Bonjour, bonsoir à toutes et à tous.
Aujourd'hui avec ce post j'avais envie d'explorer un autre style d'écriture : les drabbles. En fait le défi imposé il y a quelques temps de ça, par une auteure qui se reconnaîtra (:p) m'a donné l'envie d'aller encore plus loin. Je n'aurai jamais pensé pouvoir contenir une idée dans un nombre minimum de mots, et bien c'est chose faite avec ce fameux défi.
Donc, j'ai voulu évidemment m'essayer à l'art des drabbles en écrivant sur mes deux chouchous…
Et ça donne « ça ».
Je vous laisse avec le couple le plus beau à mes yeux de la saga Saint Seiya. Je le répète : je ne me lasserais jamais de peindre leur amour avec toutes les nuances possibles. Je montre un Minos plus doux, exploit en soit.
Mais ne l'était-il pas avec sa tendre rose ?
Bonne lecture,
Peri.
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De plumes et de pétales I
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Une nuit
Peu importe l'endroit où ils se retrouvent. Peu importe les conséquences, ce n'est pas leur problème.
Seul l'amour qui les lie peut y avoir ses droits. Un murmure glisse d'une bouche à une oreille, une imperceptible caresse passe d'une nuque à une épaule, un baiser lascif emprisonne deux lèvres, un prénom répond à l'autre.
Dans le secret de ces entrevues, deux hommes bravent l'interdit pour s'aimer librement, le temps d'une nuit, le temps d'un soupir. L'étreinte vécue devient passionnée au fur et à mesure des oscillations voluptueuses, les prises se font plus fermes, les corps se soudent transgressant la morale.
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Celui qui plie
Jamais il ne l'aimera, ça non. Impensable, impossible. Cet être restera abject pour les millénaires à venir. Son arrogance n'a d'égal que son hautaineté. Son mépris affiché l'insupporte au plus haut point. Ses manières cavalières masquées sous une couche d'affabilité l'irritent. Il se le jure, jamais il ne succombera. La discussion n'a pas lieu d'être.
Seulement, quand Albafica croise le regard granité de son soupirant, qu'il capte un sourire sincère, ses résolutions s'envolent comme les plumes ouatées du rapace. Assurément, il ne peut soutenir plus longtemps les prunelles acier de Minos. Il gagne toujours à ce jeu là, forcément.
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Question de temps
La bataille fait rage, pas une seule seconde ses yeux ne quittent son adversaire, son amant. Minos reconnait la hargne qui anime sa belle rose, l'animosité le sublime plus qu'à l'accoutumée. Il ne se résout pas à l'achever, pas de cette façon, entachant sa beauté virginale.
Albafica ne l'entend pas ainsi, il provoque son Griffon jusqu'au bout de sa raison, de son devoir. Il ira au bout de sa mission, dusse-t-il tuer de ses mains son aimé. Qu'importe, il le suivra après. Tout n'est qu'une question de seconde.
Une rose décochée, une insulte lâchée, le début d'un nouvel amour tranquillisé.
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After sex
Dans la moiteur des draps en satin noir, Albafica se repose sur le corps de son amant. Avec ses doigts ténus, il s'amuse à tracer des arabesques invisibles sur le torse offert. Des frissons d'inconfort réveillent Minos, sans ouvrir ses yeux il devine exactement la nature de cet appel.
Sa rose le sollicite parce qu'elle s'ennuie. Ce moment d'après l'amour, annonçant le début d'une nouvelle joute charnelle est le meilleur. Encore enveloppés et ensuqués des ébats passés, ils s'adonnent à la tendresse pure. Le Griffon rabat son bras derrière le dos de son amour, pour le réchauffer un peu avant les festivités.
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Divergence
Quelques fois Albafica est à bout de nerf, souvent son aimé le révulse par ses propos caustiques. Cela ne dure pas longtemps, seulement les désaccords perdurent ces temps-ci.
Quelques fois Minos va trop loin dans ses attaques verbales, il a peur de perdre l'être chéri. Un jour peut être il le quittera pour d'autres bras, plus cajoleurs.
Les mésententes s'intensifient, provoquant des dégâts au sein du couple. La passion ne s'effrite pas au contraire, elle croît sans cesse dans la bourrasque pour se contenir entre deux perles de nacre et des gestes maladroits. La brouille s'oublie avec seulement trois mots.
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L'autre
Minos parcourt du bout des doigts la ligne dorsale qu'il ne reconnait pas. Passe sa main dans la chevelure souple, caresse furtivement le dénivelé d'une épaule, d'un bras. Dans son lit glacé, il fait mine de retrouver des sensations perdues.
Elles ne seront pas aussi intenses qu'autrefois. Difficile de contrer la force du cerveau, lui sait, a imprimé dans son essence la senteur, la couleur de l'autre. De l'être perdu à jamais.
Le juge tente de recoller les morceaux de sa passion, mais Rune ne remplacera pas son amour éteint. De cela il en a totalement conscience, alors il feinte tant pis.
