Chapitre 7 : Enterrement et attaques

Le lendemain matin, les Maraudeurs se levèrent assez tôt pour aller en cours de botanique. La nouvelle de la veille avait transfiguré James. Celui-ci avait un air grave qu'on ne lui connaissait pas et ne riait pas aux pitreries de Sirius. C'est dans une ambiance morose que le groupe descendit manger. Quand Harry entra dans la Grande Salle, il fut frappé par le contraste du décor. Le magnifique ciel bleu du plafond magique tranchait avec les tentures noires installé en signe de deuil. Les Maraudeurs s'assirent à leur place et mangèrent en silence, ce qui en étonna plus d'un. Vers 7h30, Harry se leva et prit quelques toasts dans sa serviette.

Où vas tu Harry ? demanda James.

Lily n'est pas descendue et si je ne vais pas la chercher, elle ne viendra même pas en cours, répondit-il.

L'escalier ne te laissera pas monter, le prévint Sirius. J'ai déjà essayé !

Je vais tenter le coup mais merci du conseil, répondit Harry en sortant de la Grande Salle.

Il se dépêcha de remonter à la tour et grimpa les marches du dortoir des filles de 6° année. Quand il poussa la porte, il entendit les sanglots étouffés de Lily qui lui brisèrent le cœur. Il s'avança lentement vers elle.

Lily, Lily, appela-t-il doucement.

Va-t'en Harry ! Laisse moi tranquille !

Pas question ! Il te reste vingt minutes pour t'habiller, manger quelque chose et aller en cours.

M'en fous. J'y vais pas ! répliqua-t-elle.

Oh que si tu vas y aller et vite ! tu as trente secondes pour sortir de ce lit et commencer à t'habiller avant que je m'en mêle, la prévint-il.

Je t'ai dis que je n'irai pas en cours donc je n'irai pas en cours ! A point c'est tout !

Tu veux jouer à ça et bien on va y jouer à deux. Aguamenti !

Argh ! Elle est gelée! hurla Lily en sautant hors de son lit.

Très jolis sous-vêtements ! fit remarquer Harry en haussant un sourcil.

Effectivement, portant une chemise de nuit blanche, l'eau l'avait fait devenir transparente et l'on voyait parfaitement ses sous-vêtements rouge.

Je vais te tuer ! fit Lily en allant se cacher derrière un paravent.

Si tu veux mais au moins, tu es levé, fit Harry en riant.

Mouais, bougonna Lily. Passe-moi mes vêtements qui sont sur la chaise à côté de la commode, s'il te plaît.

Il prit les vêtements à l'endroit indiqué et les lui tendit. Dix minutes plus tard, ils descendaient vers les serres pour leur cours de botanique en commun avec les Serdaigles.

Merci de m'avoir pris de quoi manger, fit Lily en mordant dans un toast.

Ce n'est rien. Il ne faut surtout pas se morfondre sur le passé. J'ai prévenu les Gryffondors de te foutrent la paix. Seuls les Maraudeurs sont au courant de toute l'histoire, répondit Harry.

Tu étais obligé de leur dire ? grimaça Lily. Je ne veux pas de leur pitié.

Ne t'inquiète pas pour ça, fit Harry en souriant.

Ils arrivèrent en cours seulement deux minutes avant le début du cours car les escaliers, n'en faisant qu'à leur tête, les avaient baladés dans le château. Le cours se passa normalement mais pas une fois Lily ne leva la main pour répondre aux questions du professeur Chourave. A la fin du double cours, elle se dépêcha de se rendre au double cours de sortilèges. La non plus, elle ne fit pas d'étincelles. Elle ne réussit même pas le sortilège de désillusion qu'elle maîtrisait à la perfection avant les vacances. A la fin du cours, elle remonta en vitesse dans son dortoir pendant que les autres allaient prendre leur repas. Harry ne la vit pas de tout le temps de la pose de midi. Il ne la revit qu'au cours de Défense Contre les Forces du Mal.

Est-ce que ça va Lily ? demanda-t-il prudemment.

Non, mais je dois faire avec, répondit-elle.

Le professeur entra dans la salle en faisant claquer la porte. Il avait l'air de très bonne, voir même d'excellente humeur. Il avait un grand sourire sur le visage.

Bonjour à tous ! commença-t-il. A la vu de ce qui c'est passé à Londres pendant les vacances – Malfoy ricana – nous allons passer au duel mixte, fit-il joyeusement.

Oh non ! murmura Harry en jetant un regard à Lily qui paraissait sur le point de s'évanouir.

Quelque chose à dire M. Strife ? demanda le professeur qui avait dut l'entendre.

Oui monsieur. J'espère que cette fois-ci, aucun élève n'utilisera des sorts proche de la magie noire, répondit Harry en regardant la bande à Malfoy.

Si vous le dites, fit-il en ayant à peine entendu. Qui veut commencer ? Personne ? je vais donc choisir Rogue et Evans. Préparez-vous !

Tu vas perdre Evans, ricana Severus.

Que tu dis Rogue. Je t'attends de pied ferme ! fit Lily avec fermeté mais il était clair qu'elle ne tiendrait pas dix minutes face à Rogue.

Prêts ? Commencez !

Rictusempra ! hurla Severus.

Protego! contra Lily. Expelliarmus !

Expelliarmus ! lança-t-il en même temps que Lily.

Les deux sorts se percutèrent et créèrent une boule de feu incandescente qui explosa en dévastant élèves et professeurs. Tout le monde se releva indemne et regarda la scène. Rogue fut le premier à se relever suivit bien vite de Lily qui était plus pâle qu'un inféri. Au moment où Rogue lançait son sort, elle tomba au sol, inconsciente. Harry la vit vaciller et jeta un regard vers le prof. Celui-ci regardait le spectacle sans voir que Lily allait s'évanouir et que Rogue allait lui jeter un sort. Il se précipita vers elle car Rogue allait jeter son sort.

Propulsio ! Diffindo ! cria Severus.

Les sorts sortirent de sa baguette et filèrent vers Lily, inconsciente. Harry se plaça devant elle sous les yeux stupéfaits de l'assemblée.

Plomba ! eut-il juste le temps de crier avant de se faire percuter par une tornade et lacéré par des lames invisibles.

Quand la tempête cessa, la salle put voir le carnage crée par l'attaque double de Severus.

Harry était toujours debout face à Rogue, protégeant le corps de Lily. Harry saignait abondement et sa robe était en charpie. Il se retourna, prit Lily dans ses bras et descendit de l'estrade. Il alla l'allonger dans un coin et appela James.

Oui ? fit-il en arrivant.

Réveille-la doucement et donne lui du chocolat.

Oui, mais toi ? Qu'est-ce que tu vas faire ?

Moi, je vais continuer le cours, répondit Harry en souriant.

Ecouter moi ce prétentieux ! Il est couvert de coupures et il veut quand même faire son duel ! fit une voix de bébé. Tu n'es plus en état Strife !

Ah ! Bellatrix ! Veux-tu voir si je ne suis plus en état ? fit Harry en se retournant vers elle en souriant de toutes ses dents.

Quand tu veux Strife, fit-elle en montant sur l'estrade.

Arrête Harry ! s'exclama une voix. Tu t'es regardé dans une glace ? demanda Lily.

Tiens ! Déjà réveillé ? Tu aurais dut manger ce midi, ça t'aurait évité de tomber dans l'inconscience en plein duel contre Rogue, fit Harry d'un ton paternel. Ça aurait été avec Bellatrix mais avec Rogue, c'est dangereux.

Qu'est-ce que tu veux dire par-là Strife ? cria Bellatrix. Tu veux dire que je suis inoffensive par rapport à Severus ? cracha-t-elle.

Oui, c'est ce que je veux dire, répondit Harry en se tournant vers elle.

Viens te battre alors, que je te montre à quel point je suis inoffensive ! hurla-t-elle folle de rage et de colère.

Harry tu ne vas pas y aller tout de même ? demanda Remus. Tu es couvert de coupures !

Quelles coupures ? demanda-t-il en se regardant dans une glace. A celles-là ! Lugia !

Une douce lueur mauve entoura Harry pendant un instant et quand elle disparut, toutes ses coupures s'étaient refermées. Il lança un sortilège et une nouvelle tenue apparut, enleva le sang séché et monta sur l'estrade.

Je te propose un duel où tous les coups sont permis, dit Harry à Bellatrix.

