Quand Zialema cherche à justifier que les peluches sont des objets attendrissants auxquels on ne peut résister, c'est à Kali qu'incombe la tâche de prouver cette vérité. Pour l'ensemble de la communauté, nous réagissons exactement comme elle face à ces peluches ^^
Dûrga était reconnaissante du sari. Pas que ce soit quelque chose qu'elle ait l'habitude de porter c'est surtout que le long tissus l'aider à se cacher en plus de la dissocier de celle que les gens du coin connaissaient comme une prostituée. Le bout du vêtement sur sa tête l'aidait énormément, sans compter la présence du capitaine pirate à ses côtés.
Quand des gens pensaient reconnaître la jeune femme, Ace les regardait d'un air interrogateur et disait que ça faisait six mois que Dûrga était dans son équipage, alors qu'ils ne s'étaient rencontrés que la veille.
Il n'empêche que son comportement tout au long de la balade pour lui acheter des affaires était rassurant, il se montra protecteur à son égard, lui rappelant douloureusement son grand-frère.
Alors qu'Ace et elle s'était arrêtés devant un étal marchand pour des armes (elle lui avait dit qu'elle avait apprit à se battre il y a longtemps mais avait certainement oublié entre temps), le regard de la femme fut attirer par une boutique un peu plus loin. Un magasin de peluche.
Elle n'avait eu qu'une fois ce genre de chose, mais elle l'avait perdu dans la panique de sa fuite.
Elle avait toujours été fascinée par la douceur de ces petites choses et le réconfort qu'ils offraient quand on les prenait dans les bras contre soit. Elle sourit presque en voyant une petite fille sortir de la boutique avec sa mère, un chat noir dans les mains.
Elle resserra ses mains sur ses coudes pour cacher les tremblements qui la parcouraient depuis que Chris essayait de l'aider à se débarrasser de son addiction.
- Dûrga ?
La jeune femme baissa la tête vers Ace qui était accroupit pour observer des armes. Il avait levé la tête vers elle.
- J-j-je v-vais bien.
- Et je suis le fils caché de Sengoku. Réponds à ma question et on rentre.
- Qu-qu-question ?
- L'arme que tu maniais ou celle qui te plaît ici.
Elle pointa du doigt une lance derrière le marchand avant de ramener rapidement sa main contre son bras pour essayer de garder le contrôle de ses tremblements. Elle vérifia un instant que le livre qu'Ace avait récupéré pour elle auprès de son maquereau était toujours sous ses vêtements. Le dernier souvenir de son frère. Ce qui l'empêcherait d'être un danger pour son ami et protecteur. Ace acheta la lance et la prit en main.
- Je peux ? demanda-t-il.
Il tendit une main vers les épaules de son amie qui hocha la tête et lui laissa lui enlacer les épaules pour lui faire profiter de sa chaleur naturelle.
Un peu plus tard, alors qu'elle était recroquevillée dans son hamac, tremblante de manque et de froid sous sa couverture, Ace vint la voir avec quelque chose dans le dos.
- Cadeau pour toi. Ces trucs sont franchement utiles quand on a besoin d'un boost au moral. Si tu trouves ça idiot, tu peux t'en débarrasser, je vais pas me vexer pour autant.
Accroupie pour être au niveau de la femme allongée, il sortit de son dos une peluche. La même qu'avait acheté la petite fille. Jusqu'au chapeau de sorcière et à la queue enroulée et son air innocent.
- Blair. Elle est issue d'un manga. Tu la veux ? proposa Ace en lui montrant le cadeau.
Dûrga tendit une main tremblante et Ace lui donna la peluche, la regardant avec un pauvre sourire caresser le poil noir et doux de l'objet, avant de fermer les yeux pour cacher son début de larmes et de s'enrouler autour de son cadeau inattendu.
- M-m-merci… souffla la malade.
- Avec plaisir, remets-toi vite.
Dûrga ferma les yeux, profitant du réconfort que lui offrait le chat en peluche au regard malicieux et innocent. La mousse dans le corps de l'objet conservait encore la chaleur du mera mera.
Ace eu un sourire en voyant sa nakama tirer du réconfort du cadeau. Il lui caresse doucement les cheveux et se leva. Il éteignit la bougie et ferma délicatement le porte derrière lui.
Agnayi tourna dans ses mains le vieux cadeau d'Ace qu'elle conservait encore. Malgré le temps et le fait qu'ils soient sur un navire, la peluche était toujours aussi douce qu'au premier jour, même si ses poils avaient perdu de leur lustre avec les lavages.
