Bonsoir tout le monde! Dernier chapitre de cette mini fiction^^ Je suis contente de ce qu'elle est devenue. En tout cas, j'espère qu'elle t'a plus ma ptite Tessou!!

Sinon encore un énorme merci pour vos reviews, anonymes comme "officielles"... heureusement que vous êtes là :)

Bonne lecture

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A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler

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Lucius soutint le regard de Bellatrix. Il prit sa baguette et la pointa vers Hermione. Teddy et Drago qui supportaient la jeune maman à bout de souffle, sentirent leur pou s'accélérer. Le regard de Lucius était toujours aussi froid, comme une envie d'en finir avec toute cette histoire. Bellatrix attendit l'éclair vert qui illuminera sa fin de journée. Elle plaçait beaucoup d'espoir en la haine de Lucius pour les sangs de bourbe. Il allait murmurer un sort quand Valentin sauta une fois de plus sur Bellatrix par surprise. Il la prit par les hanches et la jeta au loin pour qu'elle aille s'écraser contre les murs vieillots des cachots. Le jeune homme avait le regard sévère et très énervé. De son arcade droite, d'où était sa cicatrice de Sarface, saignait abondamment vers ses yeux noirs. Sa cicatrice, qu'il avait reçue de Flint, s'était rouverte. Elle allait encore être plus affreuse qu'auparavant. Bellatrix se releva furieuse et dit :

- Tu oses traiter une femme de la sorte…

Valentin ricana et répliqua :

- Regarde toi dans la glace avant d'affirmer que tu en es une…

Bellatrix éclata de colère et fonça telle une furie sur son neveu. Il attrapa ses poignés et tenta de la repousser mais la colère de Bellatrix était trop forte. Elle lâcha les mains de Valentin, qui le surprit et partit en avant comme un propulseur. Mais il n'eu pas le temps de dévier sa trajectoire. Une barre de fer prise dans le mur, lui rentra sur le coté du ventre. Surpris, Valentin ne ressentait même pas la douleur. Pourtant il était contre le mur, avec une lame de barre de fer enfoncée entre les cotes et le poumon Le sang coulait abondamment.

- Valentin ! cria alors Hermione, qui eu la force de crier sa douleur

Lucius ne répliqua pas. Drago non plus, il ne voulait pas laisser tomber Hermione, encore trop faible pour tenir sur ses deux jambes.

- Le problème avec de vieux cachots comme ceux là, il traîne tout un tas de ferraille qui peut s'avérer bien utile, répliqua Bellatrix, le sourire aux lèvres de voir Valentin perdre autant de sang. Toi qui aime tant ta sang de bourbe de mère, je te fais l'honneur de mourir à la façon moldue… Estime toi heureux de ton sort.

Gémissant, agonisant, Valentin ne pouvait plus répondre, trop occupé à rejeter sa douleur. Il ne pouvait pas bouger sans avoir mal. Il allait mourir aussi bêtement, Teddy avait raison depuis le début : il ne savait pas se battre. Mais il était trop colérique, et sa colère avait eu raison de lui.

Bellatrix tenait la tête du jeune homme et voulait encore plus l'enfoncer pour qu'il meure définitivement. Sans qu'elle s'aperçoive de la douleur du cousin apeuré, elle reçu un violent coup sur la tête, et elle perdit connaissance.

- Le problème avec de vieux cachots, reprit Teddy, c'est qu'il traîne tout un tas de ferraille bien utile.

Il lâcha sa barre de fer et alla aider Valentin. Mais il repoussa son cousin.

- Ne me touche pas, j'ai mal…

- Il faut t'extraire, sinon tu vas mourir ! cria Teddy

- Si ça doit être le cas…

- Arrête de dire n'importe quoi…

Teddy avait dit ça avec les larmes aux yeux. Hermione éclata en sanglot dans les bras de Drago qui la berça pour la consoler. Il détourna les yeux du sang meurtri de son fils. Lucius baissa la tête, passa devant son fils et lui dit :

- Occupe toi de tes enfants, mais je ne veux plus te voir.

Il ne laissa pas Drago le temps de répliquer que Lucius avait quitter le cachot des horreurs.

Valentin pleura en silence, il voulait en finir vite, tellement la douleur lui était insupportable. Sa vue se brouilla et laissa apparaître ses parents devant lui. Il les regarda et leur dit doucement :

- J'arrive…

Le beau sourire d'Hermione s'effaça et il entendit :

- Certainement pas…

Puis Valentin perdit connaissance en espérant rester avec sa mère une fois passé du côté céleste du monde.

**

*

« Je suis si fatiguée d'être ici,
Etouffée par mes craintes enfantines
Et si tu dois partir
J'aimerais que tu partes tout simplement.
Car l'ombre de ta présence persiste
Et elle ne me laissera pas en paix

Il semble que ces blessures ne cicatriseront pas
Cette douleur n'est que trop réelle
Il y en a simplement trop pour que le temps puisse effacer »

Un ciel orné de lumière étincelante, tenant par magie pour éclairer les alentours de cette abbaye laisser à l'abandon depuis des dizaines, voire des centaines d'années. L'abbaye de Whitby était un monastère bénédictin en ruines situé à proximité de la ville du même nom, dans le Yorkshire du Nord sur la côte nord-est de l'Angleterre. Harry et Remus avaient cherché longtemps avant de trouver un endroit paisible, vieux, et surtout un endroit sacré et abandonné, afin d'éviter des moldus trop curieux. Harry avait lancé un sortilège de confusion sur les moldus vivant à Whitby. L'abbaye était située sur les hauteurs de la ville, éloignée et en face de la mer. C'était tout simplement magnifique, un endroit digne pour enterrer la femme de Tonks, Severus et Fred.

Teddy n'avait pas tué Bellatrix, il l'avait juste assommé. Une fois la bataille de Poudlard passé, il n'avait pas voulu sortir de sa chambre pendant des jours. Il avait eu la possibilité de sauver sa mère, il ne l'avait pas saisi. Remus s'était rappelé que Dolohov allait le tuer… il avait anticipé et avait tué ce mangemort. Mais était arrivé trop tard. Il avait vu de ses yeux, Bellatrix lancer l'avada sur sa femme. Ne voulant pas risquer de laisser son fils orphelin, il avait quitté Poudlard en vitesse, laissant les derniers espoirs de survie entre les mains de Harry…

J'ai tant lutté pour me convaincre que tu étais bien partie
Mais bien que quelque part tu sois toujours avec moi
Je suis seule depuis le début

Pour les trois cercueils, Harry et Remus avaient fait appel à une chorale. 11 jeunes étrangers venant tous de l'Europe de l'Est. 10 garçons en cercle ouvert derrière un jeune de 13 ans qui chantait ces paroles, seul devant tout l'hémicycle.

