10 – Fin
Un mois s'écoula doucement, ponctué par des missions de routine, un weevil par ci, un petit problème de faille par là. Rien de vraiment bien important.
Gwen allait rendre visite tous les jours à Ianto, d'abord à l'hôpital, puis chez lui.
Jack demandait régulièrement de ses nouvelles, mais s'abstenait d'aller voir son amour.
Ianto refusait de le voir.
Le capitaine avait enfin expliqué son comportement à Gwen, pourquoi il avait rejeté Ianto et pourquoi il le regrettait amèrement maintenant.
Gwen compatissait, mais lui en voulait aussi.
Ils avaient failli perdre leur ami par sa faute.
Même si elle ne le lui disait pas en face, Jack lisait ses reproches sur son visage.
Puis vint le jour où Ianto repris son travail.
Il regarda à peine Jack, fit son café magique et se mit à son travail quotidien : plus d'un mois d'absence avait laissé des dégâts au hub.
Jack prit sa tasse et s'enferma dans son bureau.
« Et voilà Jack. Il est revenu. Maintenant tu t'accroches et tu fais tout pour te faire pardonner. Ca ne sera pas facile mais tu y arriveras » pensa-t-il en sentant sa tasse.
Il sourit, le café magique de Ianto lui avait beaucoup manqué et il arriverait à faire la paix avec son concepteur, il avait la vie devant lui.
Le soir arriva.
« Bon allez, je m'en vais. » dit Gwen.
« Tu m'accompagnes ? » demanda-t-elle à Ianto.
« Non, pas aujourd'hui, répondit-il avec un sourire, je voudrais finir de redonner un aspect propre aux bureaux ce soir. J'ai tout le reste à faire pour demain. »
« Ne te fatigue pas trop, c'est ton premier jour » dit-elle ravie de le voir sourire à nouveau. Ianto avait gardé son masque impassible toute la journée.
Elle sortit, un peu inquiète quand même de laisser Ianto et Jack ensemble, mais bon, elle avait beaucoup travaillé avec Ianto durant sa convalescence, pour que celui-ci la croit quand elle lui affirmait que Jack était raide dingue de lui.
Jack l'aimait, mais Ianto avait encore du mal à y croire.
« J'espère qu'il va m'écouter et parler à Jack, pensa-t-elle en arrivant sa voiture, ils sont faits pour être ensemble. Ils sont si mignons tous les deux. »
Ianto prépara deux tasses de café et rejoignit Jack à son bureau.
Il s'arrêta sur le seuil de la porte et regarda Jack assis à son bureau.
Celui-ci avait levé la tête en entendant Ianto arrivé.
Il le dévorait des yeux.
Il se leva et s'approcha doucement de Ianto.
« Je suis désolé » dit-il la gorge étranglée.
Il fit encore un pas.
Ianto était toujours immobile, le visage neutre et les deux tasses à la main.
Jack lança son va-tout : « Je t'aime Ianto Jones »
« Gwen avait-elle raison ? Cela faisait un mois qu'elle argumentait sur cet amour supposé de Jack. » pensa Ianto.
Ianto tressaillit.
Jack récupéra les tasses et les posa sur l'armoire basse toute proche.
Il se retourna de nouveau de Ianto, mais garda la tête baissée.
« J'ai eu peur quand tu m'as dit que tu m'aimais » reprit Jack, inquiet du silence de son compagnon.
« OK. Gwen a raison. Je ne veux plus me battre pour survivre, je veux vivre » pensa de nouveau Ianto.
La main de Ianto se posa sous le menton de Jack et releva sa tête.
Jack regarda droit dans les yeux de Ianto.
Ce dernier s'approcha et lui embrassa timidement les lèvres.
Mais il en fallait plus au capitaine, il était en manque.
Il reprit le baiser de Ianto beaucoup plus passionnément et dévora ses lèvres avant de s'attaquer à sa langue.
Quelques minutes plus tard, ils se séparèrent essoufflés.
Jack souriait : Ianto avait répondu à ses baisers avec autant de plaisirs et de désirs que lui-même.
« Ne considère pas que je t'ai totalement pardonné. Tu as du travail à faire avant, dit Ianto, mais tu es sur la bonne voie. »
Il embrassa encore et encore son capitaine, son amour.
11 – Extrait du journal de Ianto Jones
Je suis au paradis.
Jack m'aimes, il me l'a dit aujourd'hui et il m'a embrassé avec une telle passion.
Je ne doute pas un instant de ses paroles.
Je sais au fond de moi, que je le laisse s'en sortir à bon compte après m'avoir rejeté comme il l'a fait, mais je l'aime, et je refuse de gâcher une seule seconde de ma vie à lui en vouloir.
Il est immortel, il ne peut pas mourir, alors que moi si.
Je veux passer toute ma vie avec lui.
Il a déjà plus de deux mille ans, pour lui dix années correspondent à une seconde.
Alors combien de temps me reste-t-il avant de mourir de vieillesse : quarante, cinquante ans maximum.
Donc le temps que je passerai auprès de Jack sera pour lui l'équivalent d'à peine cinq secondes.
Je veux qu'il se souvienne de ces cinq secondes comme les plus belles de sa vie.
Je veux que ces cinq secondes restent pour l'éternité le souvenir d'un amour infini, d'une joie sans fin, d'un partage éternel, d'une étincelle qui a allumé un feu grégeois dans son cœur.
Je t'aime Jack Harckness et je ferai tout pour toi.
FIN
Fini le sadisme.
J'espère que ça vous a plu.
A la prochaine
