Salut à tous ! Et voilà le chapitre 7, un peu en avance parce que je ne pourrai pas le poster ce week-end, donc comme il est déjà prêt (du moins, j'abandonne les corrections), je vous le mets. J'espére qu'il vous plaira !
Réponses aux reviews :
Sv : Je n'ai point de haine en moi, peut-être un peu de sadisme :P ! Ça me fait plaisir de savoir que l'histoire te plait toujours autant et qu'en plus ce chapitre ait fait office de cadeau d'anniversaire apprécié :) ! Mikoto aura bien besoin de réconfort dans le chapitre d'aujourd'hui, mais Madara n'a pas voulu jouer au consolateur :(, donc pas de Madara/Mikoto, pour cette fois;). Merci pour ta review !
landos : Ça me fait plaisir de savoir que mon histoire te plait :) ! J'espère qu'il en sera de même de la suite. Merci !
Merci à tous pour vos reviews !
Désolé pour les éventuelles erreurs !
Bonne lecture !
Chapitre 7
Je sentis mon cœur s'affoler de plus en plus. La panique s'insinuait de plus en plus en moi. Je sentais le souffle chaud et répugnant du type derrière moi se répercuter contre mes oreilles.
_Elle me disait toujours que j'étais son client favoris parce qu'elle aimait les grosses bites. J'espère que c'est ton cas, me susurra-t-il à l'oreille.
_Ne soit pas si pressé, je veux la gouter avant toi, intervint celui en face de moi en se reculant pour pouvoir mieux me reluquer avec un regard lubrique.
Il humecta ses lèvres, puis commença à descendre le braguette de son pantalon sans détourner ses yeux du mien. Un tremblement parcouru tout mon corps à cette vision d'horreur.
_Tu sais par-dessus tout ce que j'aimais que Konomi me fasse ? Reprit-il. J'adorais la voir me sucer comme si c'était la meilleure friandise qu'elle n'ait eu à goûter. Et je sais que tu pourras faire autant parce que je suis sûr que vous avez la même petite bouche de salope, rajouta-t-il en un sourire pervers.
_Hmmmmmmmmm…..
Ça ne pouvait pas m'arriver. Il fallait absolument que je trouve une solution. J'entendis l'autre derrière moi se mettre à ricaner bêtement en me sentant tenter de m'extraire de sa prise. Je paniquai davantage, lorsque je sentis une dureté contre mes fesses.
_Hmmmmmmmmmm…..
_Ahahahahaaha…..c'est ça continue de te débattre petite chienne, je sens que tu aimes ça, me sentir bander contre toi.
_Mets-la à genou pour qu'elle me fasse une petite gâterie, demanda-t-il à son complice en introduisant une de ses mains dans son caleçon.
Je détournai mes yeux de ce spectacle et recommençai à me débattre avec plus de hargne.
_Arrête de gigoter et laisse toi faire si tu ne veux pas que je devienne violent, grogna-t-il en resserrant son bras droit autour de moi.
Non, je n'allais pas payer pour ce qu'était ma mère. Il en était hors de question ! Je préfère mourir que d'être violer par des sales porcs ! Avec toute la rage qui montait en moi, je frappai violemment son pied avec le mien, ce qui lui fit lâcher un juron en desserrant sa prise. J'en profitai pour lui donner un violent coup de coude dans les côtes ce qui le fit reculer et se courber sous la douleur.
_Où tu penses aller comme ça petite pute ! S'écria l'autre qui se trouvait en face de moi.
Il s'avança pour m'attraper mais je l'esquivai et attraper l'un de ses bras et le lui tordit dans le dos. Je l'entendis crier, mais je ne m'attardai pas plus à m'acharner contre lui. Je le poussai aussi fort que je pus sur son complice et couru pour rentrer dans le resto. Il faudra que je pense à remercier Naruto et Sasuke pour les cours de défense. Sans ça, je n'aurais peut-être pas réussi à m'échapper de la main de ses deux hommes. Une fois à l'intérieur, je me rendis directement en cuisine. Je ne voulais pas me retrouver seule. Je me mis devant le tas de vaisselles sales et commençai à laver, les mains tremblantes. Ma vue se brouilla, signe que les larmes allaient couler et je reniflai un peu trop bruyamment, ce qui attira davantage l'attention de Mémé Sansho.
_Hinata, tu te sens bien ? Me demanda Mémé Sansho en ayant remarqué mon attitude étrange.
_Ou-i, oui, ne faites pas attention à moi, répondis-je d'une voix serrée.
_Tu es toute pâle, tu trembles…Hinata tu pleures ? Qu'est-ce qui t'arrive, me demanda-t-elle inquiète.
_Rien, …je
_Hinata, ne me dis pas que tu n'as rien…..
_J'en ai juste marre d'être ici ! Je ne veux plus revenir ici ! Minato n'a pas le droit de m'obliger à venir travailler avec vous. C'est illégal ! Tout ça c'est de sa faute ! J'le déteste ! Je veux rentrer chez moi, dis-je en commençant à sangloter, tout en lavant rageusement ce qu'il y avait devant moi.
_Hinata, si tu…..
_Aïe ! M'écriais-je en ôtant ma main de l'eau du bac à vaisselle.
Je vis du sang couler le long de ma main. Immédiatement Mémé Sansho me la prit et compressa la blessure avec un torchon propre.
_Assieds-toi ici et maintient le torchon sur la coupure. Je reviens avec de quoi te soigner, me dit-elle calmement.
Je fis ce qu'elle me dit, en tentant de me calmer. Lorsqu'elle revint, elle désinfecta la plaie puis me fit un bandage.
_Je parlerai avec Minato, mais comme il est à son travail maintenant, on ne va pas le déranger. Pour cette après-midi, je ne vais pas t'embêter. Ça te va ?
Je secouai la tête en guise de réponse. Elle m'installa sur une table, un peu en retrait et me prêta l'ordinateur de son fils pour passer le temps. Quelques minutes après, je vis celui-ci se diriger vers moi, une mine légèrement renfrognée.
_Alors, comme ça on fait des caprices pour ne pas travailler, me dit-il sur un ton de reproche.
Je ne lui répondis pas et continuai de jouer à un jeu de son ordinateur. Je vu que ça l'agaçais, mais je n'étais pas d'humeur à être poli.