Harry, Ginny, Remus tenant Teddy dans ses bras, Teddy, Hermione tenant Valentin, Drago tenant Sanya et Valentin composèrent le premier rang. Remus avec les deux Teddy allèrent devant la tombe de Tonks et lui déposèrent une rose rouge en signe de passion, d'un amour éternel.

« A ma femme, à la mère de mon fils, que Merlin te garde près de lui. Repose en paix. »

A l'entrée de l'abbaye, Valentin assista à l'enterrement en retrait. Il s'en voulait de ne pas avoir tué Bellatrix. Il avait sauvé ses parents mais pas sa cousine. Son passage dans le passé allait s'en doute provoquer des changements. Il s'avança, en boitant, il avait perdu beaucoup de sang, son poumon avait été perforé légèrement et il avait eu les cotes cassées. Heureusement son cœur n'avait pas été touché. Il alla à côté de sa mère qui lui fit un énorme sourire.

- Comment vas-tu Valentin ?

- Je vais bien, lui sourit-il

- Je n'aurai pas supporter que tu donnes ta vie pour la mienne, avoua Hermione

Elle souleva le tee-shirt de son fils et vit une auréole cousue.

- J'ai ma blessure de guerre, maman, et c'est pour te sauver. Elle est douloureuse mais elle en vaut le coup.

Elle sourit et donna Valentin bébé à Drago, qui du se dépêtrer avec ses jumeaux. Le jeune homme sourit en voyant son père mal à l'aise avec 2 enfants. Il fut surpris quand il vit Ron s'avancer vers Drago et lui proposer son aide. Décontenancé, Drago l'accepta néanmoins. Ron prit Sanya dans ses bras. La petite était joyeuse de se retrouver dans les bras du rouquin.

- C'est normal que ma sœur aime Weasley ? demanda t-il à sa mère

- Je ne sais pas, ria Hermione. Ron accepte un peu plus les jumeaux, c'est une bonne chose… Notre amitié reste fragile…

- Mouais…

Il voyait tout cela d'un mauvais œil. Valentin et Hermione déposèrent à leur tour une rose sur chaque cercueil. L'enfant de 13 ans, cheveux mi long, chantait toujours les refrains blessants de la disparition d'un être cher. Mais sa voix était magnifique. Hermione et son fils allèrent voir le jeune prête qui s'occupait des 11 choristes. Intriguée, Hermione demanda :

- Cet adolescent chante vraiment bien…

- Matthias ? Oui, il est très doué. On entendra parler de lui, croyez moi, sourit-il

- Je n'en doute pas… lui répondit Hermione, obnubilée par cet adolescent.

Matthias avait entendu l'échange entre son mentor et Hermione. Il finit son refrain, un sourire au coin des lèvres et des yeux brillants. Il n'avait qu'une hâte : grandir et attendre le bon moment pour refaire parler de lui…

**

*

Les deux adolescents étaient revenus à leur époque… Après une vague fumé, comme s'il revenait à lui, Valentin ouvrit les yeux et vit Victoria devant lui, qui lui souriait. Il la regarda, se sentant mal à l'aise. Ils étaient revenus avant sa bêtise…

- Tu as perdu connaissance ?

Il ne lui répondit pas et pensa à sa mère et à son père. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait changé le futur. Cette escapade dans le passé fut le meilleur moment de sa vie, à croire que même les utopies étaient réalisables. Il revint sur terre et faisait mine d'écouter Victoria.

- Tu as quelqu'un dans la vie ?

- Oui j'ai quelqu'un…

Pareil, aux moindres détails. Tout était pareil. A la différence, il ne perdrait plus la femme qu'il aimait.

- Elle est à l'université ?

- Non. Mais je ne la tromperai pas, d'accord…

- Elle ne le saura jamais…

Il fronça les yeux, elle insistait. Puis, il entendit des murmures venir à eux et reconnu Jenifael, accompagnée de Constance, sa petite amie ! Que faisait-elle ici ? Il poussa violemment Victoria et alla vers les cousines Weasley. Quand Constance vit son petit copain, elle courra vers lui et l'embrassa à n'en plus finir. Valentin poussa un cri de douleur silencieux mais lui rendit ses baisers tout en épiant la réaction de Jenifael. Elle était mal à l'aise, elle détourna les yeux. Alors il stoppa tout avec Constance et sourit faiblement.

- Mon chéri, j'ai une grande nouvelle ! lui dit Constance

« Dis moi que tu me largues que je puisse prendre Jenifael et lui avouer mon amour ! » pensa Valentin avec un demi sourire.

- Quoi donc ?

- Nous allons nous marier !

Valentin fit les yeux ronds, ne pensant pas du tout à ça. Jenifael faisait mine d'être heureuse, mais Valentin sentait qu'elle avait le cœur gros. Il regarda Constance et lui dit :

- Ah oui ? quand ?

- Dans une semaine !!

- Mais… j'aurai aimé être au courant !

