Bonjour à tous ! *Évite flèches et autres objets en tous genres.* Oui, je sais, ça fait looooongtemps. Mais j'avais une vraie bonne raison de ne pas pouvoir écrire de suite... Cela concerne un certain projet pour Sanctuary for Kids (Vous ne connaissez pas ? Je vous conseille d'aller faire un tour sur le site internet !) et aussi un certain week-end à Ghent, avec une certaine Amanda Tapping... Bref ! Voici la suite, elle concerne l'épisode "Solitudes" ("Portés disparus" en Français) où Sam et Jack se retrouvent perdus dans une crevasse dans un glacier. Réjouissant n'est-ce pas ? Bonne lecture !
Au passage, aux personnes qui me laissent des commentaires mais en tant que visiteurs : je vous conseille vivement de vous inscrire sur le site ! C'est gratuit et en plus vous pourrez recevoir un mail lorsque les nouveaux chapitres sont publiés. Et encore mieux : nous pourrons dialoguer en privé de ce que vous avez pensé de ces chapitres ! J'espère vous avoir convaincu. :D
Gynnie : Merci beaucoup de ta review ! Oui, Sam est finalement un peu normale... un peu. ^^
Sa : Merci pour toute tes reviews ! Je suis tellement contente de te retrouver ici ! Effectivement il y a un peu de NC17, ça commence doucement. Si tu le souhaites j'écris un recueil d'OS (tu peux faire un petit tour sur mon profil, j'écris beaucoup sur Sam et Jack) et il y a un des OS qui est mon premier NC17 ! J'avais pensé à toi en l'écrivant puisque tu en avais parlé pour Réflexion, mais j'ai vu après que tu ne suivais pas le Recueil. Dommage !
Caroll-Ann : Mais voyons, ça ne pouvait pas être aussi simple héhé. Merci de me lire et de commenter à chaque fois, ça fait chaud au cœur !
Nonow : Ravie que cela te plaise ! Je suis contente de te compter parmi mes lecteurs. Bise !
Saragrissom : Merci beaucoup de ta (tes?!) reviews ! Je prends toujours beaucoup de plaisir à les lire.
Marina : Thank you so much lovely. I'm glad you like this story. Thank you so much for your review, I hope this chapter will please you. Xoxo.
Ailec : Ailec, ma chère Ailec... que serais-je sans tes reviews ? Et ton soutien ? Et nos fou rires ? Et notre Grand Empress of Sci-Fi ?! Hum... je m'égare. Merci pour ta review ! Voici enfin le chapitre tant attendu... j'ai hâte de lire de ton avis.
Chapitre 7
Sam se réveilla quelque peu déboussolée. Une douleur à la joue droite ainsi qu'une migraine l'assaillirent lorsque ses yeux s'ouvrirent. Elle avait froid, terriblement froid. Alors qu'elle aurait dû se trouver au SGC, elle eut la certitude de ne pas être arrivée au bon endroit. Elle se leva difficilement et observa autour d'elle l'environnement. De la glace, énormément de glace. À première vue elle se trouvait dans une crevasse. Instinctivement elle chercha ses coéquipiers du regard et ses yeux se posèrent sur une forme près d'elle qu'elle reconnu aussitôt. Elle s'approcha et s'assura que son supérieur était encore en vie. Elle poussa un soupir de soulagement lorsqu'en voulant vérifier son pouls carotidien son souffle chatouilla ses doigts. Elle se releva et décida de chercher Daniel et Teal'c, mais son instinct lui indiquait que ses deux amis ne se trouvaient pas ici avec eux. Elle vagabonda dans la crevasse pendant deux heures avant que la voix de Jack ne lui parvienne aux oreilles et ne fasse faire un saut périlleux à son estomac :
— Ah nom d'un chien ! s'exclama-t-il.
Sam s'approcha rapidement de lui alors qu'il se tordait de douleur en essayant de s'asseoir. Il se trouvait sous plusieurs duvets que Sam avait positionnés sur lui. Elle avait eu si peur qu'il ne se réveille pas...
— Mon colonel ! Oh merci mon dieu... dit-elle en lui touchant le bras.