Tous les coups ? répéta-t-elle en se tournant vers le professeur.

Tant que vous n'utilisez pas le sortilège de la mort, je n'interviendrai pas. Par contre Harry, pouvez-vous mettre en place le dôme de protection s'il vous plaît.

Bien sûr professeur. Un dôme doré apparut autour de l'estrade.

Parfait ! Que le duel commence ! lança le professeur.

Tant que j'y pense, joli enchaînement Severus, fit Harry sous les yeux stupéfaits des élèves.

Endoloris ! Incarcerem ! Expelliarmus ! cria Bellatrix.

Tu veux jouer à ça ? Et bien on va y jouer à deux. Protego maxima ! cria-t-il.

Une sphère de lumière bleue apparut autour de Harry. Les trois sorts de Bellatrix la percutèrent et furent renvoyés à l'expéditrice qui dut se jeter au sol afin de les éviter.

Tu trouves toujours que je ne suis plus en état Bella ? demanda Harry en souriant.

Avada Kedavra ! hurla-t-elle.

Surpris par sa contre-attaque, Harry relâcha son attention et son bouclier se brisa sous l'impact.

Tu en es déjà à maîtriser ce sort ? fit Harry d'un air surpris.

Et oui ! Quand on est ami avec les bonnes personnes, on en tire des avantages.

C'est sûr que Voldy doit être de bon conseil.

Quoi que tu dises, tu ne pourras pas le prouver car je ne porte pas encore la marque, fit-elle en riant.

Tu devrais dire à ton maître de mieux vous entraîner.

Pourquoi cela ?

Pour ça. Expelliarmus ! fit-il tout en courant vers elle.

Protego ! fit-elle sans prévoir la suite des événements à venir.

Et mal lui en prit car quand le sort de Harry percuta son bouclier, celui-ci était déjà sur elle. Il lui asséna un direct du droit dans l'estomac et lui donna une manchette sur la nuque, la mettant KO. Son attaque avait pu avoir lieu car le Protego bloque les attaques magiques mais pas physique.

Magnifique ! clama le professeur.

Professeur, pour l'Avada Kedavra qu'elle m'a envoyé, il était de tellement faible puissance qu'il m'aurait juste mit dans les vapes. Par contre, prévenez le directeur qu'elle sait le lancer.

Si vous le dites, lui répondit le professeur d'un air absent.

Le cours continua sans autres incidents notables. Par contre, à la sortie du cours.

Alors Evans, ça fait quoi d'être orpheline ? demanda Malfoy en riant.

Je…fit Lily avant de partir en pleurant.

Malfoy ! feula Harry. Les gars, occupez-vous des autres et le laissez-moi cette fouine, dit-il aux Maraudeurs en se dirigeant vers Malfoy.

Les gardes du corps furent giclés par les Maraudeurs laissant ainsi le passage libre pour Harry. Il plaça un crochet du gauche à Malfoy qui alla percuter le mur avec violence. A peine eut-il reprit ses esprits que Harry était sur lui et lui enserrait la gorge avec sa main gauche. La main droite de Harry vint se placer à droite de sa tête prêt à frapper. Quand il frappa, Malfoy ferma les yeux. La main de Harry n'atteignit jamais sa cible. Elle fut arrêtée par un bouclier doré et une voix.

Harry !

Il se retourna et vit Dumbledore qui paraissait assez furieux.

Que comptais-tu faire Harry ? demanda-t-il.

Lui casser la figure pourquoi ? répondit Harry avec insolence.

Lâche-le et va plutôt retrouver Lily ? Je crains qu'elle ne fasse une bêtise.

Bien professeur, dit-il en relâchant Malfoy et en partant.

Quant à vous M. Malfoy, faites attention à vous. Je ne serai pas toujours là pour vous sauver la mise, le prévint Dumbledore en partant. Quant à vous, déguerpissez avant que je ne vous mette en retenue, dit-il en se tournant vers les Maraudeurs.

Oui professeur ! firent les Maraudeurs en remontant dans leur salle commune en courant.

Harry se dépêcha de trouver un coin tranquille pour pouvoir consulter le carte du Maraudeur. Il localisa rapidement Lily qui était en haut de la tour d'astronomie. Il se dépêcha de grimper les escaliers menant au haut de la tour. En arrivant, il fut frappé d'horreur par ce qu'il vit. Lily était debout sur un créneau et regardait vers le bas. Il s'avança lentement vers elle.

Lily ne fait pas ça, fit Harry en se rapprochant.

Ne bouge plus Harry, sinon, je saute, le prévint-elle.

Comme ça Malfoy aura gagné, fit Harry en continuant d'avancer.

Le monde sorcier m'a tout prit Harry ! hurla-t-elle en levant une jambe au-dessus du vide.

A cette vue, Harry ne réfléchit plus et courut vers elle. Elle commençait à basculer quand Harry la ceintura et la ramena sur la terre ferme.

Laisse-moi mourir ! Je ne veux plus rien avoir à faire avec le monde magique ! criait-elle en se débattant. Il m'a tout prit ! D'abord ma sœur et maintenant mes parents ! Laisse-moi quitter ce monde ! Je n'ai plus personne !

Pas question Lily ! Tu es une brillante sorcière. Et puis tu n'es pas toute seule. Tu nous as nous, Marion et moi et puis, je suis sûr que les Maraudeurs seraient ravis de te compter parmi eux. On est tous là pour toi Lily, fit-il doucement.

Oh Harry ! Pourquoi ça fait si mal ? demanda-t-elle en cessant de se débattre et en s'accrochant à Harry comme à une bouée de sauvetage.

C'est parce que tu les aimais et que tu as la capacité à aimer, répondit Harry doucement.

Harry ?

Oui Lily ?

Tu pourras venir avec moi à l'enterrement de mes parents ?

Je viendrais, ne t'inquiète pas. Je ne vais pas te laisser y aller toute seule quand même.

Merci Harry. Je n'aurai pas eut le courage d'y aller toute seule. Surtout que ma sœur sera là et qu'elle me porte pas dans son cœur.

Allez ! Ne t'en fais pas ! Je serai avec toi. Rentrons à la salle commune, dit-il en se levant et en la prenant par le bras.

Ils firent un détour pour éviter de tuer la bande à Malfoy et arrivèrent enfin au portrait de la Grosse Dame. Ils donnèrent le mot de passe et entrèrent dans la salle commune. Harry se dirigea vers les Maraudeurs en faisant un signe de tête à Lily. Celle-ci le suivit lentement. Elle s'approcha doucement du groupe des Maraudeurs sous les yeux de l'assistance qui attendait le carnage avec lassitude.

Puis-je m'asseoir parmi vous ? demanda-t-elle timidement en regardant Harry et Remus.

Qu'en dites-vous les gars ? demanda James. Est-ce qu'on peut mettre la préfète au courant de notre prochaine blague ?

James, que dis-tu de mettre Lily au courant et non la préfète ? fit Harry en souriant.

Vu sous cet angle, je ne suis pas contre et vous ? demanda James.

Aucun problème ! firent les autres.

Nous sommes donc tous d'accord, fit James en faisant une place à Lily. Bienvenue parmi nous Lily.

Merci. C'est gentil de votre part. je voudrai m'excuser pour tout ce que je vous ai dit. Vos blagues font rire les gens et on en a besoin par les temps qui courent.

Tu n'es pas la seule à blâmer Lily, fit James. Je n'ai pas été tendre avec toi non plus et tes remarques sur nos blagues aux Serpentards étaient justifiées. Heureusement que Harry est arrivé et nous a prouvé que les blagues à grandes échelles été plus drôles à mettre en place.

Amis ? fit Lily en tendant sa main vers James.

Amis, répondit-il en lui serrant la main sous les yeux stupéfaits des élèves présents.

En quoi consiste votre nouvelle blague ? demanda Lily avec un intérêt renouvelé.

Et jusqu'au soir, ils mirent au point leur blague avec l'aide de Lily. Ils descendirent manger vers 19h30 et remontèrent dans la salle commune vers 20h30. Ils discutèrent jusqu'à 22h où ils allèrent se coucher.

Le lendemain matin, Harry vit Lily dans la Grande Salle pour prendre son petit-déjeuner. Elle avait l'air d'aller beaucoup mieux que la veille. Elle parlait et souriait avec ses amis. En cours, elle répondit à toutes les questions du professeurs, faisant gagner 50 points à Gryffondor. L'après-midi et le lendemain se passèrent rapidement entre les devoirs, les cours, les passe-temps. Dans la nuit du mercredi au jeudi, Harry fut réveillé par un juron exprimé par James. Quand il se redressa dans son lit, James, Sirius et Peter le regardaient avec des yeux ronds.

