Chapitre 7 :
Pov de Temari :
Une idiote, c'est ce que j'étais, et je le savais. Cela faisait quatre mois depuis ma réconciliation avec Deidara. Je lui avais pardonné facilement, trop facilement d'après Tayuya, qui avait bien remarqué mon changement d'humeur lorsque je l'avais vu quelques jours après mon dîner avec mon blond. Elle m'avait dit que j'étais faible, et désespérée, que je donnais l'image d'une fille trop amoureuse de son homme pour garder un minium de dignité. Son commentaire m'avait passablement agacé, pour qui se prenait-elle, ma mère peut-être ! Je n'avais rien répondu, elle avait horreur du silence, et j'avais repris mon travail comme si de rien n'était au plus grand déplaisir de ma collègue.
Je ne regrettais pas mon choix, Deidara ne m'avait pas trompé, il ne m'avait pas menti, il avait juste fui, il avait prit de la distance pour se protéger, ce n'était pas impardonnable, ce n'était pas la pire chose qu'il puisse me faire. J'avais attendu son retour pendant plus de 365 jours et j'avais cru mourir plus d'une fois pendant ce temps, n'avais-je pas le droit à un peu de bonheur moi aussi. En plus nous avions attendu avant d'aller plus loin qu'un baiser, il ne fallait tout de même pas qu'il pense que Sabaku no Temari oubliait aisément et était une fille facile.
Ino et Sakura découvrirent par hasard que je m'étais remise avec lui, un mois après notre deuxième chance, elles nous avaient trouvé collé l'un à l'autre. Dans cette position il m'aurait été impossible de nier si je l'avais voulu. Elles m'avaient fixé pendant de longues minutes attendant une explication sur le pourquoi du comment. Au début je n'avais su quoi dire, et j'avais fini par avouer que Deidara et moi étions de nouveau ensemble, avant d'attraper la main de mon chéri et m'éloigner le plus vite que je le pouvais. Ino était une vraie pipelette et quand elle commençait à poser des questions elle ne s'arrêtait plus, je n'avais pas envie de me justifier et de tout leur raconter. Même si j'avais pu couper court à la discussion j'avais bien sentie leur regard sur moi. Comme je m'y attendais, quelques heures après cette rencontre, mes autres amis étaient au courant, pour faire passer le mot je pouvais toujours compter sur Ino. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle nous la surnommions tous ''Polichinelle'', avec elle les secrets étaient toujours bien mal gardés. Tenten m'avait envoyé un SMS pour me réprimander de ne pas lui l'avoir dit, Hinata, ma précieuse Hinata, m'en avait envoyé un pour me féliciter et me souhaiter tout le bonheur possible. Au vu de l'usage abusif de points d'exclamations j'avais deviné qu'elle voulait me téléphoner mais n'osait pas. Sa timidité lui compliquait encore la vie, même avec ses amies, je la plaignais, moi qui étais tout le contraire je ne pouvais pas m'imaginer bégayer ou ne pas savoir où me mettre si j'étais mal à l'aise. J'avais donc prit les devants et avait composé le numéro de la fille Hyuga, il ne lui avait fallut que deux sonneries avant de décrocher. Nous avions parlé pendant presque une heure avant qu'elle ne doive raccrocher, elle et mon frère sortaient ce soir, et il lui restait assez de temps pour se faire belle pour mon benjamin.
Ensuite, le reste de la bande c'était manifesté Choji m'avait envoyé un petit SMS pour me dire qu'il s'en doutait, Naruto avait de même, en ajoutant que mon petit-ami avait intérêt à se tenir à carreaux ou il en subirait les conséquences. Shikamaru m'avait simplement envoyé un ''félicitations'', quel paresseux ce garçon, comment Sakura pouvait l'aimer ? Les petits mots de tous mes amis s'étaient enchaînés les uns à la suite des autres, tous plus adorables les uns que les autres. La culpabilité que j'avais éprouvé pendant un an avait redoublé. Je m'étais isolée, les avais tenu à distance et n'avais pas été une amie pour eux, et pourtant, malgré tout, aujourd'hui ils étaient là, tous ravis pour moi. Se réjouissant et me soutenant dans mon bonheur.
Je sortis de mes pensées en entendant la porte d'entrée s'ouvrir laissant apparaître mon Deidara. Je jetais un rapide coup d'œil à ma montre pour constater avec horreur qu'il était bientôt 20 heure.
- Tu n'es toujours pas prête, les autres vont nous attendre, me fit-il remarquer.