— Carter...
— Oui, essayez de ne pas bouger, je crois que votre jambe est cassée, expliqua-t-elle en le contournant pour se mettre à sa droite.
— Non elle n'est pas cassée elle est broyée, répondit Jack, la voix laissant paraître la douleur qu'il ressentait.
Sam s'agenouilla près de lui alors qu'il observait l'environnement dans lequel ils se trouvaient.
— Je peux savoir où on est ? demanda-t-il. Parce que sauf s'ils ont refait la déco pendant notre absence, j'ai l'impression qu'on n'est pas à la maison.
— Daniel a dû mal composer les coordonnées, répondit Sam en observant la crevasse.
— Mal composer ? demanda Jack, ayant du mal à croire ce qu'il venait d'entendre. Comme si on s'était trompé de numéro c'est ça ? Manquait plus que ça. Où est-ce qu'il est ?
— Pas ici en tous cas, répondit Sam. Pas plus que Teal'c.
— Mais si c'est obligé, dit Jack en empoignant sa radio.
Sam arrêta son geste en lui attrapant le bras.
— Non j'ai déjà essayé, expliqua-t-elle en soupirant. Vous êtes resté inconscient presque deux heures.
Jack l'observa comme si ce qu'elle disait n'avait aucun sens.
— Ils ont passé la porte juste avant nous, dit-il.
— Oui je le sais bien... répondit Sam. Et je sais également qu'on est seul ici et je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où nous sommes.
— De la glace... c'est de la glace ?
— Oui. Je crois qu'on est au fond d'une crevasse dans un glacier. La porte à l'air prise dans la glace, on est peut être sur une planète complètement gelée. Et regardez on aperçoit de la lumière tout là-haut... il y a aussi quelques fissures par là mais elles sont trop petites pour pouvoir s'y faufiler, dit Sam en essayant d'expliquer à son supérieur les découvertes qu'elle avait faite durant deux heures.
Jack souffla bruyamment en tentant de changer de position.
— Je crois qu'on a un gros problème, dit finalement Sam.
— Ah oui vous croyez ? demanda Jack en observant son second. On a juste à reprendre la porte et on sera tiré d'affaire.
Jack observa la crevasse alors que Sam baissa la tête. Elle savait que ça n'allait pas être aussi simple et était loin d'être rassurée de la situation dans laquelle ils se trouvaient.
— Où est le tableau de commande ? demanda le Colonel.
— Je n'ai pas réussi à le trouver... avoua Sam.
— Oh. Bon alors on a un problème, répondit Jack.
— C'est bien ce que je disais... dit Sam.
Ils restèrent silencieux quelques minutes, chacun analysant le "problème" dans leur tête. Soudain Sam prit la parole :
— Il va falloir que je vous fasse une attelle monsieur.
— Ça devrait aller Capitaine, répondit Jack, un peu angoissé à l'idée qu'on lui touche sa jambe douloureuse.
— Ça atténuera la douleur mon Colonel. Laissez-moi faire je vous en prie... dit Sam en le suppliant du regard.
Jack se noya dans les yeux bleus de son Capitaine. Elle semblait angoissée et il ne put rien faire d'autre que de l'autoriser à faire une attelle.
— D'accord Capitaine allez-y.
Sam récupéra le matériel dont elle aurait besoin et se mit au travail. Le Colonel était très douloureux, et malgré tous ses efforts pour être douce il avait l'air de souffrir le martyr. Il ne pouvait pas s'empêcher que laisser s'échapper des gémissements de douleur alors qu'elle positionnait sa jambe.
— Voilà je crois que c'est prêt, dit Sam.
— Ah oui ? Vous croyez que c'est prêt ? demanda Jack en gémissant.
— Affirmatif. Il ne me reste qu'à poser une attelle dessus et vous serez comme neuf, expliqua-t-elle.
— Allez-y doucement Docteur, répondit Jack.
Le cœur de Sam se serra devant la douleur de Jack.
— Hélas mais pas Docteur en médecine, dit-elle alors que sa voix se brisait.
— Au cas où vous ne le sauriez pas, sachez que se faire manipuler une jambe cassée, ça fait mal !