Affalée dans son hamac, elle avait les bras tendus vers le plafond, Blair entre ses mains. Avec un rire de gamine et un petit 'kyyya', la façade de froideur et d'indifférence tomba et la demoiselle ramena la peluche dans ses bras, lui faisant un énorme câlin, avant de la tendre de nouveau à bout de bras, la faisant danser sur un rythme imaginaire, avant de lui donner un nouveau câlin.
Le toc-toc à sa porte la fit se figer. Elle cacha sa peluche sous ses couvertures, reprit sa façade de Kuudere cynique et alla ouvrir pour tomber sur Ace.
- Je peux ?
- T'es bien le seul, assura la jeune femme en se poussant pour le laisser entrer dans la cabine.
Elle referma la porte derrière lui et alla s'asseoir sur son hamac, laissant la seule chaise de la pièce à son capitaine.
- J'ai apporté un camarade de jeu à Blair, sourit Ace en ouvrant son sac. C'est un cadeau d'anniversaire de mon parrain, donc, je te le prête, mais n'oublie pas qu'il s'appelle revient !
Curieuse, elle tendit le cou sans bouger de sa place pour voir le contenu du sac et ses yeux s'arrondirent quand son capitaine sorti un tigre en peluche, neuf de toute évidence, d'un bel orange. Ace brandit la peluche, positionnant sa main de façon à pouvoir faire bouger la tête.
- Salut ! Je suis un tigre tout doux et tout chou ! minauda Ace en bougeant la tête de la peluche.
Son amie eu un grand rire et accepta la peluche que le jeune homme lui tendit et la caressa, avant de lui faire un câlin, toujours souriante. Elle tira de sa cachette son chat et commença à jouer avec les deux peluches, les présentant l'une à l'autre, comme n'importe quelle gamine.
Ace retourna sa chaise pour pouvoir croiser ses bras sur le dossier tout en faisant face à son amie et la regarda dorloter et faire des câlins aux deux peluches avec un sourire affectueux.
Ce genre de chose était tellement courant venant de ceux qui avaient grandit trop vite. Ce désir de profiter encore un peu de ce qu'ils n'avaient que peu connus.
Les Spades avaient eu un peu de mal à s'intégrer, mais les anciens des Shirohige avaient fait des miracles, surtout leurs nouveaux camarades de flotte. Mais le fait est qu'ils restaient des inconnues et que beaucoup de chose étaient étrange d'un côté comme de l'autre.
Edwin ne comprenait pas donc pourquoi un chien pouvait choquer ainsi pour que celle qui était à présent la seule femme de leur flotte s'arrête ainsi devant Stefan.
- Kali-san, c'est ça ? Quelque chose ne va pas ?
Kali ne répondit pas, continuant de regarder l'énorme chien qui regardait s'il y avait quelque chose d'intéressant à la flotte pour que Namur aille se baigner.
Mais rien de tout ça n'intéresser la femme qui fixait le chien avec intensité.
- C'est Stefan, la mascotte de l'équipage. Il est pas méchant, sauf quand un des commandant ou Oyaji lui dit d'attaquer. Il a même sauvé plusieurs vies, continua Edwin.
Toujours aucune réponse.
- Portgas-kun, ton amie a un problème, je crois, appela un autre gars de la flotte en voyant l'air inquiet de son supérieur.
Ace s'approcha, jeta un œil au chien et son amie, avant de siffler Patrick. Le gars se rapprocha et eu un rire en voyant la statue qu'était la jeune femme devant le chien.
- Qu'est-ce qui est plus fort, Kali… ta réputation de Kuudere Cynique, ou l'apparence adorable du chien… taquina Patrick en se penchant à l'oreille de son amie.
Cela lui valut un coup de coude dans le ventre, mais le mal était déjà fait.
Kali avait craqué.
D'un bond, elle avait sauté sur le dos de l'animal pour se noyer dans ses poils et lui faire un gros câlin.
- Ah… fit Edwin en voyant la scène.
- Kali a ses moments… sourit affectueusement Ace. Malgré le fait qu'elle soit assez redoutable pour faire décamper rapidos le moindre mec un peu trop idiot, elle craque pour tout ce qui est mignon et ressemble de près ou de loin à une peluche.