Vous sortez aussi cette nuit ? chuchota-t-il.

Oui mais on peut pas te dire pourquoi, ni où, fit Sirius.

Ne vous inquiétez pas pour votre secret. C'est sympa ce que vous faites pour Remus.

Quoi ? s'étrangla Peter.

Tu es au courant ? demanda James.

Oui, je suis au courant que vous êtes des animagis et que Remus est un loup-garou.

Comment l'as-tu découvert ? demanda Sirius après un moment de réflexion.

C'est mon secret. Vous le saurez peut-être un jour, si vous êtes sage, fit-il en souriant. Allez le rejoindre. La lune vient de se lever. Je vous laisse une potion qui vous sera utile demain matin.

On en reparlera, fit James en partant.

Harry se leva et alla se poster à une fenêtre d'où l'on pouvait voir le Saule Cogneur. Une dizaine de minutes plus tard, il vit un grand chien noir avec un rat sur le dos et un cerf se diriger vers l'arbre. Le rat sauta du chien et alla appuyer sur un nœud de racines qui immobilisa l'arbre. Les trois animagis s'engouffrèrent dans un passage et ne ressortirent que quelques minutes après en compagnie d'un loup-garou. Harry les regarda s'amuser un moment jusqu'à ce qu'ils aillent sous le couvert des arbres de la Forêt Interdite. Il leur prépara un mélange de ses potions Tonus et anti-fatigue pour le lendemain.

Quand il se réveilla, les Maraudeurs n'étaient pas encore rentrés. Pour ne pas se faire découvrir, il alla courir à un autre endroit du parc de Poudlard en compagnie de Kendra. Quand il entra dans la Grande Salle, les Maraudeurs, sans Remus, prenaient leur petit-déjeuner avec enthousiasme.

Ah ! Harry ! s'exclama Sirius quand il s'assit parmi eux. Ton remontant est super ! Merci !

Mais de rien chers amis ! fit-il en mangeant.

Comment allez-vous les gars aujourd'hui ? demanda Lily qui venait d'arriver. Remus n'est pas avec vous ?

Non, comme tous les mois, il a dut aller voir son père, répondit James.

Ah oui ! Son petit problème de fourrure ! Répliqua-t-elle en souriant.

Elle est aussi au courant ? demanda Sirius en regardant Harry. Avec des yeux ronds.

Vous avez devant vous la plus intelligente des jeunes sorcières, fit Harry en riant.

On doit aller en cours, fit remarquer Peter en regardant sa montre.

Même si c'est le cours de Binns, il vaudrait mieux ne pas être en retard.

Le cours de Binns fut aussi ennuyeux que les précédents. Par contre, celui de DCFM fut plus sportif. Tous les Serpentards furent battus par les Gryffondors. Même Remus qui venait d'arriver gagna son combat, même s'il paraissait très faible. Tous les combats furent magnifiques. Même ceux opposants Crabbe et Peter ainsi que Goyle et Alexandre. Les deux Serpentards essayèrent de démolir les Gryffondors à mains nues. Spectacles hilarants. Mais le plus beau fut celui entre Bellatrix et Lily. Aucune des deux n'arrivaient à prendre l'avantage sur l'autre quand on ne sait pourquoi, Lily lança le sortilège « cracbadaboum » qui atteignit Bellatrix. Ses vêtements se mirent à se découdre tous seuls sous les yeux de la foule hilare. Lily enleva son sort avant qu'il ne soit trop tard et la stupéfixa. A la fin du cours, les Gryffondors allèrent manger très contents de leurs performances en cours de DCFM. En arrivant dans la Grande Salle, ils ne remarquèrent pas l'absence de Peter. Ce n'est que qu'en Sirius lui parla et qu'il n'obtint aucune réponse qu'ils remarquèrent son absence. Ils se séparèrent pour le chercher et Harry utilisa sa carte. Il le trouva entouré de la bande à Malfoy dans une salle de classe désaffectée. En arrivant près de l'endroit, Harry entendit des hurlements de douleurs. Comprenant l'absence de Peter, il enfonça la porte d'un coup de pied et entra dans la salle de cours. Crabbe et Goyle tenaient Peter par les bras pendant que Malfoy le ruait de coups. Son arrivée fut très remarquée. Ils lâchèrent Peter qui s'écrasa au sol en gémissant et se tournèrent vers Harry.

Huit contre un Strife !Tu n'as aucune chance ! fit Malfoy.

J'ai déjà entendu ça quelque part et pourtant, je vous ais tous mis KO avec un simple expelliarmus, rétorqua Harry avec un sourire.

Peut-être, mais entre-temps, il y a eut les vacances, fit Rodolphus Lestranges avec un rictus de malveillance.

Tu te retrouves tout seul Strife, fit Rogue d'un air mauvais.

Qui a dit qu'il était seul ? tonna une voix derrière Harry. Les Maraudeurs et Lily entrèrent dans la salle et se mirent de part et d'autre de Harry.

Ça ne vous a pas suffit de vous prendre une déculottée en DCFM que vous en voulez une nouvelle ? demanda Sirius en regardant sa cousine.

On était pas dans notre élément, répliqua Bellatrix.

Quand je vous le dirai, vous jetterez un sort de glu sur vos pieds, murmura Harry.

Prêts ? demanda Lily, un rictus aux lèvres.

Endoloris ! Expelliarmus ! Stupéfix ! Protego ! Impedimenta ! Diffindo ! Propulsio! Lashlabask !

Treize sorts partirent en même temps. Lily évita un doloris de Rookwood qui atteignit Crabbe par mégarde. Harry était magnifique : à chaque fois qu'il lançait un sort, il atteignait sa cible. Même si celle-là lançait un protego, son attaque affaiblissait énormément. Au bout d'une dizaine de minutes, Harry regarda autour de lui et vit que ni les Maraudeurs, ni Lily n'avaient l'endurance pour continuer le combat.

Maintenant ! cria-t-il et il entendit 4 « collaporta ». Plomba ! Matelus ! Maelström !hurla-t-il avec force.

Une mini tornade se forma devant lui pendant que ses coéquipiers se protégeaient. La tornade grandit de plus en plus, propulsant les Serpentards contre des matelas durs où ils s'assommèrent.

Quand ils furent tous KO, Harry mit fin à son sort et s'écroula au sol épuisé.

Harry ! crièrent plusieurs voix.

La première à arriver auprès de lui fut Lily qui le retourna.

T'en as trop fais Harry ! s'exclama-t-elle.

Troisième poche de mon sac. Donne-moi une potion orange, fit Harry dans un souffle.

Elle chercha quelques instants et trouva la potion. Elle déboucha le flacon et lui fit boire. Quelques secondes après, il se releva comme s'il ne venait pas de combattre. Il se dépêcha d'aller vers Peter qui était mal au point. Il lui fit passer un scan complet et prit des flacons qu'il lui lui fit boire les uns après les autres. Les autres regardaient Harry s'affairer avec stupeur. Du combattant émérite au farceur en passant par l'ami et le confident, le voilà maintenant en guérisseur.

J'espère que tu sais ce que tu fais Harry, murmura Lily avec inquiétude.

Je t'ai entendu Lily, fit Harry. Regarde par toi-même.

Peter commençait à se redresser mais Harry le fit patienter jusqu'à ce qu'il ait bu la potion orange. Après l'avoir bu, Peter s'assit assez facilement.

Une potion revigorante marche assez vite mais à ce point là, ça relève du miracle, fit Lily. Qu'as-tu rajouté à la potion de base ?

Des larmes de phénix et une goutte de whisky Pur Feu.

Où t'es-tu procuré des larmes de phénix ? demanda James avec des grands yeux.

C'est mon secret. Comment vas-tu Peter ?

Pour tout vous dire, je vais bien. Et ce, grâce à vous les amis, les remercia-t-il en souriant.

C'est Harry qu'il faut remercier, dit Sirius. Il a fait le plus gros du travail et en plus, il vient de te soigner.

Et bien Harry, j'ai une dette envers toi, fit Peter.

Qu'est-ce qu'ils te voulaient ? demanda Remus.