Sam était désemparée.
— Je suis désolée mais c'est la première fois que je fais ça mon Colonel.
— Ah oui ?
— C'est votre première fracture ? demanda-t-elle histoire de le faire se focaliser sur autre chose que sa jambe cassée.
— Euh... Oh non, non. Ça doit faire... sept ou huit si vous comptez les fractures du crâne, répondit Jack.
Tout en continuant de faire l'attelle Sam le questionna.
— Comment ça vous est arrivé ?
— Oh euh… Un léger problème de parachute, sur la frontière séparant l'Irak et l'Iran en 1980... Argh...
— Attention, ça risque de faire mal, dit Sam.
— Oui ! Je sais ! Je sais ! Je sais ! ARGH !
Sam grimaçait alors que Jack gémissait de douleurs. Elle ne supportait pas de le voir autant souffrir par sa faute, mais il fallait qu'elle positionne correctement l'attelle.
— Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-elle.
— Je me suis écrasé au sol figurez-vous ! Aaaaah, arrrrgh.
Sam grimaça de plus belle, serrant les dents et fermant les yeux. Elle avait l'impression de ressentir elle-même la douleur de son supérieur.
— Oooh ! gémit-elle en l'observant.
— Mon parachute s'est ouvert un peu trop tard et ça faisait aussi mal qu'aujourd'hui !
— Je suis désolée ! J'essaie de faire du mieux que je peux, dit-elle les larmes aux yeux.
— Je le sais très bien Capitaine ! Faites le plus vite, c'est tout !
— Vous avez violement touché le sol et... ? demande-t-elle en poursuivant son travail.
— Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ! ARGH ! hurla Jack.
— J'ai presque fini mon Colonel !
— Non ! Non ! Ça y est, c'est terminé ! Bravo ! C'est une très jolie attelle ! Très belle ! ARRÊTEZ ! hurla-t-il de nouveau alors que Sam laissa échapper un gémissement.
Elle posa finalement ses deux mains sur la jambe de Jack, ayant fini la partie la plus douloureuse.
— Et alors, vous avez attendu combien de temps avant que les secours arrivent ?
— Il n'y pas eu de secours. C'était pas ce qu'on appelle une... une mission… vraiment officielle. Vous voyez ce que je veux dire ? Alors… J'ai du m'en sortir par mes propres moyens. Neuf jours, termina-t-il alors que Sam finissait son attelle.
— Wow. Qu'est-ce qui vous a fait tenir ? demanda-t-elle.
— Sara, répondit Jack.
Sans savoir pourquoi, Sam ressenti un léger pincement au cœur.
— Votre femme ? questionna-t-elle.
—Oui, à l'époque. Il fallait que je la revoie… répondit Jack.
Sam observa Jack, les larmes aux yeux. C'est alors que l'image de Pete lui vint pour la première fois à l'esprit depuis leur arrivée ici.
— On a suffisamment de vivres ? demanda Jack.
— Oui mon Colonel. On possède trois jours de rations mais on peut les faire durer cinq. Nous avons des réserves d'eau à profusion mais…
— Totalement gelée.
— Voilà ! Mais on a un réchaud à gaz pour la faire fondre. Par contre les piles vont nous poser problème... Et on a des couvertures chauffantes.
— Excellent... répondit Jack en observant Sam qui semblait assez désemparée. Mais au fait, Capitaine. On va s'en sortir. C'est un ordre !
Sam reprit un peu ses esprits à la phrase de son supérieur.
— L'attelle a l'air bien fixée, dit-elle en tentant de changer de sujet.
— Capitaine !
Sam ferma les yeux au ton de Jack.
— Vous devez me croire, lui dit-il.
— J'aimerais mon Colonel, mais je ne vois pas comment nous allons faire.
— On va se dépêcher de trouver une solution.
Sam acquiesça de la tête tout en reniflant. Elle sentit sa gorge se serrer mais tenta de se contrôler.
— Parce qu'il est absolument hors de question que je meurs dans un endroit pareil à des millions d'années lumières de chez moi ! C'est clair ? demanda Jack.
