Chapitre 7

« -Où devrions nous aller ? Le Nord est préférable je pense. Tu en penses quoi ? » Demanda gentiment le vampire végétarien. Bella se contenta d'hausser les épaules, totalement indifférente. Depuis sa crise, elle avait la tête ailleurs et rien ne semblait l'intéressait. Edward avait tout tenté pour lui faire esquisser ne serais-ce qu'un faible sourire. Mais en vain, la belle n'était pas disposée à accorder son attention au vampire désespéré.

Un ciel gris menaçant plané aux dessus eux. Cela faisait maintenant cinq jours, qu'ils avaient fuient Volterra. Et une question turlupiner le jeune Cullen. Il se demandait comment cela se faisait que Bella n'avait pas manifester la moindre envie de « manger ». Il avait pensé, qu'il aurait eu du mal à contenir la soif de cette jeune vampiresse âgée de seulement 20 ans, et pourtant elle ne montrait aucun signe animosité ou quoi que ce soit d'autre, elle était étrangement calme. Lui par contre ressentait une envie dévorante de boire. Ses yeux étaient devenus noirs charbon et ses crocs le démangeaient. Edward stoppa leur avancer, il avait trop soif.

« -Bella, tu dois avoir soif ? » Lui demanda-t-il, au son de sa voix, on aurait pu dire qu'il se posait la question à lui-même. La jeune vampiresse parut surprit de sa question. Elle n'avait pas une fois pensé à se nourrir, trop absorbé par ses pensées. Maintenant qu'il lui faisait remarqué, elle avait une boule qui lui irritée la gorge. Elle acquiesça alors timidement. Edward semblait gêner. Il ne savait pas comment faire dans ce cas-là. Il ne pouvait pas la laisser tuer un humain, il n'était pas encore assez habituer au sang pour ne pas succomber lui aussi à son odeur. Il ne voulait pas gâcher et décevoir tous les efforts de Carlisle. Bella comprit les interrogations du vampire. Elle l'obligea à le regarder dans les yeux, pour lui montrait qu'elle était capable de se contrôler. Edward hocha la tête dubitative.

Comme pour répondre à ses interrogations, elle disparue en un instant. Laissant Edward dans la plus grande panique, quelque seconde plus tard qui lui avait apparu des heures, il vit la jeune vampiresse tenir dans sa main un lièvre toujours vivant qui se débattait encore de toutes les forces qui lui était donné. La belle, abrégea sa vie en lui brisant la planta ses crocs traversant le pelage de la bête, elle but avidement et jusqu'à la dernière goutte. Lorsqu'elle eut finit de boire, elle fit une grimace. Elle n'aimait le goût amer du lièvre. Edward, se mit à rire en voyant l'air bougon de la fille. Avec son doigt il essuya, une goutte de sang qui coulait le long de la lèvre de Bella. Il l'a recueilli doucement comme si il s'agissait d'une coccinelle, puis il la porta à sa bouche.

Edward, fit un sourire charmeur à la belle et la gratifiant également d'un clin d'œil coquin. Jamais dans son existence il n'avait été aussi entreprenant et si sûr de lui. Il était « Edward le chaste » comme disait Emmett et non « Edward le bourreau de ces dames » !

« -Je vais aller chasser, je n'en ai pas pour longtemps attends-moi là. » Lui dit-il, la jeune fille hocha la tête et lui fit son éternel sourire retenu. Le vampire posa un délicat baiser sur son front et partie à toute vitesse.

Bella n'ayant écouté qu'à moitié les paroles d'Edward plus particulièrement la partie « attends-moi là », elle partit se promener dans les environs. C'était un paysage campagnard, avec ses longs champs à perte de vue et ses énormes rouleaux de pailles. Non loin de là, se trouvait une ferme. La maison était cossu, tous en pierres grises. On pouvait facilement deviner qu'il s'agissait de riche paysan quand on voyait la gigantesque piscine dans le jardin. Bella était piqué par la curiosité, elle se demandait qui pouvait vivre dans de telles maisons. Elle se demandait si il était beaux, pour elle être riche voulait obligatoirement dire beauté. Elle se rapprocha de son pas de félin vers une fenêtre qui donnait sur la cuisine. Elle vit une femme noire d'une trentaine d'années environ s'attelé à la tâche, pétrissant de ses mains cagneuse et rêche, une pâte blanchâtre. La farine qu'elle pétrissait restait coller par la sueur de son front, elle ressemblait à un dalmatien pensa la jeune vampiresse.

La jeune femme fut rejointe par un jeune garçon pas plus haut que trois pommes. Un garçon aux yeux vifs et noirs comme l'encre. Il avait des petites taches de rousseur sur le nez qui lui donnait un air de canaille. Le jeune garçon vînt tirer le tablier de la jeune femme noir, il l'a supplia de lui donner un croquant, sur quoi elle répondait sur un ton sans concession qu'il devait attendre l'heure du goûter. Le garçon se mit à crier comme un monstre, avec des horribles cris stridents. Alerter par le bruit, une femme fit son entré dans la cuisine, elle avait de magnifique cheveux roux. Son visage était fin mais creusé par de nombreuses rides de vieillesse, la plus voyante étant celle avait entre les deux yeux. Elle était contrariée, car dans ses bras se tenait un jeune bambin qui hurlait lui aussi. Elle le passa à « Martha » comme elle l'avait nommé plus tôt. La vieille femme attrapa le jeune garçon par le poignet. Ce dernier se débattait comme un petit diable, mais c'était peine perdu, car sa mère avait gagné une poigne de fer à force de travailler dans les champs. Elle lui fila une fessé magistral et le garçon pleura de plus belle.

