Yahou ! 4 reviews après le même chapitre ! J'y crois pas !
Florian, merci pour tes encouragements ! Apparemment tu aimes le suspense, je vais voir ce que je peux faire… ! ;-)
Siuki, merci beaucoup aussi, c'est vraiment très gentil ! Au fait, moi aussi j'adore L'Amour est la septième vague.
Audrey, j'espère que ma réponse t'a convenu… ! Et merci pour tes compliments.
Vert Emeraude lol, tu as bien deviné ! Mais que cache donc Neville ? Suspense… En tout cas merci d'être toujours là.
Trêve de bavardages, voilà la suite ! Au fait, vous avez peut-être remarqué, le texte n'est pas très aéré. J'ai beau faire entrée-entrée-entrée, il n'y a jamais d'espace entre mes paragraphes quand les chapitres paraissent sur le site -(
Dorénavant je mettrai donc des"traits" (je ne sais pas comment ça s'appelle...), j'espère que ce sera plus facile à lire !
Incident
- Euh, Harry, tu n'aurais pas trouvé un… un muffin, quelque part dans le dortoir ? demanda Neville à Harry le lendemain matin.
- Un muffin ? Bon sang, mais oui ! J'avais complètement oublié de t'en parler ! Enfin, il vaut mieux que ce soit Dean qui te raconte ça.
Harry et Neville descendirent prendre leur petit-déjeuner. Ils retrouvèrent Dean dans la Grande Salle.
- Dean, Neville est au courant pour le muffin.
- Oh ! Euh oui, excuse-moi Neville, j'ai oublié de te dire… le jour de la sortie à Pré-au-lard j'ai trouvé un muffin sur ta table de nuit, et je l'ai mangé.
- Ah, fit Neville. Et est-ce qu'il t'a fait quelque chose ?
- Un peu oui, je me suis évanoui !
Neville porta la main à sa bouche pour étouffer un petit cri.
- Mince, Dean, pardon ! Je ne savais pas !
- C'est ma faute, je n'avais pas à le manger, il était à toi, le consola Dean.
- De toute façon, tu dois être soulagé que ce soit quelqu'un d'autre qui l'ait mangé, Neville, non ? demanda Ron qui venait d'arriver. Sinon c'est toi qui te serais évanoui.
- Mais au fait, qu'est-ce que c'est que ce muffin ? Qu'est-ce que tu avais mis dedans ? interrogea Hermione.
- Rien du tout, se défendit Neville, l'air horrifié. Ce n'était pas moi… je vais voir ça, ajouta-t-il avant de se lever et de quitter la salle.
- Il est de plus en plus bizarre, remarqua Ron avec un coup d'œil appuyé vers la porte par laquelle Neville venait de disparaître.
- Ron, soupira Hermione, il a quand même le droit d'avoir des secrets, ça n'en fait pas forcément quelqu'un de bizarre !
Ron haussa les épaules et se coupa un bout de pain.
En quittant la Grande Salle Hermione se heurta à Pansy Parkinson.
- Tu ne peux pas regarder où tu mets tes pieds puants ? grommela Pansy.
- Laisse-la tranquille, Parkinson, intervint Ron. Tu prends tellement de place qu'on est obligés de se cogner à toi, à un moment ou à un autre.
Pansy ne trouva rien à répondre et se tourna vers Milicent Bulstrode.
- On y va, lui dit-elle.
Et elle passa la porte de la Grande Salle en prenant bien soin de bousculer Hermione au passage.
Drago venait de se réveiller. Il s'étira et regarda autour de lui. Le dortoir était désert. Après s'être habillé il descendit dans la salle commune. Il crut d'abord qu'il n'y avait personne là non plus, mais il avisa ensuite Sarah Rowen assise dans son fauteuil de prédilection. Il alla s'asseoir près d'elle.
- Sacré match hier, hein ? fit-il.
- Je ne sais pas, je n'y étais pas.
