Merci à tous ceux qui review et qui me donne encore plus envie d'écrire!

Dead and breakfast

7

Les genoux de Sam ne le portaient plus et ses pieds, au bout de ses trop longues jambes, ne pouvaient plus supporter son poids. Il aurait pu se faire violence, combattre la fatigue, mais même son cerveau refusait d'obéir, embrumé par la fièvre.

O'neill avait réussi à le trainer jusqu'au bout du couloir.

Avant de redescendre l'escalier qui avait faillit leur être fatal, le docteur s'arrêta pour jeter un œil à son patient. Sam n'était pas inconscient, il était juste incapable de mettre un pied devant l'autre.

Pour pouvoir avancer avec lui, O'neill avait passé deux bras autour de son ventre. Il tenait la lampe torche dans sa bouche et l'arme à sa ceinture. Il desserra sa poigne et, quand il fut certain que Sam n'allait pas tomber en avant, ôta la lampe de sa bouche pour éclairer l'escalier.

« Sam ? Sam, je ne sais pas si je peux nous faire descendre tous les deux comme ça… Et si… si il revient… » balbutia O'neill.

« Il… faut qu'il revienne… » murmura Sam.

« Quoi ? »

« On doit gagner du temps… pour Dean. »

O'neill respira lourdement en regardant l'obscurité qui descendait jusqu'à l'étage inférieur. Repasser devant ce tableau habité par un esprit était la dernière chose au monde qu'il voulait faire. Pourtant il savait qu'il devait absolument rejoindre la chambre où tout le monde pourrait être en sécurité.

Il hésita encore quelques secondes puis finit par remettre la torche dans sa bouche et resserrer son étreinte autour de Sam.

Doucement il avança. Une marche puis une autre, en trainant le corps ballant du plus jeune des Winchester.

Ce dernier essayait de toutes ses forces d'aider un peu, il lançait vaguement ses pieds en avant pour marcher, mais une fois au sol ils cédaient sous son poids. O'neill pouvait sentir la chaleur de sa fièvre irradier de son corps.

Ils étaient presque au milieu de l'escalier. Presque au niveau du tableau. Le docteur retint sa respiration sans même s'en apercevoir. Il ne voulait pas savoir si l'homme peint était toujours là. Il se plaqua avec Sam contre le mur opposé, braqua sa lampe sur le bas des marches et essaya de se concentrer sur rien d'autre que ses pas.

Une fois le tableau passé, il lâcha finalement le souffle qu'il n'avait pas eu conscience de retenir. Il s'envola dans un nuage de brume. Les yeux et la torche complètement figés sur le bas des marches, il prétendit ne pas avoir sentit quelque chose bouger près de lui.

Ne pas s'arrêter, avancer encore, avancer toujours. O'neill savait qu'il était là. L'homme peint. Il entendait le frottement étrange de ses bras sortir de la toile.

Son cœur battait un rythme furieux et son sang rugissait dans ses tempes. Il ne détourna pas une seule seconde les yeux du bas de l'escalier, il ne cligna pas, ne ralentit pas. Plus qu'une seule marche.

Il poussa un léger cri de soulagement à moitié étouffé dans sa respiration frénétique en posant le pied sur la moquette du premier étage. Quand il ferma enfin les paupières il s'aperçu que ses yeux étaient plein de larmes.

Sammy s'accrochait à O'neill comme à une bouée de sauvetage en plein océan. Il pouvait sentir l'angoisse rayonner tout autour du docteur. Il aurait voulu pouvoir le rassurer, prendre les choses en main mais il n'était vraiment pas en état. Pire encore que la maladie qui l'affaiblissait terriblement, pire encore que la douleur de sa chute dans les marches, il y avait une question qui résonnait dans chacune de ses cellules : pourquoi est ce que le courant n'était pas revenu ?

Le duo patraque avançait aussi rapidement que possible dans le couloir ténébreux en direction de la chambre où ils savaient qu'ils seraient en sécurité. Quelque chose de lourd tomba derrière eux. O'neill lâcha Sammy de surprise. Le jeune homme tomba lourdement à genoux. Le docteur se retourna vivement, braquant la lampe sur le couloir qu'ils venaient de traverser.