_La prochaine fois que tes affaires trainent par terre, me dit-il en lâchant mon portable et mes écouteurs sur la table, je les fous à la poubelle. Et le plateau que tu as utilisé pour manger, tu aurais pu au moins le mettre parmi les vaisselles sales !
Je récupérai mes affaires et ne lui prêtai pas plus attention. Je l'entendis renifler dédaigneusement et s'en aller. Il rumina des choses en se rendant dans la cuisine mais je n'en avais strictement rien à faire. Un peu plus tard, c'est Kushina qui viendra me récupérer, Minato ne pouvant pas. Mémé Sansho discutera avec elle pendant que je l'attendrais dans la voiture.
_Hinata, tu ne veux toujours pas me parler de ce qui te perturbe, me demanda Kushina au bout de quelques minutes de route dans le silence.
_Je ne veux pas parler, répondis-je platement en gardant les yeux rivés sur le paysage.
_Tu sais, on se sent parfois mieux, lorsqu'on se confie à quelqu'un. Depuis Dimanche, je te trouve bizarre. Tu essaies de paraître normale devant nous, mais ça se voit qu'il y a quelque chose qui te perturbe.
_Pourquoi, vous insistez autant. Je vous ai déjà dit que je ne voulais pas parler, dis-je légèrement agacé.
_Tu m'inquiète. Tu semblais bien il y a une semaine, je ne comprends pas ce qui a pu se passer entretemps. On t'a dit où fait quelque chose ?
Je ne supportais pas toutes ses questions. Je n'avais qu'une envie, c'était qu'elle me foute la paix. J'aimerais ne plus penser que ma mère était une pute et que des anciens clients à elle, avaient voulu abuser de moi.
_Hinata, tu m'écoute ?
_Mon village me manque, lâchais-je en un souffle.
_Ah….je comprends. Tu ne sais pas encore si tu veux rester ou pas, c'est pour cela que tu te sens mal ?
_Non, j'ai déjà pris ma décision. Je veux rentrer chez moi, répliquais-je sèchement.
Elle ne dit plus rien et continua de conduire. Je n'osai pas la regarder, sachant qu'elle devait-être déçue.
_Si c'est ce que tu veux, on ne te retiendra pas.
Je ne lui répondis rien et continuai de fixer l'extérieur en retenant mes larmes. Il fallait vraiment que je parte de ce village. Je ne m'étais jamais autant senti mal qu'ici. Lorsque nous arrivâmes enfin, je me dirigeai directement vers ma chambre et pris rapidement quelques affaires pour prendre une bonne douche. Je me frottai de manière à ôter de moi la sensation du corps de cet homme contre moi. Même si je ne cessais de me répéter que je m'en étais plutôt bien sortie dans cette histoire, je n'arrivais pas à me sentir bien. Les paroles qu'ils m'avaient dit semblaient faire échos dans ma tête et je retenais autant que je pouvais mes sanglots. Il ne faudrait pas que Kushina m'entende.
Lorsque je sortis de la salle de bain, je me rendis à nouveau dans ma chambre et m'y enfermai. Avant de m'allonger, je mis la musique de mon portable suffisamment fort, afin de camoufler mes plaintes. Je ne me retins plus et laissai ma tristesse s'exprimer en étouffant mes sanglots dans l'oreiller. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais dans cet état, mais lorsque je me calmai, j'entendis des pas dans l'escalier, puis quelqu'un frappa à ma porte.
_Hinata je peux entrer, me demanda gaiement Naruto.
Je ne répondis pas et suppliai intérieurement qu'il n'insista pas trop.
_Hinata, tu m'entends ?...Ne me fais pas croire que tu dors, il n'est que 17h30 !...Hey ! Hinata, allez ! Ouvre, j'ai plein de trucs intéressants à te raconter.
_Naruto, n'embête pas Hinata, elle est fatiguée, intervint Kushina.
_Il n'est que 17h30, m'man ! Elle n'est pas fatiguée, elle aime juste me faire la supplier.
_Et tu n'as rien d'autre à faire maintenant. Elle te parlera après. En plus tu as trainé tout l'après-midi avec Sasuke donc tu as certainement des devoirs à faire!
_Non, l'entrainement a duré plus longtemps à cause de l'approche des compèts ! Et puis j'n'ai pas de devoir.
_Si dans deux secondes, je te vois toujours devant cette porte, je te trouverai de quoi t'occuper jusqu'au diner.
Je l'entendis rouspéter légèrement avant de rentrer dans sa chambre. Je n'étais pas encore suffisamment en état pour faire face à Naruto. Et j'n'avais pas trop envie qu'il me pose des questions. Je m'allongeai sur le dos et mon regard se perdit sur le plafond blanc de la chambre. Pour chasser de ma tête tout ce qui s'était passé aujourd'hui, j'essayai de penser à des moments heureux dans ma vie. Au début, je commençai à penser à quelques souvenirs de ma mère Kanade, mais avec le temps qui passait, tout semblais un peu flou et bien malgré moi, je commençai à songer aux moments passés avec cette famille et Sasuke. Je me mis à sourire bêtement aux souvenirs de mes rencontres avec eux, aux débilités de Naruto et bien qu'il le cache aux yeux des autres, Sasuke était tous aussi crétin que lui. Mais depuis quelques temps, la présence de ce dernier, me rendait un peu bizarre. Et ça me déstabilisait un peu, de me sentir vulnérable face à lui. Si samedi Sakura n'était pas intervenu, peut-être que je l'aurais laissé m'embrasser. Le pire pour moi, c'était que cette idée ne semblait pas me déranger plus que ça. C'était impossible, je ne pouvais pas m'attacher de cette manière à cet imbécile. Le fil de mes pensées fut interrompu par quelques bruits provenant de la chambre de Naruto. Il devait sans doute jouer à l'un de ses jeux vidéo. J'eu un pincement au cœur car depuis quelques temps je venais lui tenir compagnie en y jouant aussi. Il avait toujours été gentil avec moi, malgré mon caractère de chien, il ne m'héritait pas que je l'ignore ainsi. Je me levai, respirai un bon coup et me décidai à aller le voir. Sa chambre était ouverte, et il était installé par terre, une manette à la main.
