Auteure: Vanilly
Titre: Quand un Potter se réveille !
Rating: R
Paring: HP/GW RW/HG DM/LL ...
Warning: Aventure/Romance/Humour ….
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR… (Vous connaissez la suite)
Note de l'auteure : Bon, voilà la seconde partie de fin de mois chargé . . . . . euh euh Vanilly sifflote discrètement, fait un sourire innocent. Au fait ce chapitre ne sera pas partagé en deux parties, mais en trois (cils qui papillonnent sur deux grands yeux kakis larmoyant).C'est pas ma faute, c'est ma bêta qui trouve que c'est mieux. Alors si vous avez des menaces de mort ou autre, n'hésitez pas à les laisser, je transmettrais. En tout cas, dans ce chapitre au sommaire : visite des sous sol black, petits rebondissements en chaîne . . .
Et maintenant les RAR :
Nanakay : Ah ! Ma nanakay à moi ! Je me réjouie de ton retour bien que tu n'as jamais été très loin. Je suis heureuse que finalement (en relisant attentivement et en faisant fi des fautes) tu trouves que ce n'est pas si mal que ça ! Pour ce qui est des relations fraternelles conflictuelles je te fais confiance, tu t'y connais plus que moi (y a pas à dire). Oui, oui Ron commence à prendre les choses en main et l'instant X est proche. Allons voilà la suite. Bisous. Vanilly.
Mifitou : Oulàlà, j'adore ta review tellement dynamique. Alors dans l'ordre, je suis très contente que malgré que ce ne soit pas ton couple préféré tu lises quand même. Petite révélation Harry/Ginny, tu en as un petit passage dans ce chapitre, mais il faut pas s'y habituer, tu verras pourquoi. . .
Autrement en ce qui concerne ma régularité et bien j'essaye de publier une fois tous les quinze jours voire plus souvent (mais hélas c'est rare). Et c'est sur et certain que je vais la finir, j'ai un plan bien fixe.
Tu as bien compris, il va y avoir un DM/LL mais je n'ai jamais dit qu'il serait gentil (bon ok, il ne sera pas trop méchant non plus).
J'espère sincèrement que la suite sera à la hauteur de tes espérances. A bientôt. Vanilly.
Griselle : Tu as trouvé le passage entre Ron et Hermione coquin, alors j'espère que ce passage entre deux autres personnages te plaira également !
Pour l'aveuglement d'Harry tu as plus que raison et tu vas en avoir la preuve dans ce chapitre.
Ginny ma préféré … hum…. Je sais pas trop j'ai comme tu le sais déjà une préférence très marquée pour Ron, mais c'est vrai j'aime beaucoup son personnage. Par contre elle est loin d'être parfaite, il risque d'y avoir de la crise dans l'air.
Quand à Ron, il est certes puissant, mais il va avoir beaucoup de travail pour contrôler son don tu pourras le voir dans les prochains chapitres . . . Bisous. Vanilly.
Ajir : Je te remercie pour tes encouragements et oui je continue. Voilà la suite !
Ratonton : Je continue ne t'inquiète pas, merci pour ta review.
Kalie : Tu as du nez toi ! Oui, il y a un Harry/Ginny qui se profile, mais j'ai en effet bien dit que leur couple serait tardif et il le sera . . . . Merci pour tous tes encouragements. Voilà le chapitre que tu attendais. Bisous. Vanilly.
Bruno-Pier : Ah, un nouveau reviewer ! Merci de t'être arrêté sur ma fic. Pour te répondre Ron, est mon personnage préféré donc il a un rôle important dans l'histoire. Où plus exactement les personnages seront plus à égalité entre eux. Pour Luna Draco, oui en effet ils seront bien un couple. Ce sera le deuxième couple à se former. Pour ce qui est du M, il servira pour les couples oui, mais aussi pour les scènes de bataille. Mais ne t'inquiète pas, j'ai bien compris le sens de ta question ! Dans ce chapitre il aura un rating T, pour le M le chapitre 10 y sera entièrement consacré avec le couple Ron Hermione. Alors voilà la suite en espérant qu'elle te plaise. Vanilly.
