pouvait bien penser, il savait pourtant qu'il avait l'ascendant, qu'il pouvait le manipuler, et c'était suffisant.
« Quelque chose me dit qu'il y a plus que de l'amitié entre vous. » dit-il d'une voix traînante.
Harry déglutit et sentit la poigne de son bourreau se desserrer, le corps de celui-ci se relever. Il entrouvrit ses yeux humides et lança un regard plein d'incompréhension sur sa silhouette floue.
Il ne comprenait vraiment pas...
« Si tu me caches quoique ce soit, tu finiras par le regretter, » dit ensuite Draco en faisant craquer ses articulations, se redressant avec grâce.
Tremblant, le jeune Potter tenta d'assimiler ce qu'il venait de dire et une scène plutôt gênante lui revint en mémoire... Ce n'était qu'une anecdote mais elle le remplissait toujours de honte, même si Ron ne lui en avait jamais voulu. Pourquoi était-il si lamentable ? Se jeter sur son meilleur ami pour recevoir de l'affection... Une affection qu'il avait toujours recherchée, et recherchait encore et encore, inconsciemment parfois, chez toute personne, surtout chez les hommes.
« Tu comptes rester là jusqu'à ce soir ? »
L'agacement dans la voix de son hôte le ramena à l'instant présent et il finit par se redresser sur les coudes, toujours tremblant et haletant. Remettant ses lunettes sur son nez, il sentit à son grand malheur des larmes lui monter aux yeux.
Draco l'observait de haut et il se sentit encore plus pitoyable... écrasé par la honte.
Les larmes roulèrent alors sur ses joues et un sanglot remonta dans sa gorge, sanglot qu'il ne put contrôler et fit secouer son corps fragile. Se recroquevillant en enroulant ses bras autour de ses genoux, il serra les dents. Merde, merde.. Il va se moquer de moi ! Arrête de pleurer, putain ! Je suis tellement pathétique ! Je veux mourir, je veux disparaître..
Les ombres de son esprit l'encerclèrent, l'étouffèrent, et la folie enfla et enfla à l'intérieur de lui... jusqu'à ce qu'une main se pose dans ses cheveux ébouriffés. Ce contact le fit frémir, puis une autre main vint s'y perdre aussi et une chaleur bienvenue l'enveloppa. Les mains descendirent dans son dos courbé, soulignant sa colonne vertébrale, et Harry sentit son cœur s'emballer de plaisir. Draco était en train de l'étreindre... et venait doucement dissiper les ténèbres en s'immisçant entre ses bras, en collant son corps tout contre le sien.
Les lèvres de Draco vinrent ensuite prendre possession des siennes, tremblantes et mouillées de larmes, et il répondit avec plaisir au baiser. Se déraidissant doucement, il ouvrit alors ses bras pour s'accrocher à son ami désespérément. La langue de Draco était plus fraîche que la sienne qui semblait être en fusion et ils s'embrassèrent avec passion.
Il tremblait toujours, s'agrippant de toutes ses forces dans le dos du jeune homme comme s'il s'accrochait à une bouée qui lui maintenait la tête hors de l'eau... Une vision très nette d'une mer noire voulant le submerger l'obligea à reprendre son souffle et Draco descendit ses lèvres dans son cou pour l'embrasser tendrement. Harry rougit, respirant par saccades, et enfouit son nez dans une épaule, posant ses lèvres contre le tissu doux de la chemise blanche.