- C'est une surprise, mon chéri ! lui dit-elle en l'embrassant

Il lui rendit mais pensa à sa mère, à son père et à son amour… Quelle vie il menait… tout compte fait, il aurait mieux fait de se faire la grosse dinde de Victoria…

**

*

Il se regardait dans le miroir, heureux de ce qu'il était devenu. Il avait réalisé son rêve, de voir une fois sa mère dans sa vie. Il lui restait un ultime souhait mais celui là, il ne pourrait sans doute jamais le réaliser. En effet, revenu du passé, Valentin n'avait pas eu le courage d'avouer son amour à Jenifael –encore. Pourtant il savait parfaitement qu'elle éprouvait des sentiments plus profond que de l'amitié mais c'était plus fort que lui, il repensait toujours à cette journée de vacances quand elle avait lancé qu'elle ne pourrait jamais sortir avec l'un de ses meilleurs amis… ça lui été resté en travers de la gorge. Aujourd'hui était un jour nouveau. Il allait se marier. Se marier avec une Weasley, et pas n'importe laquelle : la fille de Ronald Weasley, Constance Molly Weasley. Accroché à lui depuis plus de 2 ans, Constance lui avait demandé de l'épouser. A sa grande surprise, il avait accepté. Il se mentirait s'il se disait qu'il n'éprouvait rien pour elle. A la base, il était sortit avec Constance pour embêter Ron, mais à force d'être en sa présence, il s'était attaché à elle, même s'il passé la majeure partie de son temps libre à la tromper, pour se dire qu'il ne manquait rien en allant voir ailleurs. Mais Valentin savait qui lui manquait… la seule et unique femme qu'il aimait, la seule et unique femme qui en valait la peine. D'une beauté inimaginable, d'une gentillesse et d'une sagesse à toute épreuve, Jenifael était sans doute la seule personne au monde pour qui il serait prêt à tout. Mais aujourd'hui, ce n'était pas elle qu'il allait épousait, il se contenterait de sa copie version Weasley en beaucoup moins belle et beaucoup intelligente… En gros, il allait épouser la réplique de Ronald Weasley en version féminine… Quel avenir dément il se construisait !

Il soupira et enfila son costume de marié. Oui, il appelait cela un costume… parce que ce n'était que du cinéma tout ceci… Ce n'était pas réel. Encore une fois, il se regarda dans le miroir. Costume gris, froufrou blanc, chapeau haut de forme… ridicule, ce n'était pas lui. Lui se saurait vu filer à Las Vegas en compagnie de Jenifael et se marier à la va vite. Mais au moins, cela aurait été un mariage d'amour- un vrai.

Il sortit sa caméra de sa sacoche. Il l'alluma. Il sourit quand il vit sa mère lui dire « Je t'aime ». Puis la coulée de larmes incontrôlables. C'était à ce moment là que Teddy rentra dans la petite salle. Il vit son cousin en pleurs et vint l'aider à se relever.

- Toi, tu as encore regardé Hermione dans ta caméra

- Ah bon, tu es devin ! dit-il sarcastiquement

Teddy ria jaune.

- Alors, es-tu prêt à te faire passer la bague au doigt ?

- Absolument pas !

Teddy le considéra gravement. Quel entêté quand il s'y mettait.

- Pourquoi l'épouses-tu ?

- Je ne voulais pas lui refuser ça, elle aurait été triste après…

- Tu épouses Constance pour éviter de lui faire du mal ? Mais tu ne l'aimes même pas !

- ça c'est sur… Peu importe…

Teddy lui prit la caméra des mains et lui dit :

- Je vais filmer ton mariage

Valentin haussa les épaules. Il mit son haut de forme et mis ses gants blancs. Il regarda son meilleur ami, son cousin, son frère… dans les yeux. Son air triste était insoutenable, comme un chien abandonné. Teddy décida alors d'intervenir… quitte à mettre le bazar dans la famille si tranquille des Weasley.

Dans la salle de réception, Harry se tenait au premier rang, attendant les jeunes mariés. De sa poche, il sortit une vieille pierre qui lui servit à l'époque de la grande guerre, l'une des reliques de la mort. Il ne l'avait pas jeté comme il l'avait promis mais il ne l'avait jamais réutilisé. Il la sortit et il sourit quand il vit une silhouette autrefois amie… Hermione. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Elle était toujours aussi belle avec ses cheveux ébouriffés. Elle avait gardé son beau visage de ses 18 ans, elle n'avait pas changé d'un iota. Elle sourit quand elle vit Harry, mais se sentait bizarre.

- ça fonctionne, chuchota Harry.

- Harry, as-tu utilisé une relique pour me faire revenir ? lui lança Hermione

Harry secoua la tête pour lui signifier qu'elle avait toujours raison. Il tenta de ne pas trop parler afin d'éviter de passer pour un fou, il était le seul à pouvoir la voir.

- Pourquoi me le reproches-tu ? Tu ne crois pas aux reliques… chuchota t-il

- J'ai peut être changé d'avis… J'ai eu le temps de méditer là dessus.

Harry explosa sans faire attention que sa femme l'observait. Harry rougissait, il ne voulait pas qu'elle lui pose la question redoutée, sinon elle serait qu'il possède la pierre de résurrection.

- Harry, à qui tu parles ?

- Je parle tout seul, Ginny. Ne fais pas attention…

Ginny haussa les épaules et attendit. Hermione regarda tout autour de lui. Harry comprit la question silencieuse.

- C'est le mariage de Valentin, ton fils…

Hermione le regarda avec de gros yeux ronds.

- Je me suis dit que tu aimerais y assister. Même s'il ne peut pas te voir, tu seras venu à son mariage

Hermione ne répondit pas et remercier d'un geste de la tête son ancien meilleur ami. Tout comme le reste de l'assemblée, elle attendit le début de la cérémonie. Elle n'attendit pas longtemps car la musique nuptiale retentit. Constance arriva, tenant le bras de Ron, qui semblait mécontent que ce mariage se fasse. Hermione hoqueta de surprise quand il vit avec qui son fils survivant allait se marier… Puis, elle le vit. Son fils… Grand, cheveux long lui retombant sur son visage, mince et d'une beauté à couper le souffle. Si beau et si fragile à la fois… C'était Narcissa qui l'accompagna à l'autel, elle non plus ne semblait pas ravie que ce mariage se fasse… Valentin sourit à Constance quand il fut à son niveau. Ils se tournèrent vers le prêtre, Théo, et attendit le début. Enfin, le mariage commença :

« Mes chers paroissiens sorciers, ce jour restera gravé comme le jour où Valentin Drago Malefoy épousa Constance Molly Weasley. Quand on les voit ensemble, on sent tout de suite que leur amour est éternel, que la flamme de la passion est venue sur eux pour ne plus jamais les laissés l'un sans l'autre. Mes chers paroissiens, nous allons célébrer le mariage de deux être que Merlin à réuni pour le meilleur et pour le pire… »

Teddy fronça les sourcils et attendit le bon moment pour enfin dire la vérité…

« Avant de les unir par les liens sacrés du mariage, Merlin aimerait savoir si, dans l'assemblée, quelqu'un serait opposé à ce mariage. Qu'il parle ou se taise à jamais… »

Teddy regarda autour de lui. Silence complet. Alors il prit son courage de gryffondor à deux mains et se leva, sous les regards surpris de toute la famille Weasley et de leurs amis. Valentin se tourna vers son meilleur ami en fronçant les sourcils.