_Ça fait longtemps que tu es là ? L'interrogeais-je.
_Hein ? Dit-il en se retournant vers moi.
Lorsqu'il allait me répondre, on entendit la voix off du jeu qui annonçait sa défaite.
_Non ! J'y étais presque ! C'n'est pas possible !
_Si tu veux je peux venir t'aider, lui proposais-je en faisant un léger sourire.
_T'as intérêt, c'est à cause de toi que j'ai perdu !
Je m'installai à côté de lui et lui ôtai la manette des mains.
_Tu vas bien ? T'as les yeux un peu rouges.
_Je dormais, c'est pour ça.
_Ah, donc tu ne m'ignorais pas en fait, dit-il en rigolant bêtement.
_On se la fait cette partie ! M'exclamais-je.
_Avec une main handicapée, tu penses vraiment faire des prouesses ! Me dit-il sur un ton moqueur.
_Ne me sous-estime pas !
Nous jouâmes un long moment, et je dû admettre que ça me fis du bien. Pendant un instant je ne pensai plus à mes soucis. Naruto en profita en même temps pour me raconter les déboires de chacun de la classe. Pour lui c'était un devoir de me tenir informé.
_Je vois que vous vous amusez bien, nous interrompit Minato.
_T'as déjà vu quelqu'un s'ennuyer avec moi p'pa ?
_Shikamaru, ça compte ? Proposa Minato légèrement amusé.
_Non, je t'ai déjà dit qu'il ne s'ennuie pas, c'est inné chez lui d'avoir l'air fatigué. Il baille mais ça ne veut pas dire qu'il s'ennuie. Il m'a lui-même avoué qu'à sa naissance il a baillé au lieu de brailler comme tous les bébés. Ça devait être surprenant à voir pour les médecins, dit-il d'un air pensif.
_Et tu l'as vraiment cru ?! Dis-je exaspéré par son degré de naiveté.
_Ben, il avait l'air sérieux quand il me l'a dit.
J'entendis Minato rire doucement face, certainement à la bêtise de son fils, puis reporter son attention sur moi.
_Je pourrais te parler un petit moment Hinata ? Me demanda-t-il.
_Oui, bien sûr, dis-je en me levant sans entrain.
La bonne humeur que j'avais tout à l'heure venait de s'envoler.
_Tu as fait une bêtise, me chuchota Naruto.
_Je ne suis pas toi.
_Justement.
Je lui lançai un regard noir et il continua de me sourire bêtement. Je rejoignis Minato à l'embrassure de la porte puis le suivi dans son bureau.
_Ta main ça va ?
_Hn.
_Tu peux t'asseoir.
_Non, ça ira.
_Je me fais des idées, ou tu es en colère contre moi, me demanda-t-il en me faisant face.
J'avais envie de lui crier que c'était à cause de lui que j'avais eu à subir cette agression. S'il ne m'avait pas envoyer travailler dans ce maudit restaurant rien de tout ça ne me serait arrivé. Mais je ne dirai rien de tout ça.
_Je n'ai juste pas envie de parler. Et puis de toute manière, vous connaissez déjà la réponse à votre question. Je suis sûr que votre femme vous en a parlé.
_Hinata, es-tu sûr de ta décision ?
_Oui, sûr et certaine.
Je ne tenais pas à rencontrer à chaque coin de rue un ancien client de ma mère.
_Pourtant j'ai cru que tu te sentais bien avec nous, il s'est passé quelque chose. J'ai fait quelque chose pour que tu sois en colère, demanda-t-il afin de comprendre ma décision.
_Pourquoi quelque chose se serait forcément passé. J'ai juste envie de rentrer chez moi. Et puis c'était ça le deal. Je me calme et je pourrais rentrer chez moi dans un mois. J'ai respecté ma part du contrat à vous d'en faire de même, dis-je avec une pointe d'agacement.
Il fronça légèrement les sourcils et me fixa comme s'il cherchait à trouver la faille.
_Tu as raison, finit-il par dire. C'était ce qui était convenu. Je vais prévenir ma mère et je réserverai un billet d'avion pour samedi. Mais j'aimerai savoir pourquoi tu sembles si en colère contre moi. Je ne voudrais pas qu'on se quitte sur un malentendu.
_Pourquoi vous insistez autant. Si ça peut vous faire plaisir, je vous le dis : Non, je ne suis pas en colère contre vous, maintenant fou…...
_Fais bien attention à ce que tu vas dire, me dit-il sérieusement.
_Non, je ne suis pas en colère, c'est juste que je ne vous supporte plus.
_Bien…si c'est tout ce que tu avais à me dire, tu peux disposer. J'espère que ça ne sera trop un supplice pour toi de passer encore deux jours ici, me dit-il sèchement.
Je l'avais blessé et je me sentais mal de lui avoir dit ça. J'avais envie de lui dire que je ne pensais pas vraiment ce que j'avais dit, mais j'avais l'impression que je pleurerais si j'ouvrais la bouche.
_Evite de claquer la porte en sortant, rajouta-t-il en allant s'installer à son bureau.
Je me dirigeai machinalement vers la sortie puis en me rendant dans ma chambre, Naruto m'interpella.
_C'est vrai que tu as décidé de partir, demanda-t-il tristement.
_Hn.
_Je pensais que tu m'appréciais suffisamment pour vouloir rester.
_Ça n'a rien à voir. Je t'aime bien, mais je veux rentrer chez moi.
_Mais t'as pas d'amis là-bas, ni de la famille, alors qu'ici, oui.
_Naruto, s'il-te-plait, n'insiste pas.
_Ok, tu fais comme tu veux. J'te laisse tranquille, me dit-il déçu.