- Quoi ? Mais tu sais qu'on doit assister à tous les matchs, pour étudier la tactique de nos adversaires !
- Ça aurait changé quoi que j'y aille ? De toute façon c'est toi qui décides de tout aux entraînements, tu ne nous laisses jamais en placer une ! J'étais aussi bien à la bibliothèque, au moins j'ai pu finir tous mes devoirs.
Drago était surpris : il pensait pourtant sincèrement être un bon entraîneur.
- Tu sais que tu peux toujours démissionner de l'équipe, si tu n'es pas satisfaite.
Sarah lui adressa un sourire sans joie.
- Tu es vraiment arrogant, dit-elle avec l'air de n'en avoir jamais douté. Au lieu de remettre en question tes talents de capitaine tu me conseilles de quitter l'équipe. Mais tu peux toujours rêver. Je tiens à gagner la coupe, cette année. Pas question de la laisser à ces idiots de Gryffondor ! Et sans moi vous n'arriverez à rien.
- Et c'est moi qui suis arrogant ? s'exclama Drago avec colère. Tu t'es entendue ?
Sarah lui jeta un regard glacial et quitta la salle commune.
Durant une dizaine de minutes Drago resta assis sans bouger, les yeux dans le vague. Il était estomaqué.
Puis un sourire se dessina lentement sur ses lèvres. Décidément, cette fille lui plaisait bien.
Le lendemain matin, en cours de métamorphose, les Gryffondor essayaient de changer une citrouille en assiette creuse – le professeur McGonagall s'était inspirée de la fête d'Halloween approchant – quand une élève de Serdaigle de première année entra dans la salle.
- Excusez-moi, Professeur, le professeur Flitwick voudrait vous voir.
- Ah ? Très bien, j'arrive, dit-elle, visiblement surprise. Continuez à vous entraîner, je veux pouvoir empiler toutes vos assiettes sur une table quand je reviendrai, ajouta-t-elle à l'adresse de ses élèves.
Hermione, qui avait depuis longtemps transformé sa citrouille en une belle assiette en porcelaine à motifs bleus, aidait Ron et Harry de son mieux.
- Non, faites un mouvement de poignet plus sec, conseillait-elle. Non, pas si fort – hé ! attention !
La baguette de Ron lui avait glissé de la main et avait atterri sur la table de Parvati. Celle-ci se retourna pour la lui rendre et en profita pour adresser un sourire à Harry.
Harry, qui n'avait pas oublié leur étreinte de l'avant-veille, sentit son visage s'empourprer. Il essaya timidement de rendre son sourire à Parvati et se remit à l'ouvrage. Il avait presque une assiette devant lui à présent ; la citrouille avait pris la bonne forme, mais elle avait gardé sa consistance et sa couleur d'origine.
Cependant, quand le professeur McGonagall revint, l'air un peu troublé, ni Harry ni Ron n'eurent honte de l'assiette qu'ils avaient à lui présenter. Aucune n'était aussi jolie que celle d'Hermione, mais au moins il s'agissait d'assiettes, et pas de bols, comme c'était le cas pour Neville.
- Bien, pour finir vous allez rechanger ces assiettes en citrouilles – je l'ai promis à Rusard, il en a besoin pour la décoration de la Grande Salle. Il suffit de prononcer la formule à l'en…
Le professeur McGonagall s'effondra sur le sol. Lavande Brown se mit à pousser des cris perçants. Tous les élèves étaient debout mais restaient figés sur place, ne sachant que faire.
- Ohmondieuohmondieu, gémissait Hermione en se tordant les mains.
Parvati fut la première à réagir. Elle ôta sa cape, qu'elle fourra sous la tête du professeur McGonagall évanouie. Tout le monde s'approcha.
- Reculez ! ordonna Parvati. Laissez-lui de l'air ! Que quelqu'un aille chercher madame Pomfresh !
Neville bondit vers la porte et disparut dans le couloir.
