Bonjour tout le monde ! ^^

Comme prévu, voici le septième chapitre de cette histoire. =D En ce moment, je travaille sur plusieurs autres projets, en parallèle à celui-ci, donc l'écriture de la fanfiction a tendance à ralentir quelque peu... Mais ne vous en faites pas, je maîtriste ! 8D Je pars demain matin en vacances dans un trou paumé (mais avec Internet xD) où j'aurai tout mon temps pour écrire. =w=

Sur ce, cher lecteur qui lit ces mots, je te souhaite une bonne lecture ! =D


Chapitre 07 : Inexplicable tendresse

Vanitas ne se détacha de sa voisine qu'une fois que le souffle vint à lui manquer ; et dès lors il se prit à la contempler, silencieusement, son visage à quelques centimètres à peine du sien, ses yeux dorés rivés dans les morceaux de ciel estival qui lui servaient de pupilles. Puis, son regard s'attarda sur les minces épaules de la jeune fille, et il n'hésita pas une seconde à faire glisser lentement l'une des bretelles de sa courte robe sur son bras. Son souffle chaud se mélangeait à celui du garçon et lui faisait tourner la tête, causant parfois de légers vertiges, et lui ôtant à coup sûr une partie de sa capacité d'agir raisonnablement. Xion ne sembla pas réaliser immédiatement le geste de son ami ; elle rougit légèrement, frissonna sous la caresse des doigts de Vanitas sur son épaule et mit plusieurs longues secondes à démêler les fils de ses pensées, entrelacés les uns aux autres, enchevêtrés en un brouhaha indescriptible de raisonnements épars. S'efforçant de retrouver un quelconque ordre dans le chaos qui régnait à l'intérieur de son esprit embrumé, elle finit tout de même par recouvrer un semblant de raison et prit soudain conscience de la situation ; aussitôt, elle attrapa la main du jeune homme et porta sur lui un regard empreint d'autant d'hésitations que d'interrogations.

- Vanitas, murmura-t-elle, tu ne veux quand même pas…

Elle n'osa pas terminer sa phrase – qu'importe, il avait compris. Un peu surpris, il l'interrogea du regard, sans comprendre les causes de ses doutes. A vrai dire, il n'avait pas l'habitude qu'une fille lui résiste ainsi ; mais il devait avouer que cela avait quelque chose d'attirant. Alors, il caressa avec une certaine affection la joue de celle qu'il aurait pu à présent qualifier de petite amie, et ne put résister à la tentation de l'embrasser à nouveau. Moins énergiquement, cette fois-ci, leur précédent baiser l'ayant passablement essoufflé ; mais à coup sûr beaucoup plus tendrement. Il n'avait pas coutume d'être tendre : ce sentiment ne rentrait pas dans la catégorie de ceux qu'il s'avouait ressentir. Cependant, avec Xion, c'était différent – avec Xion, tout était si différent qu'il se permettait de se montrer tendre, ou du moins plus doux qu'à l'accoutumée.

- Pourtant, susurra-t-il enfin, tu possèdes un si beau corps…

L'espace d'un instant, l'adolescente fut tentée de céder à son envie de s'abandonner à cet homme dont chaque parcelle de son cœur faisait l'apologie ; mais son bon sens parvint finalement à reprendre le dessus et lui permit de remarquer l'ambiguïté de la réplique de son ami. Elle avait un corps sublime, disait-il, cependant, aussi bien qu'elle s'en souvînt, jamais encore elle n'avait eu l'audace de se montrer à lui sans porter au moins les vêtements de base – d'autant plus que cela devait faire au grand maximum une demi-heure qu'ils s'étaient révélé l'attirance qu'ils avaient l'un pour l'autre. A vrai dire, Xion ne savait pas même si elle éprouvait réellement de l'amour ; mais l'impression d'être attirée par le jeune homme comme un aimant par son opposé existait bel et bien. Quant à la réciprocité de ce sentiment, elle en doutait encore plus ; cependant, au vu de la fougue et de la passion qu'il mettait à l'embrasser, il y avait de fortes chances pour qu'il ressente au moins la même attirance.

- Mais… Comment tu peux dire ça ? S'enquit-elle, toujours étonnée de l'affirmation du garçon.