Je me réfugiai immédiatement dans ma chambre, afin de cacher mon état. Les deux jours suivants, je m'étais un peu replié sur moi-même. Je n'arrivais à discuter qu'avec Naruto. Minato et Kushina avaient tenté d'apaiser les tensions qui semblaient régner entre nous, en se comportant normalement avec moi, mais je gardais malgré tous mes distances. De mon agression, il ne me restait plus que de la honte et de la colère. Je ne ressentais même pas de la peur. Leurs paroles semblaient m'avoir davantage affectées que leurs actes. Je me sentais humilié dès que je pensais aux moindres mots qu'ils avaient prononcés. Et la douleur que je ressentais se transformait immédiatement en colère. Je détestais d'un coup tous ses adultes qui étaient sensé être des exemples pour moi et qui au lieu de ça, avaient contribué à faire de ma vie un enfer. Et le premier de ma liste était ma mère biologique. Je ne l'avais jamais connu et pourtant c'était la personne que je haïssais le plus. A cause d'elle, j'allais quitter une ville dans laquelle j'avais trouvé une famille et des amis. Et puis de la colère, je passais à la tristesse, car je ne voulais pas me séparer de tous ses gens auxquels je m'étais attaché. Tous ses changements d'humeur m'épuisaient, parce que je subissais chacune de ses phases plusieurs fois dans une même journée.
Nous étions vendredi en fin d'après-midi. C'était la veille de mon départ et je rangeais quelques affaires dans ma valise quand on toqua à la porte.
_Entre Naruto.
J'entendis la porte s'ouvrir puis se refermer, mais aucun mot ne sorti de sa bouche.
_Naruto, qu'est-ce que…..commençais-je, en me retournant vers lui.
_Ce n'est que moi.
_Sasuke, qu'est-ce que tu fais là ? Demandais-je un peu mal à l'aise.
_Tu comptais partir sans même me dire au revoir.
Je me détournai de lui et continuai mon rangement.
_Je savais que Naruto te l'aurait dit.
Il entra dans la chambre et alla s'installer sur la chaise du bureau afin d'être face à moi. Je sentais son regard posé sur moi et qu'il ne dise rien accentuait mon malaise. Je commençais à sentir les battements de mon cœur s'affoler et laissai échapper un soupir d'agacement.
_Qu'est-ce que tu veux ?! Si t'es là juste pour me regarder faire mon sac, tu peux sortir.
_Pourquoi tu t'en va ?
_Qui t'envoies ? Minato, Kushina ou Naruto ?
_C'est vrai que tout le monde se pose la question, parce que tu semblais t'être intégrer ici.
_Je faisais peut-être semblant pour qu'on me laisse tranquille.
_Je ne te crois pas. Tu veux jouer au dur, mais tu as vraiment du mal à cacher tes émotions.
Je lui lançai un regard noir avant de lui répondre.
_Et actuellement, tu les vois là mes émotions ?! Dis-je énervé.
Il se leva puis se rapprocha de moi, mais il vint beaucoup trop près et directement je me mis à reculer en lui lançant un regard menaçant.
_Ne t'approche pas de moi.
Il sourit narquoisement et continua de s'approcher.
_Pourquoi tu deviens si nerveuse ?
_Je ne suis pas nerveuse abruti, tu m'énerves c'est différent, dis-je en sentant mon cœur battre la chamade.
Je butai contre la commode, et je ne pus plus reculer. Malgré tout, je tentai de paraitre sereine.
_Et là, tu veux vraiment savoir ce que je vois ? Me demanda-t-il en chuchotant presque.
Ma respiration se fit plus difficile à cause des pulsations rapide de mon cœur et j'avais de plus en plus de mal à soutenir son regard. Aucun son n'arrivait à franchir mes lèvres, tant j'avais la sensation de manquer d'air.
_Tu es très nerveuse parce que je suis trop près de toi, dit-il en approchant son visage du mien. Et ton cœur bat si vite que tu peine à respirer correctement.
Il posa son front contre le mien et je fermai les yeux tentant de régulier mon souffle, mais ça m'était carrément impossible. Je sentis son propre souffle se mêler au mien, ce qui provoqua un frisson dans tout mon être. Je serrai le bord de la commode, comme pour me raccrocher à quelque chose. Doucement, ses doigts vinrent effleurer ma joue droite puis il remit en place quelques mèches de cheveux derrière mes oreilles. Qu'est-ce qui m'arrivais ? Pourquoi je n'arrivais pas à l'envoyer bouler ? Pourquoi je me sentais si fébrile ?
_Je ne veux pas que tu partes, chuchota-t-il à quelques millimètres de mes lèvres.
Je ne trouvai pas la force de lui répondre tant sa proximité me perturbait.
_Mais si c'est ce que tu veux, je ne peux que l'accepter.
Le léger frôlement de ses lèvres contre les miennes, me firent frissonner de la tête au pied. Je croyais qu'il allait m'embrasser mais à la dernière minute, son visage se décala, puis il me donna un baiser sur la joue.
_Fais un bon voyage, susurra-t-il à mon oreille, en insérant quelque chose dans ma main gauche. C'est un petit cadeau, je suis sûr que ça te servira quand tu arriveras à ton village.
Il s'éloigna de moi, j'entendis ses pas se diriger vers la sortie, puis la porte s'ouvrit puis se referma. Je n'avais pas osé ouvrir les yeux pour le voir partir. Je regardai dans mes mains ce qu'il m'avait donné et ma poitrine se serra davantage. Pourquoi, je me sentais si mal, à cause de ce crétin ? En plus c'était totalement débile de donner à quelqu'un une boîte de chewing-gum, en guise de cadeau de départ. Des larmes commencèrent à couler le long de mes joues et je me levai pour fermer la porte à clé. Je m'allongeai sur mon lit et me mis à pleurer. J'avais mal. Pourquoi avait-il fallu qu'il vienne ? J'étouffai mes sanglots dans l'oreiller pour n'alerter personne. Je restai ainsi, à évacuer mon chagrin, pendant plus d'une demi-heure. Naruto était venu me voir mais je ne lui avais pas répondu. Lorsque je me redressai, je tombai sur mon reflet dans le miroir près du bureau.
_J'ai vraiment l'air pathétique. Il faut vraiment que je rentre dans mon village. Pleurer à cause d'un garçon, pfff. Il faut que je me ressaisisse.
Je pris la boîte de chewing-gum et la jetai dans la petite poubelle près du bureau. Je finis de ranger mon sac, en tentant d'oublier ce qui venait de se passer.
_Hinata, je peux entrer, me demanda Kushina.
J'arrangeai rapidement mes cheveux et vérifiai que je n'avais pas trop l'air déprimé puis allai lui ouvrir.
_Vous voulez quelque chose ?
_Je venais juste voir où t'en étais avec ta valise.
