Bon, pour me faire pardonner, je vous poste ce septième chapitre assez vite ! Comme ça je ne vous laisse pas sur votre faim… Et puis d'un autre côté, pour être honnête, j'ai voulu couper le chapitre six au moment trop intéressant pour vous faire languir un peu, mais ça m'a frustrée aussi ! J'ai trop envie d'écrire la suite (a) ! Donc voilà, j'espère qu'il sera à la hauteur de vos espérances !

PtitTrukk Merci de m'avoir donné ton avis, ça me fait plaisir, même après un mois d'inactivité totale, je retrouve des lecteurs au taquet, c'est coule :D !

Sandrine : Merci d'avoir pris le temps de me lire, c'est gentil !

Bonne lecture à tou(te)s !


Dans les chapitres précédents :

Drago Malefoy a eu quelques déconvenues avec les Rouge et Or, et tout en particulier avec Ron Weasley, qu'il a d'ailleurs rapidement pris entre quatre yeux. Tout aurait parfaitement fonctionné si Harry Potter ne s'en était pas mêlé. Le voilà fermement décidé à se venger. Sous les conseils de Blaise, il tente de séduire Hermione Granger, mais il se fait jeter. Lorsque Ron apprend que Drago a osé toucher sa petite amie, il décide de lui renvoyer l'appareil et demande à Hermione de le séduire en retour. Epuisés de se battre sans cesse, ils concluent un marché. Emporté par élan de colère, Drago finit par l'embrasser.


Hermione ne put s'empêcher de fermer les yeux, poussant le vice jusqu'à poser avec douceur une de ses mains derrière la nuque du blond pour approfondir le baiser. Ses lèvres étaient douces, délicieuses, aventureuses. Un gémissement vint franchir la barrière de ses lèvres alors qu'il la serrait d'avantage contre lui.

Il se désintéressa de ses lèvres et commença à suçoter la peau tendre de son cou avec une conviction non dissimulée. La jeune femme sentait tous ses sens s'affoler un à un, prenant le contrôle de son corps et de son esprit. Elle ne contrôlait plus rien. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait envie de lui.

Elle avait honte, quelque part, de se laisser aller dans les bras d'un homme tel que Drago Malefoy, elle se sentait souillée par ses lèvres qui avaient fait jouir tant d'autres corps avant le sien, mais elle s'empêchait d'y penser. Elle savourait l'instant présent. Par amour du risque, de l'interdit. Parce qu'elle savait qu'il avait raison. Elle aussi, elle aimait le détester. C'était un amour belliqueux, une haine amoureuse et aveugle. C'était bel et bien la plus sauvage et destructrice des passions.

Enhardie par la volupté qui l'envahissait peu à peu, elle retira sa robe et celle de Drago dans la foulée, les jetant sans ménagement par terre avant de reprendre ses lèvres d'autorité. C'était un vrai délice, un concerto de sensations toutes plus jouissives les unes que les autres. Elle déboutonna la chemise du blond et caressa son torse avec envie.

Même dans ses rêves les plus fous, elle ne l'aurait pas imaginé aussi bien sculpté. Elle comprenait maintenant pourquoi toutes les filles de Poudlard rêvaient de coucher ou sortir avec lui. Drago, lui, perdait complètement la tête. Quand les lèvres de sa pire ennemie s'entrouvrirent et s'adoucirent sous les siennes, il éprouva un tel soulagement qu'il en eut le vertige. La sensation de sa langue entremêlée à la sienne et le goût de sa bouche le faisaient quasiment défaillit. Il se sentait faible. Il l'était.

Leurs souffles devinrent plus lourds, leur désir plus exigeant. D'un coup de baguette et grâce à un sortilège informulé, il fit apparaître une table non loin d'eux. Sans pour autant cesser de l'embrasser avec avidité, il la souleva pour la déposer dessus et, dominateur, lui noua les jambes autour de ses reins en se pressant contre elle. Inconsciemment, il commença à se mouvoir contre elle, anticipant son désir de se fondre dans sa chaleur.

Impatient, il l'embrassa au creux de la gorge et lui retira son haut. Il quitta ses lèvres à regret pour observer son corps, retenant son souffle à la vue de son soutien-gorge noir orné de dentelle. Jamais il n'aurait cru que la Miss-Je-Sais-Tout portait de la lingerie fine. Comme quoi, les apparences étaient parfois trompeuses.