Bella durant cette scène de famille ordinaire, avait focalisé toute son attention sur le bébé, ne le lâchant pas des yeux une seule seconde. Un brasier s'alluma dans sa poitrine, elle s'agenouilla sous la douleur. Elle avait l'impression qu'elle respirait de la lave en fusion et qu'elle s'écouler le long de son œsophage des cris de nouveau de né résonnaient dans sa tête. C'était la même sensation que la dernière fois. Mais cette fois ci, elle avait l'impression qu'on lui arraché une partie d'elle, son âme et son cœur. Elle revoyait ces mains qu'elle avait vu auparavant lui prendre ce qu'elle voulait chérir. La honte d'avant avait fait place à la rage. Ses yeux s'injectèrent de sang, la colère la consumant totalement. Prise de folie, elle s'apprêtait à commettre l'impardonnable.

Comme le prédateur qu'elle était, elle sauta vers la fenêtre, la brisant au passage, pas une blessure, pas une égratignure, c'était comme si elle avait traversait du papier de riz. Elle se dressa devant eu d'un air menaçant. Elle grognait. Ils avaient tenté de s'enfuir par la porte, mais dans la seconde qui suit, la vampiresse se tenait à l'encadrement, les menaçant avec ses crocs acérés. Martha s'empara d'un couteau de cuisine et le mit tremblante devant elle. Elle avait les larmes aux yeux mais elle se montrait tout de même très courageuse. Les autres se trouvait derrière la bonne, ils étaient pétrifié par la peur, les pleurs du petits agacés fortement Bella. Ses yeux ne montraient plus aucune émotion ou peut-être une rage aveugle. Avec la rapidité légendaire des vampires, Bella tordit le coup de la boniche sans qu'elle puisse ne serais se esquisser un mouvement de défense. Son corps s'effondra lourdement sur le sol en pierre la mère poussa un hurlement d'effroi étouffé par sa main. La vampiresse la regardait à présent, ses yeux se plantèrent dans les siens. La femme semblait voir dans les yeux du monstre, son imminente mort. Une larme silencieuse coula sur sa joue, elle confia son enfant à son fils. Elle ferma les yeux et sa ride du lion était maintenant plus visible que jamais. Crac ! Ce deuxième corps tomba au sol. Le petit garçon regardait le corps inanimé de sa mère, il avait les yeux livides, il ne pleurait tant le choc était énorme. Il regarda la vampiresse suppliant.

« -Ne me tu…tuez pas s'il…vous plait ! » S'exclama-t-il dans sanglot. Aucune réaction de la part du vampire. Elle tendit juste ses mains vers lui, elle regardait le bébé. Elle voulait qu'il lui donne l'enfant. Lorsqu'il comprit ce qu'elle voulait, il resserra son emprise sur le bébé, secoua la tête catégorique, ce qui mit la vampiresse en colère elle avait décidé de l'épargner mais si il s'obstiner à refuser de lui donner l'enfant, elle n'aurait pas de pitié pour lui. Elle fit un pas vers le garçon, et lui recula d'un pas, il buta sur le meuble de la cuisine. Il était coincé. Comme elle avait fait pour sa mère, elle le regarda dans les yeux et celui-ci put voir ce qu'il l'attendait. Il appelait à l'aide sa mère mère étendu morte sur le sol. Puis il commença une prière à Dieu. Lorsqu'elle entendit ça, elle arqua le sourcil l'air de vouloir dire « à quoi bon demander à Dieu, il ne viendra jamais t'aider ». En effet, elle méprisait ce soit disant Dieu. Dans ce monde, il n'y a pas de Dieu qui vienne t'aider à te sortir de la merde, seulement nous-même et notre propre force. Les miracles n'existent pas et il n'y aura personne pour nous sauver. Et ça Bella l'avait à présent comprit. Elle s'apprêta à tuer le garçon lorsque tout à coup elle fut projetée contre le mur.

Elle se releva rapidement et vit Edward devant le gamin. L'agitation avait accentué les pleurs du nourrisson. Bella avait mal au cœur de l'entendre pleurer ainsi. Elle courra en direction du Cullen, ils se percutèrent. Ils étaient comme des rugbymen à la mêler, mesurant l'un l'autre leur force, Bella étant celle qui s'était abreuvé de sang humain pendant 20 ans, elle gagna le duel. Elle s'élança sur le garçon mais de nouveau elle fut arrêtée par Edward, la maintenant fermement par les bras.

« -Enfuie toi ! Vite ! » Ordonna le vampire aux yeux dorées, le garçon aux taches de rousseur exécuta ses ordres, fuyant avec le bébé. Bella lorsqu'elle vit ce petit bout quitté son champ de vision, elle fit tout pour se dégager de l'emprise d'Edward. Elle devait le rejoindre, elle devait l'aider, elle devait le protéger ! Elle ne pouvait pas le laisser partir, le laisser à quelqu'un d'autre, c'est inacceptable !

Le membre de la famille Cullen, obligea Bella à le regarder dans les yeux, la forçant à maintenir son regard dans le siens.

« -Bella ! Regardes moi ! Regardes moi Bella ! Calme-toi ! Il faut que tu te reprennes ! Regardes moi ! Ecoutes ma voix, seulement la mienne…Bella… » La jeune vampiresse s'écroula comme une masse par terre, de nombreuses émotions étaient en elle : panique, peur, colère, désarroi, culpabilité… Son cerveau bouillonnait comme un volcan, elle avait trop mal. Elle voulait mourir tant la douleur était insoutenable! Elle mit les mains sur sa tête et commençait à la comprimer. Et soudain comme un bouton qu'on éteint, elle ne sentit plus rien. Elle s'était évanouie…