- Lupin ? demanda Théo

- Ce mariage ne doit pas se faire ! intervint Teddy

L'assemblée réagit violement à cette déclaration. Murmures et chuchotements se mêlèrent pour faire un brouhaha insupportable.

- Silence ! cria le prêtre, Théo. Lupin, que vous arrive t-il ? Pourquoi…

- Ce ne serait pas juste pour Constance, ni pour Valentin d'ailleurs…

Constance appela sa cousine, Victoire à la rescousse pour le faire taire, avant qu'il ne gâche son mariage. Au contraire, Valentin le scruta et attendit la suite.

- Teddy, tenta Victoire en lui tirant la manche, que fais-tu ?

- Ce mariage est bidon, alors stoppez tout !

- Mais enfin, Lupin, pourquoi dîtes-vous cela ?

- Parce que le marié en aime une autre…

Théo sursauta. Constance resta figée par une telle révélation. Elle lâcha son bouquet de fleurs et chercha ses parents du regard. Puis, ses yeux, noyés par les larmes regardèrent son futur ex possible époux. Celui-ci chercha à éviter son regard.

- Val ? demanda Théo vers Valentin

- Valentin, est-ce que c'est vrai ? questionna Constance

Valentin regarda son cousin. Il mit un certain temps et regarda Constance.

- Oui, c'est la vérité…

- AHH ! hurla Constance

Avant que Valentin n'eu le temps de répliquer, quelqu'un avait déjà éteint la lumière…

**

*

Allongé sur le canapé de sa salle de préparation de l'hôtel, Valentin eu du mal à revenir à lui. Ne supportant pas la nouvelle, Constance avait un peu perdu les pédales.

- Tu vas avoir un gros cocard… lui dit Harry

- Super, maugréa Valentin. Cocard, blessure de guerre, arcade foutue... je vais finir par devenir Frankenstein ! râla t-il

- Blessure de guerre? demanda Harry, étonné

- Peu importe, lui dit Valentin

- Tu m'en veux, lui demanda Teddy

- Bien sûr que non, tu m'as évité de faire une bêtise.

Valentin se regarda dans le miroir et pu constater que Constance ne l'avait pas loupé. Il avait mérité ce qui lui était arrivé, il ne cherchait aucune excuse. Même s'il n'avait rien demandé, qu'il l'aurait épousé, heureusement que Teddy était là… Il se rassit sur le canapé en fixant le monde autour de lui. Harry le fixa et lui dit :

- Ta mère aurait préféré un autre spectacle, lui dit-il en souriant

Valentin le scruta avec intérêt et haussa les sourcils.

- Ma mère ? demanda Valentin

- Oui… Elle était là…

- Quoi ? s'écria Valentin. Où ? Quand ? Comment ?

Ginny regarda son mari avec le même regard interrogateur et très intéressé que celui de Valentin. Harry sourit et répliqua :

- Son esprit était là, j'en suis certain, finit-il par dire

- Ah…

Harry sourit faiblement. Aucune envie de dire qu'il avait une relique avec lui. Très peu de personne connaissait leur existence et cela perdurerait longtemps… Seul son fils Jeremy hériterait d'une relique… la cape… mais pour lui, ce ne serait que la cape, la cape que se passe de père en fils depuis des générations… Harry sortit de ses pensées quand il vit sa fille entrer dans la salle. Visiblement contrariée, elle avait une mine des jours sans…

- Jeni, appela sa mère. Tu vas bien ? demanda Ginny

Jenifael ne répondit pas et fixa durement Valentin. Celui-ci déglutit difficilement et détourna les yeux. Il ne pouvait expliquer pourquoi il tremblait. Non pas encore… il ne pouvait pas la perdre encore une fois, pas après tout ce qui s'était passé.

- J'aimerai parler à Valentin, seuls… dit-elle en voyant le regard de son père

Valentin… Quand elle disait son prénom en entier, cela ne présageait rien de bon. C'était soit Sexy Scarface, Scarface ou Val… jamais Valentin. Il soupira et acquiesça et demanda à tout le monde de sortir de la salle. Harry et Teddy comprirent, mais pas Ginny, qui détestait être laissée pour compte. Harry lui promit de tout lui expliquer.

Jenifael ferma la porte après que Teddy eu quitté la pièce aussi. Elle le regarda comme elle avait prit l'habitude. Elle rougissait bien malgré elle… Valentin se racla la gorge et lui dit :

- Tu veux me parler ?

- Pourquoi Valentin ?

Il la fixa en fronçant les sourcils, cherchant à comprendre ce qu'elle voulait lui dire. Voyant qu'il ne comprenait pas, Jenifael lui répondit :

- Pourquoi avais tu l'intention d'épouser ma cousine alors que tu en aimes… une autre… lui dit-elle penaud

- Je ne voulais pas la faire souffrir. Je la respecte quand même, si c'est ça dont tu as peur ! se fâcha t-il, repensant à la crise qu'elle lui avait faite avant de partir en 1998

Jenifael s'étonna de son agressivité impulsive. Valentin se calma et s'excusa, ce que Jenifael refusa, il n'avait pas besoin de s'excuser…

- Un jour, lui dit Valentin. Un jour tu as dit que…

Il grimaça. Pourquoi avait-il été à gryffondor ? Même pas capable de lui avouer son amour.

- Oui ? l'incita t-elle

- Un jour tu as dit qu'il t'était inconcevable de sortir avec l'un de tes meilleurs amis…

Au tour de Jenifael de froncer les sourcils.

- Tu le penses toujours ? lui demanda t-il

C'était une façon comme une autre de lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Il était temps, il n'en pouvait plus. Il fallait qu'elle sache.

- Euh… Quand ais-je dis ça ? demanda Jenifael

- Il y a 3 ans bientôt.

- Comment ça se fait que tu t'en souviennes ?