- Professeur McGonagall, vous m'entendez ? demanda Parvati en donnant de petites gifles sur la joue pâle du professeur.
Un murmure d'angoisse parcourut le groupe d'élèves.
- Elle n'est pas morte, au moins ? s'enquit Seamus Finnigan.
- Ne dis pas de bêtises, elle respire, répliqua sèchement Hermione, qui avait retrouvé ses esprits mais dont la voix était tremblante.
Tous se tenaient à une certaine distance du professeur. La panique se lisait sur tous les visages ; seule Parvati avait l'air de parfaitement maîtriser la situation. Soudain des bruits de pas se firent entendre dans le couloir. Neville, essoufflé, entra en trombe dans la salle, suivi de près par l'infirmière.
- Nom d'un troll ! s'exclama cette dernière.
Parvati recula et madame Pomfresh sur le professeur McGonagall. Elle lui prit le pouls et fit apparaître un brancard. Dumbledore arriva à son tour.
- Minerva !
Il l'ausculta à son tour et regarda madame Pomfresh. Il hocha la tête et se tourna vers les élèves pétrifiés.
- Ne vous inquiétez pas, dit-il avec un sourire rassurant. Il n'y rien de grave. Le cours est fini, vous pouvez vous rendre directement dans la Grande Salle pour le déjeuner.
Les commentaires allaient bon train sur la route jusqu'à la salle commune de Gryffondor. À présent que Dumbledore les avait rassurés sur l'état de santé du professeur McGonagall, les élèves étaient plus détendus. Harry, emporté par la foule, se retrouva en train de marcher à côté de Parvati.
- Tu as vraiment… enfin tu es… tu comprends…, commença-t-il.
- Merci, répondit Parvati. Finalement je n'ai pas perdu mon temps cet été. Je n'ai pas eu à attendre longtemps avant de mettre en pratique mes nouvelles connaissances.
Harry lui adressa un sourire franc. Il se rendait compte qu'il avait encore beaucoup à apprendre sur cette fille.
- Euh… ça te dirait qu'on aille voir McGonagall ensemble, à l'infirmerie ? proposa-t-il. Ce soir, avant le dîner ?
- D'accord, avec plaisir, répondit Parvati. J'ai divination en dernière heure.
- Je t'attendrai en bas de l'échelle, promit Harry.
- Parfait. Eh bien, à tout à l'heure, dit Parvati en posant sa main sur le bras de Harry avant de rejoindre Lavande Brown.
À ce contact, Harry se sentit électrisé. Il s'arrêta et la regarda s'éloigner d'un pas souple.
- Harry ? Tu espères prendre racine ? lança Ron, qui était loin devant lui.
Harry cligna des yeux, changea son sac d'épaule et rattrapa Ron pour aller manger.
Il restait dix minutes avant la fin du cours de potions et Drago décida de les employer à regarder Sarah. Elle était si différente des autres filles de l'école. Mais il fut interrompu dans sa contemplation par une main posée sur son bras : Pansy avait remarqué son manège et ne semblait pas apprécier l'attention que Drago portait à une autre fille. Il se força à lui sourire et, rassurée, elle se remit à ranger ses ingrédients. Il ne fallait pas froisser Pansy ; cela faisait partie de son plan.
Quand Sarah se leva à la fin du cours Drago ne put s'empêcher d'admirer son élégance naturelle. Elle se tenait toujours très droite et avait dans les yeux cette étincelle de fierté que Drago aimait : souvent, à l'entraînement, il lui faisait des remarques sur son jeu juste pour le plaisir de la voir froncer les sourcils et lever le menton. Elle lui jeta un regard froid en passant devant sa table et Drago lui emboîta le pas, suivi de Pansy, Crabbe et Goyle.
Les Gryffondor de sixième année étaient déjà attablés quand ils arrivèrent dans la Grande Salle. Au dessert, Dumbledore se leva pour annoncer que tous les cours du professeur McGonagall étaient annulés jusqu'à la fin de la semaine. Drago se tourna alors vers Sarah, qui était assise non loin de lui.
