Voici le chapitre 8 sans retards cette fois, bonne lecture !


Link cherche la source…

J'avais cru entendre une voix m'appeler, mais j'étais plus préoccupé par le fait de trouver la source. Pour cela j'avais été dans l'obligation de retourner dans la zone la plus dense. J'aurais dû suivre le ponton au lieu de me jeter en bas pour tracer… Qu'importe, je n'avais pas le temps de me lamenter sur des erreurs bien futiles comparé à ma situation, je virai vers la droite dans l'espoir de trouver l'ancienne rive.

Mon épaule finit par heurter le un mur, il ne manquait plus qu'à le longer à présent, avec l'eau à son plus bas niveau impossible de grimper. Je posais ma main sur le mur, la laissant glisser sur la surface froide et mouillée, seul cette sensation pourrai me guider dans cette endroit où la vue n'a plus grande utilité, où les autres sens prennent leur revanche. Enfin, surtout le toucher et l'ouïe, l'air chargé d'eau diluais les odeurs et je ne crois pas que lécher m'aiderait en quoi que ce soit. Un silence immense m'entourait, oppressant.

Et si la voix que j'avais entendue était celle d'Aria ? Je n'aurais pas dû me précipiter à la source… Je chassai ces idées loin de mon esprit, m'inquiéter ne m'apporterai rien, de plus, si elle m'a vue elle a aussi vu Epona et est auprès d'elle, c'est ça. Je dois arrêter de me faire des idées. Je m'en occuperai une fois que je serai revenu de la source, j'aurais bien des questions à poser à l'Esprit de Lumière. Ils ne sont pas très bavards, c'est vrai, mais Lanelle accordera bien cette petite faveur au sauveur d'Hyrule, non ? Après tout c'est quand même moi qui ai dû me battre contre un gros insecte géant dégoutant, en équilibre sur les planches flottantes du lac, pour récupérer les perles qui lui permettrait de chasser les ténèbre de sa région. Le fait que le règne crépusculaire m'avait transformé en loup n'aidait pas. Il ne pouvait pas prétendre ne rien savoir,il m'avait lui-même confier cette mission. Contrairement au Zoras qui n'avaient pu être les spectateurs du moment où notre fantastique duo avait été jusqu'à la Montagne de la Mort pour y trouver l'immense roche volcanique et la téléporter. Nous l'avions ensuite lâchée au-dessus de la source du lac, c'est à dire le Village Zora, pour tout dégeler. Je n'ai pas vraiment l'impression qu'ils aient cherché à savoir comment ils avaient été sortis de la glace qui tenait leurs âmes prisonnières.

Je fus tiré de mes pensées lorsque la pierre se déroba de ma main, encore heureux que je n'eus pas pris appui dessus, un passage en hauteur permettait de rejoindre l'entrée de la source et le reste des bouts de terre surélevés, ne manquais plus qu'a marcher tout droit en espérant trouver les colonnes en bois.

Ce fut moins complexe que ce que je pensais, j'arrivai enfin devant l'entrée de la source, qui contrairement au reste du lac et de ses alentours, semblais repousser le brouillard. Méfiant, j'entrai.

Il n'y avait pas le moindre esprit, tout était sombre, seule la lumière d'un soleil pâle et étouffée passant par l'entrée éclairait cette pièce à l'ambiance morbide. Où pouvait-il bien être passé ?! J'avançais doucement pour m'arrêter devant l'eau qui semblait avoir perdue son éclat. J'hésitai à plonger. Bah, je suis déjà trempé, ça ne changera pas grand-chose, je devais m'assurer que l'eau avait gardé ses propriétés. Après hésité quelques secondes devant la source, je retirai mes bottes qui couinaient avant de me jeter à l'eau.

Le constat fut inquiétant, au lieu des habituels picotements des blessures qui cicatrisent, tout ce que je ressentis était le liquide glacé qui engourdissait mes membres et brûlait mes plaies. Quelque chose commençait à comprimer ma cage thoracique quand une voix résonna dans ma tête, sifflante « Mort. Mort au Héro loup. Mort aux princesses de l'Ombre et de la Lumière... ».

Je quittais rapidement l'eau tandis qu'une douleur poignante fusait dans ma poitrine, comme si ma cage thoracique allait se briser sous la pression. Cette eau n'avait plus rien de sainte, elle n'était pas seulement devenue banale, non quelque chose la rendait agressive, elle m'en voulait, spécialement à moi, Zelda et Midona, mais pourquoi ?

Sans plus me poser de questions, j'enfilais rapidement mes bottes avant de jeter un dernier regard anxieux au sinistre décor. Les immenses racines qui plongeaient dans l'eau et les lierres longeant les murs, tous avaient pris une teinte plus sombres, et sous mes yeux s'émiettèrent, recouvrant l'eau d'une couche noire et poisseuse. Un ultime avertissement, cela m'était destiné, j'en étais persuadé.