C'était bizarre, cette façon de passer de la violence à la tendresse en si peu de temps. C'était perturbant, mais ça faisait un bien fou. Ses angoisses étaient lentement aspirées par l'aura magnétique de Draco, par sa force surhumaine, par la chaleur de ses mains qui caressaient la peau de son dos sous son haut et par la douceur de ses lèvres dans son cou. Avec une certaine crainte, Harry tourna alors la tête pour embrasser une oreille à sa portée, reniflant le doux parfum des cheveux décolorés qui vinrent lui chatouiller les narines. Draco se recula quelque peu pour reprendre ses lèvres entre les siennes et Harry referma les yeux pour jouir du baiser qui se fit plus passionné. Des ongles se plantèrent dans sa peau et des dents mordillèrent sa langue, puis sa lèvre inférieure. Fébrile, le jeune homme tenta à se tour de le mordiller mais Draco le poussa pour l'allonger sur le tapis, chose qui le fit grimacer à cause de ses multiples plaies encore sensibles.
« Tu saignes. »
Ces mots eurent l'effet d'un brusque retour à la réalité et Harry baissa les yeux sur le pansement à son bas-ventre d'où s'échappait une coulée de sang. Draco cracha une insulte comme il avait tâché le tapis et se releva, le laissant seul.
« Attends là, je reviens, » dit-il ensuite avant de quitter la pièce d'un pas vif.
L'effet de la frustration cumulée à ses dernières émotions laissa Harry pantois, la respiration courte. Il se détestait tellement... Pourquoi devait-il toujours, d'une manière ou d'une autre, tout faire foirer ? Et pourquoi devait-il toujours s'attacher à des personnes incompatibles avec lui... ? Ou peut-être était-ce lui qui était incompatible avec tout le monde... ?
La gorge nouée, il se releva à son tour, chancela, et porta une main à la coulée de sang, observant le rouge carmin sur ses doigts d'un air un peu triste. Combien de fois s'était-il entaillé les veines, déjà ? Combien de fois avait-il saigné dans sa vie ? Il soupira, sortit de la salle à manger et se mit ensuite à arpenter le couloir.
Tout à coup, plus rien ne lui était égal... la peur s'en fut allée, son cœur se transforma en pierre et sa vision trouble ne l'inquiéta guère.
En atteignant la grande porte d'entrée du manoir, il entendit les pas précipités de Draco dans les escaliers mais fit comme s'il n'était pas là. Comme robotisé, son corps s'articulant tout seul, il ouvrit la porte... vaguement étonné de sentir le vent frais du dehors entrer.
« Qu'est-ce que tu fais, Harry ? » demanda Draco, un paquet de compresses et un produit dans les mains.
Sa question était calmement posée et le brun fut bloqué sur le seuil, son regard vert se perdant dans le vide. Même s'il pouvait courir, s'enfouir, il ne fit aucun mouvement. Draco ne sembla même pas effrayé à cette idée, restant prostré juste derrière lui en attendant qu'il revienne à l'intérieur. Car, c'est ce qu'il fit. Et le jeune Malfoy n'en avait jamais douté. Il le vit sourire tandis qu'il refermait le battant de la porte dans son dos.
« Laisse-moi te soigner. » dit le blondinet en s'approchant de lui. « Je laverai tes vêtements... »
La voix douce de Draco paraissait éloignée, un peu comme étouffée, et Harry secoua la tête, l'empêchant d'avancer en tendant les bras devant lui.
« Arrête, tais-toi ! »
Draco cilla et recula d'un pas, louchant sur la main en sang du brun.
« Tu me fais perdre la tête ! Je sais que c'est ce que tu veux ! J'ai raison, non ?! » fit alors Harry, les yeux clos, le corps tendu. « Tu veux me rendre dingue ! Avoue-le ! T'en as rien à faire de moi ! »
Son cerveau n'était plus que du coton... et ses pensées qui le brûlaient s'étaient tues. Impossible de réfléchir de façon logique. Tout n'était plus qu'hostilité, incompréhension et étrangeté autour de lui. Et Draco... Draco...
Lentement, il rouvrit ses yeux émeraudes pour le regarder et se figea comme celui-ci entrelaçait ses doigts aux siens pour apprécier la texture du sang collant sur leur peau. Un violent frisson remonta l'échine du brun et son corps se détendit, le désir prenant soudain toute la place.