Désolé de vous interrompre, mais ils ont en train de se réveiller alors je vais vous emmener autre part où les murs n'ont pas d'oreilles, fit Harry. Tu peux marcher ? demanda-t-il à Peter.

Je pense que oui, fit-il en se mettant debout.

Alors allons-y.

Il les conduisit au septième étage devant la tapisserie de Barnabas le Follet battu par les trolls.

Avant de vous montrer la salle où l'on va discuter, promettez-moi que vous n'en parlerez à personne, fit Harry en les regardant un par un.

Il n'y a pas de salle ici, fit James sceptique. On le sait bien.

Promettez et je vous montre, fit Harry très sérieusement.

C'est promis ! fit Lily la première.

Et les autres suivirent peu après. Harry pensa 3 fois à un endroit tranquille pour discuter avec ses amis en passant le pant de mur. Quand la porte apparut, les Maraudeurs furent estomaqués. Ils le furent encore plus quand ils entrèrent.

La salle avait prit l'apparence exacte de la salle commune des Gryffondors. Ils s'essayèrent en silence sur les canapés et demandèrent des explications à Harry.

Qu'est-ce que c'est que cette salle ? s'exclama Sirius.

On l'appelle le Salle sur Demande ou la Pièce Va-et-Vient. Elle n'apparaît qui si on en a vraiment besoin, répondit Harry en s'asseyant sur le seul fauteuil restant.

Pourquoi nous avoir emmenés ici ? demanda Lily intriguée.

Parce que c'est le seul endroit, en dehors du bureau du directeur à être sûr dans tout le château et que je veux vous parler franchement.

Qu'as-tu de si important à nous dire ? demanda Remus.

Plus tard Remus. Ce que j'aimerai, c'est pourquoi les Serpentards t'ont attaqué Peter ?

Ils voulaient se venger de la raclée qu'on leur a mise, et comme je suis le plus faible de la bande… répondit Peter en faisant un sourire désabusé.

C'est bizarre, fit Harry en se passant une main dans les cheveux. C'est pas Serpentards d'agir impulsivement. Ils ne t'auraient pas demandé de faire quelque chose et que tu aurais refusé de faire ? fit Harry en plongeant son regard dans le sien.

Non, pourquoi ça ? fit Peter en triturant ses mains.

Oh, pour rien. Juste une idée venu d'ailleurs, répondit Harry. Puis-je vous parler franchement à tous ? demanda-t-il brusquement.

Bien sûr ! répondirent-ils.

Voulez-vous détruire Voldemort ?

Evidemment ! Pourquoi nous demandes-tu ça ? fit James en se levant du canapé.

Ce que je vais vous dire, ne va peut-être pas vous plaire mais c'est la vérité. Vu l'état actuel des choses, vous ne pouvez que vous faire tuer. Vous n'êtes pas assez fort et endurant. J'ai du mettre fin au combat car vous étiez à bout de souffle. Je vous propose un deal, vous venez vous entraîner avec moi et moi , je vous aide à vous débarrasser du vieux serpent dégénéré. Qu'en dites-vous ? demanda Harry en les regardants.

Tu connais déjà ma réponse, fit Lily.

On est avec toi vieux, firent les Maraudeurs en chœur.

Je vous préviens que je ne vous ferez pas de cadeau. Si vous voulez avoir la moindre chance contre Voldy, vous devrez avoir la capacité de battre tous les professeurs en même temps, les prévint-ils tandis qu'ils écarquillaient les yeux de stupeur. Demain, levé à 5h30. A tout à l'heure ! fit-il en quittant la salle.

Les Maraudeurs et Lily quittèrent la salle peu après Harry et allèrent dans la Grande Salle prendre un bon repas avant l'entraînement. Ils ne virent pas Harry du temps où ils mangèrent et ils ne le virent pas non plus sur le chemin menant au stade. Les Maraudeurs furent étonnés de voir Lily venir avec eux et quand ils lui demandèrent la raison de sa venue, elle leur expliqua que Harry lui avait fait aimer le quidditch. Quand ils arrivèrent au stade, le reste de l'équipe était déjà là et regardait Harry voler. Quand il vit que tout le monde était là, il mit pied à terre.

Salut tout le monde ! fit-il gaiement. Je voudrai vous proposer quelque chose.

On t'écoute Harry, fit James.

J'ai pensé à un truc. Si on a un joueur blessé, on doit déclarer forfait pour le match ou trouver un remplaçant qui ne sera pas assez intégré pour jouer à son potentiel maximum.

On le sait bien mais on ne peut rien faire autre, soupira James en le regardant.

C'est là que tu te trompes ! fit Harry en surprenant tout le monde. Il suffit d'avoir un remplaçant.

Qui serait partant pour jouer au maximum, un match dans la saison ? demanda Emilie.

Je connais une personne qui pourrait remplir ce rôle.

Qui ça ? demanda Sirius sceptique.

Lily Evans ! annonça Harry avec un grand sourire.

Quoi ? s'étrangla le reste de l'équipe qui semblait avoir prit un coup de masse de troll des montagnes sur la tête.

Elle sait voler sur un balai ? demanda Ludo.

Elle vole plutôt bien et avec un bon entraînement, elle fera une excellente poursuiveuse. On pourrait la prendre à l'essai. Qu'en dis-tu James ?

On peut toujours essayer, fit celui-ci après un moment de réflexion. Si elle est d'accord, elle fait cet entraînement et on voit après.

Ça marche ! Je lui explique, fit Harry en se dirigeant vers Lily.

Pendant que Harry s'entretenait avec Lily, les autres membres de l'équipe commencèrent l'entraînement. Après plusieurs minutes de discussion, Harry et Lily décollaient vers le reste de l'équipe. L'entraînement fut en tous points parfait car Lily s'était entraînée avec Harry et Marion pendant les vacances donc tout se passa à la perfection. De plus, James et Harry mirent au point une nouvelle attaque. Les poursuiveurs, placés en triangle, se passaient le souaffle très rapidement et au dernier moment, James rompait le triangle en se plaçant entre les deux autres et tirait. Cette technique promettait un superbe spectacle si les poursuiveurs réussissaient. Lily s'était parfaitement intégrée et il ne lui manquait plus que la pratique pour être au même niveau que les autres. L'après-midi se passa rapidement et quand les autres membres de l'équipe rentrèrent à la salle commune pour ensuite aller se doucher, Harry conduisit son groupe dams la Salle sur Demande où ils commencèrent l'entraînement imposé par Harry avec difficulté. Peter fut le dernier à finir sous les encouragements des autres. Harry le félicita quand il eut fini car il avait finit l'entraînement moins de 10 minutes après les autres. Quand ils eurent fini, ils descendirent manger après avoir pris une bonne douche. La fin de semaine se passa relativement vite. Harry fut convoqué par Dumbledore pour les modalités de l'enterrement des parents de Lily. Fumseck les emmèneraient à la cérémonie et ils repartiraient sur ordre de Harry. Quand il entra dans la salle commune, il vit Lily en train de dormir sur le canapé devant la cheminée. Il lui posa une couverture sur les épaules et se vautra dans un fauteuil où il s'endormit en remarquant que s'était la première année où il passait un Halloween sans incidents.

Quand il réveilla Lily le lendemain matin, Wyrne avait déjà apporté le petit-déjeuner. Ils mangèrent en silence et attendirent que Fumseck viennent les chercher. Quand il apparut, Lily s'approcha de Harry et lui prit la main.

On peut y aller Fumseck, fit Harry.

Le phénix vint se poser sur son épaule et ils disparurent de la salle commune pour réapparaître à la lisière d'une petite forêt près de Londres. Harry conduisit Lily dans une petite église où devait se dérouler la cérémonie. Lily se mit au premier rang et quand Harry voulut se mettre parmi les visiteurs, elle lui demanda de rester avec elle. Il s'assit donc à côté d'elle et attendit le début de la cérémonie. Quand il vit arriver Pétunia et Vernon Dursley, il faillit se lever et commettre un acte qui pourrait changer le futur. Lily aussi les vis mais les deux autres lui lancèrent un regard un regard glacial. Harry qui regardait la scène, serra les poings de colère.

La cérémonie commença quelques instants après que les dernières personnes se soient assises.

Elle fut magnifique. Il y avait beaucoup de fleurs et l'église elle-même était décorée. A la fin de la cérémonie, Harry et Lily suivirent le prêtre au cimetière où les parents de Lily allaient rejoindre leur dernière demeure.

