Disclaimer : Tout appartient à Sir Arthur Conan Doyle et pour le film : Guy Ritchie. Quant à la musique : Damien Saez.

Titre : Lula

Rated : M

Note de l'auteur : Et voici le chapitre 7 où la troisième partie de "je suis perdu". Cette fois-ci, on découvre un peu plus le désespoir de John, vous aurez la suite en fin de journée car les deux chapitres se complète alors pour tout comprendre vaut mieux les lire en une fois.

Note 2 : Merci à John Doe, Lua J et Gwenhifar pour vos reviews ! Elles me font super plaisir !

I hope you'll enjoy it!


« Réveillé tard encore

Oui les draps sont vides

Sans un mot sur tes pointes... »

Je l'ai vu avec son tout nouvel amant. Et cela m'a écœuré.

Je suis rentré chez moi, je ne pouvais penser à autre chose qu'à lui, qu'à eux. « Steve », un américain ? Pathétique.

Il a laissé cet avorton le toucher, lui a t-il fait l'amour ? C'est certain vu la proximité entre eux, cela ne fait aucun doute. Le grand Sherlock Holmes, celui qui ne voulait jamais s'encombrer d'amis ou d'amants... Non, il n'avait que moi.

Il n'y avait que moi et ça lui suffisait ! N'était-il pas asocial et sociopathe ? Sa personnalité de nature sarcastique n'était-elle pas sensée repousser les gens ? Et il lui a répondu « à bientôt »... A bientôt ? Pourquoi lui dirait-il cela ? Pense t-il à revenir ? Ou alors ce n'était pas sa première fois ? Et puis qu'es ce qu'il lui trouve à ce ricain ?

Oh et puis d'abord, s'il est américain pourquoi n'est-il pas en Amérique ? C'est vrai ça ! Pourquoi il reste pas dans son pays celui-là ? Et de tous les anglais il a fallu qu'il plante sa griffe sur Sherlock. Évidemment. Mais lui aussi est sorti du bordel...Cela voudrait dire que ce Steve, ou plutôt que Holmes est son client … ?

Je ne peux exprimer le sentiment que je ressens.

Si je ne deviens pas malade, je vais devenir fou. J'ai besoin de me calmer rapidement. Il faut que je sois sûr, ce n'est peut-être qu'un malentendu après tout.

Qui sait ?

« ...J'ai attrapé mon flingue

Je deviens dingue

Putain si je te trouve ... »

Quelque part, je sais que c'est ma faute.

Si je ne l'avais pas quitté, je serrais encore dans ses bras à forniquer à Baker Street. Mais il faut que je tourne la page des regrets.

Sinon mon cas ne fera qu'empirer. Je dois aller vers la guérison et pour ça je n'ai besoin que d'une chose : lui .

Il faut que je le revoie, que je lui parle, et si il m'accueille avec amour je me promet de ne plus quitter ses bras ! J'en fais le serment.

Il est tout ce que j'ai besoin et cela suffit à mon bonheur. Je me fous de tout le reste et c'est très bien comme ça. Je finis alors mes consultations de la matinée et annonce à Mary que je ne serais pas là pour la journée. Comme à mon habitude, j'étais déjà dans le fiacre quand elle me demandais où j'allais, elle était bien trop occupée à nourrir ses enfants.. .nos enfants. Lucy, Luke et John Jr étaient des enfants formidables. Ils représentaient tout ce à quoi j'avais aspiré avant de rencontrer Sherlock. Et j'étais navré de ne pouvoir pas être le bon père que j'aurais voulu mais je n'étais pas fait pour cela.

Le moule dans lequel on m'avait mis ne me sciait guère .

« ...Est-ce que quelqu'un ici a croisé mon amour ?

Il a les yeux noirs

Et le corps d'une bombe

Il aime bien traîner ici

Son corps comme un festin,

Comme un amuse-bouche

Entre les reins... »

Le fiacre me déposa à la même destination que la veille et je repris le même chemin. Je revis les mêmes filles habillées de la même façon et le même clochard qui n'avait pas changé de place, toujours assis sur son bout de trottoir. Je lui fis un léger signe du menton tandis que je ne ralentissais pas ma cadence. Hors de question de se défiler cette fois !

Je me tenais devant le bordel, je pouvais sentir les odeurs enivrantes de parfums parisiens couvrant la senteur âcre de l'opium. J'appuie ma main sur la porte mais elle ne bouge pas, l'endroit serait-il fermé ?

Je suis vraiment un homme chanceux.

Je tape du poing quelques coups mais je n'obtins aucune réponse.

Formidable.

Soudain je me sens infiniment...abruti ? Sot ? Oui, je pense que vu mon cas, il n'y a pas assez de synonymes pour me définir.