Draco fit jouer ses doigts entre les siens, son regard gris embué ne laissant pas indifférent son ami qui s'approcha alors de lui pour passer ses mains sur ses joues. Le sang se répandit sur sa peau de nacre, puis sur ses lèvres quand Harry glissa son pouce sur celles-ci. Il les entrouvrit, passa la pointe de sa langue et Harry fut comme aimanté car il vint prendre possession de sa bouche avec envie, ses mains se perdant dans les cheveux blancs qu'il maculait doucement de rouge...
Leur souffle se fit plus rapide, leur baiser fut épicé, et Harry récolta encore un peu de son sang pour en étaler dans le cou de Draco. Et il eut alors l'envie folle de l'étrangler... à son tour...
Le paquet de compresses tomba sur le carrelage, suivi par l'alcool, et Draco entoura la taille de son délicieux ami tout en le laissant serrer ses doigts visqueux autour de sa gorge, l'embrassant toujours.
Harry finit par relâcher sa bouche et plongea son regard dans le mercure étincelant tandis qu'il accentuait la pression, voulant observer le visage de son bourreau... mais ce dernier ferma les yeux, se léchant les lèvres. Il ne serrait pas fort, évidemment, mais il sentit les pulsations rythmées du cœur du cannibale sous ses doigts et cette sensation le fit durcir.
Il eut envie de lui dire « Alors, tu aimes ça ? » pour prendre un peu la place du psychopathe mais il ne dit rien, finissant par libérer son cou pour y déposer des baisers humides de désir.
Il le voulait... tellement... de tout son être...
Sans s'en rendre totalement compte, il commença à se frotter contre lui, aspirant la peau ensanglantée entre ses dents, laissant sa marque sur le cou délicat, se réjouissant de la respiration chaude qui lui parvenait aux oreilles.
Ses mains, restées au niveau du torse – et souillant la chemise blanche –, se mirent à descendre vers la ceinture, puis en dessous pour effleurer le tissu du pantalon en soie au niveau de l'entrejambe mais Draco attrapa ses poignets pour l'empêcher d'aller plus loin.
Harry rouvrit ses yeux et laissa son cou à présent parsemé de suçons, le regardant avec envie...
« Je te veux, » souffla-t-il, une de ses mains parvenant à caresser le pli tendu du tissu, où se cachait une érection chaude à souhait. « S'il te plaît. »
Son imploration fit sourire le blond qui captura de nouveau son poignet pour arrêter son geste.
« Non, pas maintenant. » répondit Draco. « Je dois d'abord te soigner et nettoyer le... »
« Je m'en fous ! »
Le jeune Malfoy fronça les sourcils en se faisant ainsi couper la parole et laissa Harry l'embrasser à pleine bouche, répondant au baiser grossièrement avant de le repousser encore. Harry grogna. Il commençait à perdre patience, supportant de moins en moins être repoussé.
Voyant que le jeune homme fulminait, Draco poussa un soupir et lui attrapa doucement les mains.
« Ok, je te propose qu'on prenne une douche ensemble... Qu'en penses-tu ? »
La question fit rougir Harry qui hocha la tête sans hésiter, imaginant déjà leur corps l'un contre l'autre... la peau nue de Draco contre la sienne...
« Je pense qu'on se lavera mieux à deux... » murmura ensuite celui-ci dans un sourire coquin.
Harry sourit doucement et passa ses mains contre le torse de son bourreau, impatient de le voir nu, mouillé et plus vulnérable... Impatient de toucher la peau immaculée entre les cuisses...
A suivre...
Voilà voilà, j'espère que cela vous a plu !
Merci à ceux/celles qui me suivent ! Laissez-moi une review pour me donner votre avis :)
Kisses ~
P.S. : J'ai créé une page Facebook centrée sur le Drarry et le Scorbus. Ici - : thecursedhplove/?modal=admin_todo_tour