Il dégrafa son soutien-gorge tout en la dévisageant et découvrit qu'elle lui lançait un regard fragile et vulnérable. Il se sentit tout drôle à cet instant. Jamais encore aucune fille ne lui avait adressé ce genre de regard. Chassant ces pensées de son esprit tourmenté, il embrassa doucement la naissance de ses seins avant de saisir un mamelon entre ses lèvres pour le suçoter et le mordiller doucement. Les gémissements désordonnés de sa partenaire l'excitait au plus haut point.

Il descendit de plus en plus bas, sans pour autant retirer ses mains de ses seins. Il taquina son nombril de sa langue. Presque immédiatement, la Gryffondor s'arc-bouta, pressant son bassin contre le sien. Drago ne put retenir un gémissement troublé.

« Merde… C'que t'es bonne… » souffla t-il, ensorcelé par la vision de ce corps de rêve qui s'offrait à lui.

Il se remit à l'embrasser. Il dut néanmoins rapidement s'interrompre, car tout à coup, Hermione le repoussa et chercha à se redresser. Surpris, il se redressa à son tour. Déçu, il la regarda descendre de la table. Se mettant dos à lui, elle remit son soutien-gorge et son tee-shirt, lui cachant la vue de sa poitrine dont il avait déjà la nostalgie.

Sans un mot de plus, elle enfila sa robe de sorcier et s'enfuit en claquant la porte des toilettes. Pestant contre lui-même et contre cette trop forte excitation qui ne serait pas assouvie, il envoya valser la table contre le mur. Dépité et frustré au plus haut point, il poussa un gros soupir, se prenant la tête entre les mains.


Essoufflée, Hermione stoppa sa course au détour d'un couloir et s'adossa au premier mur venu. La fraicheur de la pierre lui fit reprendre pied avec la réalité. Choquée, elle effleura ses lèvres d'une main. Elle avait embrassé Drago Malefoy. Pire encore ! Elle avait presque couché avec lui ! Elle n'arrivait pas à calmer sa respiration.

Il s'était montré si doux, si tendre, elle n'en revenait pas. Elle s'était laissé avoir si facilement ! Quelques secondes de plus et elle entrait officiellement dans le tableau de chasse de l'hériter Malefoy.

Elle pouvait encore sentir ses mains sur son corps, sa langue sur ses seins, sa bouche hermétiquement collée à la sienne. Elle se mit à rougir. Elle était encore brûlante de désir pour lui, mais ne se l'avouerait jamais.

Par Merlin, elle tremblait comme une feuille ! Elle ferma les yeux et s'efforça de discipliner sa respiration. Commençait-elle à perdre la raison ? Le désir l'enflammait toujours, elle ne supportait pas le contact de ses vêtements. Son cœur battait férocement, si fort qu'elle en venait à avoir peur qu'il s'arrache à sa poitrine.

Elle soupira. Cela avait été parfait. Intense. Tout ce qu'elle avait toujours voulu. Elle ne se souvenait d'ailleurs pas avoir déjà désiré Ronald à ce point là. En fait, elle ne se souvenait tout simplement pas avoir déjà désiré Ronald. Elle en ressentit de la culpabilité, mais, incapable de l'assumer à un moment où tous ses sens continuaient de s'enflammer, elle la refoula.

Néanmoins, elle n'arrivait pas se sortir cette scène de la tête. Ce souvenir restait pernicieusement ancré dans sa mémoire. Elle s'y voyait encore ! Elle s'était bêtement laissée avoir par Drago, elle s'était laissé avoir comme toutes les autres. Elle s'était sentit charmée par le charisme et le magnétisme évident du blond. Elle n'avait rien vu venir, rien compris, et rien pu faire. Elle avait simplement pu subir.

Un frisson la traversa de pied en cap, sournoisement. Un groupe de personnes arrivait, bruyant. Elle n'avait envie de voir personne, aussi, elle courut jusqu'à sa chambre et s'enferma dans la salle de bain. Quelques secondes après, elle devina que Drago venait d'entrer. Elle se regarda dans la glace, dépitée. Rien ne laissait entrevoir qu'elle venait d'échapper de justesse aux griffes acérées de Drago Malefoy, à part peut être l'odieux suçon qui ornait le bas de son cou. Ce grossier personnage avait marqué son territoire.