— À vos ordres, répondit Sam.
— Bien ! Mettez-moi debout.
Sa demande fit paniquer Sam.
— Vous devriez éviter de bouger, lui dit-elle.
— Vous avez sûrement raison seulement je commence à me geler les fesses ! Aidez-moi.
— Oui.
Sam lui attrapa le bras et avec leurs forces combinées – et une certaine douleur – Jack se retrouva sur ses pieds. Il prit appui sur Sam, un bras autour de ses épaules. Leurs rythmes cardiaques s'accélèrent de par leur proximité. Ils observèrent la crevasse ensemble.
— Hey ! Un petit coup de peinture, un petit peu de ménage, une petite cheminée dans le coin... et ça nous ferait une belle maison, dit Jack alors que Sam sourit à sa bêtise.
Finalement Sam se détacha un peu de lui, s'assurant qu'il était stable.
— Je devrais me remettre à chercher le tableau de commande mon Colonel.
— Bonne idée Capitaine. Je vais observer un peu cette crevasse pendant ce temps, répondit Jack.
Une heure passa, ils avaient froid mais continuaient d'explorer la crevasse.
— On arrivera peut-être à grimper là-haut. Enfin, vous, vous pourrez peut-être, dit finalement Jack.
— Quoi ? demanda Sam un peu plus loin.
— J'ai dit que vous pourriez peut-être monter et trouver une sortie là-haut !
— Mon colonel ! s'exclama soudain la jeune femme en haut d'une petite colline. Je l'ai trouvé !
— Trouvé quoi ? demanda Jack.
— Le tableau de commande ! répondit-elle en dégageant la neige par dessus la glace. Je sais pas si la glace a endommagé le système de fonctionnement mais à priori, il a l'air absolument intact !
— Argh... gémit Jack en la rejoignant en haut.
— Regardez… commença Sam.
Elle s'arrêta lorsqu'elle vit la position dans laquelle se trouvait Jack et sa gorge se serra alors qu'il gémit de nouveau.
— On peut le dégager ? demanda finalement le Colonel.
— Même s'il ne marche pas, il pourra nous servir au moins pour faire fondre l'eau de ce glacier…
Elle commença à donner des coups de couteau dans la glace afin de dégager le DHD puis elle vit le Colonel se tenir le flanc.
— Vous avez mal à la poitrine ? questionna Sam, de plus en plus inquiète.
—Je crois que j'ai aussi une côte cassée !
— Pourquoi vous ne m'en avez pas parlé ? demanda-t-elle, énervée.
— J'ai eu peur de vous voir essayer d'y mettre une attelle ! Mais ça ira, ça ira ! répondit Jack.
Sam lui jeta un regard exaspéré puis continua de creuser. Jack se joignit à elle.
— J'ai pensé aux endroits où Daniel et Teal'c pourraient se trouver, dit-elle.
— Ah oui ?
— J'ai réussi à envisager trois explications possibles. Un : Daniel s'est trompé de combinaison et ils se trouvent tous les deux ici, quelque part sur cette planète !
— Je les vois nulle part... dit Jack.
— Exact ! Deux : Daniel ne s'est pas trompé mais à un moment donné la porte s'est mise à dérailler pendant le voyage ! Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien du tout ! Quoi qu'il en soit, eux sont repartis sur Terre et pour une raison inconnue, nous, on s'est retrouvé ici.
— Et en trois ? questionna Jack.
— Trois : La porte a mal fonctionné, on a été envoyé sur cette planète, Daniel et Teal'c ont été envoyé sur une autre.
— Oui et quatre ?
— Il n'y a pas de quatre... répondit Sam.
— Si ! Cherchez bien...
— J'ai cherché mon Colonel... dit-elle dans un souffle.
— D'accord... Ben alors, on dira qu'ils sont retournés sur Terre et qu'ils ont commencé à nous chercher.
— Oui mais où ? questionna la scientifique alors que son cerveau commençait déjà à calculer toutes sortes de probabilités.
— Mais ici faut espérer... répondit Jack.