Fin de mois chargée partie2
Les autres relâchèrent leur souffle, ce n'était que cela. Hermione attira son rouquin préféré dans un canapé. Elle s'éclipsa jusqu'à la cuisine, pour en revenir avec des amuse-gueules. Elle posa le plateau sur l'accoudoir, puis s'installa sur les genoux de Ron. Ce dernier eut un petit sourire satisfait, il entoura la taille fine d'Hermione, puis il appuya son menton sur l'épaule de la brunette. Cette dernière lui fit passer quelques mets. Les autres les regardaient surpris. Tous sauf, Harry et Ginny. Pour rompre le silence, Harry amena la conversation sur son idée que tous devaient maîtriser le vol. Rémus fut de son avis. Il l'intégra donc au planning.
Molly, brisa ce moment d'insouciance en les prévenant que le repas était servi. Les jeunes gens se rendirent à la cuisine, impatient que l'heure arrive. Après le repas chacun partit à ses occupations. Partie d'échec pour Ron et Harry. Ginny avait mystérieusement disparue vers la cabane du jardin. L'ambiance entre Luna et Hermione s'était bien détendue par rapport à l'année scolaire passée. Malgré leurs différences, elles s'étaient découvertes des points communs. Et pour la première fois de sa scolarité Hermione pouvait sérieusement parler d'un cours en trouvant du répondant à sa hauteur en face. Ce dont elle était ravie.
Ginny était parti s'isoler pour s'entraîner, elle avait conscience de ses lacunes. Elle n'avait pas le choix, il fallait qu'elle soit à la hauteur, pour Harry, pour sa famille, pour Harry, pour la communauté sorcière, pour Harry, mince, il faut vraiment que je me calme. Je le fais pour ma famille et ça tombe bien, puisque Harry fait partie de ma famille ! Elle se mit donc au travail, ne lésinant pas sur le matériel. Alors que son deuxième chaudron commençait à fumer dangereusement, la jeune fille regarda sa montre
-OH la la ! Il est 21h45.
Aussi vive que l'éclair, d'un mouvement de baguette, elle vida son chaudron, éteignit le feu, aéra la pièce et se précipita dehors. En passant devant le petit salon, elle entendit les voix des jumeaux. Alors, elle s'approcha doucement de la porte et écouta leur conversation.
-Oui tu vois, Fred, expliquait patiemment George à son frère, ça marche comme ça et avec toute cette fumée pestilentielle et rouge, ils ne verront plus rien et avec un peu de chance ils s'évanouiront même !
Alors que Fred allait répondre à son frère, la voix de Charlie retentie au rez-de-chaussée :
-Rassemblement !
Ginny eut à peine le temps de faire trois pas en arrière que ses frères ouvraient la porte pour se rendre au rendez vous.
-Ah te voilà toi ? Demanda George en la prenant par la taille et en la traînant à sa suite.
Elle sourit, aucun de ses frères ne penserait qu'elle était en train de les espionner. Cela avait du bon d'être idéalisée.
Une fois tous dans la bibliothèque, Harry tendit la main vers la porte, il eut d'abord un air indécis, puis un rayon jaune sortit de sa main.
-Bon, déclara t il voilà nous sommes tranquilles. Ce que j'espère c'est que nous pourrons la réouvrir.
-Je vois pas pourquoi tu te fais du soucis pour cela vieux. Lui répondit Ron en lui tapant l'épaule le sourire jusqu'aux oreilles.
-Vous êtes exaspérant dit Hermione en poussant un grand soupir et en posant sa main sur son front de façon dramatique. Parfois, je me demande comment, une fille aussi intelligente que moi peut traîner avec deux losers comme vous ! Ajouta t elle pinçant ses lèvres pour ne pas rire.
- Herm, si tu continues comme ça, la prévint Harry, interdit de dormir dans notre chambre !
La jeune femme ouvrit la bouche pour lui répondre, mais Ron qui avait vu les yeux pétillants de ses quatre frères s'empressa de rediriger la troupe vers le panneau de livres qui devait pivoter.
Harry fit pivoter les étagères en tirant successivement plusieurs livres dans un ordre précis. Puis ils s'engagèrent en file indienne dans le couloir sombre. Au bout de quelques minutes de marche, ils déboulèrent dans une pièce circulaire. Le couloir la traversait et repartait droit devant comme l'entrée d'une grotte noire. Rémus qui fermait la marche et qui avait eu la présence d'esprit d'allumer sa baguette éclaira temps bien que mal la pièce.