Les murs étaient couverts de tableaux et l'un d'eux venait de tomber à plat sur le sol, quelques mètres derrière eux. Tremblant, tétanisé, O'neill braquait la lampe sur la peinture. Sa respiration frénétique s'envolait en nuages de brume.

La toile sur le tableau gondola. Les yeux du docteur ne pouvaient plus s'en détacher. Une main jaillit à l'extérieur de la peinture. Un poignet, un avant bras, un coude. Le bras entier sorti de la toile et tâtonna une seconde sur le sol. Les doigts s'agrippèrent à la moquette alors qu'un deuxième bras s'extirpait à son tour du tableau.

Toujours à genoux là où il était tombé Sam n'avait pas conscience de ce qui se tramait derrière lui. Quand il se retourna et découvrit l'esprit en train de s'arracher à la toile, il trouva en lui une force qu'il ne pensait pas avoir encore. Il se remit sur ses jambes.

« Mike ! » cria-t-il.

L'esprit était sortit jusqu'à la taille. Eclairé par le faible halo de la lampe torche, il était blafard. Sa peau, comme transparente ressemblait à de la porcelaine. Son visage, couvert de sang, était celui d'un jeune homme de 22 ans mais portait également les stigmates de quelque chose de diabolique. Il souriait dans un rictus terrible et effrayant.

Mike O'neill ne répondit pas, hypnotisé par Dennis qui continuait sa lente progression hors du tableau en se tractant, les mains agrippées à la moquette.

Sam l'attrapa par le bras et l'entraina en courant vers la chambre.

« Oh mon dieu… oh mon dieu… » murmurait O'neill en détalant.

Sam était en pilotage automatique. Alors qu'il courait à perdre haleine, fuyant l'horreur et la violence du surnaturel, il eut une pensée qui le surprit lui même. De la gratitude.

Il se sentait incroyablement redevable envers son père. Il avait passé 23 ans de sa vie à être en colère après le grand, le tout puissant, John Winchester. Aujourd'hui, affaiblit par la maladie, assommé par la fièvre, abimé par une chute, il trouvait encore la force d'avancer et c'était grâce à lui.

C'était dans ce genre de situations qu'il se sentait le plus fier d'être le fils Winchester. John n'avait jamais vraiment brillé par ses qualités de père modèle mais plutôt par ses dons d'instructeur militaire. Sam avait passé toute sa vie à lui en vouloir pour ça. Pour ne pas avoir été, pour lui et Dean, le père dont ils avaient tellement eu besoin. Combien de fois est ce que l'adolescent qu'était Sammy avait hurlé toute sa colère d'être un pion et pas un fils, d'être commandé et pas aimé ?

Maintenant, il se rendait compte que c'était de l'amour. C'était la plus belle preuve d'amour qu'un père n'ait jamais pu donner à un enfant. L'entrainement, la préparation pour affronter tout ça, le sacrifice de tout ce que John était, l'acceptation quotidienne des reproches, la douleur de savoir quel père il aurait pu, ou voulu, être.

Sam avait mal, il voulait s'étendre et mourir. Pourtant il courait et rien ne pourrait l'arrêter. John avait façonné deux soldats avec un instinct de survie à toute épreuve. Pour lui même comme pour son frère, Sam ne cesserait jamais d'être reconnaissant. A aller au delà de l'humainement possible, survivre, c'était la plus belle façon d'honorer la mémoire de son père. Tant qu'il lui resterait le moindre souffle de vie, Sam n'abandonnerait pas.

Derrière eux les pas se rapprochaient, toujours plus près, toujours plus vite. Dennis était sortit du tableau et allait les rattraper avant qu'ils n'aient pu atteindre la chambre.

D'un geste vif Sam attrapa l'arme à la ceinture d'O'neill et se retourna pour tirer à l'aveugle dans l'obscurité du couloir. Pas le temps de se demander si il avait effectivement fait mouche, l'arme au poing, il reprit immédiatement la course.