— Mais… Mais comment ils pourraient nous retrouver ! Ils ne savent même pas où on est ! Et s'ils font toutes les combinaisons possibles sur la porte, ça leur prendra au moins… dix années !
— Pas s'ils viennent ici en premier, répondit le Colonel.
— Mais… Même si toutes les missions SG se lançaient dans des recherches dès maintenant, les probabilités mathématiques de nous trouver sont…
— Capitaine ! la stoppa Jack alors qu'il sentit que son second partait dans le négatif.
— Oui, je sais... dit Sam en baissant les yeux. Rester positive...
Tout ce qu'elle souhaitait, c'était les sortir d'ici. Elle se doutait que l'état du Colonel était pire que ce qu'il ne laissait paraître. Il fallait qu'elle le fasse rentrer sur Terre, s'était primordial. Seulement après ça, elle songea à Pete. Oh, il fallait qu'elle rentre aussi pour lui. Éventuellement. Sam secoua la tête pour chasser toutes ses pensées et se remit à creuser de plus belle. Au bout d'un certain moment, Jack redescendit afin de leur préparer à manger. Sam avançait plus vite que lui pour creuser.
— La soupe est prête ! dit-il.
— Oui ! Encore une minute ! J'ai presque fini ! répondit Sam, concentrée sur sa tâche.
— Je ne veux pas le savoir ! Venez sinon ça va refroidir, lança Jack.
Il était hors de question pour lui que son second mange froid. Sam redescendit rapidement et s'installa près du Colonel.
— Oh ! Je ne savais pas que vous cuisiniez, dit-elle.
— Je ne cuisine pas... Mais ma tambouille à l'eau dégelée est une pure merveille.
Jack la servit et ils commencèrent à manger rapidement. Sam observa que Jack avait le faciès douloureux et son cœur se serra à cette vision. Elle ne pouvait pas le laisser comme ça...
— Laissez-moi-vous examiner Colonel...
— Non non, ça va. Mangez... répondit Jack.
Il ne voulait surtout pas qu'elle s'inquiète.
— Je me suis demandée ce qui avait pu causer ce mauvais fonctionnement, dit Sam, souhaitant partager ses pensées.
— Ah ouai ?
— Oui. En fait nous ne savons pas totalement comment la porte fonctionne. Mais notre théorie dans l'état actuel de nos connaissances c'est qu'elle crée un passage artificiel qui est capable de transférer des rayons d'énergie brut dans une direction le long d'un conduit extra-dimensionnel. Je crois que le rayon d'énergie a dévié sa route à un moment donné, un peu comme la foudre qui se serait trouvée attirée par un paratonnerre, expliqua-t-elle en essayant d'être la plus simple possible.
— Hum hum.
— Bien. À mon avis, c'est dû à l'attaque qu'on a essuyé sur P4H-771. La porte elle-même a probablement reçu suffisamment d'énergie pendant la bataille pour que ça influe sur la direction qu'à prit le rayon avant qu'on atteigne l'autre côté.
Jack resta silencieux, observant sa tasse. Sam le fixa, se demandant s'il allait bien.
— Mon colonel ?
— Oh je suis désolé, j'ai pas tout écouté... s'excusa Jack.
— Voilà ma conclusion, poursuivit Sam. Nous avons du émerger sur une planète relativement proche de la Terre sur le réseau de portes. Quelque part entre P4H-771 et la Terre. Maintenant si l'équipe de secours en arrive aussi à la même conclusion... ça réduirait grandement leur champ de recherche.
— C'est une excellente nouvelle... répondit Jack, se demandant néanmoins si les équipes de secours arriveraient aussi rapidement que Carter à cette conclusion.
— Oui... soupira la scientifique.
Elle baissa la tête, inquiète pour son supérieur.
Après plusieurs heures intensives à creuser, le DHD était maintenant accessible.
— Vous avez identifié le septième symbole ? demanda Jack.
— Oui, celui là doit être le point d'origine, répondit Sam en pointant du doigt un des symbole. C'est le seul que je n'ai jamais vu… Oh non ! Les piles faiblissent… C'est maintenant ou jamais !
— Ah moi je préfère maintenant… Pas vous ? dit Jack.