Il fut vite imité par les autres. Les murs de la pièce étaient couverts de tapisseries qui à une certaine époque avaient du être magnifiques, mais aujourd'hui avec l'humidité et l'ombre, elles étaient recouvertes de mousse et de moisissures. Elle était meublée par des meubles massifs qui devaient être ensorcelés car dans un très bon état. Charlie qui s'était approché toucha une grosse armoire : du merisier dit il en retenant presque un sifflement admiratif. Rémus, lui s'extasia devant un secrétaire en bronze de noyé. Des vitrines renfermaient des baguettes magiques et d'autres des épées de toutes sortes. Hermione qui avait fait le tour de la pièce alluma les torches accrochées aux murs, tout comme Ginny et Neuville.
-C'est somptueux ! S'émerveilla Ron.
Les autres approuvèrent tous.
-Bon, on continue ? Demanda Harry. Mais il n'attendit pas la réponse et reprit le couloir, où il alluma les torches une par une quand il en rencontrait. Ils marchèrent longuement cette fois ci quand ils arrivèrent à une fourche. Le couloir se séparait en deux.
-Tu m'étonnes y a pas de panneaux marmonna Harry.
Il ferma les yeux, et prit le couloir de droite, les autres lui emboîtèrent le pas sans poser de question. A peine quelques pas plus tard sur la droite ils rencontrèrent une porte. Harry posa une main sur la poignée, après une grande inspiration il appuya fort s'attendant à de la résistance. Mais la porte s'ouvrit facilement. Automatiquement, une multitude de torches et de bougies s'allumèrent. Cette salle était vide, pas un seul meuble, les murs étaient de pierres apparentes.
-Mais qu'est ce que c'est que cette salle ? Demanda Ginny en frissonnant.
-Je crois que c'est la salle de combat lui répondit Rémus.
-En tout cas, elle file la chair de poule constata George qui se rapprocha instinctivement de Fred.
-Vous avez vu ces crochets dans les murs demanda Hermione en tendant la main pour en toucher un. Mais Ron lui attrapa le poignet et la tira loin du mur. Il était tout pâle.
-Ce n'est pas une salle de combat dit t il d'une voix grave et sérieuse rare chez lui. C'est une salle de torture.
-Tor…tor…torture répéta Neuville pour qui ce voyage dans les souterrains de la maison Black devenait angoissant.
-Comment tu le sais demanda Harry se rapprochant de ses amis.
-Je le sens répondit il en plongeant ses prunelles bleutées dans les lacs émeraudes d'Harry. Si pour Harry cette réponse était largement suffisante, elle ne l'était pas pour Fred.
-Qu'est ce que tu sens exactement questionna le rouquin.
Ron se retourna vers son frère, ses traits étaient tirés, puis son visage se détendit, tellement que plus aucune expression ne s'y reflétait, alors que d'habitude, il était tellement expressif. Son attitude jeta un froid immense. Son regard était vague, mais il répondit quand même.
-Je ressens plusieurs émotions, mais les plus intenses sont la souffrance, oui la souffrance. Surtout la douleur, lente persistante et lancinante. Il fit une pause inspirant l'air à longues goulées comme s'il en avait manqué pendant un certain temps avant de reprendre. Il y a aussi de la tristesse, même du désespoir. Puis il secoua la tête pour chasser le malaise qui s'insinuait en lui, ne voulant plus percevoir ces émotions. Et ferma les yeux.
Ginny, l'attrapa par le bras, se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa sur la joue.
-Je t'aime.
Puis elle le conduisit vers le couloir, où il s'appuya contre le mur. Son malaise se dissipa petit à petit. Quand il ouvrit les yeux, Bill, Charlie, Fred, George, Neuville, Luna, Rémus formaient un arc de cercle autour de lui. Il fronça les sourcils se demandant où étaient ses deux prétendus meilleurs amis quand il sentit qu'on le remettait sur ses pieds.
C'est alors qu'il remarqua qu'Harry et Hermione avaient chacun soulevé un de ses bras.
-Sans vouloir te vexer Harry, je crois que je remettrais pas les pieds de sitôt dans cette pièce OK ?
Harry sourit imité par les autres.
-Nous allons remonter, assez d'émotions pour aujourd'hui.