_J'ai presque terminé, répondis-je en poursuivant mon rangement.
_Pourquoi il y a encore ses vêtements dans la commode, dit-elle en ouvrant tous les tiroirs.
_Ce sont des vêtements que vous m'aviez acheté, c'est à vous.
_Je ne pense pas qu'ils m'iront et je doute que Naruto veuille les mettre. Ils sont à toi, alors prends les, dit-elle en commençant à les poser sur le lit.
_Merci.
_Ne me remercie pas pour ça.
_Je m'invite, intervint Naruto en entrant dans la chambre.
_Si c'est pour voir des petites culottes, tu peux rebrousser chemin. Je les ai déjà rangé dans le sac et ceux que je vais utiliser son dans un tiroir, le taquinais-je.
_Même la veille de ton départ t'es méchante avec moi, dit-il en faisant semblant de bouder.
Kushina se mit à rire doucement en nous regardant tous les deux.
_Même si, vous m'agaciez à tous le temps vous chamailler, je crois que ça va me manquer, dit-elle légèrement nostalgique. Bon, je vous laisse, je vais finir le repas, s'empressa-t-elle de rajouter avec entrain afin de cacher sa tristesse.
_Tiens, me dit Naruto en me tendant un kimono.
_C'est à toi.
_Oui, mais je ne l'utilise plus. Et puis ça fait un mois que tu le mets, donc il est maintenant plus à toi qu'à moi.
_Mer-ci dis-je légèrement ému.
_De rien, ricana-t-il bêtement.
Je le rangeai dans le sac puis y mis les autres vêtements que Kushina avait posés sur le matelas. Quand je commençai à fermer le sac, ayant plus de chose qu'à mon arrivée je dus me faire aider par Naruto pour le fermer.
_Et voilà ! S'exclama-t-il.
Je m'assis sur le lit et il en fit de même. Après quelques minutes à profiter du silence environnant, je remarquai qu'il voulait me dire quelque chose.
_Qu'est-ce qu'il y a Naruto ?
_Sasuke t'a dit quoi ?
_Rien d'intéressant, dis-je en me crispant légèrement.
_Alors pourquoi t'as pleuré après ?
_Tu m'espionnes maintenant ?! Dis-je en commençant à m'agacer.
_ T'énerve pas, c'était juste pour t'aider, me dit-il en mimant des gestes d'apaisement. Je ne vais pas d'embêter plus. Si t'as besoin de moi, je suis dans ma chambre, rajouta-t-il en se levant.
Lorsqu'il arriva à l'embrassure de la porte je l'arrêtai pour lui poser une question.
_Il m'a entendu ?
_Non, il ne m'a même pas dit qu'il partait. Dès qu'il est sorti de ta chambre, il a pris la poudre d'escampette.
_Hn.
La suite de la soirée se passera tranquillement. Malgré l'atmosphère qui régnait depuis deux jours, ils avaient tous essayé d'être joyeux au diner. Après une partie de jeu vidéo imposé par Naruto, j'allai me coucher assez tardivement. Je ressentis un peu de nostalgie, en pensant que demain soir, je ne dormirai pas dans cette chambre. La fatigue aidant je finis par m'endormir.
Je me réveillai et me levai pour aller aux toilettes. J'entendis un bruit provenant du bureau et me retournai.
_Sasuke ? Qu'est-ce que tu fais là ?
_Je ne veux pas que tu partes Hinata, me dit-il en se dirigeant vers moi.
Je me reculai mais me retrouvai coincé entre lui et le mur.
_Laisse-moi tranquille, dis-je le souffle me manquant.
_Je sais que tu en as envie autant que moi, chuchota-t-il près de mes lèvres.
Je n'eus pas le temps de répliquer quoique ce soit, que ses lèvres se posèrent contre les miennes. Je tentai de le repoussai de mes bras, mais je finis par répondre moi aussi au baiser. Sa langue vint titiller mes lèvres et sans la moindre résistance, j'ouvris la bouche. Je passai mes bras autour de son cou et au fur et à mesure le baiser devint plus enflammé. Le souffle commençait à me manquer et je du rompre le baiser.
_Je ne veux pas que tu partes, murmura-t-il à mon oreille.
Il commença à m'embrasser le cou puis me souleva. Je m'accrochai à lui et cherchai ses lèvres pour partager un autre baiser. Il m'allongea sur mon lit et me surplomba. Il vint de nouveau m'embrasser et je sentis ses doigts s'insinuer sous mon tee-shirt et me prodiguer de légères caresses. Ma respiration devint de plus en plus saccadée et mon corps s'échauffa de plus en plus. Il vint parsemer mon cou de multiples baisers mouillés pendant que sa main droite glissait vers l'une de mes cuisses et en caressait la partie nue. Elle remonta puis s'arrêta au niveau de l'élastique de mon short et commença à le faire descendre en même temps que ma culotte. Je sentis mon cœur accéléré davantage et….
TOC TOC TOC
Je me réveillai en sursaut, le cœur battant et le corps en sueur.
_Hinata, réveille-toi, il faut te préparer, me dit Kushina après avoir toqué à la porte.
_Oui….je suis levé, dis-je légèrement essoufflé.
_Ok, répondit-elle avant de partir.
Je me sentis honteuse du rêve que je venais de faire. Je remarquai le rouge à mon visage, en me voyant dans le miroir et ma gêne s'accentua quand je constatai que ma culotte était légèrement mouillée. Comment avais-je pu faire un pareil rêve ? C'était la première fois que ça m'arrivais, et j'étais un peu perturbé. En plus, il avait fallu que je rêve de Sasuke, ce crétin fini ! C'n'était pas possible ! J'étais vraiment en train de perdre la tête. Je m'assis et repris peu à peu une respiration normale, puis allai prendre une douche froide afin de me remettre les idées en place. Une fois prête, je descendis prendre un petit déjeuné et fut accompagné par Naruto, Minato et Kushina ayant déjà pris le leur.
_Dépêchez-vous de finir de manger, on a déjà un peu de retard, nous fis remarquer Kushina.
_On a fini m'man, ne stresse pas.
_Bien, Hinata, Minato viens de mettre ta valise dans la voiture, passe voir rapidement si tu n'as rien oublié dans ta chambre.
_Ok, dis-je en me levant.