- Parce que…parce…que… ce jour là, tu m'as brisé le cœur…

Jenifael le dévisagea avec peine. Elle était surprise d'une telle révélation… Elle s'approcha de lui et trembla… D'un geste naturel, il la prit dans ses bras. Sa respiration était saccagée, peu lui importait, elle était dans ses bras. Elle s'écarta (à son grand regret) de lui.

- Ce qui veut dire ? lui demanda t-elle

Il sourit, son regard perdu dans le vite. Un vide amoureux éternellement rempli d'amour pour elle. Il releva doucement la tête et lui dit :

- Ce qui veut dire que depuis l'âge de 11 ans, je suis amoureux de toi.

Jeni le regarda stupéfaite. Elle se sentit rougir, elle ne savait que dire. Quant à Valentin, il n'en revenait pas de lui avoir dit ça brute pour point. Il soupira puis s'accosta au dos du canapé. Il ne s'attendait pas à grand-chose. Jeni lui tourna le dos et partit en direction de la porte, restant silencieuse. Val abaissa sa bouille et respecta son futur son choix. Néanmoins, elle lui dit :

- Je… je ne peux pas faire ça à Constance…

Elle lui avait parlé de dos fixant la porte qui soudainement avait grand intérêt à ses yeux. Valentin répliqua sèchement :

- Je ne suis pas marié à elle !

- Tu as failli…

- Oui mais elle, elle n'est pas toi…

Jenifael ne bougeait plus. Elle avait soudainement prit chaud, des gouttes venues de nulle part lui tombaient radicalement sur ses mains moites. Elle se retourna et s'accosta contre la porte, ne sachant pas quoi faire. Comment pouvait-elle refuser son amour alors qu'elle-même lui portait le même amour depuis de nombreuses années. Elle se souvint parfaitement de cette réflexion datant de 3 ans, mais à l'époque, elle avait peur des sentiments nouveaux qu'elle éprouvait pour lui. Elle avait peur qu'il la rejette, qu'il ne soit plus son sexy Scarface, ce meilleur ami qu'elle aimait depuis petite. Les sentiments d'amour qu'elle éprouvait lui gâchaient la vie, parce qu'elle n'avait jamais ressenti pareil désir pour un homme. Elle s'en voulait car elle savait que sa cousine, avec qui elle avait tant partagé, était aussi follement amoureuse de lui. Quand ils sont sortis ensemble, Jenifael fut heureuse pour elle, mais elle savait qu'au fond de son cœur, elle ne souhaitait qu'une chose : qu'il rompt. Ce soir, c'était le cas et pourquoi ? Parce qu'il l'aimait, elle, et pas une autre. Il avait avoué devant une assemblée qu'il aimait une autre femme que la femme d'à côté… Cette envie qu'elle avait qu'il rompt était enfin réel et c'était pour elle.

Valentin s'approcha du seul désir qui animait sa vie amoureuse. Il lui tortilla une mèche rebelle de cheveux et lui susurra de façon très sensuelle :

- J'ai grandi avec toi et, déjà, je n'avais qu'une envie, c'était te protéger. Tu as deux petits frères, mais Teddy et moi avons toujours su que tu serais notre protégée, notre meilleure amie. J'ai grandi et mes sentiments ont évolué. Quand je suis rentré à Poudlard, je n'avais qu'une envie : finir à Gryffondor. Pourquoi ? Parce que je voulais être dans la maison de ma mère, mais aussi je voulais être dans la tienne, car je savais parfaitement que tu y finirais. J'avais peur que Teddy ressente les mêmes sentiments que moi à ton égard. Avec soulagement, ils ne sont jamais arrivés parce que je me disais que si ça avait été le cas, tu aurais voulu être avec lui…

- Quoi ? s'étonna Jenifael. Mais…

- Chut, mon ange…lui dit-il en lui caressant les lèvres. Teddy est parfait, beau, métamorphomage, intelligent… mais fort heureusement, il n'a jamais vu en toi plus qu'une amie. J'ai donc attendu, te laissant grandir et devenir la femme que tu es. Une femme parfaite, d'une beauté à couper le souffle. Jeni, je n'ai jamais vu une femme aussi belle que toi et je ne dis pas ça parce que je suis raide dingue amoureux de toi, non, je dis ça parce que c'est la vérité. Tes cheveux roux clairs représentent la sagesse et la gentillesse qui émanent de toi, tes yeux verts émeraudes représentent ton passé. Enfin quand je me suis dit que tu étais prête pour avoir quelqu'un, je souffrais de te voir avec le fils Finnigan, un raté de première. Tu venais de me dire qu'un amour avec un de tes meilleurs amis était inconcevable. Alors j'ai décidé d'être avec Constance, même si finalement ça n'a pas fonctionné. Je pensais t'oublier dans ses bras mais cela m'était impossible. Tu m'obsédais, je te voyais partout…

- Valentin…lui dit Jenifael d'une voix pressée

- Tu ne peux pas imaginer à quel point je t'aime Jeni, en ne faisant pas attention à sa remarque. La fierté qui m'anime quand je te vois, le boum de mon cœur quand je vois ton sourire. J'aimerai que tu saches que le simple fait d'entendre le son de ta voix, de t'apercevoir ne serait-ce qu'une seconde, ou de te sentir prés de moi suffit à me rendre heureux. Je ne peux imaginer ma vie sans toi, je ne peux pas vivre sans toi...

**

*

Aout 2009 : Chemin de traverse

Valentin avait 11 ans, et il s'apprêtait à rentrer à Poudlard. Théo, son parrain, avait demandé à Narcissa s'il pouvait l'emmener faire ses courses, ce qu'elle accepta. C'était en autre l'occasion de se retrouver entre mecs. Il l'emmena choisir sa robe de sorcier, puis ses livres de potions, de défenses contre les forces du mal, d'histoire de la magie etc… c'était Théo qui portait tout, Valentin se contentant de regarder tout autour de lui, il n'était jamais venu. Puis, le parrain décida de lui payer un jus de citrouille au bar du chemin de traverse. Il en profita pour lui expliquer certaine petites choses :

- On passe la journée ensemble, Val, ça ne te plait pas ?

- Le petit garçon hocha positivement la tête. Théo soupira.

- Tu es content d'être à Poudlard ?

Toujours le hochement positif. Théo alla s'énerver mais il se calma quand il reconnu son ancien ami, Blaise Zabini, accompagné de sa femme Lima et son fils, Sergio.