« On y est !! » Cria O'neill à la vue de la porte de la chambre. Il y avait un incroyable soulagement dans sa voix essoufflée.

Il se jeta littéralement sur la poignée et le couloir fut éclairé par la lueur des bougies qui brulaient à l'intérieur. O'neill se retourna pour attraper le bras de Sam et l'entrainer en sécurité mais quelque chose saisi le jeune homme par les pieds. Il tomba brutalement sur le sol, tiré en arrière dans le couloir

« Non ! » cria-t-il

O'neill lui attrapa les mains et tira de toutes ses forces de son côté pour ramener Sam vers l'intérieur de la chambre.

« Qu'est ce que c'est que ça ! » Demanda, horrifié, l'un des clients de l'hôtel qui avait attendu dans la pièce.

« Aidez moi ! » hurla O'neill qui se sentait partir avec Sam vers le couloir.

George, Sally et deux clients se précipitèrent vers eux. Sam était toujours allongé sur le sol, à moitié dans la chambre, à moitié dans le couloir, retenu par les pieds.

Tous l'attrapèrent par les bras, aidant O'neill à le tirer dans la pièce. Petit à petit ils réussirent à le ramener et à fermer la porte. Sam poussa un soupir de soulagement mais resta couché au sol, tremblant. L'effort l'avait complètement vidé.


Le sol était dur et glacé. Pourtant, quelque chose de chaud coulait sur son visage. Quand Dean ouvrit les yeux, il ne vit rien, si bien qu'il n'était même pas sûr que ses yeux soient vraiment ouverts. Il n'avait pas vraiment mal, juste l'impression qu'un éléphant était assit sur lui.

La pièce était aussi silencieuse et sombre qu'une tombe. La lumière revint par petites taches devant ses yeux, jusqu'à dessiner un cercle. La lampe torche avait volé jusqu'à un coin de la pièce et dessinait un ovale lumineux sur un mur. Les ombres d'un tas de cartons et d'objets entassés se découpaient dans le faible halo.

Il lui fallut du temps pour prendre conscience de son corps. Il n'avait toujours pas bougé autre chose que les paupières quand il se rendit compte qu'il était au sol, couché sur le ventre.

Au fur et à mesure des secondes, il ressentait de plus en plus ses membres. Ses pieds d'abord, lointains et gelés. Ses jambes. Ses bras. Sa tête. Quelque chose n'allait pas.

Doucement la douleur trouvait son chemin dans ses nerfs groggys. Il ferma les yeux et fronça les sourcils. Il ouvrit la bouche pour hurler mais aucun son ne s'échappa. Quelque chose coulait sur son visage mais il ne savait pas si c'était des larmes ou du sang. Probablement les deux.

Qu'est ce qu'il faisait là ? Il ne se souvenait pas.

Depuis combien de temps était il allongé sur ce sol glacé ? Aucune idée.

Dean resta comme ça, incapable de faire autre chose que de subir la violence de la douleur qu'il ressentait désormais partout. Ses mains se crispaient spasmodiquement.

Il se mordait les lèvres pour ne pas hurler. De toute façon, même s'il avait voulu crier il n'aurait pas réussi. Seuls des grognement d'agonie s'échappaient de sa gorge.

Après quelques interminables minutes, la douleur devint à peu près tolérable et Dean trouva la force de basculer pour se mettre sur le dos. Cette fois il hurla. Le son de sa propre voix le fit frémir. Le cri d'agonie résonna dans l'obscurité.

Les secondes paraissaient des heures alors qu'il gisait là, dans son propre sang.

Dans sa tête embrouillée par le choc et la douleur, quelque chose se réveilla. L'instinct. Il savait qu'il était en train de chasser. Quelque soit la créature, elle venait certainement de s'en payer une bonne tranche.

Tout à coup, il ouvrit grand les yeux, comme si une réalisation soudaine venait de le frapper. « Sammy ! » cria-t-il dans un souffle désespéré. Il ne se rappelait pas où était son frère. Il ne se rappelait pas de ce qu'il chassait, ni d'où il se trouvait. Il avait juste cette sensation, l'instinct du danger.