Je me sens fatigué, je n'ai pas réussir à dormir non plus cette nuit. Pourquoi es-ce que les relations sexuels de mon ancien colocataire m'empoisonne autant l'esprit ?

« C'est l'amour ! »

Comme si ma conscience avait prit forme humaine pour me répondre, un gaillard brun avec une barde de trois semaines me regarde avec un air amusé.

« Je vous demande pardon ?

-Vous en faîtes une sale tête, mon gars, il n'y a que l'amour qui peut nous mettre dans cet état, croyez-moi ! »

Je le fixai, il avait tout du marin à la retraite avec son long manteau noir et son pull marine bleu et blanc, accompagné d'une pipe en bois au bout des lèvres et du bonnet bleu marine. Sa remarque pleine de sens réussi à me faire rire.

« Je vous crois volontiers.

-Allons, allons, votre amour reviendra et s'il ne le fait pas, eh bien, soit vous êtes courageux et vous passez à autre chose, soit vous faîtes comme moi.

-Et qu'es ce que vous faîtes vous, pour oublier ?

-A votre avis ? Je bois du vin et de la bière ! »

Il part alors dans un rire gras, finir comme un ivrogne ne me paraît pas si désagréable quand j'y pense. Il passe sa main sur mon épaule et me guide vers le bar que je pensais aussi fermé.

Mais certains vous répondront que pour noyer un chagrin d'amour, il n'y a pas d'heure.

« ...J'ai perdu tout c'que j'ai

Perdu mon amour

Au fond de ma bouteille, lancez les SOS

J'ai plus qu'à me rentrer voir le petit jour

Me souvenir du temps entre ses fesses... »

Je rentre donc dans ce bar, il n'y a presque personne. Juste le barman et deux poivrots qui semblent avoir toujours été là. Je m'assis au bar et entame une longue discussion avec le marin. Je lui raconte ma vie et il me raconte la sienne, au bout de la troisième bouteille de vin, je gaffe. Pas que je sois soûl ou autre, non en fait il m'écoute alors je parle. Il sait écouter et je sens qu'il faut que cela sorte alors je me lance. Sauf que, le monde ne se pliât pas à ma bonne volonté et alors que j'allais sauter dans le vide, une horde d'hommes débarquent dans le bar. Certains sont déjà alcoolisés et d'autre semblent sortir d'une conférence très importante.

Ils sont là pour les paris. Ils veulent voir du sang et de la castagne. Pendant une seconde, j'ai envisagé aller me battre mais j'avais peur de perdre le contrôle et de tuer...ou de me faire tuer. Donc je suis resté sur mon tabouret en bois. A l'étage inférieur, les cris des parieurs et les bruits de coups se font crescendo. Les verres se multiplient, je sens difficilement l'alcool me monter à la tête mais je sais que quand le moment viendra de me lever, et il viendra, je vais le sentir passer. Mais alors très très mal. Pourtant je n'ai ni l'envie ni la force de m'arrêter, je pense encore à lui.

Quelques mois plus tôt, il serait venu me chercher pour me ramener à Baker Street. Mais là, le pourcentage de chances que je réveille à côté de mon clochard demain matin était plutôt très élevé ! Quand bien même cela ne me tente pas, je décide de finir la bouteille.

« ...J'ai fait tous les troquets

Tous les rads de province

Tous les trous à rat

Les endroits branchés

J'ai crié ton prénom

Dans les tourbillons de la vie

Ouais je suis sûr qu'il va se faire tirer ... »

Ça y est, je suis soûl.

Oui, je le sais parce que dans ma tête je ne cesse d'imaginer Sherlock, nu de préférence faisant l'amour avec d'autres que moi. Et ça, cela me met dans une colère noire. Quand je pense que je l'ai quitté et que lui, pour se consoler il va se faire baiser par un ricain dans un bordel.

Dans un bordel ! Par un ricain ! Quoique...Il était tellement frêle le Steve que je suis sûr qu'il est passif. Ah, il doit s'en donner à cœur joie ce cher Holmes ! Maintenant que j'y pense, je suis venu pour le chercher. Il était pas au bordel mais il est peut-être ici...Ce serait le comble ! Si il était en train de se battre à l'étage du dessous ! Bon aller, je me lève.

Oh, seigneur.

La pièce tourne quelque peu, je vais devoir y aller doucement. Le barman voit ma condition et me demande si je viens bien, je lui réponds que oui et en profite pour lui demander si le grand détective Sherlock Holmes est un client du bar.

« Sherlock Holmes ? Bien-sûr ! C'est un habitué maintenant ! Certains viennent exprès ici pour le voir combattre. »

Merveilleux.

Donc, si j'ai de la chance, je vais pouvoir le voir aujourd'hui et si j'ai véritablement de la chance je serais à peu près sobre quand le moment sera venu.

« si vous le ratez, allez au Septième Ciel, c'est là qu'il va généralement après ses combats. »

« ...Est-ce que quelqu'un ici a croisé mon amour ?