Je quittais la pièce d'un pas rapide, sans jeter un seul regard derrière moi. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais peur, une réelle peur, celle qui fait marteler le cœur, trembler les jambes, tétanise, hante.

Cette fois, je fus plus que soulagé de respirer l'air humide de l'extérieur. Les jambes encore chancelantes, je prenais le chemin inverse. Mes plaies et égratignures saignaient encore plus. J'essuyai le filet de sang qui coulait sur mon front d'un geste de la main avant de me replonger dans mes pensées, les yeux perdus dans l'environnement blanc.

D'abord plus aucun Zora, après cette brume, la disparition de l'Esprit gardien de cette région sans que personne ne soit au courant d'aucun de ces événements… Cette voix qui voulait ma mort, mais pas seulement, serait ce Ganondorf ? Non, aucune chance, moi et Zelda l'avons tué, pas seulement enfermé comme l'avait fait nos prédécesseurs.

Je pus enfin percevoir la silhouette d'Epona et du ponton dans la brume, j'accélérai le pas et finissait même par courir, soulagé de retrouver enfin un peu de vie dans cet endroit hostile. A peine m'accroupissais-je aux côtés de ma jument qu'une voix retentissait.

« Link! »

Je relevais la tête pour reconnaître le corps chétif de la jeune brune, je me relevai pour venir à sa rencontre.

« Aria ! Où étais tu passée ? Tu n'es pas blessée ?

-Ne t'inquiète pas pour ça, j'ai reçu de l'aide. Tu m'as l'air en bien pire état que moi… » Ajouta t-elle en me détaillant, elle semblait inquiète devant ma tenue qui commençait à s'imbiber de sang.

« Ce n'est rien, j'ai connu pire.

-N'espère pas me faire croire que tu n'as rien, personne n'est invincible.

-Je te dis que ça va aller !

-Si tu insistes… » Étant donné son expression, je devinais qu'elle n'était pas le moins du monde convaincue, j'étais en si pitoyable état que ça ? Je ne comptai néanmoins pas m'attarder là-dessus.

« Au fait, qui t'as aidé ?

-Un Zora, il ne semblait pas ravi de ma présence, il m'a demandé de partir au plus vite. Je crains qu'il y ait de graves tensions entre la royauté et ce peuple…

-Tu en connais la raison ?

-Oui, il a bien voulu me donner quelques explications. Un individu Hylien les aurait empoisonnés, ils sont persuadés que l'on veut se débarrasser d'eux. Tu penses bien que deux Hyliens qui débarquent directement dans leur village n'est pas du meilleur effet.

-C'est vrai… Mais comment est-on supposé sortir d'ici alors qu'on a aussi peu de visibilité ?

-En empruntant le même chemin que la garde royale et ce qui me semble être la princesse Zelda, si je ne fais erreur ?

-Qu'est-ce que tu dis ?

-Tu es sourd ? Tu n'as pas entendu la troupe arriver ?

-J'étais à la source de Lanelle.

-Il n'est plus là, n'est-ce pas?

-Oui, et… Comment tu sais ça ?

-Le même qui m'a empêché de finir noyée me l'a dit, tout comme le fait que la source avait perdue ses propriétés. Tu as remarqué quelque chose d'autre là-bas ? »

Je réfléchissais à ma réponse, je n'allais pas quand même lui révéler ce que j'avais entendu, elle ne devait rien savoir de mon passé, de plus, moi et Zelda avions promis de garder le secret du monde du Crépuscule des oreilles indiscrètes.

« L'eau semble être devenue toxique, mes blessures se sont remis à saigner et les plantes qui puisaient dedans sont toutes mortes…

-Tu pense qu'ils les auraient empoisonnés de cette manière ?

- Aucune chance, ils ne vont pas faire trempette dans la source pour le plaisir. Ils ont sont tombés malades et c'est le même responsable de leur empoisonnement qui a rendu la source de Lumière toxique pour qu'ils ne puissent se soigner. C'est l'hypothèse la plus probable à mes yeux.

-Pourquoi se donner tout ce mal si c'est pour qu'ils survivent ? Pour provoquer des tensions ?

-Pour nous mettre en mauvaise posture et que nous perdions la confiance des autres peuples.

-Ça me paraît logique.

-Néanmoins cette théorie suggère qu'il n'est pas seul, c'est un plan de grande envergure pour une personne. » Je n'étais pas complètement convaincu de ce que j'avançais, mais il fallait bien une première idée.

« Nous devrions informer la princesse de la situation » Suggérait ma coéquipière.

« Je pense qu'elle sait déjà ce qu'il se passe, nous ne lui apprendrons pas grand-chose de plus. A part lui faire part de notre théorie.

