Chapitre VII

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Seuls

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Anzu POV

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Quelle jupe magnifique ! Je me contorsionnai avec plaisir de tous les côtés pour mieux la contempler. Le temps d'enfiler le haut brillant qui allait avec, je débusquais de la cabine d'essayage pour me montrer avec sur moi la huitième merveille du monde.

- Anzu ! » surgit la voix enfantine de Rebecca.
Je lui souris en tournant alors sur moi-même en un geste théâtral.

- Alors, comment suis-je ? », m'enquis-je, radieuse.

- Superbe, concéda mon Atem qui me considérait des pieds à la tête ; un léger sourire aux lèvres. Je me sentis d'autant plus heureuse.

Yûgi ; content; plissa ses yeux en forme d'accents circonflexes. Rebecca demanda à son tour l'avis général sur sa nouvelle trouvaille.

- Hum, eh bien, ce n'est pas mal non plus.

- Qu'importe la tenue, Anzu ; fit Atem en se levant ; tu reste toujours belle.

Agréable remarque. Rougissons.

- Tu le penses vraiment ? »

- Je ne le pense pas, Anzu, j'en suis certain ; répliqua-t-il en prenant doucement ma main. Maintenant ; que dirais-tu d'aller au cinéma histoire de faire passer le temps ?

- Oui, c'est entendu. Mais avant allons prendre ma jupe ! »

Dix mille yens ! c'était bien ce qu'avait coûté le prix de ma nouvelle acquisition. Etant donné la capacité plutôt réduite du budget de Atem ; je dus moi-même verser la somme restante pour compléter le montant exorbitant (violation totale de la coutume où c'était l'homme qui toujours payait !) Et nous partîmes, laissant seuls Yûgi et Rebecca.

- Anzu, risqua Atem ; après la somme que j'ai dû verser pour ta jupe, je ne pense plus avoir les moyens pour le cinéma . . . »

- Ne t'inquiètes pas, il me reste encore un peu d'argent . . . »

Je fouillai, tout en parlant, et ayant extirpé mon porte-monnaie du sac, je me rendis compte que j'avais juste la somme nécessaire pour la séance d'une seule personne... Nous étions justes devant le cinéma. Ayant pris connaissance du problème, Atem se résigna. Quelque peu, peu désarçonné par cette nouvelle, il se résigna en me proposant de m'y rendre seule.


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Normal POV

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« Doll City » était le nom du film que Anzu allait visionner si elle s'était rendue au cinéma. A vrai dire, elle n'avait nullement l'intention de le regarder. « Anzu ! », résonna une voix derrière elle, alors qu'elle se rendait au dehors pour rejoindre Atem. Marek entrait dans l'endroit accompagné d'une joyeuse gamine au teint mat.

- Si tu veux regarder un film, les horaires sont à 18 heures et quelques. »

Il écarquilla les yeux, désabusé :

- Ah ? Je pensais que 'Doll City' passait maintenant . . . »

Anzu, faisant de même :
- Quoi ?

- Je n'ai pas le choix ; il fallait que j'accompagne Sita au cinéma ; Isis était trop chargée pour s'en occuper. . .

Sita. . . C'était le nom de l'enfant né de l'idylle entre Isis et Rishid. Agée de quatre ans, cette petite fille possédait la joie de vivre et les beaux yeux verts de son père. En outre d'un petit corps rond et potelé, elle avait également une jolie chevelure noir corbeau qui lui tombait avec apesanteur sur les épaules. Le temps de la saluer, Anzu repartit au dehors sous le regard envieux de Marek.


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Atem POV

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Je jetai un coup d'œil rapide à l'horloge des arcades. Quinze heures et demie. Cela faisait une vingtaine de minutes qu'elle était partie. Je sortis une carte de la poche de mon pantalon. 'Amitié étincelante'. C'était la carte qu'Anzu m'avait donné : il s'agissait decelle dont elle s'était servie au Royaume des duellistes pour aider Yûgi à gagner le château de Pegasus. Je la revoyais encore debout, sur l'arène, livrant une bataille acharnée contre Mai.

Je regarde devant moi. En ce moment, toute la ville était baignée de la chaude lumière du soleil. Je n'avais nullement l'envie d'attendre une heure et demie ainsi. Je m'apprêtai à partir pour le salon d'arcades de Domino quand soudain une main agrippa mon épaule nue. Je me retournai.

Un joli visage familier encadré de cheveux bruns me faisait face.

- J'ai décidé de partir, le film était trop nul.

- Vraiment ? Et où veux-tu donc aller maintenant ?

Elle regarda au ciel, semblant y chercher quelque réponse, puis riva à nouveau son regard azuré dans le mien.

- Si nous allions chez Jono-uchi et Shizuka ? J'ai entendu qu'ils y rentraient à cette heure… »

Le temps de lui hocher la tête, je me dirigeai vers la maison des Jonouchi avec elle.

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