Quand les cercueils furent mit en terre, on installa la dalle de marbre. Celle-ci était faite en marbre blanc le plus pur et les noms des parents de Lily étaient gravés en lettres de rubis. Mais le plus beau était les représentations des parents de Lily en filigranes de lapis-lazuli. Toute la période que dura la mise en terre, Lily ne cessa de pleurer sur l'épaule de Harry qui lui avait passé un bras autour des épaules. Avant de repartir, Lily voulut se recueillir sur la tombe de ses parents. Harry s'appuya à un arbre à quelques mètres de là pour lui laisser un peu d'intimité. Quand il vit les Dursley s'approcher de Lily, il se dépêcha de revenir vers près d'elle. Il arriva au même moment que les Dursley.

Pétunia, Vernon, fit Lily tristement.

Lily, fit sèchement ceux-ci. Et toi qui es-tu ? demanda Vernon avec sa voix la plus impressionnante.

Je m'appelle Harry Strife, fit-il en posant une main sur l'épaule de Lily. On peut y aller ?

Tu n'iras nul part ! s'écria Pétunia. Tu es contente n'est-ce pas ?

De quoi tu parles ? fit Lily stupéfaite.

A cause de toi, nos parents sont morts ! hurla-t-elle sous les yeux stupéfaits de Harry.

Comment peux-tu dire ça ? s'écria Lily en pleurant. Je n'étais même pas là quand ils ont été tué !

Peut-être mais c'est à cause de gens comme toi qu'ils sont morts, renchérit Vernon.

Laissez-la tous les deux ! tonna la voix de Harry les faisant sursauter. Ce n'est pas de sa faute et vous le savez bien Pétunia.

Vous savez ce qu'elle est ? demanda Vernon.

Evidemment que je le sais puisque moi aussi je suis un sorcier, fit-il sous les regards ébahis des deux autres.

Vous en êtes un ? fit Vernon interloqué.

Comment croyez-vous que la tombe ait été fabriquée ? Par les gobelins bien sûr ! Qui a payé d'après vous pour les décorations et tout le reste ? c'est moi qui ais tout financé ! fit Harry sous les yeux de Pétunia, Vernon et Lily.

Je m'en serai douté. Tu n'aurais pas dû, fit-elle en lui serrant la main.

Peut-être, mais je voulais le faire pour toi.

Vous ne connaissiez même pas mes parents ! s'exclama Pétunia. Pourquoi avez-vous fait ça ? l'interrogea-t-elle.

Parce que Lily est mon amie, c'est tout.

D'accord mais c'est quand même SA faute si nos parents sont morts, continua Pétunia.

Faux ! la coupa Harry. C'est de la faute de Voldemort et de ses Mangemorts. Et recommençaient encore une fois à rejeter la mort de vos parents sur Lily et vous aurez affaire à moi. Est-ce que c'est clair ? fit Harry en se redressant de toute sa hauteur et en pointant son index sur Pétunia.

Grâce à son entraînement quotidien, il avait maintenant une bonne musculature et atteignait les 1m80. Devant cette vision, les Dursley se mirent à trembler et détalèrent à toute vitesse. Harry prit Lily par la main et appela Fumseck qui se posa sur son épaule et ils quittèrent le cimetière pour apparaître dans le bureau de Dumbledore que Lily s'empressa de quitter en courant et pleurant.

Excusez-la professeur, fit Harry en s'asseyant, mais sa sœur et son mari lui ont dit que c'était de sa faute si ses parents étaient morts.

Je comprends. Tout s'est bien passé ? demanda Dumbledore en le fixant au-dessus de ses lunettes en demi-lune.

Tout s'est déroulé comme prévu, à part l'anicroche avec Pétunia avant de partir. Merci de m'avoir laissé tout organiser, fit Harry en souriant.

C'est normal Harry. C'était tes futur grands-parents, fit Dumbledore avec douceur. Tu devrais aller voir Lily.

Bien. Je vous laisse dans ce cas. Au revoir professeur.

Bonne après-midi Harry.

Quand il eut quitté le bureau de Dumbledore, il se dépêcha de rejoindre la salle commune de Gryffondor pour retrouver Lily. Quand il pénétra dans la salle rouge et or, il vit Lily en train de pleurer dans les bras de James. Il fit un signe de tête à James signifiant qu'il voulait qu'il le prévienne quand elle irait mieux et monta dans le dortoir où il retrouva les Maraudeurs.

Alors, il est encore dans les bras de sa belle ? demanda Sirius en souriant.

Oui et il va en avoir pour un moment, répondit Harry en s'asseyant sur son lit.

Au moins, les choses s'arrangent entre eux, fit Remus en regardant Harry.

Depuis qu'ils s'entendent bien, fit Peter, il y a moins de tension dans l'école. Vous ne trouvez pas ?

C'est vrai acquiesça Harry.

James et Lily ne montèrent dans le dortoir qu'en fin d'après-midi. Ils discutèrent un moment avant de descendre manger dans la Grande Salle. Le début de semaine se passa très lentement car la sortie à Pré-au-Lard été prévue pour le samedi suivant et tous les élèves avaient hâte d'y être.

Le mercredi midi, pendant que tout le monde mangeait tranquillement, une étrange fumée rose fit son apparition dans la Grande Salle. Elle se propagea tellement vite, qu'avant que les professeurs ne puissent réagir, elle remplissait toute la salle. Toutes les personnes présentes en respirèrent. Quand enfin elle disparut, tous les élèves et professeurs étaient transformés en diverses variétés de poissons et la Grande Salle était remplacée par une superbe illusion de fond de mer. L'illusion et la métamorphose ne durèrent qu'une dizaine de minutes qui permirent à la population poudlardienne de changer d'air. A la fin des dix minutes, un grand clap sonore se fit entendre et tout redevint normal. Les élèves finirent de manger en commentant cet étalage de magie avec excitation pendant que les Maraudeurs riaient en douceur de leur exploit.

Vu que la sortie à Pré-au-Lard approchait, les élèves n'arrivaient plus à se concentrer suffisamment sur les cours. Si bien que le samedi matin, le professeur McGonagall leur dit de faire ce qu'ils voulaient car seul Harry et Lily écoutaient. A l'heure du repas, les Maraudeurs ( les 5 garçons + Lily ) se dépêchèrent de manger pour aller à Pré-au-Lard. Le ciel était gris et il faisait un froid de canard.

On commence par quoi les mais ? demanda Sirius.

Je dois faire le plein de farces et attrapes chez Zonko, firent James et Harry en même temps, ce qui firent rire les autres.

Moi aussi, fit Sirius.

Je dois passer chez Gaichiffon, dit Lily. Il faut que je m'achète une robe pour le bal.

Faut que je passe à la librairie, continua Remus.

Je viens avec toi, dit Peter.

On fait deux groupes alors. James, Sirius et moi d'un côté, Lily, Peter et Remus de l'autre. On se retrouve à 15h au Trois Balais, fit Harry.

Ok, à tout à l'heure !

Ils se séparèrent et prirent des chemins différents. James, Sirius et Harry prirent la direction de Zonko. Pendant un moment, les trois garçons ne pipèrent un mot. C'est Harry qui rompit le silence.

Alors James, comment ça avance avec Lily ? demanda-t-il.

Qu'est-ce que tu veux dire par-là ? rétorqua vivement James.

Oh rien ! On se disait juste que vous vous entendiez mieux qu'avant, fit Sirius.

C'est vrai. Mais c'est en partie grâce à Harry.

Comment ça ? fit semblant de s'étonner Harry.

Depuis que tu es ami avec elle et qu'elle reste avec nous, on apprend à se connaître en profondeur. Pas seulement nos personnalités mais aussi nos goûts, nos passions, nos faiblesses.

Je comprends, fit Harry. Je suis sûr qu'elle serait venue vers vous un jour ou l'autre.

Si tu le dis, fit James en faisant la moue.

Arrêtes de faire la tête ! On arrive chez Zonko ! fit Sirius avec excitation.

Ils entrèrent dans la boutique qui était déjà pleine d'élèves de Poudlard. Ils achetèrent en grande quantité des Bombabouses, des pétards mouillés du Dr Flibuste, des fusées folles de M. Foldingue, de la poudre à gratter, à éternuer et autres farces pour « gâter » les Serpentards. Quand ils sortirent de la boutique, le ciel s'était encore plus assombrit et une fine pluie commençait à tomber. Ils passèrent devant une boutique qui n'existait pas à l'époque de Harry. Il sut tout de suite de quoi il s'agissait : deux épées croisées sur un diamant ?

