A chacun sa croix

Je me suis dit que lorsqu'on connaissait les règles, la vie pouvait se négocier - Michael Collins


Depuis le temps qu'il connaissait Momoi, le garçon aux cheveux bleus avait découvert toutes les facettes de sa personnalité : tendre, généreuse, taquine, ouverte, autoritaire, timide, heureuse, malheureuse … Une véritable boule disco de sentiments parfois contradictoires.

Et il y avait une période où tous ceci se mélangeait pour créer une nouvelle Satsuki. La semaine du 1 au 6 … Oui … LA semaine !

Le garçon connaissait tous les mystères de la gente féminine. Il savait l'origine de ce mystère typiquement réservé aux femmes ainsi que les aboutissants. Ce qu'il ne savait pas, c'était gérer son amie d'enfance durant ce laps de temps.

Depuis qu'ils avaient emménagé ensemble, Aomine avait du développer certains réflexes pour « survivre » : se faire tout petit, tout accepter de sa part, ne pas se plaindre, souvent vider la poubelle dans les toilettes et surtout – SURTOUT – que la rose ait toujours à disposition de quoi tenir durant cette période. Ce qui pouvait aller du thé aux fruits rouges aux petits paquets roses trouvés dans le rayon « Hygiène Féminine » dans le combini. C'était sa mission sacrée.

En se réveillant, il avait seulement passer sa tête dans le salon. La semaine avait commencé et le combat pouvait commencer. Mais les premiers jours étaient les plus sympas : Momoi était la femme la plus adorable sur terre, à ses petits soins.

Cette fois, elle lui avait préparé un petit déjeuné de roi comportant sa tassé de café, son jus d'orange, du pain grillé avec du beurre, une pomme … Le tout placé sur un plateau. Aomine s'installa à table, sans un mot, l'oeil vif.

Parce qu'à la moindre erreur et quand Satsuki allait devenir infernale, elle allait tout lui balancer au visage avec une violence démoniaque. La mémoire ne faiblit jamais.

Un immense sourire au visage, la rose lui porta son plateau à table. Le bleu la remercia et commença à manger sur son regard fixe. Il déglutit et ouvrit la bouche :

-C'est délicieux Satsu …

-Vraiment ? Han, je suis contente !

Elle sautilla jusqu'au comptoir et lui apporta une brochure.

-Il y a une fête foraine bientôt ! On y va ensemble ? On pourrait même inviter Ki-chan !

-Tout ce que tu veux …

-Et ce restaurant en face de la gare ?

-J'ai déjà hâte d'y être …

-Et ce- …

Voilà, ce n'était que ça. Trop peureux pour l'affronter, Aomine acceptait tout.


Vers le troisième jour, Momoi n'était qu'une larve de larmes. Même quand Aomine ne disait rien, elle se mettait à pleurer, persuadée qu'il lui en voulait de quelque chose. Ou alors, c'était ses notes qui baissaient. Ou alors, ses parents qui ne lui demandent pas souvent de ses nouvelles. Ou parce que Jack est mort alors que Rose a survécu. Voilà, ce n'était jamais bien définit.

Le mois dernier, ils étaient sortis manger des ramens et elle avait éclaté en sanglot quand le patron du restaurant lui avait dit qu'il n'avait plus de menma à mettre dans ses ramens.

Quelle honte …


Ensuite, ce n'était que le silence. Calée dans un coin, ses bras autour d'elle, elle souffrait sans un mot. Elle ne voulait rien, ne demandait rien. Aomine était toujours un peu perdu, ne sachant pas quoi faire exactement. Il lui préparait des petits plats qui s'avalaient facilement, lui achetait des anti-douleurs, faisait ses tâches ménagères pour qu'elle puisse se reposer … Mais Satsuki ne sortait pas un seul mot. Il y avait juste ses grands yeux framboises qui le remerciait d'être là.


Et pour finir, le dernier boss. Satsuki hurlait de toutes ses forces. Il n'avait pas fait ça, ni ceci … Il était coupable de tout. Aomine ne bronchait plus. La seule fois où il avait commis l'erreur de lui dire de se taire, il avait pris la gifle de sa vie. Depuis, il se carapatait

dès qu'il le pouvait. Généralement, il mettait son réveil un peu plus tôt pour fuir en douce de l'appartement et se réfugier là où il pouvait.

Et la rose le retrouvait toujours.

Mais cette fois, il avait fait très fort, vraiment très fort. Il avait totalement zappé d'aller acheter le nécessaire. A peine l'avait-elle appelé -hurler son prénom en réalité-, qu'il avait compris son crime. Basket en main, il avait courut dans l'appartement et avait descendu l'escalier en sautant des marches.


Essoufflé, le rayon féminin s'ouvrait à lui : paquets roses, bleus, orange, tripe protection, spécial nuit … Il prenait toujours au hasard mais s'il revenait avec le mauvais paquet …

A côté de lui, un soupir identique.

Aomine tapota le bras de Midorima, visiblement attendu de pied ferme par sa jeune sœur.


Guest : Je sais pas non mais je crois que je passe par tous les stéréotypes possibles ! Merci pour tout !

Miss Cactus : Ouh, je te souhaite de ne pas avoir un colocataire comme Aomine alors ! Tu vas perdre tes cheveux sinon !

GreyFullbuster2a : Prêt à tout surtout ... Il ne faut pas l'avoir en ennemi, je crois ... Mais je partage ta phobie des araignées !

Rin-BlackRabbit : Il n'empêche qu'Aomine et Satsu ont fait des choses vraiment très moches à l'autre. Mais Aomine n'était pas réellement méchant, tout s'est bien finit !