Il essaya de s'asseoir. Il y parvint au bout de plusieurs tentatives et de beaucoup de larmes. Ce n'était vraiment pas dans les habitudes des Winchester, pas plus que de crier sa douleur. Souffrir en silence, c'était l'une des lois de la chasse. Quand on est blessé ont évite de signaler sa position à l'ennemi. Il se mordait les lèvres jusqu'au sang mais il ne pouvait rien contre les larmes, elles coulaient toutes seules.

Il avait un horrible gout de sang dans la bouche et aucune idée d'où il provenait. Il espérait juste que ce soit le même que celui dans lequel il pataugeait et pas une blessure interne. Ce n'était pas beaucoup mieux, mais c'était déjà ça.

Il fut soudain pris d'une terrible nausée et eut à peine le temps de se pencher sur un côté avant de vomir. Commotion cérébrale.

L'odeur le saisi à la gorge mais l'interpella bizarrement. Ces relents d'acide lui rappelait quelque chose. Il savait que c'était important mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.

Sammy. C'était Sammy. Il était malade.

Une bonne partie de l'histoire lui revint soudainement. L'hôtel, Sally et Georges, le docteur O'neill, un esprit, les tableaux. Oui. C'était ça. L'esprit était dans les tableaux.

Par contre il ne savait toujours pas ce qui lui était arrivé, où il était, ni depuis combien de temps.

Il se sentait brisé de partout mais il n'arrivait pas à dire si il avait vraiment quelque chose de cassé. Il devait récupérer la lampe torche pour essayer de savoir où il se trouvait. L'idée de se mettre debout était impensable pour le moment, il souffrait tellement qu'il n'était même pas certain que ses jambes soient encore attachées à son corps.

Tout doucement il entreprit de ramper vers la lumière. A peine posa-t-il la main gauche sur le sol pour se tracter qu'il compris qu'il avait au moins un poignet cassé. Un hurlement de douleur lui échappa malgré lui. Dean serra les dents et entreprit de ramper sur un bras.

Il parvint jusqu'à la lampe et se remit en position assise, appuyé contre le mur. La torche dans la main droite, il commença à scanner la pièce.

C'était un petit espace, pas plus de 20m², remplit de tas de caisses et de cartons. Une cave. La seule issue était un escalier plutôt raide. En bas des marches, une large flaque de sang qui commençait à sécher. Dean grimaça.

Il passa le faisceau de la lampe sur lui pour constater l'ampleur des dégâts. Les pieds avaient l'air dans le bon sens, il s'était attendu à les voir complètement à l'envers. Certainement juste une cheville tordue. Son jean était troué au genou droit causant une petite écorchure qui saignait à peine.

Bon. En dessous de la ceinture, tout allait à peu près bien.

Il passa la lampe sur son bras gauche. Sa main était couverte de sang. A vu de nez, aucun doigt cassé pourtant il n'arrivait pas à les bouger sans hurler de douleur. La manche de sa chemise était trempée de sang. Il essaya de la remonter pour mieux voir son poignet mais la douleur l'en empêcha. Ses deux mains tremblaient incontrôlablement.

Il tenta la tactique numéro deux en enlevant carrément sa chemise. Il avait bien trop mal partout pour sentir la morsure du froid, rester en t-shirt ne l'inquiétait pas. Après avoir posé la lampe au sol, tout doucement, il gesticula pour libérer son bras droit du vêtement. Il se mordit la lèvre mais il n'émit pas le moindre son.

Plus doucement encore, il fit glisser la chemise le long du bras blessé. Les larmes coulèrent sans qu'il ne puisse rien y faire. Il pencha la tête en arrière, ferma les yeux, serra les mâchoires et se débarrassa complètement du vêtement. Un son guttural s'échappa de sa gorge. Il ne savait même pas lui même qu'il était capable d'émettre ce genre de bruit.

La nausée le reprit. Sa respiration s'était accélérée de même que son cœur. Il devait réussir à se calmer. Il porta sa main valide à son visage, ce qu'il faisait toujours instinctivement pour se détendre. Ses doigts ne rencontrèrent que des larmes et du sang. A tâtons, il en chercha l'origine.