James, on peut s'arrêter ici s'il te plaît ?

Bien sûr ! Mais pourquoi ? demanda James.

Il faut que je passe le bonjour au propriétaire.

Tu le connais ? demanda Sirius.

Oui oui, fit Harry en entrant dans la boutique.

Elle ne ressemblait en rien à celle de l'Allée des Embrumes. Elle était bien éclairée et les présentoirs étaient d'une propreté impeccable. Plusieurs comptoirs étaient garnis de pierres précieuses et de bijoux qui devaient coûter une petite fortune chacun. James et Sirius regardaient la boutique en ouvrant de grands yeux émerveillés. A peine Harry avait-il eut le temps de faire un pas à l'intérieur de la boutique, qu'un petit homme robuste l'accosta.

M. Strife ! s'exclama-t-il. Quel plaisir de vous revoir !

Moi de-même M. Kill. Je vois que les affaires marchent bien.

Très bien même ! nous avons ouvert cette boutique lundi dernier. Je voulais vous prévenir mais comme j'ai appris que les élèves viendraient aujourd'hui, j'ai attendu pour vous faire un surprise.

Et c'est une excellente surprise que vous me faites, fit Harry en souriant pendant que James et Sirius se balladaient dans la boutique. Quelles sont les nouvelles ?

J'ai écouté votre conseil et j'ai contacté Grispec. Il a été quelque-peu réticent au début mais quand je lui ai dit qu'il pourrait faire ce qu'il voulait avec le matériel qu'il voulait, il a tout de suite accepté. Deux semaines après mon installation sur le Chemin de Traverse, j'avais déjà augmenté mon chiffre d'affaire de 300%. Voyant le succès de ma boutique, j'ai décidé d'acheter cette boutique en plus et j'ai engagé une charmante vendeuse ainsi que deux autres gobelins sur les conseils de Grispec.

Vous vous êtes bien débrouillé, fit Harry en souriant largement. Je repasserai faire mes achats de Noël lors de la prochaine sortie.

Il est bien évident que vous pouvez prendre ce que vous voulez sans payer, fit M. Kill.

C'est d'accord mais…

BANG !

Qu'est-ce que c'était ? fit James en revenant vers Harry avec Sirius.

Je ne sais pas. Allons voir, répondit Harry rapidement.

Il sortit de la boutique et regarda autour de lui pour trouver l'origine de ce bruit. Ses yeux se braquèrent sur le centre du village d'où s'élevait une épaisse fumée noire et des cris. Il vit ensuite la foule se dirigeait dans la direction opposée à celle du centre du village en hurlant que les Mangemorts attaquaient. Il se retourna vers James et Sirius dont les visages montraient une détermination farouche.

M. Kill ! commença-t-il. Les Mangemorts arrivent ! Protégez vos produits et allez vous cacher ! Ne le voyant pas bouger, il hurla. ALLEZ !

Puis il se retourna vers James et Sirius avec un visage grave.

Prêt James ? Sirius ?

On te suis, fit Sirius d'un air déterminé.

En avant Harry ! répondit James en commençant à courir vers la fumée, suivit de Harry et Sirius.

Pendant ce temps…

On commence par quoi ? demanda Peter. La librairie ou la boutique de vêtements ?

On devrait commencer par aller chez Gaichiffon, comme ça, on aura plus de temps pour la librairie, argumenta Lily.

On te suis Lily, fit Remus en souriant.

Ils marchèrent tranquillement en parlant de tout et n'importe quoi. Ils s'arrêtèrent devant une grande boutique de Prêt-à-Sorcier. Quand ils entrèrent, ils furent éblouis par un chatoiement de couleurs diverses et variées. Une petite femme rondelette s'approcha d'eux en les jaugeant d'un regard perçant.

C'est pour le bal de Poudlard ? demanda-t-elle d'une voix chaleureuse.

Oui, on aimerait s'acheter des robes de bal s'il vous plaît, fit Lily poliment.

Et bien suivez-moi, fit-elle gaiement. Mais quand elle vit Remus et Peter s'avancer aussi, elle leur fit signe de s'arrêter. Pas maintenant messieurs, les dames d'abord !

Pendant que Lily était avec Mme Gaichiffon, Peter et Remus regardaient les différents choix qui s'offraient à eux. Ils pouvaient se permettre de s'acheter ce qu'il se faisait de mieux en ce moment car Harry leur avait donné à chacun assez d'argent. Il leur avez dit que puisque lui en avait, il pouvait se permettre de leur en donner. Ils avaient essayé de refuser mais il s'était énervé et avait menacé de leur jeter un sort s'ils n'acceptaient pas. Ils avaient donc accepté à contre cœur l'argent qu'il leur avait donné.

Maintenant qu'ils voyaient les prix, ils se dirent qu'Harry avait bien fait d'insister pour qu'ils acceptent. Une heure plus tard, ils sortirent de la boutique avec un grand sourire aux lèvres. Leur commande était passée et ils devraient venir la chercher avant Noël. Ils prirent leur temps pour aller à la librairie même si une fine pluie s'était mise à tomber. Ils furent quand même content de se mettre à l'abri de la pluie en entrant dans la librairie. Pendant une bonne demi-heure, ils déambulèrent entre les rayons remplis de vieux grimoires poussiéreux quand soudain…

BANG !

Les trois Maraudeurs se rejoignirent au même instant devant la porte de la librairie.

Vous avez entendu ? demanda Peter.

Qu'est-ce que ça peut être ? fit Lily.

Aucune idée mais sortons d'ici pour essayer d'y comprendre quelque chose, fit Remus.

Ils sortirent de la boutique suivit de plusieurs autres clients et regardèrent vers le centre du village d'où montait des exclamations de terreur et une forte fumée noire.

Tu sens quelque chose Remus ? chuchota Lily.

Oui. De la peur et une odeur de brûlé et – il tendit l'oreille pour écouter les cris de la foule qui venait vers eux – des Mangemorts ! fit-il en pâlissant.

Tu en es sûr Remus ? demanda Peter en tremblant.

Parfaitement sûr Peter, malheureusement, répondit Remus en faisant la grimace.

On ferait mieux de rejoindre les autres, fit Lily gravement.

Tu es folle ! s'écria Peter. Ils sont à l'autre bout du village !

Peter à raison, fit Remus. On ferait mieux de rentrer au château.

Impossible Remus ! Je ne laisserai pas James, Harry et Sirius se faire tuer. Il faut les rejoindre ! s'écria-t-elle en commençant à courir vers le centre du village.

On y va Peter ! on ne va pas la laisser se faire tuer bêtement ! s'exclama Remus en la suivant au pas de course.

Les femmes ! soupira Peter en les suivant malgré tout.

Au même moment, James, Sirius et Harry couraient eux aussi vers le centre de Pré-au-Lard en évitant la foule hystérique. Malheureusement, ils furent brusquement arrêtés par un groupe de Mangemorts composé de quatre encapuchonnés.

Alors les mômes ! On vient nous dire bonjour ! fit l'un d'eux en riant.

Bien sûr ! répondit Harry calmement. Nos parents nous ont bien élevés donc je vous souhaite la bienvenue, fit-il en se courbant légèrement en souriant.

Très drôle gamin ! Vous n'avez pas peur de mourir ? fit une autre en gloussant.

Pas vraiment, fit Harry le plus naturellement du monde. J'aurai eus plus peur si je m'étais retrouvé face à un Magyar à pointes adulte, continua-t-il en souriant.

Sale petit morveux ! s'écria le troisième. Tu ne sais donc pas qui on est ?

Oh si je le sais ! fit Harry en continuant de sourire. Vous êtes les serviteurs d'un vieux serpent complètement aveuglé par sa soif de domination du monde. Un sang-mêlé du nom de Lord Voldemort !

Avada Kedavra ! s'écria le premier.

Le rayon vert fonça sur Harry qui l'évita en faisant un pas de côté en se retournant. Quand il refit face à ses adversaires, il ne souriait plus.

Tu n'as pas trouvé ça amusant ? fit le quatrième Mangemorts. Endoloris !

Protego ! hurla Harry mais il entendit aussi James et Sirius lancer le sort sur lui. Le sortilège de douleur se fracassa sur le triple bouclier.