-Et de l'état de la source ? Je ne pense pas qu'ils ne soient directement allé sur le terrain depuis, ça ne me semble pas très vieux.

-Es-tu au moins sûre qu'il s'agisse de la princesse Zelda ? Et puis comment l'as-tu vue ?

-J'ai fait un peu d'escalade. » M'expliqua-t-elle en me désignant le canon abandonné. Je me rendis compte qu'il manquait un canon à appel, où était passé celui qui m'avait permis de rejoindre Célestia, l'auraient-ils retiré ? Voulaient-ils condamner le seul accès à la ville flottante. Je pouvais dire adieu à Baba… C'était une Célestienne, la plupart des gens ne les aiment à cause de leur apparence, ils ne sont pourtant pas le moins du monde agressifs. Je dois quand même avouer qu'ils n'ont pas un physique des plus rassurantes, ils ressemblent à une poule sur laquelle on aurait mit une tête en porcelaine pourvu de deux petits yeux rond ou ovales sans pupille ni iris au bout d'un long cou.

Le seul moyen de s'assurer qu'il s'agissait bien de celle dont elle parlait était de la voir de nos propres yeux, je lui demandais de me conduire auprès d'elle, du moins si elle se sentait encore capable de détecter la troupe royale. Elle répondit par l'affirmative, sûre d'elle. Je la suivais donc après mettre excusé auprès d'Epona, j'allais encore la laisser seule, mais il ne valait mieux pas qu'elle fasse trop d'efforts pour l'instant.

« Et comment la reconnaîtra tu ? Tu la connais ? »

Cette question me stoppa net, je ne pouvais rien lui révéler sur le sujet au risque de devoir parler de mon rôle dans la reconquête de la lumière d'Hyrule à l'aide de Midona…

« Je l'ai vu lors d'un défilé de la famille royale. » C'était vrai, je m'en rappelle encore, je n'étais pas plus haut que trois pommes lorsque Bohdan nous avait emmenés, moi et Iria, à un des nombreux défiléscque la famille royale organisai lors des fêtes. A l'époque le roi et son épouse étaient encore en vie, c'était la première et dernière fois que je les apercevais. Quand à Zelda, elle était une petite fille souriante qui faisait de grands gestes de la main depuis le balcon du château, sous les regards attendris de ses parents. Depuis, je ne l'ai plus vue sourire ainsi. Si la princesse du Crépuscule ne m'avait pas conduit à elle, je n'aurais peut-être pas pu être capable de la reconnaître de nos jours.

J'avais eu raison de faire confiance aux sens d'Aria, elle les retrouva sans difficulté, je pu confirmer qu'il s'agissait bien de la princesse, montée sur un étalon blanc, entourée de chevaliers et de gardes royaux à pieds. Je fis signe à la jeune Hylienne de rester derrière moi tandis que je m'approchai d'un pas tranquille vers le groupe.

C'est le bout pointu d'une lance qui m'arrêta brusquement, tenue par un chevalier. Il était sûr que je devais paraître plus que louche, un Hylien qui arrive comme si de rien n'était d'une zone de tension où on suspecte justement les personne comme moi.

« Halte ! Que faites-vous ici ?

-J'ai des informations capitales à rapporter à son altesse.

-Elle n'a pas le temps de recevoir qui que ce soit, et vous ne devriez pas être là.

-Je vous en prie, c'est vraiment important ! » Il me regarda gravement avant de rapprocher un peu plus sa lance de mes points vitaux.

« Qui ne me dit pas que vous avez à voir dans... »

Il fut coupé par une agitation anormale, pendant qu'il me parlait le reste du groupe s'était éloigné du chevalier. Il était trop loin d'eux pour apporter son aide à temps. Des Zoras casqués attaquaient, ils n'avaient peut-être l'avantage du nombre et des armes, mais possédaient celle de les avoir pris par surprise. Avant même que Zelda n'ait pu dégainer sa rapière, il l'avait fait tomber dans son cheval et avait mit la garde royale en bien mauvaise position. Pas besoin de mettre qui que ce soit hors-combat lorsqu'on a mit le couteau sous la gorge d'une princesse. Cette dernière ne semblait absolument pas affolée par la menace, elle gardait un visage serein tout en intimant à ses supposés protecteurs, qui avaient magnifiquement faillit à la tâche, de ranger les armes. Un sang-froid admirable.

Nous nous trouvions dans une situation bien délicate dont seuls les mots pourraient nous sortir...


Vont-ils réussir à calmer la Zoras ? Vous le saurez dans deux semaines ! Je vais devoir ralentir le rythme car je dois retourner en cours ( noooooooooooooon T-T ), ce sera donc un chapitre toutes les deux semaines ! Je fais pas ça par plaisir je vous l'assure...

Si vous avez apprécier ce serait fort agréable de votre part de vous manifester à travers d'une review, ça me donnera un peu de courage !