- Hey, Blaise !

- Par la barbe de Merlin, Théo !

Théo se leva et se jeta dans les bras de son ancien acolyte. Il salua femme et enfant de Blaise, qui lui demanda :

- Dîtes moi, père Théo, auriez vous pêcher ?

Blaise ria en voyant le visage décontenancé de Théo. Il sourit quand il comprit qu'il faisait référence à Valentin.

- C'est le fils de Drago…

Blaise se tut et fixa durement le rejeton de Drago. Valentin se détourna du regard, pour soupirer.

- Le fils de Drago, hein… le fils qu'il a eu avec la sang de bourbe… cracha t-il

- Tu as toujours des préjugés sur elle ? lui demanda Théo

- Drago est mort par sa faute, rien de plus…

Théo et Blaise continuèrent de parler. Valentin regarda Sergio, qui fronça les sourcils puis qui détourna le regard pour quémander une glace à sa mère. Voyant que Théo ne faisait pas attention à lui, Valentin se leva, car il ne sentait pas désiré ici. Il marcha tout seul dans les rues du chemin de traverse et vit l'allée des embrumes. Sombre, humide, elle avait l'allure d'un labyrinthe. Il s'y engouffra et marcha derrière les personnes bizarres de cette allée. Il ne savait pas du tout où il allait mais un bruit retint son attention. Des pleurs discrets mais des pleurs quand même. Il alla voir ce que c'était : une fillette, qui devait être plus jeune que lui. Elle était toute mignonne avec ses cheveux roux en forme de tresses à la Fifi Brindacier. Valentin s'approcha d'elle et lui secoua l'épaule. La fillette sursauta et trembla.

- Me faîtes pas de mal…

Valentin ne répondit pas, se contentant de regarder ses yeux verts émeraude. Il s'assit à côté d'elle et lui dit :

- Personne n'a le droit de te faire du mal…

Il la prit dans ses bras et regarda autour de lui. Il n'aimait pas du tout cet endroit, il avait peur…

- Où est ta maman ? demanda la fillette

- J'en ai pas…

Elle cria sa stupéfaction et s'excusa.

- Je m'appelle Jenifael Potter

Il la regarda et lui sourit.

- Valentin Malefoy.

C'était la première fois qu'il la vit, la première fois qu'il vit un autre enfant qui acceptait de lui parler… Rien que pour cela, Jenifael avait conquit le cœur de Valentin, le muet.

**

*

Jenifael sentit un picotement au creux de ses reins. Elle le savait, il était sincère. Ses yeux clairs brillaient d'amour pour elle depuis le début. N'y pouvant plus, elle se jeta à son cou et l'embrassa passionnément. Leur premier (vrai) baiser… Il la prit par la taille et accentua ce baiser si féru. Leurs langues s'entremêlèrent, poussant chacun leur râle de soupire. Ils se séparèrent (toujours à regret) et se sourirent, front contre front. Puis, Jeni regarda le canapé et Valentin comprit. Ne se souciant plus de la famille, qui attendait toujours sur la bas de la porte, Valentin prit sa bien aimée dans ses bras et la déposa dans le canapé. Pas de chichi, pas de blabla, Valentin lui caressa l'entre jambe, puis son intimité, mouillé à présent par le désir. Il glissa sa main sous la jupe pour lui enlevé sa petite culotte. Il s'accroupit devant elle, qui le regarda étonné. Il lui sourit machiavéliquement et l'embrassa les cuisses. De tous petits bisous le long de ses cuisses, puis il arriva à son intimité. Elle hoqueta de surprise quand elle sentit sa langue chaude lui titiller le clitoris. Elle ferma les yeux et apprécia à sa juste valeur le délice de cet amour. Elle tenta de s'agripper à quelque chose, sinon elle sentait qu'elle allait défaillir. Valentin accentua les coups de langue sur la chair si fragile, il voulait l'entendre gémir, l'entendre, savoir que c'était lui le responsable de son bien être. Il tournillait, approfondissait ses coups de langue. Il attrapa ses deux mains et les tint très fort. Jenifael se sentit venir elle gémissait de plus en plus fort.

**

*

1er septembre 2009

Il était assis dans le Poudlard express et fut rejoint par Teddy Lupin, qui s'était assis en face de lui. Ils étaient cousin, pourtant il ne se connaissait guère. Valentin avait beaucoup voyagé avec sa grand-mère durant sa petite enfance, de ce fait, il n'avait jamais rencontré Harry et sa famille… jusqu'au jour du chemin de traverse. Théo son parrain, souhaitait le voir à Serpentard, bien entendu, comme son père avant lui. Il devait être fier d'en être. Mais Valentin ne semblait pas convaincu, pensant qu'il existait peut être un idéal ailleurs qu'à Serpentard.

- Harry m'a dit que tu es le fils d'Hermione Granger

Valentin le regarda, mal à l'aise, fronçant les sourcils plus forts qu'il ne l'aurait voulu.

- Et alors ? ça pose un problème ?

- Aucun, lui assura Teddy. Harry m'a beaucoup parlé d'elle. Ta mère était quelqu'un d'exceptionnel, lui sourit-il

Ses yeux picotèrent dus à larmes imprévues. Il regarda par la fenêtre, gêné d'une telle conversation.

- Je ne sais pas. Ma grand-mère ne la connaissait pas vraiment, elle ne m'en n'a pas beaucoup parlé. Théo pareil. Ils ne me parlaient que de mon père.

- Ah. Pas ce n'est pas étonnant. Tu vas aller à Serpentard ?

Valentin était de plus en plus mal à l'aise. Etait ce un crime d'allé dans une maison comme Serpentard ? Il ne fallait plus avoir de préjugés sur les moldus ou les sangs de bourbes alors pourquoi continuer d'avoir des préjugés sur Serpentard ? Ce qui valait dans un sens, valait dans l'autre. Néanmoins, Valentin ne savait pas…

- Je ne sais pas… J'aimerai être dans la maison de… ma mère, avoua Valentin

Teddy sourit et répliqua :

- Gryffondor. ça serait cool, on serait ensemble.