Depuis son retour Kurotsuchi et Akatsuchi avaient insisté pour que l'on se voit une fois par semaine et passions un moment ensemble. Nous avions accepté, ne pouvant rien refuser aux deux avocats. Les premières semaines cela avait été seulement nous quatre, puis mon autre frère Kankuro, s'était ajouté, il sortait avec Kurotsuchi et bizarrement avoir un de mes frères avec moi ne me dérangeait pas tant que ça. Ce soir était un peu spécial, nous allions rencontrer la petite-amie d' Akatsuchi, ni mon frère, ni Deidara ni moi ne la connaissions mais d'après Kurotsuchi c'était une fille très bien. Je faisais confiance au jugement de mon amie, elle avait toujours su discerner les gens et distinguait les gens honnêtes aux menteurs.
- Je vais me changer, je n'en ai pas pour longtemps, je suis désolée je réfléchissais, m'excusais-je en me précipitant dans ma chambre.
- Je peux t'aider si tu veux ?, me proposa-t-il derrière la porte.
- Je me passerais de tes commentaires douteux, si je te dis oui tu vas surtout m'aider à me déshabiller et on sera en retard pour de bon, le contredis-je.
- Nous ne sommes pas obligés d'y aller, on pourrait rester ici, suggéra-t-il.
- Pas question, je veux rencontrer celle qui sort avec Akatsuchi, et ce n'est pas négociable, affirmais-je.
- Tu n'es pas drôle, bouda-t-il.
- Mon chéri, depuis le temps tu devrais savoir que je ne suis pas connue pour mon amour, répondis-je amusée.
Je parcourais mon placard à la recherche d'une tenue idéale pour la soirée. Nous allions simplement dîner dans une pizzeria mais je voulais tout de même faire bonne impression devant cette inconnue. Je voulais qu'elle garde une bonne opinion de moi et cela commençais par une allure irréprochable. C'était dans ces moments-là que je regrettais de ne pas être un homme, Deidara avait opté pour un jean bleu foncé, un t-shirt recouvert par un blouson noir, et des baskets. Je finis par choisir un jean bleu assez foncé mais moins que celui du garçon qui se trouvait dans la pièce à côté de la mienne, en haut, ce fut une blouse à carreaux blancs et bleus foncés eux aussi, comme il faisait frais je rajoutais par-dessus une veste également bleues, et complétais le tout par des baskets noires avec une cerise imprimée à l'arrière. Je me coiffais rapidement et sortie de ma chambre, Deidara m'attendait patiemment, assit sur le canapé.
- Comment tu me trouves ?, lui demandais-je pas très sûre.
- Tu es magnifique, cela valait la peine de rester ici, et Temari, je suis sérieux, me dit-il en me voyant peu convaincue.
Je lui souriais plus confiante et nous quittâmes l'appartement main dans la main. Nous marchâmes quelques minutes et nous arrivâmes enfin à notre point de rendez-vous où nous nous aperçûmes que nous étions les derniers.
- Ah vous voilà enfin ! S'exclama Kankuro.
- Désolée c'est de ma faute, m'excusais-je en lançant un regard noir à mon frère.
Ce n'était pas le moment qu'il se moque de moi, la fille qui accompagnait Akatsuchi allait me trouver ridicule. Mon cadet se prit un coup de coude dans les côtes de la part de la troisième fille du groupe Kurotsuchi qui le sermonna à ma place.
-Bonsoir, vous devez être Temari et Deidara, j'ai beaucoup entendu parler de vous, supposa une jeune femme blonde, je me nomme Shiho, et je suis très honorée de vous rencontrer, se présenta-t-elle.
Je la détaillais, elle était blonde, aux cheveux plus clairs que les miens, ils reposaient librement sur ses épaules, elle portait de grosses lunettes devant ses yeux qui étaient couleur miel, et elle était vêtue d'une robe noire classique.
- Malheureusement je ne peux en dire autant pour nous, lui avouais-je, Akatsuchi ne nous a jamais parlé de vous, et je le regrette d'ailleurs, lui dis-je en souriant.
- Cela ne fait rien, ce soir sera un bon début pour faire connaissance, et si vous êtes aussi formidables qu'il me l'a dit, alors il n'y a aucune raison pour que nous ne devenions pas amis, me rassura-t-elle en me prenant les mains.
Je fus soulagée de l'entendre me dit cela, et sentir ses mains sur les miens me conforta dans l'avis qu'avait eu Kurotsuchi. Shiho n'était pas une de ces filles superficielles qui pensaient que le monde est à leur pieds. J'avais très envie de la connaître davantage et de la considérer comme une amie.
- Formidables, répéta mon amoureux, il faut se méfier de ce que dit cet idiot, il a tendance a exagérer, plaisanta-t-il.
- Ne sois pas modeste Deidara, Temari et toi êtes extraordinaires, le contredit notre ami.