Vanitas esquissa un sourire que la jeune fille ne connaissait que trop bien ; satisfait, moqueur et presque sadique à la fois, il avait ce coté agaçant mais plaisant qui n'avait finalement contribué qu'à séduire la lycéenne. Aussi, elle le laissa lui sourire – elle appréciait sûrement ce sourire-là autant qu'il l'énervait – et attendit simplement sa réponse, qui ne tarda pas à venir.

- Tu sais..., fit-il, une pointe d'amusement dans la voix, la prochaine fois que tu te changes intégralement dans ta chambre... Pense d'abord à fermer les volets.

Il fallut moins d'une seconde à Xion pour saisir le sens de cet avertissement ainsi que tout ce qu'il sous-entendait. Rougissant subitement et autant qu'il était possible de rougir, elle fit un effort pour repousser son prétendu voisin et se rasseoir, les jambes ramenées contre son corps, avant de prendre le soin de remonter la bretelle de sa robe. Le jeune homme, lui, s'assit calmement en tailleur sur le lit de son amie et la regarda, narquois comme à son habitude, tandis qu'elle ne savait plus vraiment si elle devait ou non se mettre en colère, se gêner, rougir encore ou protester. Certes, elle avait rarement vécu situation aussi embarrassante ; cependant, et au fur et à mesure que les yeux dorés de Vanitas la dévisageaient, elle sentait son cœur battre la chamade et lui faire oublier toute la honte ou la colère qu'elle aurait pu ressentir. Néanmoins, ses joues continuaient inlassablement à se teinter d'un rose virant toujours plus dans les rouges ; aussi, elle baissa les yeux, tenta de dissimuler son visage et se tut.

Le garçon, lui, la regarda sans comprendre. Elle n'avait pas besoin de se mettre dans un état pareil, songea-t-il – après tout, il n'était pas, ou du moins n'avait pas l'impression d'être, l'un de ces monstres qui effrayaient les jeunes enfants, et d'ailleurs son amie elle-même n'était plus une enfant. Alors, il glissa sa main sous le menton de la jeune fille et, d'un geste infiniment doux qu'il voulut un minimum rassurant, l'obligea à relever la tête.

- Hé, fit-il, je vais pas te manger, hein...

Elle ne répondit pas et détourna les yeux, n'osant pas le regarder de face – il fallait dire que cela devait bien être la première qu'elle s'abandonnait dans les bras d'un « mec », comme auraient dit ses amies, d'autant plus qu'aux dernières nouvelles, Vanitas n'était pas son petit ami, ou du moins pas au sens où on l'entendait généralement. Certes, il l'avait embrassée, longuement embrassée comme jamais personne ne l'avait fait auparavant ; pourtant, cela faisait-il vraiment de lui son petit ami ? Elle avait en effet déjà eu un ou deux « copains », mais avec aucun d'entre eux elle n'avait jamais ressenti pareilles émotions, franchi pareilles frontières tant au niveau de la compréhension que de la tendresse – ou même, dit pareils mensonges. Jamais non plus elle n'aurait laissé l'un de ses anciens petits amis s'allonger ainsi sur elle, passer la main dans ses cheveux, l'embrasser aussi fougueusement, en venir à même de la déshabiller ; avant de connaître Vanitas, elle n'avait pas même eu l'idée qu'un tel sentiment de fusion pût exister.
La devinant en pleine réflexion, son « ami », si tant était qu'elle pût encore le considérer ainsi, l'interrogea du regard et relâcha son menton, étonné. Il chercha en vain à croiser ses iris intimidés, puis décida face à l'échec cuisant de sa tentative de replacer, lentement et avec une certaine tendresse, l'un des cheveux de la jeune fille derrière son oreille.

- T'es toute décoiffée, remarqua-t-il avec un léger sourire, amusé mais aussi légèrement gêné.