Je me brossai les dents suivi de Naruto, puis balayai la chambre du regard. Mon cœur se serra en pensant que je ne reverrai plus cette chambre.
_Tu n'as rien oublié, me demanda Naruto.
_Non, c'est bon, j'ai tout pris.
_On y va alors, dit-il en essayant de paraître enjoué.
Lorsque nous commençâmes à descendre les escaliers je lui demandai de se rendre à la voiture que j'allai juste vérifier rapidement quelque chose. Je me précipitai ensuite dans la chambre, puis récupérai dans la poubelle la boîte de chewing-gum qui s'y trouvait. Autant ne pas faire de gaspillage.
_Bon ben, je crois que c'est le moment de se dire au revoir, me dit Kushina ému. Tu vas me manquer, rajouta-t-elle en me serrant dans ses bras.
_Merci de m'avoir supporté.
Pour toute réponse, elle me fit un large sourire. Je me tournai vers Minato et je le vis me sourire lui aussi.
_Je voulais m'excuser pour ce que je vous ai dit mercredi, je ne le pensais pas.
_Je sais et je ne t'en veux pas. La porte de la maison t'est toujours ouverte.
_Merci
Il vint tout comme Kushina me prendre dans ses bras. Une boule se former dans ma gorge, tant je tentai de contenir mes émotions. Lorsque je portai mon attention sur Naruto, à la grimace qu'il faisait je su qu'il retenait lui aussi autant qu'il pouvait ses larmes.
_Je déteste les adieux. Je savais que je n'aurais pas dû venir, dit-il la voix serrée.
Ne voulant pas éterniser ses aux revoirs de peur de craquer, je le serrai dans mes bras.
_Bonne chance avec Ino, lui chuchotais-je.
_Hn.
Je me dirigeai vers la file de voyageurs, afin d'effectuer le passage de la douane. De temps en temps, je jetai des coups d'œil en arrière pour vérifier s'il était toujours là. Les voir tous les trois à me regarder avancer, me fit mal au cœur. Lorsque le policier me rendit ma pièce d'identité et me souhaita un bon voyage, une larme coula et je n'eus pas le courage de me retourner. Je continuai mon chemin en sachant qu'à ce moment précis, ils prenaient la direction de la sortie. Lorsque j'effectuai tous les passages de contrôle, je m'asseyai sur un siège dans la salle d'attente. Je regardai les gens autour de moi, d'un air absent. Plus les minutes s'écoulaient, plus je me sentais mal. Je ne supportai pas tout cette agitation autour de moi. Les voir sourire, entendre les cris des enfants, devenait suffoquant. Je me réfugiai donc dans un des wc des toilettes et respirai doucement afin de me calmer. Je vis quelques gouttes d'eau salée tomber sur mon jeans et reniflai légèrement. Je restai ainsi quelques minutes, lorsque j'entendis l'annonce concernant mon vol. L'embarquement commençait.
POV MIKOTO
Je buvais tranquillement mon verre de jus de fruit, en feuilletant un magazine, lorsque mon portable se mit à sonner. Je regardai le nom affiché à l'écran et vis le pseudonyme attribué à mon dealer.
_J'ai enfin de vos nouvelles, dis-je en décrochant.
_J'attendais de voir les résultats de mon travail.
_Donc c'est déjà fait ? Dis-je en arborant un sourire.
_Oui, j'avais embauché deux types pour faire peur à la jeune fille. Ils l'ont filé dès le lundi matin et sont passés à l'action mercredi et je peux déjà vous affirmer que ça a très bien fonctionné.
_Que voulez-vous dire ?
_J'ai suivi la jeune fille suite au travail et figurez-vous qu'elle prend l'avion aujourd'hui.
Je ris de contentement sans pouvoir me retenir.
_Excellent ! M'exclamais-je. Vous avez vraiment fait du bon travail.
_A quand le reste de l'argent ?
_Ne vous en faites pas pour ça. Je vous donnerai même un petit supplément pour votre efficacité.
Je l'entendis ricaner suite à cette nouvelle et lui proposai de le contacter plus tard pour prendre rendez-vous.
_Je ne m'attendais vraiment pas à ce que ce soit si rapide, mais je ne vais pas m'en plaindre, dis-je gaiement. Un verre de jus, n'est pas à la hauteur d'une telle nouvelle.
_Voir n'importe qui parler seul ne m'alarmerais pas, mais vous concernant, je trouve ça très inquiétant.
_Ne t'inquiète pas pour moi Sasuke, je vais très bien, je suis heureuse. Par contre ça n'a pas l'air d'être ton cas depuis deux jours.
_Je vois que vous compatissez, dit-il en me lança un de ses regards noirs, ce qui accentua davantage mon sourire.
_Je n'en ai peut-être pas l'air, mais j'ai vraiment mal de te voir si triste. D'ailleurs, pour te prouver à quel point je me préoccupe de ton bien-être, je suis prêt à te donner un des médicaments que le docteur m'a prescrit. Tu as une petite mine, ça ne pourra que te faire du bien. Je crois que je n'en utiliserais pas aujourd'hui.
_Vous êtes beaucoup trop aimable mère, dit-il sarcastiquement, mais je préfère vous le laisser. Connaissant la fragilité de votre santé mentale, je crains fort que d'ici quelques minutes, quand vous vous regarderez dans un miroir, que vous fassiez une de vos crises, en vous rappelant à quel point vous êtes minable et que votre vie est pathétique.
_Ne perd pas ton temps à vouloir me gâcher mon plaisir Sasuke, tu n'y arriveras pas, lui répondis-je en arborant un léger rictus amusé.
_Vous avez parfaitement raison, je perds mon temps avec vous. Vous n'avez été et vous ne resterez toujours qu'une perte de temps pour moi, dit-il en s'éloignant.
Reste zen Mikoto, savoure ta petite victoire et ne t'occupe pas de ce sale gamin, me dis-je intérieurement.
_Amasa ! M'écriais-je.
Quelques secondes plus tard, je la vis arriver un peu apeuré.
_Oui, Madame.
_Apporte dans ma chambre une bouteille de champagne frais avec une coupe.
_Oui, Madame.
J'allai dans ma chambre puis attendis impatiemment ma bouteille puis j'entendis quelqu'un toquer à la porte.