Il a les yeux tristes et le corps du Christ

Il aime bien traîner par ici

Le corps comme un festin

Pour offrir aux chiens

Le vide entre ses reins ... »

Le Septième Ciel ? Ça c'est du nom original.

Alors au final, c'est bien un client...et régulier en plus. Ça me dégoûte ! Comment peut-il passer ces nuits dans les bras d'inconnu ? Est-il aussi répugnant que tous ces putains qui offrent leurs corps à n'importe qui ? Il n'a donc plus aucune dignité, c'est insupportable ! Lui qui avait tant de renommé, qui était un modèle de vertu, il s'est laissé berner par un grand blond aux yeux bleus. Quel imbécile. Il me déçoit presque autant que je me déçois moi-même. Je reprends mes esprits et regarde autour de moi, quelques hommes sont en train de dîner.

Il est si tard ? J'ai passé ma journée à boire et rester inconscient. Bravo John.

Je me lève, la pièce tourne un peu moins, c'est rassurant. Je me dirige vers le bar pour demander au patron si l'homme que je recherche est passé par ici. Avec ma chance éternelle, je me fais bousculer avant d'atteindre mon but. Un homme grand, plutôt bel homme, bruns dans la cinquantaine, visiblement très riche vu ses vêtements et visiblement en état d'ivresse avancée titube et me regarde de ses yeux rouges. Il pointe un doigt vers moi et tente de me dire quelque chose d'incompréhensible avant d'éclater de rire. Je me retourne et l'ignore tandis qu'un de ses assistants lui vient en aide.

« Monsieur Stark ! Faites attention, enfin ! »

Stark. Encore un américain, décidément ils sont partout. Le vieux se débat de l'aide de son assistant et l'autre semble désarmé.

« Oh, seigneur. Steve ! Viens m'aider s'il te plaît ! »

Steve,sûrement l'autre assistant, coure au secours de son patron.

Steve...Steve...Steve ? Le Steve ?

Je me retourne violemment, trop pour mon cerveau apparemment. Mais c'est bien lui. Le blondinet qui couche avec mon détective, c'est lui ! Il est là avec son costume trois pièces et ses cheveux coiffés mais il ne fait aucun doute c'est bel et bien la même personne.

« ...J'ai perdu mon amour

Dans un verre de vin rouge

C'est moi qu'il a noyé

Il m'a laissé sur le quai des tristes

Il est partie loin

Il m'a laissé naufrager... »

Je le regarde fixement, à tel point qu'il finit pas me regarder et pour je ne sais quelle raison, il rougit et regarde ailleurs. A quoi il joue cet avorton ? Si il veut m'énerver, il a réussit.

Il me vole mon amour et il joue les ingénues, tu vas voir Young men, qui c'est qui joue le mieux entre toi et moi.

Je m'approche de lui d'un pas sûr et sobre bien que je doute de ma crédibilité.

« Vous voulez de l'aide peut-être ? Je suis médecin. »

Il me regarde timidement. Cela surprend tellement que je puisse être capable de soigner des gens ? Je suppose que oui.

« C'est inutile, merci. Monsieur Stark est toujours comme ça, vous savez. Zacharie est allé l'installer dans une chambre à l'étage.

-Il doit être fier de ses assistants, je vois que vous prenez soin de lui.

-Merci, mais il est vrai que nous faisons notre possible pour son confort, c'est notre devoir. »

Poli, prévenant et avec ça ?

J'avoue qu'il a un visage tout à fait à croquer. La question est : est-il vraiment assistant ou es-ce que ce Mr Stark est-il son client ? Je vais devoir vérifier, tant pis. Fini de jouer les bons docteurs. Je suis un vieil aigri oui ou non ?

« Et, hum, est-il au courant que son jeune assistant...aime traîner dans un bordel ? »

Et là, je ne sais si je dois rire ou m'excuser. Mais il perd toutes ses couleurs sur son beau visage d'ange. Il devient aussi pâle qu'un linge et j'ai ma réponse. C'est donc un agent double, assistant responsable et consciencieux le jour et débauché la nuit.

« ...Ça finira mal

Quand tu pars la nuit

Dans les lits de je sais pas qui... »

« Je vous en prie, n'en parler à personne ! »

Voyant son visage devenir de plus en plus pâle de seconde en secondes, j'ai donc pris la liberté de l'emmener en dehors du bar. Prévenant l'assistant chef que je m'occupais de lui car j'étais médecin et cetera...

Voilà pourquoi nous sommes dans une ruelle sombre, seuls. Je pourrai avoir la joie de le tuer que ça ne gênerait personne. Et pourtant, il est là avec ses yeux de cocker à me supplier de garder son secret. Quoi, il me prend mon amant et il faudrait que je taise en plus de ça ? Hors de question.