-Non ! Harry je vais bien, je t'assure. On peut continuer. On en meurt tous d'envie et en plus le temps joue contre nous ! Harry supplia Ron.
-Bon, Ok, on continue allons y !
Ils se remirent en route, Ron grignotant une Chocogrenouille que Rémus avait trouvé dans une de ses poches.
-Pouah ! Grommela Ron, derrière Harry tandis que le courant d'air charriait une odeur pire que celle d'une invasion de putois.
-Je suis d'accord avec toi répondit la préfete brune une main pinçant son nez, l'autre tenant un pan du pull de Ron.
Plus ils avançaient, plus l'odeur était présente, l'air devenait irrespirable. Luna qui n'avait pas ouvert la bouche depuis un moment cria
-Stop !
Alors que Bill, qui était derrière elle, allait lui demander ce qu'elle avait, Luna pointa sa baguette sur Harry et prononça :
-Psichhh psichtttt fraîcheur marine !
Et à la grande surprise de tous, une odeur de frais, une odeur d'océan se répandit dans le souterrain, rendant l'air plus respirable.
-Le psichhh psichtttt est un enchantement très puisant Luna ! S'écria Rémus. La jeune blonde haussa les épaules, elle maîtrisait cet enchantement depuis plusieurs années déjà.
-Tu sais dans mon équipe je ne prends que les meilleurs se moqua Harry en direction de Rémus. Celui-ci ricana.
Ils arrivèrent dans une pièce carrée, le sol était jonché de paille pourrie, d'herbe sèche et de fientes d'Hiboux. Ils levèrent la tête. Au dessus d'eux se tenaient une centaine de perchoirs, il y avait aussi quelques cages où demeuraient encore des squelettes d'oiseaux.
-Charmant murmura Neuville.
-Berk dit Harry qui s'était éloigné du groupe. Il faisait face à un recoin et secouait la tête en soupirant. Ron s'approcha pour voir lui aussi ce qui avait arraché cette monosyllabe de dégoût à son ami.
-Et je dirais même plus Yerk ! Rajouta il en faisant une grimace.
Devant eux, se tenait un mur de vivarium. A l'époque de sa gloire ils devaient grouiller de serpents en tout genre. Il ne restait plus que des peaux sèches, et les rochers qui leurs servaient de compagnie.
-Eh, venez voir ça ! S'exclama la voix d'Hermione
Les deux jeunes hommes se retournèrent pour aller voir une petite porte très base qui donnait accès à une réserve, où étaient entreposés les sacs de nourriture pour les oiseaux, mais aussi des dizaines de petites cages contenants des squelettes de petits rongeurs.
-Je crois que nous avons trouvé l'animalerie. Constata Bill, qui regardait le décor morbide avec répugnance.
-C'est pas tout ça, mais si on allait voir l'autre couloir ? Demanda Neuville qui se disait que celui ci devait être le pire, donc il ne risquait rien à aller voir l'autre.
Ils rebroussèrent chemin et arrivés à la fourche, ils prirent le couloir de gauche. Harry marchait toujours en tête, ils arrivèrent dans un grand hall circulaire où il y avait trois portes.
Derrière la première se trouvait la salle de combat avec en son centre un grand tatamis. Les murs avaient été soumis à plusieurs sorts pour absorber les sortilèges. Cette pièce avait des annexes qui se composaient de petites salles où étaient rangés des épées, des bâtons, et d'autres vides.
La deuxième porte cachait un laboratoire de potions. A l'évidence l'endroit devait être très apprécié à l'époque. Il était très spacieux, et comprenait plusieurs tables de travail, des étagères couvertes de fioles aux multiples couleurs, elles mêmes recouvertes d'une bonne couche de poussière. De grandes armoires étaient disposées dans une dépendance au laboratoire. Elles étaient pleines de matériel, chaudrons toutes tailles confondues, fioles de formes diverses. Mais aussi ingrédients en tous genres. Neuville et Ginny furent les deux personnes à s'extasier le plus sur cette pièce sous le regard exaspéré des autres.