Pas mal les mômes, les complimenta le premier qui devait être le chef. Qui sont tes camarades ?

Tu ne le reconnais pas ? C'est James Potter ! Le fils de l'Auror. Quand on te ramènera au Seigneur des Ténèbres, on sera bien récompensé, fit la femme Mangemort.

Si celui-là est James Potter, fit le quatrième, alors l'autre c'est…

Harry Strife pour vous servir ! termina Harry en faisant une révérence.

Vous m'oubliez ? fit Sirius en faisant la tête.

Black ! le fils rebelle d'Orion et Walburga. Tu paieras cher ta trahison, fit le second.

Le jour où Voldemort gouvernera le monde ! fit Sirius en riant.

Assez ! fit le premier. Les trois personnes qui ont le plus de valeur aux yeux du Maître des Ténèbres.

Vous ne pouvez rien faire contre nous, fit le troisième en voyant Harry, Sirius et James lever leur baguette un peu plus haut et chuchoter. Vous êtes trois écoliers et nous, nous sommes quatre adultes qui maîtrisons les forces obscures.

Mais ce qu'il n'avait pas vu, c'était Lily, Remus et Peter qui arrivaient à revers. Les yeux de Lily et Harry se croisèrent et il lui fit comprendre son plan. James et Sirius aussi avaient vu les trois autres arrivés et ils attendaient le signal de Harry pour intervenir. Quand Harry abaissa sa baguette, une flopée de sorts s'abatis sur les Mangemorts qui ne purent répliquer. En moins d'une minute, trois des quatre Mangemorts étaient à terre et Harry envoya son adversaire valdinguer dans une maison.

Content de vous voir en pleine forme les amis ! fit Harry en ligotant les Mangemorts et en leur prenant leur baguette.

Vous allez bien vous trois ? demanda Lily en s'approchant de James.

Ça va et vous ?

Tout va bien, répondit Remus. On a contourné le centre du village pour ne pas se faire repérer. C'est là-bas que se déroule le plus gros des combats.

Alors on y va ! fit Harry d'un air décidé.

Tu es suicidaire ou quoi ? s'exclama James. Tu viens d'éviter un Avada Kedavra et un doloris avec succès et tu veux remettre ta vie en danger ?

Je ne laisserai personne mourir à cause de Voldemort si je peux l'en empêcher ! hurla-t-il avec force. Tu ne sais pas ce que c'est de vivre sans ses parents, toujours être sur ses gardes pour éviter de mourir, voir tous ceux à qui tu tiens être assassinés. Je ne veux pas que ce que j'ai vécu arrive à d'autres alors, soit vous me suivez, soit vous allez vous cacher !

Je te suis ! fit Lily.

Moi aussi ! fit Sirius avec hargne. Il est temps de prendre position dans cette guerre.

On te suis aussi Harry, firent Remus et Peter après avoir échangé un regard. James ?

Mon père va me tuer mais je viens avec vous les gars ! répondit-il.

James ? grogna Lily.

Et avec vous chère mademoiselle, fit James en souriant

Alors allons-y ! fit Harry en prenant la direction du centre du village.

Les cinq autres le suivirent. Ils avancèrent lentement et virent plusieurs combats de chaque côté de la grande rue mais personne ne les remarqua sauf un sorcier mais celui-ci ce prit un sortilège de mutisme de Harry et fut pétrifié par Sirius avant qu'il n'ait put dire un mot. Ils continuèrent d'avancer ainsi et furent horrifiés quand ils atteignirent le centre du village. Des corps s'étalaient tout autour de la place et Voldemort était en train de faire subir le sortilège doloris à une jeune fille rousse. Ses cris de douleur les firent tressaillirent.

Elayne, murmura Harry dans un souffle.

Il faut l'aider, chuchota Remus.

Oui, mais comment ? fit James.

On y va, on la récupère et on se tire, fit Peter

Tu oublis Voldemort, rétorqua Lily. Tu as une idée Harry ?

Oui. Vous allez mettre toutes ses personnes à l'abri et moi, je m'occupe de Voldy.

Tout seul ! s'écria Sirius. Tu es cinglé mon pote. Ce type, c'est Voldemort ! Pas un Mangemort de pacotille !

Je le sais mieux que tout le monde qui est cet homme ! rétorqua vivement Harry avec colère. Je suis le meilleur combattant, sans vous vexer, donc, vous mettez les personnes KO à l'abri et vous vous planquez ! C'est clair ?

Ok Harry mais si tu te fais tuer, je te jure que même l'enfer ne sera pas assez grand pour te cacher de moi, fit Lily en le regardant droit dans les yeux.

D'accord Lily. Faîtes attention à vous, fit Harry en s'avançant vers Voldemort.

Bonne chance vieux, fit James inquiet.

Pendant que les autres commençaient à mettre les victimes à l'abri, Harry marchait vers Voldemort qui continuait de torturer Elayne. Arrivé à cinq mètres de lui, il s'arrêta et toussa pour signaler sa présence. Voldemort Stoppa sa séance de torture pour se retourner vers l'imprudent qui osait le déranger.

Tu ne dois pas savoir qui je suis pour oser m'interrompre, fit Voldemort de sa voie nasillarde.

Je sais qui tu es Tom Elvis Jedusor, répondit Harry en souriant mais son sourire n'avait rien de chaleureux. C'était un sourire aussi froid que la banquise des pôles.

Comment connais-tu mon nom misérable insecte ? demanda Voldemort décontenancé. Puis-je savoir le nom de ma futur victime.

Je te connais par cœur Tommy ! Et pour répondre à ta question, mon nom, et tu t'en souviendras, est Harry Strife !

Tiens, tiens. Le garçon qui se moque de moi et qui met mes serviteurs en pièce. Je te croyais plus impressionnant que cela mais je me rends compte que tu n'es qu'un autre adolescent un peu plus puissant et courageux que les autres, fit Voldemort en ricanant.

Tu as fini Tom ? demanda Harry en s'impatientant. Je n'ai pas que ça à faire.

Tu as du cran petit, je le reconnais. Je vais te faire l'honneur de te tuer, fit Voldemort en levant sa baguette, mais avant, tu pourrais peut-être me rejoindre ?

Pour ressembler à tes larbins et me mettre à genoux devant toi ? Arrête de fumer la mandragore ! Qu'est-ce que tu attends pour attaquer Voldy ? Tu as peur d'un gamin de seize ans ? fit Harry en levant lui aussi sa baguette.

Tu m'énerves ! Avada Kedavra ! cria-t-il.

Harry esquiva le rayon mortel en roulant au sol. Il se releva et lança trois stupéfix à la suite sur Voldemort. Celui-ci disparut dans un tourbillon de cape et réapparut trois mètres plus loin. Il lança trois Avada Kedavra et deux doloris que Harry évita de justesse.

Il lança deux expelliarmus et trois impedimenta que Voldemort dévia sur une maison qui s'écroula sous la puissance des sorts. Voldemort répliqua par un déluge de sorts que Harry ne connaissait pas. Il commençait à les éviter quand il sentit un bourdonnement dans sa tête. Il s'arrêta un instant pour comprendre ce qui se passait. Cet arrêt faillit lui coûter la vie car un Avada Kedavra passa à quelques centimètres de sa tête. Le sortilège mortel qui passa si près de lui, lui remit les idées en place malgré le bourdonnement. Il comprit ce que c'était et leva aussitôt « son » Poudlard, tout en continuant d'éviter les sorts de Voldemort. Il « vit » Voldemort s'approcher de son tourbillon et l'inspecter minutieusement. Harry évita un doloris en se jetant au sol. Voldemort profita de cet instant pour pénétrer dans son tourbillon. Tout d'un coup, il ne lança plus aucun sort. Vu qu'il ne lançait plus de sorts, Harry sut qu'il se battait pour pénétrer dans son esprit. Il en profita pour se relever et se préparer. Quand Voldemort eut un sursaut de surprise, il en profita pour l'attaquer.

Diffindo ! hurla-t-il.

Le sortilège frappa Voldemort au visage et lui laissa une superbe coupure. Celle-ci ramena Voldemort sur terre. Il porta la main à sa coupure qui saignait.

Tu es fort Strife mais tu n'as aucune chance face à moi. Glaciare !

Un puissant vent froid percuta Harry de plein fouet qui le gela jusqu'à la moelle. Quand Voldemort arrêta son sort, Harry était dans un bloc de glace jusqu'à la taille. Il pointa sa baguette vers la glace et utilisa le sort incendio pour la faire fondre.