« S'il vous plaît ! Si on me retrouve je suis un homme mort. »

Quoi ? C'est un criminel en plus ?

« Pourquoi paniques-tu ainsi ? C'est énervant .

-J'ai mes raisons. Alors vous promettez ? »

Il m'énerve, c'est viscéral.

« Hors de question. » répondis-je avec ma voix la plus froide et la plus calme.

Il me regarde froidement, une tension se créée entre nous. Je ne lui dois rien, il me prend ce qui m'appartient, je devrais le tuer. C'est un menteur après tout...

« Qui êtes-vous ? » me demande t-il.

Cette simple question frappe quelque chose en moi. Je suis John Watson, ancien militaire, médecin. Mais au fond, qui suis-je vraiment ? Ma vie n'est guère glorieuse, pourtant j'ai une femme et des enfants mais je n'y porte aucun intérêt. Je passe mon temps à être obsédé par un homme qui m'a déjà oublié depuis longtemps...Oublié à cause de lui ! Oui, il l'a changé ! Sherlock n'est pas comme ça ! Sherlock, il devrait être en train de tirer des coups de feu dans notre salon à Baker Street, parce qu'il s'ennuierait de moi. Parce qu'il serait triste que je ne sois plus là pour le soigner et l'écouter. Il devrait être en train de jouer du violon et de boire n'importe quoi. Sherlock pourrait aussi se droguer pour oublier la douleur de mon absence. Il devrait...Il le doit... Pourquoi ne me pleure t-il pas ? Je ne lui manques donc pas ?

« C'est à cause de toi. C'est toi qui me l'a pris. Si tu n'étais pas là, il ne serait qu'à moi ! »

« ...Ma putain s'est barrée

Dans les quartiers, dans les bars

Dans les pussy en vrille

Dans les chaleurs des filles... »

« Vous êtes le Dr John Watson, pas vrai ?

-...C'est bien moi.

-Je suis idiot de ne pas vous avoir reconnu, Sherlock me parle tellement de vous.

-Vraiment ? »

Son sourire disparaît face à ma réponse des plus froides. Je m'excuse d'un hochement de la tête.

« Navré...Je suppose que vous devez connaître toute l'histoire, alors vous devriez comprendre.

-Je comprends très bien. »

Non tu ne peux pas ! Pourquoi je continue à lui parler ? Il est bien heureux d'avoir Sherlock rien que pour lui.

« J'ai moi aussi, quelqu'un que j'aime et dont les sentiments sont confus. Notre amour est considéré comme un crime grave par la société alors nous sommes obligé de nous cacher... »

C'est qu'il me raconterait les détails ! Il est donc aussi amoureux de Holmes...Sherlock l'aime t-il aussi ? A t-il pu vraiment m'oublier ? Je ne peux y croire.

« Cet homme vous aime t-il en retour ? »

Il ne me répond pas, cela n'est pas nécessaire. Son visage s'adoucit et son sourire est l'un des plus doux que je n'ai jamais vu. Il n'y a aucune tristesse dans ses yeux, juste de la tendresse et de l'amour. J'ai encore des nausées, mon cœur bat de plus en plus fort et je suis soudain tout en âge.

J'ai envie de rentrer chez moi, de m'endormir et d'oublier.

« ...Dans les rues moi je cours après l'ombre du soleil

Dans le feu qui sommeille, qui sauvera mon âme

Quand brûlent les soleils de mes nuits avec lui... »

Le fiacre dans lequel je monte pour renter chez moi me dépose à Baker Street, j'ai besoin d'y retourner une dernière fois, une toute dernière fois. Je franchis le palier et c'est une madame Hudson toute surprise qui m'accueille.

« Docteur Watson ! Mais quel plaisir !

-C'est un plaisir aussi Mme Hudson, comment vous portez-vous ?

-Hé bien, on fait aller, et comment vont Mary et les enfants ?

-Très bien...ils se portent comme un charme.

-Avec un tel médecin dans la famille, après tout ! Voulez-vous du thé ?

-Non, merci. Je passais juste aux nouvelles...Holmes est en haut ?

-J'ai bien peur que non, depuis des jours il rentre et sort à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Jamais il ne me dit où il se rends.

-Je vois, merci à vous. Je vais devoir vous quittez maintenant.

-A bientôt, Dr Watson.

-Prenez soin de vous. »

La pluie tombe, encore. Elle ne me gène pas, au contraire, elle cache les larmes qui coulent sur mes joues. Dans ma vie, j'ai fais beaucoup d'erreurs et j'ai failli perdre ce qui m'aie le plus cher au monde à maintes reprises.

Aujourd'hui, je n'ai plus rien.

Es-ce qu'un homme a déjà survécu à un chagrin d'amour ?

Pouvons-nous nous relever lorsque notre cœur a été brisé ?

Si oui, comment ?