_Votre champagne, Madame.
_Entre, ce n'est pas trop tôt, dis-je agacé.
_Désolé Madame.
_Hors de ma vue maintenant.
Elle ne se fit pas prier et sorti. Je m'assieds sur mon lit en appuyant mon dos contre les oreillers et allongeai mes jambes. Tout c'était parfaitement passé. Finalement, il n'était même pas nécessaire que je fasse muter l'employée de l'hôtel dans une autre ville. Lorsque j'allai me servir une quatrième coupe, je vis la porte de la chambre s'ouvrir.
_Que fais-tu là Fugaku ?
_Le nouvel assistant a renversé du café sur mon costume et j'ai une réunion importante cette après-midi. Je viens juste me changer….. Il n'est pas trop tôt pour boire ? Me demande-t-il en se dirigeant vers la penderie.
_Il n'y a pas d'heure pour boire, répliquais-je en entamant mon verre.
Il se mit face à la penderie et commença à ôter sa chemise sans faire attention à moi. Bien malgré moi, je ne restai pas insensible à ce que je voyais. L'alcool y aidant certainement, je me levai et me dirigeai vers lui. Je l'enlaçai, et commençai à baiser puis à mordiller son dos nu en promenant mes mains sur son torse. Je le sentis se crisper, sous mes caresses.
_Mikoto, que fais-tu ?
_Ça fait si longtemps que nous n'avons pas fait l'amour, dis-je en un murmure.
_Mikoto, j'ai du travail qui m'attend, me dit-il mal à l'aise en se retournant face à moi.
Mais j'ignorai totalement ce qu'il me disait et vint l'embrasser en posant l'une de mes mains derrière son cou et l'autre sur la boucle de sa ceinture. Il ne réagit pas et resta stoïque.
_Fugaku, ne me repousse pas, lui implorais-je presque en continuant de l'embrasser.
_Mikoto arrête, dit-il en reculant son visage du mien et en tenant la main qui débouclait la ceinture de son pantalon.
_Tout ce que je te demande c'est de me faire l'amour ! Je suis ta femme !
_Arrête de crier, Sasuke pourrait nous entendre.
_Ben quoi, ta peur que ton fils chéri entende que ses parents ne baisent plus ! Je pense qu'il le sait déjà !
_On ne peut vraiment parler avec toi, soit t'es shootée au médoc soit t'es complètement bourrée.
Il prit rapidement un costume dans la penderie et se dirigea vers la sortie.
_Fugaku, on n'a pas fini de discuter !
Il ne me regarda pas et s'en alla. Je sortis du couloir pour l'appeler mais il courut presque.
_Fugaku, reviens ici ! Imbécile !
Plus loin, je vis la porte de la chambre de Sasuke s'ouvrir. Il me regarda avec un sourire narquois scotché au visage.
_Vous n'avez pas l'air bien mère. Vous avez une petite mine.
_Retournes dans ta chambre broyer du noir sale morveux !
_Navré pour vous, mais je sors. Ne forcez pas trop sur la dose de comprimés, me dit-il avant de prendre la même direction que son père.
Je rentrai dans ma chambre et fermai la porte avec rage. Je me dirigeai rapidement dans la salle de bain et m'accaparai de mes cachets les mains tremblantes. Mais en les regardant, je songeai au visage de Sasuke et les jetai rageusement dans le lavabo. Je revins dans la chambre et saccageai tous ce qui était sur mon passage, y compris les costumes de mon cher mari. J'allai ensuite m'asseoir sur le bord du lit et me mis à pleurer sans pouvoir me retenir. Je récupérai à mes pieds un cadre photo brisé, où je pouvais admirer l'image d'une famille heureuse : Fugaku, Itachi et moi. Je m'allongeai sur mon lit, le cadre serré contre ma poitrine et continuai de pleurer sans pouvoir m'arrêter. Pourquoi je n'avais plus le droit à ce bonheur ? Pourquoi ma vie était devenue si misérable ? C'était dans ces moments-là que je pensais à venir te rejoindre Itachi, parce que je savais que toi au moins tu m'aimais.
POV HINATA
Je n'arrivai toujours pas à me lever des wc. Mes sanglots s'amplifiaient chaque fois que j'entendais la voix de l'hôtesse appeler mon nom pour l'embarquement immédiat. Au bout de quelques minutes, elle cessa d'appeler et je ne sais pour quelle raison, je sentis un peu de soulagement. Je me calmai peu à peu et mes muscles se détendirent légèrement. Je restai à fixer la porte des toilettes en écoutant le bruit environnant. Je ne trouvais pas la force d'en sortir. Ce fut lorsque j'entendis mon ventre gargouiller que je me rendis compte que je devais être là depuis un petit moment. Je sursautai subitement en entendant la sonnerie de mon portable. Lorsque je le pris, je remarquai qu'il s'agissait de Minato.
_Allo, dis-je la voix un peu enrouée.
_Hinata, où es-tu ? J'ai ma mère en ligne et elle me dit qu'elle ne te voit pas, demande-t-il un peu inquiet.
_Je suis….à l'aéroport.
_Mais où, précisément ?
_J'n'ai pas pris l'avion.
J'entendis un hoquet de surprise de sa part puis il reprit la parole.
_On parlera de ça de vive voix. Rapproche-toi d'un personnel de l'aéroport, je viens te chercher.
_D'accord.
Je raccrochai, puis fis ce qu'il me dit. La femme à laquelle je m'adressai ne sembla pas très ravie, mais elle m'emmena dans le petit poste de police qu'il y avait dans l'aéroport, en me faisant rapporter ma valise qu'on avait fini par ôter en soute. Je prévins rapidement Minato de l'endroit où j'étais et le vis arriver une demi-heure plus tard. Je sentis le stresse ressurgir de nouveau, ne sachant pas trop ce qui m'attendait. Il salua les officiers, puis discuta un petit moment avec eux, avant de me récupérer.
_Qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis, me demanda-t-il sans la moindre trace d'agacement dans la voix, ce qui me rassura.
_J'ai…..j'ai un peu pesé le pour et le contre et…..j'ai finalement décidé de rester, répondis-je hésitant.
_Ça aurait été mieux si t'avais fait ça avant d'entrer en salle d'embarquement, me dit-il en me faisant un micro sourire.
