Chapitre 7 : La veille du départ
Les malles étaient bouclées depuis plusieurs heures, le repas venait de se terminer et petit à petit, les habitants temporaires ou non du Terrier montaient se coucher, profitant ainsi des dernières heures de sommeil qui leur était accordé avant le départ pour Poudlard.
Le silence s'installa doucement dans la maison et le trio se réunit une dernière fois dans le grenier pour profiter des derniers instants de vacances. Les discussions tournaient exclusivement autour de la rentrée, des cours et options choisit par chacun, Hermione, fidèle à elle-même, fit la morale aux garçons quant à l'importance de leur études pour réussir leur examens facilement.
Puis lorsque l'horloge sonna onze heures, les éternels amis décidèrent de se coucher pour récupérer de la journée mouvementée qu'ils avaient passée. Harry rentra dans la chambre et s'assit sur son lit le temps de se dévêtir puis une fois en pyjama , il se glissa avec délice dans les draps magiquement chauffés , une sensation de bien-être l'envahissant immédiatement , pourtant le sommeil ne semblait pas être au rendez-vous vu que malgré le fait qu'il se soit détendu immédiatement en touchant l'oreiller , ses yeux rester grand ouvert. Ron quant à lui, s'endormit aussitôt qu'il eu glissé sous les draps.
La nuit risque d'être longue, pensa le Survivant.
Le hululement d'une chouette se fit entendre dans la nuit étoilé , provoquant ainsi la fuite d'un écureuil sur une branche , Harry retint un énième soupir , accoudé à la fenêtre du grenier , le garçon n'arrivait pas à dormir , ressassant inlassablement le souvenir des années précédentes passé dans le château qu'il considérait comme sa maison , intérieurement il espérait que cette année serait différente des autres , mais malgré ses espoirs le brun savait que celle-ci ne dérogerais pas à la règle et que de nouveau , quelque chose allait se produire .
L'horloge sonna deux heures quarante-cinq, et un mouvement attira le regard d'Harry, une forme sombre émergea d'un fourré et aussitôt, l'adolescent se saisi de sa baguette, craignant qu'un mangemort se trouve dans le jardin, mais lorsque l'ombre fut atteint par la lumière pâle de la Lune, Harry lâcha son souffle qu'il avait retenu inconsciemment, puis descendu aussi vite que silencieusement les nombreux escaliers de la maison et sortit en courant de la maison endormi.
- Bonsoir Lupa.
- Bonsoir petit Homme, décidément, ne sais-tu pas se que signifie le mot dormir ou es-tu une créature n'ayant pas besoin de sommeil ? Demanda la louve, sur un ton moqueur.
- Je sais ce que signifie dormir mais je n'ai pas sommeil, c'est toujours ainsi la veille des rentrées, sans doute le stress, ou je ne sais quoi d'autres, sinon je suis heureux de te voir, j'avais peur que tu ne puisses pas venir ou que tu sois une invention de mon esprit.
- Je t'avais promis de venir, et je tiens toujours parole, je suis également heureuse de te revoir, je dois avouer que tu m'intrigues énormément jeune Harry.
- Ah bon, pourquoi ? Demanda le jeune sorcier étonné.
- Tout simplement car tu es très différent de se que je m'étais imaginer, tu as loyal et courageux, très rusé également mais foncièrement bon et juste, ta personnalité est très complexe et je dois avouer que tu attises ma curiosité, car à par toi je ne connais qu'une seule personne fonctionnant comme toi, ou du moins y ressemblant, expliqua Lupa en tournant autour d'Harry.
- Qui ?
- Mon maître, répondit simplement la louve et se couchant délicatement dans l'herbe rendu humide par la fraicheur de la nuit.
- Tu veux bien me dire son nom à présent ? Demanda Harry, l'espoir luisant dans ses émeraudes.
- Non, c'est encore trop tôt, mais tout viens à point à qui sais attendre petit Homme, ta patience sera bientôt récompensé et je suis sure que tu t'entendras bien avec elle.
- Elle … donc c'est une femme ?
- Oui mais n'espère pas que je te révèle plus, rétorqua l'esprit en narguant le jeune homme de sa queue.
- Mais euh !
Harry croisa les bras sur sa poitrine en faisant mine de bouder, la lèvre inferieur poussée en avant et les yeux brillants. Lupa rigola doucement avant de se frotter contre lui, déclenchant des étincelles au contact des deux corps. Le brun sursauta et regarda la louve, l'interrogeant silencieusement du regard.
- Je ne sais pas petit Homme, électricité statique peut-être ? Avoua-t-elle en regardant la lune se couvrir de nuages.
Le jeune homme ne fut absolument convaincu par l'explication de l'animal mais ne voulant pas brisé cet instant avec sa curiosité, il mit de côté ses interrogations et continua de discuter avec son amie pendant plus de trois quart d'heures. Après avoir embrassé la louve entre les deux oreilles, Harry partit se coucher, l'esprit remplit de dizaines de questions.