Etait-ce une bonne chose d'être dans la même maison que lui. Là encore Valentin n'avait pas de réponse. Depuis petit, il s'était forgé une carapace pour être seul et indépendant. Il avait parlé très tard, il était toujours aussi timide. Son passé était tel qu'à aujourd'hui, il n'aimait pas s'entourer.

Arrivés à Poudlard par les barques, Valentin se sentit vivre. Il aimait cet endroit fascinant. Il savait que sa vie allait changer.

[…]

- Teddy Lupin, appela le professeur Londubat

- « Gryffondor »

Des applaudissements retentirent et d'un coup Valentin transpira, sans expliquer pourquoi. Il appréhendait plus qu'il n'aurait voulu l'admettre.

- Valentin Malefoy

Il sentit des regards persistants sur lui. Tout le monde, vraiment tout le monde le regarda avec de gros yeux. Il était devenu une bête de foire, il détestait ça. Il s'assit, le Choixpeau sur la tête et il attendit :

« Un Malefoy et pas n'importe lequel. Pour toi aucune hésitation…

« Je veux être différent

« Comment ça différent ? Tu ne peux l'être, tu es un Malefoy…

« Je veux être dans la maison de ma mère… et je sais que Jenifael y sera aussi. Je veux être à gryffondor… Je sais ce que je veux…

« Aucun doute

« Gryffondor…

« Très bien, alors ce sera : »

- Gryffondor ! s'exclama le Choixpeau »

Teddy cria sa joie et les gryffondor furent surpris d'avoir un Malefoy chez eux mais l'accueillirent avec la plus grande joie possible.

**

*

De l'autre côté de la porte, Teddy fronça les sourcils. Il aurait juré entendre un bruit. Il colla son oreille à la porte et ses yeux s'agrandirent quand il comprit ce que les deux tourtereaux faisaient. Il se sentit mal à l'aise quand il comprit la question silencieuse de son parrain.

- Euh…ils parlent, ça à l'air important…

- Teddy, dis moi la vérité ! exigea Harry, sous les regards décontenancé de sa femme

Teddy rougissait et Harry comprit quand il abaissa la tête.

- Ne me dit pas que ma fille et Valentin font…

- Si…

- Maintenant ? cria t-il

- Oui…

- Harry ! se lamenta Ginny. Que…

- Par les glandes de Merlin ! s'outra Harry

- C'est peu de le dire… soupira Teddy, résigné

**

*

1er Mai 2016

Harry venait de lui offrir les photos d'Hermione. Et son parrain, sa caméra. Cette journée était une journée de deuil national et Poudlard fermait ses portent pour commémorer l'anniversaire des disparus de la grand guerre. Cette année là, le 1er mai tombait un dimanche, donc exceptionnellement les élèves furent autorisés à rentrer chez eux pendant quelques jours, les cours ne reprenant que le mardi. Ce dimanche là, il passa son anniversaire chez Harry en compagnie de Teddy et de Jenifael. Il détestait ce jour mais il allait en profiter. Il la passait avec Constance, sa petite amie.

La soirée fut excellente, il s'était bien amusé mais n'avait pas consommé une goutte d'alcool, détestant ça. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Jenifael avait ingurgité une tonne d'alcool, ce qui ne lui ressemblait pas. Elle retrouva Valentin dans le jardin, quand celui-ci tenta de répéter ce qu'il allait lui dire.

- Val…

Il se tourna et lui sourit.

- La nuit est belle…

- Fabuleuse… lui dit-elle sans intérêt.

Elle s'approche de lui et l'embrassa passionnément. Il se laissa faire mais se demanda si elle faisait cela parce qu'elle était totalement et irrémédiablement bourrée ou si parce que… parce qu'elle en avait envie… Elle se détacha et lui sourit… sans rien ajouter… non, elle était juste bourrée…

Le lendemain, Jenifael se réveilla avec un horrible mal de crâne, qu'elle mettait bien évidemment sur le compte de son alcoolisme passager. Elle se leva du canapé dans lequel elle avait passé la nuit. Elle entendit un bruit, venir de la chambre de Constance. Prit au vif, elle regarda discrètement en travers de la porte et vit sa cousine à califourchon sur Valentin entrain de le chevaucher sauvagement, prenant ainsi un pied indescriptible. Ses soupires, ses râles de plaisir qu'elle prenait avec lui, lui secoua l'échine, comme touchée au cœur. Elle referma la porte se disant, que c'est elle qui aurait du être sur Valentin, le chevauchant avec passion.

Elle n'était peut être pas aussi bourré que Valentin le prétendait…

**

*

Valentin retira la langue de cette chair si tendre et fragile et sourit d'autant plus à sa dulcinée, qui avait le souffle coupé. Elle le regarda et lui dit d'une voix rauque :

- Valentin… encore…je vais exploser…

- J'arrive mon amour

Il déboutonna son pantalon et enleva son caleçon. Il s'installa délicatement sur elle. D'un geste vif, il lui écarta plus les cuisses et s'insinua en elle avec une douceur presque infinie. Elle retomba sa tête en arrière et sentit le membre de cet amant qu'elle aimait tant en elle. Valentin ferma les yeux et apprécia ce moment unique qu'il allait partager avec elle. Il commença ses vas et vient lentement pour profiter de son bonheur. Gémissant tous les deux, il accentua ses coups de reins, allant de plus en plus vite. Il s'accrocha au canapé et soulevant les hanches de Jenifael avec son autre main pour l'aider à accentuer ses coups de reins. Il s'arrêta, se posa sur elle et la renversa, pour que ce soit elle qui finisse leur étreinte amoureuse. Elle s'installa sur lui confortablement, poussa des petites cris de plaisirs quand elle sentit son membre au plus profond de son être, puis fit ses vas et viens en se tenant sur le torse de son amant. Il posa ses mains sur ses fesses pour l'aider à aller plus vite, il se releva pour que tous deux soient assis et n'y tenant plus, elle cria son bonheur pendant que lui, déversa sa semence. Il s'écroula, suivit de près par Jenifael. Il la prit dans ses bras et se calma. Elle se redressa et observa les yeux de son amant. Sa pupille droite verte et sa pupille gauche bleue… Simplement magnifique. Elle l'embrassa et lui susurra :

- Val, j'ai un problème…

Il la fixa, curieux.

- Qu'est ce qu'il y a mon amour ?

