OS - Souvenir des temps heureux

[Soundtrack plausible : watch?v=SX1PDdQYkTQ + tous les éléments cités après leur "break-up" sortent de mon imagination oc]

Mickey avait une relation très spéciale avec les souvenirs. Il n'avait jamais été capable de savoir s'il les détestait ou s'il les adorait. Mais, face à la scène qui se déroulait actuellement devant lui, il ne devait pas les haïr tant que cela. Une grande partie de la famille Gallagher et de leurs plus proches amis était réunie dans le salon. La musique couvrait toutes les discussions. Carl avait retrouvé Bonnie et il dansait avec elle, comme s'ils ne s'étaient jamais séparés et que cette simple danse pouvait les rendre heureux, et peut-être que c'était le cas après tout. V et Fiona étaient sur le canapé et leurs yeux brillaient, sûrement de bonheur. Kev, Mandy et Lip étaient entrain de se resservir de la bière, Frank quand à lui était déjà raide mort sur le sol. Mais la chose la plus belle de cette soirée était sans hésitation Ian. Ian qui dansait avec sa petite sœur Debbie en souriant au gré de la mélodie, Ian qui riait aux éclats, Ian qui allait mieux et putain que ça faisait du bien de le voir comme ça.
Le plus jeune s'arrêta quelques secondes alors que la musique changea, il se dirigea vers son petit ami (et oui c'est officiel !) et lui demanda avec un énorme sourire :

" - M'accorderais-tu cette danse ? "

" - T'es complètement chelou " avait répondu Mickey mais il s'était quand même levé pour le suivre. Après tout, tant que Ian était heureux, Mickey n'avait besoin de rien d'autre.

Il y avait eu tellement de soucis quand ils avaient, plus ou moins, rompu ce jour là devant la maison des Gallagher, ce même jour où cette espèce de folle avait tiré sur Mickey qui, en se défendant simplement, s'était retrouvé en prison pour minimum 8 ans. Le fils Milkovich avait tout fait, les pires travaux et avait fermer sa grande bouche aussi souvent qu'il le pût pour sortir vite et récupérer Ian. Ça n'avait pas été si dur que ça car à part quelques hommes avec qui le rouquin avait couché, juste pour patienter, il n'y avait eu personne. Et Mickey avait sourit comme un fou en entendant ça, parce que bordel il l'avouait enfin : il aimait Ian Gallagher. Il l'aimait comme si sa propre vie n'avait pas d'intérêt face à ça, et c'était très certainement vrai.

Ian prit les mains de Mickey dans les siennes et l'entraîna dans une énième pirouette, manquant à chaque pas de renverser une lampe, une bouteille ou un paquet de clopes. Mickey suivit les mouvements avec plus ou moins de difficultés et fatigué, retourna s'asseoir à la fin de la musique.

Ian lui, continuait de danser mais seul cette fois ci. Ses mouvements étaient fluides et son corps ondulait comme s'il n'avait jamais vécu que pour cet instant, ses mains et ses bras effleurant parfois ses côtes ou son visage. Il suivait parfaitement le rythme de la musique, ses jambes ne bougeaient pas énormément mais le rendaient irrésistibles ainsi. Les yeux fermés et la bouche légèrement entrouverte, Ian semblait en transe, comme habité par la musique. Les projecteurs faisaient passer des lumières aux tons chauds sur son corps qui lui allaient terriblement bien. La pire catastrophe du monde n'aurait pu briser cet instant tant il était magique. La fin de la musique arriva et lorsque les dernières notes sonnèrent Mickey, prit d'un élan d'amour dont il ne se reconnaissait pas, se leva, entraîna Ian dans sa chambre pour le plaquer contre le mur. Il devait le faire. Maintenant.

" - Mick ? T'es sûre que ça va ?
- J'ai quelque chose à te dire, mais promets moi de ne pas me couper.
- Heu.. Promis.. "

Ok, prendre son courage à deux mains, inspirer et expirer..