Soudain il se mit à tousser et Sam put observer du sang tomber sur la glace. Elle ferma les yeux, priant pour que la porte fonctionne. Elle ne pouvait pas le laisser dans cet état, c'était inconcevable. Elle refusait qu'il meurt. Tout simplement. Elle savait que cela ne devait pas altérer son jugement et pourtant...
— J'y vais… dit-t-elle en composant l'adresse de la Terre.
Elle vit les chevrons s'allumer mais au moment où elle appuya au milieu pour actionner la porte, rien ne se produisit. La porte perdit sa puissance et s'éteignit.
— Nom de dieu ! C'est pas vrai ! s'exclama-t-elle en ayant envie de pleurer.
La seule chose qui était présente à son esprit était le mauvais état général de son supérieur. Il fallait qu'elle les sorte de là !
— Vous avez fait la bonne combinaison ? demanda Jack.
— Oui. Je suis sûre que ce n'est qu'une simple panne du tableau de commande. Si on arrive à le dégager complètement, je crois pouvoir le réparer, expliqua-t-elle.
— Négatif, répliqua le Colonel.
— Mais il faut essayer mon colonel !
— Tout a fait d'accord avec vous… mais on a pas dormi… depuis un bon bout de temps Capitaine… Le tableau sera là demain matin...
— Vous pourrez tenir ? ne put s'empêcher de demander l'astrophysicienne.
— Je vous ai dit qu'on allait s'en sortir... Ce sera juste un peu plus long de prévu.
— Oui... Bien sur... soupira Sam.
— Capitaine... gronda Jack.
— Vous avez raison, répondit-elle les yeux plein de larmes.
Ils s'éloignèrent du tableau de commande et s'installèrent sur les duvets avec les couvertures chauffantes. Jack s'évanouit presque immédiatement et Sam s'approcha de lui, inquiète, et vérifia son pouls. Après s'être assurée qu'il était « juste » inconscient, elle songea qu'ils se tiendraient plus chaud mutuellement. Alors qu'elle se calait contre lui, un sentiment de bien être l'envahit et cela l'apaisa. Elle ferma les yeux à son tour, respirant l'odeur de Jack. Elle ne sut combien de temps ils restèrent ainsi avant qu'elle ne soit réveillée par Jack, toussant.
— Capitaine… Capitaine… Loin de moi l'idée de me plaindre… J'adore qu'une femme se colle à moi comme ça…
— Chut... Essayez de dormir... le coupa-t-elle.
— Vous êtes là depuis longtemps ? demanda Jack.
—Vous étiez éreinté... Vous vous êtes évanoui. J'ai pensé qu'il valait mieux qu'on se tienne chaud mutuellement pour passer la nuit, expliqua-t-elle.
— C'est vrai… C'est juste que… C'est très difficile de dormir… Avec une côte cassée et quelqu'un allongé sur le torse.
Le cœur de Sam fit une embardée. Elle était en train de lui faire mal !
— Pardon ! Oh je suis désolée ! s'exclama-t-elle en se décalant.
— Oh ! Voilà… c'est mieux, dit-il.
— On va dormir quelques heures et puis je réparerai le tableau de commande.
— D'accord. Bonne nuit.
— Bonne nuit…
Ils restèrent silencieux quelques instants avant que Sam ne reprenne la parole.
— Euh… mon Colonel ? demanda-t-elle.
— Non, c'est mon avant-bras ! Promis Capitaine !
Sam ne put s'empêcher de rire.
— Non, ne riez pas. Non pitié... Ça fait mal.
— Si on ne s'en sors pas, je n'aurai aucun regret. Et vous ? dit-elle.
Et c'était vrai. Elle songea à tout ce qu'elle avait vécu depuis son arrivée dans le Colorado et le programme Porte des Étoiles. Cela avait changé sa vie.
— J'en aurai un... Celui de mourir, répondit Jack.
Ils finirent par s'endormir. Quelques heures plus tard Sam se réveilla et elle s'écarta délicatement du Colonel. Elle se dirigea vers le tableau de commande et s'évertua à le dégager. Malgré tous ses efforts, rien ne fonctionnait.
