J'ai eu un mal de fou à obtenir les quinze minutes sacrées qui m'ont permis de publier ce soir ! Désolée pour l'attente, mais le syndrome de la page blanche s'est tapé l'incruste chez moi...
Bonne lecture !
6 Décembre 1889 : Mort imminente
« BARD ! NON ! » Hurla Sebastian, prêt à se jeter dans le vide.
Vous vous demandez ce qu'il s'est passé ? Ce qu'il se passe ? Ce qu'il va se passer ? Je vais tout vous expliquer…
Sebastian s'était levé tôt. Très tôt. Il avait des missives à distribuer dans Londres et ses environs pour le compte de son jeune maître, presque toutes en rapport avec l'entreprise Fantom. De plus, un représentant des Phantomhive était attendu vers 7 heures au palais royal. Ainsi, c'est vers 5 heures du matin que les domestiques furent levés et mis au travail, laissant Sebastian à son travail en dehors du manoir.
Finnian voulut aller travailler, mais la nuit couvrait encore le jardin de la demeure Phantomhive. Il décida donc d'aller voir Bardroy et May Linn pour passer le temps. En cherchant quelques minutes, il finit par trouver le cuisinier… en train de courir comme un dératé dans un couloir, son fameux lance-flammes à la main. La blond cendré passa comme une furie à côté du plus jeune, ne prêtant même pas un regard à ce dernier. Finnian se retourna et se mit à la poursuite de Bardroy.
« Bard ! Baaaard ! Mais pourquoi tu cours comme ça ?! » Cria le jeune homme à l'attention du fou furieux devant lui.
« Une bestiole s'est introduite dans le manoir ! Elle a plein de poils et a dévoré le petit-déjeuner du jeune maître que Sebastian avait préparé avant de partir ! Je lui cours après ! » Lui répondit l'ancien militaire, ayant failli rater un virage.
« Mais ce n'est pas grave, Bard ! Mets-la dehors au lieu de la tuer ! Pitié pour elle ! » Supplia le jardinier, les larmes aux yeux, mais toujours derrière son acolyte.
« Ah non ! On a déjà eu des souris ! Ça suffit ! Et puis Sebastian sera fier de nous ! » Sur ce, Bard sortit du manoir en poussant un étrange cri de guerre. Finnian s'arrêta, inquiet.
« Et si… Et si cette pauvre petite bête était le jeune maître ? » Réalisa-t-il soudainement. Une expression horrifiée se peignit alors sur les traits du jeune garçon. Sans plus attendre, il quitta la chaleur du manoir à son tour, passant par la même porte que Bardroy. Il observa les quelques traces ayant échappé à la course effrénée du cuisinier, tâta la neige et fixa l'horizon : un renard. Bard pourchassait un renard. Et Bard avait déjà disparu…
Décidé, Finnian alla chercher May Linn. Celle-ci, tout aussi épouvantée que son ami, lui proposa de se séparer : le jeune garçon chercherait devant le manoir et la soubrette derrière.
De son côté, Bard rampait dans la neige et les feuilles mortes. Bien entendu, il savait que ce petit jeu était futile… Mais c'en était trop des bestioles diverses et variées qui saccageaient SA cuisine ! Nom de nom, il n'allait pas se laisser faire, foie d'Américain ! Il continua donc son ascension, faisant bien attention à ne pas alerter le pauvre Finnian.
Il se posta dans un buisson et attendit. À peine quelques minutes et sa proie sortit d'un autre bosquet quelques mètres plus loin. Il visa, posa son doigt sur sa gâchette et…
« BARD ! NON ! » Hurla Sebastian, prêt à se jeter dans le vide.
Là, le sang du susnommé se glaça. Que faisait Sebastian ici ? Quand était-il rentré ? Qu'importe ! Il devait achever la bestiole ! Vite ! Tirer ! Tirer ! Tir- Mais… ?
« Sebastian ?! Comment as-tu fait pour passer de la fenêtre du deuxième étage jusqu'ici ?! » S'écria Bard en se relevant (et se cognant la tête sur une branche basse).
« C'est évident. » Commença Sebastian en se relevant, le petit renard traumatisé dans ses bras. « J'ai sauté. » Laissant Bard s'évanouir et se faire emmener par Finnian et May Linn, le majordome ramena son jeune maître à l'intérieur. Il le fit manger, boire, il le lava et n'arrêta pas de la caresser et de lui répéter que Bard ne savait pas que c'était son employeur qu'il visait.
Rassuré, non rancunier et pas le moins du monde en colère, Ciel tint à saluer ses domestiques avant d'aller se coucher. Chacun d'entre eux lui donnèrent une petite caresse sur le crâne… sauf Finny, qui le prit des bras du majordome et se mit à le câliner. Il l'embrassa même sur le museau, oubliant totalement qu'il s'agissait là de son maître.
De retour dans sa chambre, Sebastian embrassa le jeune comte sur le front et « Pouf ! », Ciel était de retour. Son serviteur lui adressa un magnifique sourire.
« … Quoi ? Pourquoi ris-tu ? » Demanda Ciel en rougissant.
Le démon s'avança un peu vers lui et posa son front contre celui de son contractant.
« … Peut-être parce que seuls mes baisers peuvent vous rendre forme humaine ? Qui sait… »
Ciel rougit encore un peu, mais cacha rapidement sa gêne derrière son oreiller. Il murmura une sorte de remerciement bancal à son majordome, attrapa à l'aveugle son chocolat (posé à l'avance par Sebastian sur la table de nuit), le dévora et se coucha.
Sebastian se releva et sortit sans un bruit, attendant la suite des évènements avec impatience…
J'ai un sentiment profond de bonne action, là. Allez, je vais répondre à vos rewiews ! :D