" - Je t'aime putain. Je t'aime tellement, je déplacerais des montagnes juste pour un de tes regards. Je sais que je te le dis pas souvent, voir jamais, mais ce soir je dois te le dire. Je t'ai vu danser sous cette putain de lumière et je me suis dis, que ferais-je si tu n'étais pas là ? Que ferait le grand Mickey Milkovich sans Ian Gallagher ? J'ai envie de te prendre contre ce mur, sur le sol et dans ce lit, j'ai envie de te réveiller à trois heures du mat' juste pour entendre ta voix, j'ai envie de t'embrasser pour rien et de te tenir la main comme si on était des putains d'ados perdus dans un monde trop grand pour eux, je veux te montrer toutes les étoiles et t'entendre m'apprendre le nom de chaque constellation, et putain j'ai l'impression d'être une vraie chochotte mais bordel je t'aime et j'veux pas te perdre, c'est comme ça, encré au plus profond de moi, jpeux rien y faire mais t'es ici avec moi alors ça me va. "

Trop de sentiments étaient retenu prisonniers dans le cœur de Mickey Milkovich, il avait longtemps cru qu'ils ne pourraient jamais sortir, mais c'était faux. Comme toujours, il pouvait faire confiance à Ian pour faire sortir le meilleur de lui-même. Parlons en de Ian tiens. Le plus jeune était encore sous le choc, sa main dans celle du plus vieux qu'il serrait si fort que le sang devait avoir du mal à passer, mais merde tant pis, c'est pas tous les jours qu'on peut avoir une telle déclaration surtout venant de Mickey. Son amour, il le montre plutôt par des actes que par des paroles. Alors Ian fait la seule chose dont il se rappelle le mouvement : il l'embrasse. Un baiser qui mélange hargne, amour, envie. Un baiser qui promet des tas d'étoiles, et ça lui va à Mickey, ça lui va parce qu'ils sont ensemble.

En y repensant, Mickey se dit qu'il savait à ce moment précis qu'il créait un souvenir. Le genre de moment que vous regardez déjà avec nostalgie même s'il se passe sous vos yeux.

La soirée se finit dans leur lit, deux corps suants qui s'emmêlent avec passion comme deux âmes perdues qui se retrouvent, des mots d'amours et quelques constellations pour les accompagner.

OS - Cause' you're fucking in love

Carl Gallagher aimait son frère Ian. Il l'adorait, il partageait sa chambre avec lui et ne le regrettait jamais. Enfin, jamais.. C'est un bien grand mot !

" - Putain Ian, Mickey, arrêtez ! "

Quand le copain, amant, ami ou il ne savait quoi de son frère venait, Carl n'était plus sûr du tout d'aimer son frère autant que ça.

" - Je vais les égorger. "

Où était ce putain de flingue quand on avait besoin de lui ? Bah, ça devait encore être Debbie ou Frank qui l'avaient pris.. Carl soupira, frappa une dernière fois contre le mur et sortit prendre l'air. Personne n'était là ce soir à part les deux tourtereaux, la facture d'électricité avait encore du retard donc impossible de regarder la télé avait dit Fiona. Carl s'assit sur les marches du porche avant de se rouler une clope, enfin pas que du tabac mais bon, inutile de s'attarder là-dessus..

Environ trente minutes plus tard, alors que Carl planait encore un peu, Mickey sortit de la maison pour se fumer lui aussi une clope.

" - Alors espèce de gamin, déjà dans les affaires ?
- Retourne baiser mon frère putain..
- Oh t'inquiète pas pour ça.
- Pourquoi tu lui dis pas ?
- Dire quoi ?
- Que tu l'aimes ? "

Mickey se retourna en une demi seconde et grimaça.

" - Je ne l'aime pas.
- Ah oui ? C'est pour ça qu'il baise aussi le mec de.. "

Carl n'eût pas le temps de finir sa phrase que Mickey avait déjà balancé sa clope et était rentré, hurlant le prénom du plus jeune. Quelques minutes plus tard il ressortit de nouveau, son manteau sous le bras et s'allumant une autre clope, Ian sur ses talons. Carl soupira et attendit patiemment que son frère daigne revenir, ce qu'il finit par faire au bout d'une dizaine de minutes, plus blasé qu'énervé.

" - Pourquoi tu lui as dit ça ? Je ne couche qu'avec lui.
- Et alors ? Vous n'êtes pas en couple si ? Même si c'était vrai, il devrait pas s'énerver comme ça. Tu ne lui appartiens pas, merde.
- Depuis quand tu te soucies d'avec qui je couche ou sors ?
- Depuis que t'es sous son charme et que tu vas en souffrir.
- Je ne suis pas sous son charme !
- Si tu l'es. Et le fait que tu t'énerves comme ça ne plaide en rien en ta faveur.
- Putain, Carl.. Je vais te tuer.
- Laisse tomber, j'ai déjà cherché le flingue et il a encore disparu.
- Tu as quoi ?
- Laisse tomber je te dis ! Vas plutôt dormi, tu récupéreras ton copain demain.." dit Carl en se levant et en rentrant. Il eût à peine le temps d'entendre Ian crier derrière lui :