A ces mots, Xion releva timidement la tête et se risqua à esquisser un sourire maladroit, témoin supplémentaire de son manque d'assurance rapidement devenu évident. Ainsi s'écoulèrent plusieurs secondes, où chacun fixa l'autre, alternant sourires et regards empreints d'affection. Le jeune homme continua à, méthodiquement, réarranger la coiffure de son amie ; et ses gestes, doux et réguliers comme le battement d'un cœur apaisé, n'avaient de cesse de calmer les inquiétudes de cette dernière. Elle en vint même à lui prendre la main et à la dégager délicatement de ses cheveux, avant de se mettre à genoux et de, à son tour, se pencher un peu en direction du garçon. Bien qu'elle fût pour le moins gênée, elle osa cependant prendre appui de cette même main, la gauche, sur l'épaule de son voisin ; celui-ci, visiblement satisfait, se plongea dans son regard et attrapa sa main encore libre pour la tirer en avant. Oh, certes pas très fort, mais juste assez pour la faire tomber, de façon à ce qu'elle se retrouve au-dessus de lui. A peine eut-elle eu le temps de réaliser la situation que déjà il la fit basculer sur le côté et l'allongea ainsi à côté de lui, avec l'un de ces sourires carnassiers qu'il aimait afficher. La jeune fille, surprise, étouffa tout d'abord un petit cri, mais réalisa bien vite que Vanitas ne lui voulait absolument aucun mal et, tentant d'oublier ses joues qui au fil des instants gagnaient incontestablement en rougeur, lui sourit timidement.

Ils restèrent longuement dans cette position, tous deux sur le côté, l'un en face de l'autre, à se sourire autant qu'à se dévisager. Puis Xion se prit à jouer avec les mèches en bataille de son ami ; ce dernier n'y prêta en revanche guère attention et se contenta de l'enlacer afin de l'attirer un peu plus contre lui.

- Tu sais, murmura soudain la lycéenne, toi… Tu es tout le temps décoiffé.

A la stupéfaction du garçon, elle rit de bon cœur, et vint finalement se blottir contre son torse musclé, tentant d'effacer de son esprit toute trace de honte ou de gêne. Là, elle se risqua à déposer un instant ses lèvres dans le cou de son – petit ? Elle ne le savait toujours pas exactement – ami, et se permit ensuite de remonter à ses lèvres. Dès lors, les jours comme les heures n'eurent plus la moindre importance. Les minutes s'égrenèrent au rythme des battements synchronisés de leur cœur, passant plus inaperçues à chacune des caresses qu'ils ne cessèrent d'échanger, à chaque léger baiser qu'ils s'offrirent par moments. Le temps lui-même, oublié des deux jeunes gens et banni de la chambre, préféra s'enfuir et poursuivre sa course comme si de rien n'était. Il attisa leur respiration, adoucit et attendrit leurs gestes, acheva de faire tomber la nuit ; tant et si bien que même le bruit caractéristique d'une clé tournant dans la serrure d'une porte ne parvint pas à les arracher à leur véritable rêve éveillé.

Pelotonnée entre les bras de Vanitas, la tête enfouie dans son cou qu'elle parsemait timidement de tendres baisers, les mains posées sur son torse afin de garder entre leurs deux corps un semblant de distance, Xion n'entendit pas non plus sa mère l'appeler du rez-de-chaussée de la maison. Le jeune homme, en revanche et bien qu'il se trouvât fort occupé à parcourir de ses doigts agiles les épaules de sa camarade et à, par la même occasion, provoquer sur sa peau quelques frissons, tressaillit en réalisant que l'arrivée des propriétaires des lieux allait mettre un terme à leurs instants – ou bien à leurs heures ? Il n'avait pas jugé utile de penser au temps qui s'était écoulé, aussi les simples minutes qu'il lui semblait avoir passées à enlacer l'adolescente étaient peut-être en réalité des heures – de tendresse mêlée à de la pure romance.

De toute manière, jugea-t-il rapidement, il n'avait pas la possibilité d'y réfléchir plus, puisque les parents de son amie monteraient sûrement à l'étage sous peu. C'est pourquoi il se redressa sans plus attendre, murmurant au passage à la jeune fille de se lever, et eut tôt fait de quitter le lit pour s'approcher de la porte, sous le regard plein d'incompréhension de sa camarade. Néanmoins, elle ne tarda pas à saisir la gravité de la situation lorsqu'elle entendit la voix de son père annoncer de manière bien intelligible que son épouse et lui-même étaient « rentrés ».
Aussitôt, elle commença à échafauder un plan d'action, tentant également d'oublier son inquiétude grandissante, et s'approcha du garçon, toujours immobile face à la porte entrouverte.

- Il faut que tu partes, lui souffla-t-elle, angoissée. S'ils te voient…

Elle n'eut pas même besoin de terminer sa phrase ; il devina en effet aisément les conséquences du fait que les occupants de la maison le découvrent dans leur demeure. Et comme il n'avait pas la moindre envie d'être rendu à sa famille – si tant était qu'il pût appeler « famille » ce groupe d'individus auxquels il ne se croyait pas le moins du monde lié –, il laissa Xion lui expliquer la solution qu'elle lui proposait alors.