— Bon sang ! Mais pourquoi ça ne marche pas ! s'exclama-t-elle, à bout de force.
Soudain la voix de Jack se fit entendre dans sa radio.
— Carter. Carter...
— Mon Colonel ?!
Elle descendit rapidement afin de le retrouver, complètement angoissée.
— D'habitude, c'est moi qui suis toujours levé le premier !
— Vous souffrez d'hémorragies internes. Je ne sais pas à quel point c'est grave... Votre jambe cassée est peut-être en train de geler mais je n'en suis pas sûre. J'ai bien essayé de la réchauffer en utilisant le réchaud à gaz mais on a plus de recharge... dit-elle la voix cassée.
Le voir dans cet état la rendait malade.
— Passons aux mauvaises nouvelles… Aidez-moi à me lever, dit-il.
— Non ! Non ! Restez allongé ! s'exclama-t-elle. C'est un ordre.
— C'est moi qui peut donner les ordres ici, répliqua-t-il.
— Oui mais… c'est moi le Docteur… Tenez. Il faut en boire autant que vous le pouvez, dit-elle en l'aidant à boire. Quand la dernière recharge sera vide, on ne pourra plus boire chaud…
Elle baissa la tête, sentant sa gorge se serrer fortement.
— J'aurai du nous sortir de là depuis longtemps... Je suis désolée, déclara-t-elle en retenant ses sanglots.
— Vous y arriverez. Vous verrez... l'encouragea Jack.
— Je bosse sur ce panneau de commande depuis maintenant plus de douze heures et je… je ne sais pas d'où vient la panne pourtant tout devrait marcher. Il y a sûrement un truc qui m'échappe.
— Capitaine ?
— Mon colonel ?
— Il faut passer… au plan B.
Sam le regarda, incrédule.
— Mais quel plan B ?
— Vous prenez le reste de nos vivres et… vous grimpez là-haut. Tâchez de survivre sur cette planète. C'est la seule solution... expliqua le Colonel.
Sam refusait de le laisser, elle ne le pouvait pas.
— Si j'arrive à faire fonctionner la porte des étoiles, nous pourrons partir tous les deux, tenta-t-elle.
— Oui, ça parait évident... D'accord Capitaine ! Faites la marcher, capitula Jack devant les yeux suppliant de son second.
Ses yeux allaient commencer à être un problème si cela continuait comme ça.
— À vos ordres, répondit Sam.
Elle retourna près du panneau de commande et analysa la situation à voix haute afin d'organiser ses pensées.
— Bon... Les convecteurs d'énergie sont intacts... Il faut le réinitialiser ! Bon sang ! Pourquoi je n'y avais pas pensé ! Mon Colonel… Je vais essayer de le réinitialiser ! Je vais l'éteindre et le rallumer tout de suite après…
Jack ne répondit rien, endormit.
— Bon aller, ça peut marcher... dit-elle en débranchant le DHD.
Elle le ralluma par la suite.
— Il faut que ça marche... prononça-t-elle en tapant le code de la Terre et en appuyant au centre du tableau de commande.
La crevasse se mit à trembler mais finalement la porte perdit sa puissance.
— Vas-y... Non ! s'exclama Sam en pleurant à moitié.
Elle finit par se rendre de nouveau près du Colonel O'Neill. Jack se réveilla et en voyant le regard plein de larmes de Sam, il comprit.
— J'imagine que ça a échoué...
— Je suis vraiment désolée... dit-elle.
— Ce n'est pas votre faute.
— Je ne comprends pas pourquoi ça ne marche pas.
— Capitaine… Plan B. Allez-y.
Le cœur de Sam rata un battement et sa gorge se serra.
— Pas question ! s'exclama-t-elle.
— Sam… Je vais mourir… Faites-le. Suivez mes ordres... S'il vous plait...Faites-le... la supplia-t-il.
À cet instant, Sam crut que son cœur allait exploser. Elle ne pouvait pas laisser cet homme. Elle ne le pouvait pas.
— Je suis navrée...
— S'il vous plait... la supplia-t-il de nouveau.