_Désolé.
_T'as de la chance aujourd'hui, j'n'ai pas envie de te gronder, par contre il faut qu'on parle, reprit-il sérieusement.
_Hn, dis-je en m'installant dans la voiture, pas très enthousiaste à l'idée de parler de certains sujets.
_Il n'y a personne à la maison, donc on sera tranquille.
Le trajet se fit dans un silence apaisant. Je me suis surpris à sourire en me disant que ce ne sera pas la dernière fois que je verrais ce paysage. Lorsque nous arrivâmes, il déchargea ma valise et la monta dans ma chambre. Je le suivis et me mis à regarder les murs de la chambre comme s'ils m'avaient terriblement manqué.
_Je vois que tu es contente de retrouver ta chambre, dit-il amusé.
_Ne vous moquez pas de moi !
_Quand tu seras descendu de ton petit nuage, rejoins-moi dans la cuisine. Je suppose que tu as faim. Des sandwiches ça t'ira ?
_Oui, c'est parfait.
Il descendit puis je m'allongeai un moment sur mon lit pour respirer. J'espère que j'ai pris la bonne décision en restant. Il faudra juste que j'apprenne à vivre avec le passé de ma mère. Ce sera sans doute difficile si j'ai à rencontrer de nouveau des clients de ma mère, mais je n'avais pas la force de reprendre la vie que je menais à Iwa no kuni. Une vie sans amis et sans famille. A Konoha j'avais tout ça, ça aurait été vraiment bête si j'étais parti. Je me redressai et me dirigeai vers la cuisine après que mon ventre m'ait rappelé à l'ordre.
_J'allais te chercher en te voyant tarder, me dit Minato en me voyant à l'entrée de la cuisine.
_Je vois que vous avez déjà tous préparé. Tant mieux parce que je meurs de faim ! M'exclamais-je gaiement.
Quelques minutes après que l'on ait commencé à se restaurer, Minato engagea la conversation.
_Hinata, tu sais, Kushina et moi avons discuté et nous avons tous deux remarqués que ton attitude avait changé à partir de dimanche. Je crois qu'il serait temps que tu dises s'il s'est passé quelque chose à l'hôtel.
_Ne vous en faites pas…..
_Ne me demande pas de ne pas m'en faire, je sais très bien qu'il s'est passé quelque chose. Et ça doit être quelque de grave pour que ça t'ai autant affecté. Et je ne sais pour qu'elle raison, tu semblais en colère contre moi ses jours derniers. Si tu préfères en parler à Kushina, il n'y a aucun problème…
_Non, ça ira, mais j'aimerais d'abord que vous me promettiez de ne rien dire à Naruto.
_D'accord.
Je déposai mon sandwich dans son plateau et bu une gorgée d'eau. Il ne me pressa pas et attendit que je commence.
_Dimanche j'ai rencontré une femme qui a connu ma mère…..
Il ne m'interrompit pas et me laissa continuer.
_Elle m'a dit qu'elle s'appelait Konomi Hyuuga et qu'elle avait vécu pendant un moment à Konoha….en tant que…..pros-tituée, articulais-je difficilement.
Je m'arrêtai mais n'osai pas le regarder. Je ne devrais pas, mais je me sentais honteuse.
_Hinata…
_Laissez-moi terminer, le coupais-je, pas très sûr de pouvoir continuer s'il me disait quoi que ce soit. Elle m'a dit que mon père était l'un de ses nombreux clients. Cette nouvelle m'a beaucoup perturbé et c'est vrai que j'ai commencé à me demander si c'était vraiment une bonne idée de rester ici. Ce qui a précipité ma décision c'est un évènement qui s'est produit mercredi…Deux hommes, des anciens clients de ma mère, ont voulu abuser de moi à cause de notre ressemblance, mais je me suis défendu, donc il ne s'est rien passé, m'empressais-je de rajouter.
_Hinata, c'est très grave ce que tu me dis là, tu aurais dû nous en parler, me dit-il d'une voix réconfortante.
_Je sais, mais…mais…, balbutiais-je trop ému.
_Tu n'as pas à te justifier, dit-il en se rapprochant de moi. Et je ne veux surtout pas que tu te sentes honteuse de quoi que ce soit. Ce qu'on fait ses hommes, ne doit pas rester impuni, il faudra qu'on aille déposer plainte dans un commissariat.
_Vous viendrez avec moi ?
_Bien sûr ! Je ne vais pas te laisser gérer ça toute seule. Tu peux compter sur mon soutient et celui de Kushina.
_Merci, dis-je dans un souffle.
Depuis la mort de ma mère adoptive, j'avais toujours eu la sensation de me battre seul, pour faire face à tous les problèmes qui se dressaient devant moi. Mais depuis que j'étais ici, j'avais toujours quelqu'un pour m'aider. Et ce simple constat, me fit du bien.
_Tu n'as pas à me remercier, c'est normal.
Une larme coula mais je l'essuyai rapidement.
_Je n'ai pas bien vu le visage de l'un d'eux et puis comme j'ai réussi à m'enfuir, je ne crois pas que la police fera grand-chose.
_Il faut qu'il comprenne qu'ils ne pourront plus recommencer. Et si on en trouve un, c'est comme si le deuxième était déjà trouvé.
_D'accord, mais j'aimerais en finir au plus vite avec ça.
_On peut y aller maintenant si tu veux.
_Oui, pourquoi pas.
Ça a été très rapide. Comme Minato avait certaine connaissance au commissariat, on ne nous a pas fait attendre. Un portrait-robot d'un de mes agresseurs a été fait et maintenant, il nous faudra attendre que la police nous contacte. Quand nous rentrâmes ensuite à la maison, je pris une bonne douche puis allai me reposer. Lorsque je me réveillai, j'entendis du bruit dans les escaliers. Je reconnu les voix de Naruto et Sasuke qui se rapprochaient de ma chambre. Je sursautai en entendant un coup frappé à la porte. Je sentis la panique s'insinuer en moi. Je ne voulais absolument pas faire face à Sasuke maintenant ! Pas après notre dernier échange et mon rêve d'hier soir !
Et voilà ! Alors ça vous a plu ? Reviews !
A pistache !
hanaS.