Suffisait de la voir dans les poils du chien géant, gagatisant comme une gamine en essayant de pas mourir étouffer dans la fourrure de l'animal qui la regardait faire avec curiosité, sans se débattre ou la forcer à virer de là. Il aboya doucement et lui renifla la tête, avant de retourner à son observation de la plongée de Namur dans les eaux du Shin Sekai.
- T'as réputation est foutu, Kal', averti Patrick.
- M'en fou, il est trop doux… et tellement choupi… kyyyaaa…
Kali frotta un peu plus son visage contre la fourrure du chien.
Stefan ? Choupi ? Okay…
Law regardait la jeune femme sans comprendre.
Il regarda Marco, l'air de se demander si c'était une mauvaise blague, mais outre son petit sourire attendri, le Phénix n'avait pas l'air surpris de voir sa nakama ainsi faire un câlin à Bepo.
Il aurait attendu ça de la part d'une gamine, à l'extrême limite, de Tamashii, mais certainement pas d'une Shirohige !
Bon sang, ils avaient une réputation à tenir !
Et cette nana, dès qu'elle avait vu son navigateur, avait foncé sur lui pour le prendre dans ses bras en gagatisant comme une gamine, trouvant qu'il était un ourson juste adorable etc etc.
Bepo avait la fourrure bien rosée sur ses joues et tapotée maladroitement le dos de la brune accrochée à lui qui lui faisait encore et toujours un câlin, depuis maintenant une heure et demi.
- Faut pas chercher… c'est Haiiro, on a renoncé, yoi, lui dit Marco.
Ce n'était pas fait pour rassurer Law. Et c'était cette femme qui devait leur ouvrir les Portes de la Justice ? Mais où allait le monde !
La femme avait juste les yeux fermés de bonheur et le sourire le plus stupide qu'il soit possible d'avoir aux lèvres, racontant des inepties sans queue ni tête au sujet du fait qu'en plus d'être chaud et doux, Bepo était moelleux.
Mais c'était quoi ce délire ?!
Et surtout, comment pouvait-elle se permettre de squatter ainsi son nakama ! Bepo était son navigateur ! Il n'y avait que lui, Trafalgar D. Water Law qui pouvait se permettre de profiter du rembourrage et de la douceur du Mink.
Avec un petit rire, Marco se décolla du mur auquel il était adossé et alla prendre Kali par les épaules, la séparant délicatement de Bepo.
- Allez, c'est fini… laisse-le, on a du travail. Et oui, on te trouvera quelque chose d'autre de mignon, ne t'en fait pas, yoi, lui dit le Phénix en l'éloignant du Heart plus que perturbé.
Bepo se retrouva d'ailleurs sous les foudres de Sashi et Penguin, plus que jaloux qu'une jolie femme fasse un câlin au Mink plutôt qu'à eux.
Ce qui leur valut un regard dédaigneux et froid de la part de la jolie femme en question et bien noir venant du capitaine.
Et pauvre Bepo n'était pas au bout de ses peines, parce qu'une fois à Amazone Lily avec la confirmation que les trois frères allaient s'en remettre, Bepo se retrouva de nouveau reléguer au rang de peluche vivante.
- Haiiro est malade ? avait demandé Doma en voyant ça à Ace.
- Non. Juste une incroyable obsession envers ce qui ressemble de près ou de loin à une peluche, avait répondu Ace avec un sourire blasé.
- JE SUIS PAS UNE PELUCHE ! avait rouspété le pauvre Bepo.
- Mais t'es trop adorable quand même… minauda Kali sans le laisser partir.
- Désolé, s'excusa le Mink en redevenant calme.
Et il lui tapota le dos.
Law se facepalma sous le rire des Shirohige.
Chopper se tenait éloigner de l'homme à l'aura effrayante et pourtant familière. Il aimait pas du tout ça. Pire que Zoro quand il relâchait Ashura !
Pour le coup il poussa un cri de peur et de surprise quand deux bras l'attrapèrent par derrière et il se retrouva à fixer deux yeux mauves brillant comme des améthystes.
- Oooh… il est trop chouuuu… gémit la femme qui l'avait installé sur ses genoux.
- Je suis pas chou ! Je suis un pirate ! protesta Chopper en essayant d'échapper à la prise de la femme.
- Il est juste tellement adorable ! Nii-san, on peut le recruter ?! S'il te plaît… il est juste trop craquant !
- Au secours ! A l'aide ! Sauvez-moi !
Chopper se retrouva à rougir furieusement quand Kali lui fit un gros câlin, réduit en un tas de guimauve devant le petit médecin et son charme incontestable.