- J'ai… rougit-elle. C'était si…bon… J'ai encore envie…

Il lui sourit et l'embrassa amoureusement et fit glisser ses mains sur ses fesses en signe d'approbation.

*****

De l'autre côté de la porte, Harry s'impatienta et commençait sérieusement à s'énerver. Teddy se racla la gorge et Ginny se sentit gênée.

« J'entend le loup, le renard et la belette, j'entend le loup et le renard chanter ! » chantonna Teddy. Harry lui fustigea un regard noir mais son filleul continua.

- C'est joli ! lui dit une voix féminine

Teddy arrêta et fit face à Constance. Toujours en mariée, avec des cernes dus aux pleurs. Elle se tenait là devant lui. Teddy se redressa et lui sourit faiblement, puis regarda Harry, qui lui, semblait catastrophé… l'affaire de famille que ça allait déclencher…

- J'aimerai parler à Valentin…

Teddy roula des yeux et avait soudainement très chaud. Que dire ? Que faire ?

- Je vais voir, s'il s'est remis de son cocard ! plaisanta Teddy, sous les sourires embarrassés de Ginny et Harry

- Oui, dis lui que je veux savoir qui c'est…

- Euh oui…

Teddy rentra en vitesse dans la salle, puis referma la porte sans se retourner, se doutant que les deux amants étaient sur le canapé. Valentin et Jenifael sursautèrent et se redressèrent, gênés.

- Vous… euh… je n'ai rien vu hein, mais…vous…pouvez vous rhabiller, s'il vous plaît ?

- Teddy! rouspéta Jeni. Je vous avez dit que je voulais parler à Val, seul à seul…

- Ah vous entendre, j'aurai plus dit cul à cul… ria t-il

- TEDDY !!

- Tu nous espionnes ? s'outra Valentin

- Pas la peine mon frère, Jeni n'est pas très discrète.

- Que… rougit Jeni

- Harry est en colère, parce que ce n'était ni le moment, ni le lieu de vous envoyer en l'air…

- Au contraire, dit Valentin. C'était le bon moment de s'aimer…

Ils s'étaient rhabillés et à l'entendre, Jenifael sourit et se colla dans ses bras. Il l'embrassa sur le haut du crane et attendit l'explication de Teddy.

- Constance est là et elle veut savoir qui c'est…

- Constance est là ? paniqua Jenifael en se relevant.

Valentin ne dit rien. Il n'avait aucune envie de lui parler ou de s'expliquer. Il ne devait rien à personne, il avait le droit d'aimer qui, il voulait, et il ne voulait absolument pas se justifier. Voyant l'air paniqué de sa Jeni, il comprit qu'elle n'était pas bien, qu'elle ne voulait pas d'une histoire de famille. Il en était la cause, il le savait. Il était étranger à cette famille et il venait d'y mettre le souk. Il se releva et dit :

- Je ne vais pas mettre le bazar dans la famille… Je n'y suis pour rien si je suis amoureux de toi depuis mes 11 ans. Mais je comprends que toi et ta cousine soyez proche… lui dit-il

- Val ? demanda Jeni

- Je vais partir, vous allez m'oublier et vous allé rester cette famille si unie et soudée. Je ne suis qu'un piètre étranger et je ne veux pas être la cause d'une quelconque coupure familiale.

Teddy le considéra gravement, très inquiet parce qu'il savait qu'il était sérieux. Jeni avait les yeux noyés de larmes. Pas maintenant ! Pas après s'être retrouvé.

- Tu vas m'abandonner alors qu'on vient…

- Enfin de se trouver ? finit Valentin. Je n'ai pas le choix

- On a tous le choix, Val ! Je ne veux pas te perdre !

- Moi non plus. Si je fais ça, c'est uniquement pour te protéger. Je ne supporterai pas qu'on dise des choses sur toi sous prétexte que tu es l'amour de ma vie et que j'ai abandonné Constance au pied de l'autel…

- Oui, mais c'est moi qui ait tout dit ! justifia Teddy

- Oui, mais heureusement et j'ai amplifié les choses parce que cette personne c'est Jeni. Il n'y en aura jamais d'autre, la seule que je veux, c'est Jeni.

Jeni se précipita dans ses bras et l'embrassa si passionnément que Valentin gémissait avec bonheur. Quand elle se retira, elle lui dit :

- Je pars avec toi

- Quoi ? s'écria Teddy

Valentin regarda l'amour de sa vie et sourit, heureux. Il n'en demandait pas tant mais… il l'espérait.

- Tu es sûr mon cœur ?

- Evidemment, mon ange, lui susurra t-elle.

Valentin la serra fort contre lui et regarde Teddy, visiblement préoccupé par la nouvelle. Il faisait mine de regarder tout autour de lui, mais il en avait gros sur le cœur. Il se détacha de son ange et alla voir son meilleur ami, son cousin, son frère.

- Ted, qu'est ce qu'il y a ?

- Il n'y a donc pas de place pour moi dans ta nouvelle vie ? lui reprocha t-il

Valentin baissa la tête et lui répondit :

- Si, évidemment. Mais tu sais ce que je ressens depuis toujours. Tu as toujours su et tu sais que je ne fais pas ça parce que je suis lâche… Je fais ça pour…

- Protéger Jeni, je le sais mais…

- Teddy, il faut qu'on parte, on doit vivre notre vie à part… l'Angleterre est trop petite pour nous car à chaque recoin, on est sûr de croiser un Weasley, ria t-il

Teddy mais aussi Jeni sourirent à cette remarque.

- On va éviter les adieux, je crois que c'est mieux… lui dit Valentin

- Pour sûr… Harry va te tuer… et je ne te parle pas de Ginny

- Justement, répliqua Jenifael. S'il te plaît, tu pourras dire à mes parents que…

- T'inquiète Jeni… lui sourit-il faiblement. Je sais…

Valentin accueillit Jeni dans ses bras et ils disparurent, en une seconde, comme s'ils n'avaient jamais existés. Ils venaient de transplaner… de partir loin de lui et ils laissèrent leur famille derrière eux, sans un au revoir, sans un mot…

Juste pour son sourire, il avait tout quitté…

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Finit ! Il y aura un épilogue pour clore la mini fiction^^

Merci de m'avoir lu!

Gros bisous, un petit commentaire serait le bienvenu^^ lol

bye^^