" - Ce n'est pas mon copain ! "

Une heure était passée depuis la discussion avec son frère. Carl s'était vaguement occupé mais n'avait désormais qu'une envie : celle de dormir. Il ouvrit discrètement la porte et découvrit Ian le regard perdu sur une photo de Mickey légèrement déchirée sur un bord. Photo prise de loin avec comme seul sujet le brun, le regard attiré par quelque chose sur la droite. Le cliché ne permettait pas de savoir ce que le plus vieux regardait, mais Carl était certain que c'était quelque chose de beau. Il s'avança un peu plus dans la pièce, posa une main sur le bras de son frère qui sursauta.

" - T'inquiète. C'est toi qu'il veut. "

Et monta sur son lit sans un mot de plus. Ian éteignit la lumière avant de sourire dans son lit.

Le lendemain, la maison était calme. Personne n'était encore revenu et Ian dormait encore. Carl avala un morceau de pain et se décida d'aller parler à Mickey qu'il savait levé et seul chez lui. Carl n'avait pas peur de grand chose mais n'avait pas non plus forcément envie de croiser le père Milkovich (quel taré celui-la) un dimanche matin.

Après un peu de marche il arriva finalement chez Mickey. Il entra dans bruit et fut surpris de découvrir ce dernier allongé sur le canapé, une vieille photo à moitié déchirée entre les mains. Carl s'approcha et prit la photo délicatement. On y voyait Ian, debout, faire un énorme sourire à l'objectif. Le paysage lui rappelait quelque chose mais Carl n'arriva pas à le replacer. Il décida de partir mais griffonna un mot pour son plus ou moins beau frère :

" T'es le seul mec avec qui couche Ian et pourtant je peux te dire que t'es pas le seul à le vouloir. Fais pas le con, reviens. Carl."

La journée était passée calmement. Mickey était finalement revenu, ils s'étaient expliqué et les deux garçons traînaient maintenant sur le lit du rouquin. Carl décida que la situation avait assez durée comme ça et voulu intervenir. Il ne prit pas la peine de toquer (il était encore chez lui après tout) et se posta devant eux.

" - Qu'est ce qu'il t'arrive Carl ? "

Une grande inspiration. Okay, ça va aller..

" - Vous me saoulez. Tous les deux. Incapables de voir vos sentiments, quoique je pense que vous devez y arriver mais trop fiers pour l'admettre. Vous squattez ma chambre pour baiser et hors de question que je vous laisse le faire si vous n'officialisez pas. Reste assis Mickey ! Et écoute moi, merde. Vous savez ce que c'est votre problème ? Vous êtes cons. Vous crevez d'amour l'un pour l'autre au point de chacun avoir une photo de l'autre toujours sous la main ! Ouai Ian, Mickey fais ça aussi, comment je le sais ? Je le sais c'est tout, t'inquiète. Putain, mais réveillez vous ! J'vous aime bien, peut être même trop pour être là à vous faire la morale, mais j'en ai marre de vous voir vous tourner autour. Vous êtes putain d'amoureux, avouez le qu'on en finisse ! "

Carl le savait : il aurait du se la fermer. Parce que si maintenant Mickey et Ian étaient un vrai couple (à peu près, parce que bon..) et s'aimaient et surtout le savaient, Carl avait oublié qu'ils allaient très certainement fêter ça. En baisant pendant des heures. Dans SA chambre. Et merde.

Quelques jours plus tard, un détail refit surface dans l'esprit du plus jeune des Gallagher. Il profita du fait que Mickey et son frère dorment pour aller fouiller dans leurs affaires et trouver les deux photos. Enfin, les deux morceaux de photos plus exactement. En les mettant à côté, tout semblait plus clair. Et c'est Mandy qui lui apporta la clef de l'énigme :

" - Oh, je ne savais pas que tu avais cette photo ! Je me rappelle du jour où je l'ai prise. Mickey sortait tout juste de prison et Ian était venu avec moi. C'est d'ailleurs pour ça qu'il me regarde avec un grand sourire : il a retrouvé la personne qui compte vraiment pour lui. Et Mickey le regarde avec.. Je ne sais pas trop à vrai dire. Avec envie évidemment, avec passion peut-être bien.. Et puis, avec amour c'est évident ! "

Et Carl se dit que Mandy avait raison. Mickey et Ian étaient totalement fous l'un de l'autre. C'est évident après tout..