- Elle est malade ? demanda Luffy à Chris, clairement inquiet.
- Non, elle des moments comme ça. Généralement, c'est Stefan qui en prend pour son grade avec ses obsessions, lui dit le médecin.
- Pourtant, c'est pas une peluche et il y ressemble pas du tout, yoi, soupira Marco. On ne peut pas dire ça en regardant Chopper, par contre…
- MAIS JE SUIS UN PIRATE ! PAS UNE PELUCHE ! protesta Chopper.
Nami alla s'asseoir à côté de la Shirohige en souriant et tira sur les joues du petit zoan en riant.
- On passe notre temps à te dire que tu es adorable, Chopper… sourit Nami.
- Luffy… au checour… gémit Choper qui se faisait bichonner par les deux femmes.
Les deux capitaines pirates reculèrent d'un pas en levant les mains.
- Faut être fou pour s'opposer à des sorcières, yoi, pointa très justement Marco.
- J'ai déjà une dette sortie de nulle part ! Si je m'oppose à Nami, elle va m'enfoncer encore plus !
- C'est peut-être une caractéristique des sorcières cet amour des peluches… même si je comprends pas qu'elle déteste le Yugo Tofu, la Kuudere, marmonna Ben qui se tenait en retrait par rapport à la scène.
- Parce que c'est ta propre peluche et qu'il est hors de question qu'un truc qui te plaise soit mignon ! gronda Kali.
Elle perdit son air menaça pour revenir dorloter Chopper qui commençait à devenir malade sous tant d'attention. Nami avait un immense sourire et contente de trouver une autre femme, outre Robin, qui soit d'accord sur le côté adorable du petit médecin. C'est tout juste si les deux femmes ne parlèrent pas de mettre des bigoudis au petit renne.
Ils n'étaient pas sortis de la merde.
Quel genre de petite fille n'aimait pas les peluches ?
Bon, elle-même n'était plus une gamine, mais elle aimait toujours autant les peluches.
Rien à faire de sa réputation, elle voulait trouver la peluche la plus mimi qui soit pour sa nièce. La gamine la méritait et surtout en avait besoin. Elle en avait besoin pour se dire que le monde était beau malgré le sang qui maculait souvent les mains de son père et les bruits de canons.
Arpentant les rayons de la petite boutique, Kali passa de nombreuses peluches, toutes plus adorables les unes que les autres. Nombreuses furent celles qui eurent droit à un câlin.
Des grosses, des petites, des poils longs, des poils cours. Des oursons, des chiens, des chats, des oiseaux.
C'était le paradis des peluches.
Il y en avait tellement qu'elle ne savait plus où donner de la tête.
Elle était bien tentée de les acheter toutes, mais ses camarades féminins risquaient de râler sous l'invasion si elle s'y avisait. Sans parler que si elle prétendait qu'ils étaient tous pour Lina, elle allait se faire descendre. Pour éviter de pourrir gâter les jumeaux, Ace et Marco avaient instauré rapidement une règle : un cadeau par flotte et par enfant. Pour Lina, leur flotte faisait confiance aux filles, et Edessa ayant déjà les mains pleines avec sa propre gamine, Kali devait trouver le cadeau.
D'où sa visite du magasin de peluche.
Avec un soupir, la pirate se laissa tomber sur un ourson en peluche géant de la taille d'un adulte qui était assis dans un coin de la boutique.
Elle ronronna un instant, rouler en boulle contre les poils de l'ours brun en peluche, profitant de sa douceur, avant de regarder les étagères autour d'elle.
Son regard tomba sur une peluche.
Kali se leva et alla la prendre sur son étagère.
Elle n'était pas bien grande. Ni très colorée.
Elle était aussi assez molle.
Un petit dragon en peluche noir au crâne légèrement aplatit.
Elle pencha la tête sur le côté, regardant les yeux dorés de la peluche.
Deux yeux innocents et curieux.
Du pouce, elle caressa la joue de l'objet, testant la douceur, avant de tomber sous le charme finalement et de la serrer dans ses bras. Puis, avec un soupir, elle s'en détacha.
C'était pour Lina, pas pour elle… mais la peluche était juste adorable.
C'est ainsi que deux semaines plus tard, Portgas D. Lina sautait dans les bras de ses tantes, toute joyeuse, avant de courir partout sur le pont pour présenter à toute sa famille son Krokmou en peluche.
Voir le sourire de la petite valait bien l'offre de la peluche au lieu de l'avoir gardé pour elle.