Un sort de première classe ne peut rien contre un de seconde classe, fit Voldemort en riant mais il s'arrêta bien vite rire en voyant la glace fondre. Incroyable ! Son sort de classe 1 à la puissance de celui d'un classe 2, pensa-t-il. Tu m'as assez fait perdre mon temps Harry Strife. Endoloris !

Cette fois, Harry ne put éviter le sortilège. Il lui sembla que chaque cellule de son corps se mettait à bouillir. Sa cicatrice le brûlait atrocement, si bien que sa tête menaçait de se fendre en deux et il hurlait à pleins poumons. Les Maraudeurs voulurent aller l'aider mais ils ne purent s'approcher. Harry avait mit en place une barrière les empêchant de passer. Pendant une minute entière, Voldemort le tint sous le doloris. Pendant un moment, il songea à abandonner, se laisser envahir par la douleur et ne plus penser à rien mais il entendit les cris de ses amis qui lui permirent de s'accrocher à la plus petite parcelle d'espoir. Quand Voldemort arrêta son sort, Harry était à bout de souffle et il était parcouru par des tremblements incontrôlables. Quand il essaya de se relever, ses bras s'écroulèrent sous son propre poids. A cette vue, Voldemort éclata de rire.

Tu t'es bien battu Strife mais je vais quand même te tuer mais avant, je vais tuer ta charmante amie, dit-il en s'avançant vers Elayne. Avada…

Retrouvant toutes ses facultés, Harry se remit debout et plongea devant Elayne.

Kedavra !

Le rayon fonça sur Elayne mais frappa Harry en plein vol. La seule chose à laquelle il avait pensé, c'est qu'il avait jeté les bonnes bases d'une belle équipe. Le sort le frappa de plein fouet ce qui le propulsa à l'autre bout de la grande place. La dernière pensée fut qu'il avait sauvé Elayne et il ferma les yeux. Mort.

Quand le sort percuta Harry, le temps se figea pour les Maraudeurs. Ils étaient juste abasourdis. Harry venait de sacrifier sa vie pour sauver une de leur condisciple qu'il connaissait à peine. Il venait d'accomplir un acte que peu d'êtres vivants auraient fais par ce temps de guerre et lui, n'avait que 16 ans. Au moment où le sort avait touché Harry, le bouclier qu'il avait mit en place s'évanouit et une forte lumière verte apparu à sa main gauche. Voldemort paraissait très surpris par ce phénomène. Il voulut s'approcher de Harry mais les Maraudeurs étaient en train de courir vers lui pour l'en empêcher. Celui-ci sourit en brandissant sa baguette et un crac retentit tendit que les Maraudeurs se retrouvaient expulsé 10 mètres en arrière. Voldemort braqua ses yeux sur l'inconnu et son sourire disparut. Devant lui se tenait Dumbledore, habillé d'une robe violet foncée presque noire et son aura de puissance l'entourant. Sa longue barbe blanche contrastait avec sa tenue et ses sourcils se rejoignaient pour ne former qu'une seule ligne montrant ainsi sa colère de le voir.

- Tu n'aurais pas du t'en prendre à mes élèves Tom, fit-il gravement.

- Et pourquoi donc vieux fou ? Demanda Voldemort se délectant de la destruction qu'il avait fait.

- Ce ne sont que des gamins, des jeunes comme tu l'as été.

- Je n'ai jamais été aussi faible, siffla le mage noir.

- C'est vrai, tu étais imbu de ta personne, traitre, flatteur et tellement sournois, dit Dumbledore.

- C'est toi qui le dit vieil homme. Je me suis juste donné les moyens de réussir et regarde où j'en suis, ricana le mage noir. Je vais te tuer maintenant, fit-il en souriant.

- Tu sais très bien qu'il y a des choses pires que la mort, continua Dumbledore en jetant des regards aux Maraudeurs qui ne bougeaient pas.

- Rien n'est pire que la mort, siffla le serpent.

A ce moment-la, une cinquantaine d'Aurors apparurent derrière Dumbledore faisant faire la grimace au mage noir. Il laissa passer deux secondes et transplana en lançant un regard rougeoyant de haine au directeur. Dumbledore courut vers Elayne qui était la plus près de lui, l'examina rapidement et dit aux Aurors de la transporter à l'infirmerie de Poudlard. Puis il se précipita vers Harry en écartant les Maraudeurs qui s'étaient approchés de lui. Il l'examina lui aussi en fronçant les sourcils.

- Est-ce qu'il est vivant monsieur ? Demanda Lily au bord des larmes.

- Je ne sais pas, répondit le vieil homme en le prenant dans ses bras.

- Comment ça ? Demanda Remus qui avait l'air plus qu'éprouvé.

- Je ne sens plus son pouls et pourtant, je ressens encore sa magie, expliqua Dumbledore avant de transplaner.

Les Maraudeurs coururent au château et se précipitèrent à l'infirmerie ou Mme; Pomfresh l'examinait pour déterminer s'il était passé de vie à trépas.

Enfin c'est ce qu'il croyait car il se réveilla au son de plusieurs de voix. La première chose qu'il perçut fut que tout son corps était douloureux. Il essaya d'ouvrir les yeux mais les referma bien vite à cause de la luminosité ambiante. Après plusieurs essais infructueux, il parvint à les garder ouvert. Il reconnut tout de suite où il était. L'infirmerie de Poudlard. Il essaya de se relever mais il en fut empêché par James.

Tout doux le super-héros, fit James en souriant.

Tu restes couché et tu te reposes, renchérit Lily.

Comment vas-tu Harry ? demanda Marion.

Pour tout vous dire, j'ai mal partout. Surtout à l'épaule.

C'est normal, tu te l'es disloquée quand tu as touché le sol. Tu as eu de la chance de ne pas te tuer ! fit Peter.

C'est vrai ça ! s'exclama Harry en se souvenant. Je devrai être mort ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment va Elayne ? s'écria-t-il avec précipitation.

Tu vas te calmer oui ! s'exaspéra Sirius. Je vais tout te raconter à condition que tu te calmes, fit Sirius en le regardant en fronçant les sourcils.

Vas-y Sirius. Je t'écoute, fit Harry en se réinstallant sur son matelas.

Quand Voldemort t'as lancé le doloris, on a voulu venir t'aider mais on en a été empêché par une barrière invisible.

En parlant de ça, pourquoi as-tu fais ça ? demanda Lily en mettant ses mains sur ses hanches.

Je ne pouvais pas vous laisser mourir et…

La prochaine fois, t'as intérêt à nous laisser t'aider ! s'indigna Lily.

Ensuite, on a vu Voldemort se diriger vers Elayne, continuant Sirius en élevant la voix pour faire taire Lily. Quand on t'a vu te relever, on a sut que tu allais faire quelque chose d'insensé. On t'a vu plongé devant Elayne et recevoir l'Avada Kedavra de plein fouet mais un drôle de truc s'est passé. Une puissante lumière verte a émané de ta main gauche. Voldemort semblait abasourdit. Dumbledore est arrivé quelques secondes après et Voldy a prit la fuite. Dumbledore s'est approché de toi et a ramené tout le monde au château, raconta Sirius.

Comment va Elayne ? demanda Harry en assimilant difficilement les nouvelles.

Mme Pomfresh dit que son état est stable mais elle ne s'est toujours pas réveillée. Une minute de plus sous le doloris et elle perdait la raison. Tu lui as sauvé la vie, fit Lily.

Quel est le bilan ?

Seulement des blessés mais aucun Mangemort n'a été capturé, répondit James en serrant les poings de hargne.

Ça fait combien de temps que je suis ici ?

Quatre jours, répondit Marion. On s'est beaucoup inquiété pour toi.

JE VOUS AVEZ DIT UN QUART D'HEURE ET CELA FAIT UNE HEURE QUE VOUS ETES-LA ! s'écria Mme Pomfresh. DEHORS !

A plus Harry ! firent les autres en se dépêchant de sortir de l'infirmerie sous les cris stridents de l'infirmière.

Quand ses amis furent partis, Harry se réinstalla confortablement dans son lit et s'écroula sur son oreiller. Il essaya d'assimiler ce qu'il venait d'apprendre mais a peine deux minutes après avoir posé la tête sur l'oreiller, il s'endormit.