- Sarah, puisqu'on n'a pas cours après déjeuner, on pourrait aller sur le terrain de Quidditch. Je crois qu'on peut encore améliorer ta réception de la balle. Enfin, si tu ne me trouves pas trop arrogant, bien sûr, ajouta-t-il avec un sourire narquois.
- D'accord. Il faut que tu travailles ton piqué, de toute façon, répondit Sarah, pince-sans-rire. Comme ça je pourrai te montrer comment on fait.
Pansy jeta un regard blessé à Drago. Celui-ci fit semblant de ne pas la remarquer et, satisfait, avala une grande bouchée de gigot d'agneau.
À la fin du repas Pansy le prit à part et lui proposa de venir elle aussi assister à l'entraînement.
- Mais non, Pansy, profite plutôt de ton temps libre pour t'amuser. Tu sais, ça n'a rien d'intéressant un entraînement, quand on n'y participe pas.
- Mais je pourrais vous donner des conseils, insista Pansy.
Drago fit mine de comprendre soudainement quelque chose et répondit :
- Oh, je crois que je sais ce qui te travaille. Mais ne t'inquiète pas, il ne se passera rien entre Sarah et moi, ajouta-t-il avec un clin d'œil coquin.
- Alors pourquoi tu n'as pas proposé à Théodore de venir avec vous ?
- Parce que son jeu est déjà parfait. Alors que Sarah…, fit Drago en roulant des yeux.
Pansy poussa un long soupir et capitula.
- Bon. Je pense que je peux te faire confiance.
- Bien sûr.
Et, pour la rassurer, Drago lui déposa un baiser sur le front. Pansy gloussa et, à contrecoeur, partir pour la salle commune. Seigneur, songea Drago en levant les yeux au ciel. Puis, un sourire aux lèvres, il se rendit au terrain de Quidditch.
Il récupéra son balai dans le vestiaire et, en attendant Sarah, il essaya d'inventer une excuse valable pour l'avoir fait venir s'entraîner. Il avait déjà eu l'occasion de remarquer qu'elle ne se laissait pas berner facilement, et que son caractère était très affirmé. Un peu comme moi, se dit Drago. Elle arriva juste à ce moment. Mais elle n'était pas seule ; Théodore Nott était avec elle.
- Salut Drago, dit celui-ci en arrivant. Sarah m'a prévenu qu'il y avait entraînement surprise.
Drago retrouva vite contenance.
- Oui, c'est bien que tu aies pu venir.
- Mais pourquoi Crabbe et Goyle ne sont pas là ? s'étonna Nott.
- Ils avaient… autre chose de prévu. Des devoirs à faire.
Nott lui jeta un coup d'œil surpris, mais ne fit aucun commentaire et alla chercher son balai dans les vestiaires.
Sarah adressa un sourire moqueur à Drago et suivit Nott.
Drago avait décidé de suivre le conseil de Sarah et d'écouter un peu plus ses joueurs ; et tous les trois, ils réussirent à mettre au point de nouvelles tactiques en vue de leur premier match, contre Serdaigle, qui aurait lieu deux semaines plus tard.
Pendant toute la durée de l'entraînement il avait pris sur lui pour ne pas s'énerver, mais Drago fulminait intérieurement et quand Nott et Sarah eurent quitté le terrain pour se rendre à leur cours de divination il se mit à donner des coups de pieds dans la porte des vestiaires. Cinq minutes plus tard, soulagé d'avoir pu donner libre cours à sa colère, il prit à son tour la route du château. Il avait Arithmancie ; il trouverait bien quelque chose pour faire enrager Granger. Cette pensée lui rendit sa bonne humeur et il grimpa en sautillant les marches menant à la porte d'entrée du château. Arrivé sur le palier, il jeta un regard suspicieux autour de lui pour vérifier que personne ne l'avait vu, et entra dans le hall.