Selon elle, elle lui avait montré plus tôt dans la soirée la petite porte qui, à l'arrière de la maison, menait à son jardin. Il n'aurait qu'à prendre cette porte en permanence ouverte durant la journée, lui affirma-t-elle alors, et à s'enfuir via le jardin délimité par quelques basses et minces barrières seulement. Pendant ce temps, et afin de lui permettre de quitter les lieux sans risquer d'être surpris, elle retiendrait ses parents dans le hall d'entrée.

Une fois qu'il eut pris connaissance de cet astucieux stratagème, Vanitas hocha la tête, pensif, et croisa les bras.

- Tu n'avais pas plus foireux comme plan ? Demanda-t-il finalement, sur le ton de la plaisanterie, en adressant à sa voisine un regard mi-tendre, mi-moqueur.

Amusée, la jeune fille esquissa un sourire, et avança timidement dans sa direction, hésitant quant à la manière de répondre à cela. D'ailleurs, et étant donné qu'elle savait qu'il ne faisait que se moquer gentiment d'elle, elle ne pensa pas avoir spécialement besoin de répondre et se tut, cherchant par la même occasion une manière adéquate de lui dire au revoir – quoique cela semblât difficile à trouver, au vu des instants certes plaisants mais tout aussi gênants qu'ils venaient de vivre.

- Bah alors, tu te fâches pas ? S'étonna soudain le garçon, visiblement peu habitué à l'attitude calme de son amie.

Surprise dans ses réflexions, Xion releva subitement les yeux sur son camarade, lui sourit et nia en secouant légèrement la tête de droite à gauche, puis de gauche à droite. Il n'y avait plus lieu de se fâcher, dorénavant, songea-t-elle ; suite à la merveilleuse soirée qu'ils venaient de passer l'un en compagnie de l'autre et qui, à coup sûr, faisait encore rougir ses joues, l'adolescente n'aurait pas eu la force de « se fâcher » contre son ami. Alors, elle se contenta de lui sourire, laissant certainement paraître dans son regard une pointe d'affection et même une once d'amour.

A cela, le jeune homme répondit simplement en l'enlaçant une dernière fois. Sans un mot, sans que le moindre son ne vienne troubler leur étreinte. Il la serra contre son torse comme s'il voulait ne jamais la laisser partir – et au fond de lui-même, il savait que s'il avait pu la garder toujours près de lui, il l'aurait fait sans hésiter. Elle se blottit dans ses bras, ferma les yeux, profita de l'instant présent ; s'imprégna de son odeur, s'enivra de sa douceur, chercha en vain à grappiller la moindre petite seconde de tendresse supplémentaire.

Jamais ils ne surent combien de temps ils restèrent ainsi enlacés. Les minutes leur semblaient devenir des heures et les heures, de simples minutes ; et l'espace d'un instant, le temps de ces secondes, de ces minutes et de ces heures, ils oublièrent le retour des habitants de l'endroit.

Bien malheureusement la voix de ces derniers sut les ramener à la réalité et les obligea à se séparer ; mais Xion put lire dans les yeux de Vanitas la promesse d'un retour prochain, et cela lui suffisait amplement. Elle n'avait pas besoin de paroles ou même de gestes pour lui faire entièrement confiance. Aussi, elle se contenta de se hisser sur la pointe de se pieds pour déposer furtivement ses lèvres sur celles de son ami, puis s'enfuit en direction du rez-de-chaussée, criant à ses parents qu'elle « arrivait ».

Vanitas, lui, ne put s'empêcher de passer doucement son index sur ses lèvres encore brûlantes du baiser de Xion et de sourire, amusé et attendri à la fois. A coup sûr, il la reverrait bientôt, dans la maison abandonnée en face de chez elle.
Alors, il se dirigea tranquillement vers la sortie qu'elle lui avait indiquée.


...

D'accord, il ne se passe rien dans ce chapitre. xD Guimauve, quand tu nous tiens... xD Je devrais avoir honte, tu crois ? x) Fort heureusement, la suite sera plus riche en action que ça... =P

A la prochaine pour le chapitre 8, le 26 février ! ^^