Son visage était abîmé, le nez avait saigné mais il ne semblait pas cassé. L'arcade sourcilière gauche par contre paraissait avoir amorti l'ensemble de la tête… C'était définitivement cassé, et l'endroit avait beaucoup gonflé. Il souffrait le martyr à chaque clignement d'œil.

Il remonta vers les cheveux, eux aussi recouvert du liquide chaud et visqueux. En passant la main un peu au dessus de son oreille gauche il sentit la plaie. Il était incapable de dire si c'était profond ou même important, il avait mal partout autour.

Finalement il rattrapa la lampe qui était restée à côté de lui et reprit l'examen de son bras gauche. Il s'était trompé, le poignet n'était pas cassé. C'était l'avant bras. Il voyait quelque chose planté dans la chair. Il regarda de plus près. Rectification. Ce n'était pas planté dans la chair, ça en sortait. C'était la première fois que Dean pouvait admirer son propre radius.

Il se pencha sur un côté pour vomir à nouveau.

Même si ses jambes semblaient aller bien, en aucun cas il ne pourrait remonter l'escalier de la cave. Sammy était malade, Dean savait qu'il ne pouvait pas compter sur son aide maintenant.

Il se surprit à espérer que l'esprit revienne pour l'achever.

Non. Il n'avait pas le droit. Pour Sam. Il lui restait 7 mois et des poussières, il devait s'y accrocher jusqu'au bout.

Tout doucement et les mâchoires serrées, il se contorsionna pour récupérer quelque chose dans la poche de son jean avec sa main valide. Le sachet de sel. Il le déversa en formant un cercle tout autour de lui.


« Oh mon dieu ! C'était quoi !? » demanda un client.

« Un esprit » répondit Sam en reprenant son souffle.

« Et les Talbott » s'enquit Sally.

Ils n'eurent pas besoin de mots. Les regards qu'ils lancèrent à la propriétaire de l'hôtel suffisaient à lui dire ce qu'ils avaient vu.

« On doit sortir d'ici » cria-t-elle

« Non, vous devez rester là. Tout sera fini demain matin, je vous le promets. On va s'en débarrasser. » lança Sam. Il savait que Bobby allait brûler le corps de Dennis. Ca allait marcher. Ca devait marcher. Ils n'avaient pas d'autre choix. « Mike ? » continua-t-il en direction du médecin.

« Quoi ? »

« Vous pouvez me refaire cette piqûre, celle qui m'a fait aller un peu mieux ce matin ? »

« Hum… je ne sais pas. Je vous ai donné une dose de cheval mieux vaut attendre 24h. »

« Je n'ai pas 24h » répondit Sam sèchement.

« Sam, on est en sécurité ici, vous l'avez dit vous même. Il ne reste qu'a attendre demain. Vous devriez juste vous reposer »

« Non. Je vais chercher mon frère ». Sur ces mots Sam se remit debout, non sans mal.

Le docteur écarquilla les yeux, complètement estomaqué.

« Sam ! vous avez vu ce qu'il y a la dehors ? Vous l'avez vu ? Il a faillit nous tuer ! Si vous sortez encore d'ici vous êtes morts ! »

Du haut de son mètre 95, même si il tanguait un peu en ce moment, Sam se montrait particulièrement impressionnant.

« Faites moi juste cette piqûre » lâcha-t-il sur un ton menaçant.

« Non ! Vous allez vous faire tuer ! Votre frère et sûrement déjà mort ! »

Etrangement Sam sourit à cette dernière remarque.

« Dans 7 mois et 16 jours. Pas avant » murmura-t-il.

« Quoi ? Ecoutez Sam… »

« Non, c'est vous qui m'écoutez » coupa-t-il « Je vais sortir d'ici et je vais aller chercher Dean, avec ou sans votre aide. Mais ce sera plus dur sans votre aide. »

O'neill regarda le bout de ses chaussures, résigné.


TBC

La suite très bientôt!