- Tous ces compliments sont adorables, mais je commence à avoir faim, et si on commandait, interrompit Kankuro.
Je me mis les mains sur le front et secouais la tête négativement, mon frère savait toujours se faire remarquer et pas qu'en bien.
- Veuillez pardonner l'attitude très mal élevée de mon frère, il est adorable mais il réfléchit trop avec son estomac, m'excusais-je auprès de la nouvelle de la bande.
- Ne vous en faîtes pas pour cela, je le trouve assez amusant, me dit-elle sincère, nous pourrions peut-être nous tutoyer, nous devons avoir à peu près le même âge, et ce vouvoiement me gêne terriblement, me demanda-t-elle.
- Avec plaisir, je dois t'avouer que cela me dérangeait aussi, j'avais l'impression d'être vieille, approuvais-je.
Ne voulant pas que mon frère se manifeste à nouveau, tout le monde s'installa autour de la table qui était ronde. Le serveur arriva et nous pûmes commander.
- Alors Shiho, comment as-tu rencontré Akatsuchi ?, voulu savoir Deidara.
- Oh c'est tout bête vraiment, nous étions dans le même magasin de musique, et il s'est mis à fredonner une chanson que j'aime beaucoup. Il m'a regardé et il a vu que cela me plaisait, il m'a sourit, et il est venu me parler, raconta-t-elle.
- C'est romantique, commentais-je.
J'étais heureuse pour eux, leur rencontre avait quelque chose de simple mais de naturel, c'était comme si le destin les avait fait se rencontrer parce qu'ils le devaient. Avant elle je n'avais jamais entendu dire qu' Akatsuchi avait été en couple et je trouvais ça regrettable, il était tellement gentil et serviable avec tout le monde, pourquoi aucune fille ne tombait amoureuse de lui ?
- Et vous ?, nous demanda-t-elle.
- Comme tu le sais, cet idiot est le frère de Temari, comme elle sortait déjà avec Deidara que je considère comme mon frère, nous nous sommes souvent trouvés avec eux. Avec le temps je me suis aperçue que lui et moi avions le même humour et qu'il était sympa, alors un soir je lui ai proposé de sortir tous les deux, et il a dit oui, expliqua Kurotsuchi.
- Le jour où il me l'a annoncé j'ai cru qu'il me faisait une blague, je ne vous aurais pas imaginé ensemble une seule seconde, ajoutais-je.
Shiho se tourna vers nous, désirant entendre le récit de notre histoire. Je regardais Deidara, cherchant à savoir lequel de nous deux ouvrirait la bouche pour la lui conter.
- Vas-y, tu racontes mieux que moi, m'encouragea-t-il.
- J'espère que tu n'es pas pressée parce que je risque d'en avoir pour un moment, prévins-je.
Au fond je crois que je cherchais à gagner du temps, je ne savais pas comment commencer et si notre rencontre valait la peine d'être dite, bien sûr notre histoire était belle, même si elle avait connu une longue période de drame, mais raconter tout cela devant une fille que je ne connaissais que depuis quelques minutes était assez intimidant. C'était privé, et j'ignorais encore si elle était digne de confiance. J'étais toujours comme ça avec les nouveaux visages, sur la défensive. C'était ma manière à moi de me protéger et d'éviter de divulguer mes secrets trop rapidement. Je ne voulais pas que n'importe qui puisse raconter n'importe quoi sur mon compte parce que j'avais eu la bêtise de le leur confier.
- Je suis tout à toi Temari, j'ai autant de temps à te consacrer qu'il te faudra. Détends-toi je ne vais ni te manger, ni te juger, me murmura-t-elle.
J'inspirais profondément et sentis la main de Deidara venir se lier à la mienne, il caressa mon pouce avec le sien me donnant de la force et me rappelant qu'il était là si j'en ressentais le besoin.
- D'accord Shiho, puisque tu insistes je vais te dire comment nous nous sommes rencontrer. Ce n'est pas l'événement du siècle mais cela est normal puisque nous ne sommes que deux êtres humains perdu parmi une foule d'autres Hommes, commençais-je.
Elle s'installa confortablement sur sa chaise et se prépara à m'écouter. J'étais moins nerveuse que lorsqu'il avait fallu que je donne ma réponse à Deidara lors de notre soirée au restaurant, et pourtant j'avais un public plus nombreux. J'expirais longuement et rouvris mes paupières...
Bonne année en avance à vous, ce chapitre était supposé être le dernier vous venez de remarque que ce n'était pas le cas. Désolée pour la fin un peu brusque mais la rencontre de ces deux-là me demande plus de temps que prévu.