Jack voulait qu'elle s'en sorte. Elle ne devait pas mourir. Elle devait s'en sortir.
De son côté, Sam comprit qu'il souhaitait qu'elle suive ses ordres, une dernière fois. Le cœur lourd et une boule dans la gorge, elle lui répondit :
— À vos ordres...
Elle lui glissa sa radio dans la main de Jack et après un dernier regard douloureux, elle s'éloigna afin de grimper vers la brèche. L'ascension fut pénible et lente et elle finit par s'arrêter quelques instants afin de parler à Jack.
— Mon Colonel... Je ne vois pas la surface... Ça a l'air de continuer à monter un moment comme ça.
— Sam... murmura Jack dans la radio.
— Mon colonel ? demanda-t-elle.
— Ça été un honneur de servir à vos côtés...
La gorge de Sam se serra. Elle avait appréhendé ce moment... Elle ne voulait pas entendre ça.
— Merci... répondit-elle finalement avant de reprendre son ascension.
Elle arriva au niveau de la brèche et commença à creuser à travers la neige. Elle se saisit de sa radio.
— Mon colonel ? Ça y est, je vois le ciel ! Je vais m'efforcer de ramener de l'aide mon Colonel ! Essayez de tenir le plus longtemps possible !
Lorsque le trou fut assez large, elle sortit et observa l'environnement. Tout était glacé, gelé. Rien à des kilomètres à la ronde à par de la glace. Elle était complètement gelée et à l'extérieur la température était encore plus rude qu'à l'intérieur de la crevasse.
« Nous ne nous en sortirons pas... » pensa-t-elle.
Alors, elle retourna dans la crevasse. Elle se saisit de nouveau de sa radio.
— Mon colonel ? On est sur une planète glacée... Il n'y a que ça. Des kilomètres de glace à la ronde... Je n'y arriverai pas.
Elle relâcha sa radio et s'approcha du bord de la descente.
— Mon colonel ! Je redescends !
Elle analysa la descente afin de trouver un moyen de revenir en bas mais son pied glissa et elle se retrouva bien vite près de Jack, à moitié sonnée. Elle rampa jusqu'à lui, exténuée.
— Mon colonel ?
Elle se glissa sous une des couvertures et se cala contre lui.
— Mon Colonel ? demanda-t-elle de nouveau.
— Sara... murmura Jack.
Le cœur de Sam se serra.
— Je suis là Jack... prononça-t-elle finalement, les larmes coulant de ses yeux.
— Froid… J'ai froid...
— Je sais... Ça va aller... Vous pouvez dormir maintenant… Ça été un honneur de servir à vos côtés mon Colonel, dit-elle avant de caler sa tête contre le cou de Jack et de fermer les yeux.
À bout de force et bercée par l'odeur de Jack, elle perdit lentement connaissance.
Se fut le bruit des secouristes qui la réveillèrent ainsi que la voix de Daniel. Lorsqu'elle comprit qu'elle ne rêvait pas, qu'elle se trouvait dans un cocon de chaleur et que ses coéquipiers étaient bien présents ainsi que le Général Hammond, elle ne put s'empêcher de penser immédiatement à son Colonel.
— Le Colonel... Il souffre d'hémorragies internes... réussit-elle à dire.
— Nous le savons Capitaine, ne vous inquiétez pas ça va aller, lui répondit le Général Hammond.
— Mon Général... Vous avez passé la porte pour venir nous chercher ? demanda Sam à demi consciente.
— Pas tout à fait Capitaine... L'équipe militaire SGC sera là dans moins d'une heure afin de boucler tout le périmètre, dit le Général à un des secouristes.
— Bien mon Général, répondit l'homme.
— Vous pouvez ramener ces personnes à la maison ! s'exclama Hammond, heureux d'avoir retrouvé ses hommes vivants.
Durant son retour à la base de McMurdo puis jusqu'au SGC, Sam oscillait entre conscience et inconscience. De nombreuses images venaient hanter son esprit, mais une chose plus particulière revenait souvent à elle : une odeur d'after-shave, de bois fraîchement coupé et de glace. Une odeur de Jack O'Neill.