« Hermione ? » l'appela Drago.

Sa voix s'immisça dans ses pensées, la faisant frissonner à nouveau. Elle repassa dans sa chambre et fit mine de chercher quelque chose, fuyant tout contact visuel.

« Quoi ? » répondit-elle sur la défensive.

Elle l'entendit soupirer.

« Regarde-moi.

Elle s'y refusa, feignant de ne pas avoir entendu. Elle termina de réajuster son haut. Lorsqu'elle consenti enfin à se retourner pour lui faire face, elle le vit en train de reboutonner sa chemise d'un blanc immaculé.

Elle posa la main sur son cœur battant toujours la chamade. Etait-ce bien elle qui avait à moitié déshabillé son homologue Préfet-en-chef pour pouvoir caresser son corps musclé et attrayant ? Elle refusait de le croire.

Ça voulait dire quelque chose pour toi ? »

« Non, répondit-elle un peu trop brusquement. Je ne sais pas ce qui m'a pris, surement la colère, c'est même déjà oublié, ne t'en fais pas, personne ne saura que tu as failli baiser avec une Sang-de-Bourbe… »

« Ne t'inquiète pas pour ma réputation : Le sexe, c'est le sexe. Dans la luxure, la noblesse du sang n'a aucune importance, répondit-il calmement. A la seule différence que tu aurais été ma chienne, et non mon amante. »

Elle sembla troublée. Pourquoi ses paroles acérées la blessait-elle ? Pourquoi sentait-elle son cœur se comprimer dans sa poitrine ? Elle sentait les larmes lui monter aux yeux.

« La partie est finie Malefoy, bonne nuit. » répliqua t-elle en lui claquant la porte au nez.


« Tu n'as pas pu toucher la porte tu dis ? » s'étonna Blaise.

« C'est ça, il y avait comme un écran de protection, je ne sais pas comment elle a fait… » répondit Drago, furieux.

« Je n'en reviens toujours pas, tu as réussi à déshabiller la tornade brune… » rit-il, soufflé par les prouesses de son meilleur ami.

« Juste à moitié, et puis elle est pas du genre silencieuse par-dessus le marché ! »

« Qui l'eut cru ! s'exclama le serpent en partant dans une franche rigolade. Ça me conforte dans l'idée que cette nana est une bombe sexuelle… »

« J'te filerais les restes quand j'en aurais fini avec elle si ça peut te faire plaisir… » marmonna Drago en se servant un verre de Whisky Pur Feu.

« Dis, ça fait longtemps qu'on entend plus parler de tes exploits dans le château… Tu as fais vœux d'abstinence ou quoi ? » railla le métisse.

« Je m'investis dans ma mission c'est tout, j'en fais une affaire personnelle. »

« Elle t'obsède pas vrai ? » demanda t-il, tout d'un coup sérieux.

« Ouais, son petit cul est obsédant » ricana bêtement le blond.

« Ne te mens pas à toi-même Drago, c'est le plus dangereux dans ce genre de complot… Et puis ne tombe pas amoureux d'elle, ça ferait désordre… »

Drago haussa les épaules et vida son verre en quelques gorgées, l'air de dire que ça ne risquait pas d'arriver. Mais au fond, il savait qu'il se mentait à lui-même. Ce n'était plus qu'une simple guéguerre adolescente, c'était bien plus que ça. A présent, c'était une réelle bataille, et l'objet de convoitise n'était autre que son ennemie.

Maintenant qu'il avait gouté à ses lèvres, à son corps, il en voulait encore plus. Elle devenait peu à peu son enfer personnel. Il fallait qu'il la prenne, qu'il lui fasse sauvagement l'amour, et après… Après tout irait mieux. Ça n'était qu'une simple histoire de désir charnel non ? Dès qu'il aurait eu ce qu'il voulait, elle ne le hanterait plus.

Il retourna dans sa salle commune pour aller se coucher et en profita pour coller son oreille à la porte de la chambre de sa colocataire. Heureusement, le sortilège qui l'empêchait d'entrer ne l'empêchait pas d'entendre. Elle murmura le nom de son petit ami. Ça alors… Est-ce que c'était de la tristesse qu'il ressentait ? Non, impossible, c'était simplement de la frustration.


A bientôt dans le prochain chapitre : Oublie mon nom !