La troisième porte s'ouvrait sur une pièce circulaire, comme une tour. Un escalier donnait sur une mezzanine. Les murs étaient tapissés d'étagères qui ployaient sous le poids des livres. Il y en avaient des centaines, peut être des milliers, tous regroupés là, cachés depuis des années. Hermione, Luna et Bill en eurent le souffle coupé. Cette pièce était la plus agréable avec la première qu'ils avaient trouvée. Au centre étaient disposés une grande table massive avec deux grands bancs, un peu comme les tables de la salle commune à Poudlard. Au sol s'étendait un épais tapis vert angora à perte de vue. Rémus qui s'était approché d'un pan de la bibliothèque confirma les soupçons qu'Harry nourrissait. Presque tous ses livres traitaient de magie noire et de niveau supérieur.
-Comment être un parfait mangemort aurait pu être la devise de cette pièce constata Ron à qui tous ces livres donnaient le tournis.
D'un commun accord ils décidèrent de remonter. Ron dans un élan de courage avait attrapé la main d'Hermione et la tenait fermement dans la sienne. Ce qui n'avait pas échappé aux jumeaux qui échangèrent un mauvais sourire, qui fut intercepté par Ginny qui leur glissa très discrètement :
-N'y pensez même pas !
Harry qui avait suivi l'échange, s'approcha derrière la rouquine posa ses mains sur ses épaules et approuva en disant :
-C'est déjà assez lent entre eux, alors n'y mettez pas votre grain de sel, où notre vengeance sera terrible n'est ce pas Gin dit il en lui glissant un sourire séducteur qui la fit fondre, il aurait pu lui demander n'importe quoi elle aurait dit oui.
Une fois arrivé en haut, Rémus ordonna la dispersion de la troupe, ils reparleraient de leur trouvaille le lendemain.
Une fois que tous furent remontés, chacun partit dans sa chambre, Harry s'excusa auprès de Ron pour revenir dans la bibliothèque. Là il s'installa dans le vieux fauteuil de Sirius et laissa son esprit vagabonder sur les événements de la journée, les yeux fixés sur les flammes dansantes de la petite cheminée. La journée avait été plus que chargée, il était épuisé, mais pour une fois il se sentait maître de son destin, il se sentait bien et cela n'était pas arrivé depuis longtemps, et il comptait bien en profiter !
A peine quelques minutes plus tard, il entendit la porte s'entrebâillée mais ne bougea pas d'un iota. Comme le dossier était large, il restait invisible tant que personne n'en faisait le tour. Puis, il entendit clairement le bruit des livres que l'on bouge.
-Potions, potions, où êtes vous petits bouquins de potions ? Demanda une voix qu'Harry reconnut immédiatement. Il se releva légèrement et se pencha sur le large accoudoir. Elle lui tournait le dos. Oh, MORGANE ! Voilà tout ce que pouvait actuellement penser le sauveur du monde sorcier.
Ginny, inconsciente du regard curieux et envoûté posé sur elle, essayait tant bien que mal d'attraper le livre qu'elle désirait. Elle se tenait sur la pointe des pieds et étirait au maximum son bras pour atteindre l'étagère. Comme elle se pensait seule, elle ne s'était pas vêtue de sa robe de chambre, après tout, le mois d'Août était d'une chaleur !
Elle ne portait donc qu'une simple nuisette rouge sang en satin. Mais tout en s'étirant au maximum, la jeune femme, ne s'était pas rendu compte que le tissu soyeux qui d'habitude la recouvrait jusqu'à mi cuisses, commençait à remonter, lentement mais sûrement. A chaque millimètre de peau révélé, il semblait à Harry qu'il perdait une poignée de neurone. Le tissu arriva bientôt à la jointure entre ses cuisses et ses fesses. Il n'avait jamais eu aussi chaud de sa vie et c'est peu dire.
Sa peau était blanche avec des reflets cuivrés donnés par la lumière des flammes. Il se surprit à imaginer les grains de peau sous ses doigts (j'aimerai tellement tester le velouté de sa peau sous mes lèvres … Mais attends ! Depuis quand je pense à Gin comme ça ! Aller ressaisis toi mon vieux, elle pourrait être ta petite sœur.) Mais il ne pouvait détacher son regard du tissu espérant inconsciemment qu'il remonte encore. (Ron va me tuer ! Bon, elle l'attrape ce livre oui où merde ! Finit par s'énerver le Survivant.)
Mais la jeune fille avait beau se tortiller, elle ne parvenait pas à ses fins. Irrité contre ses pensées coquines, Harry se leva et s'approcha de Ginny, sa baguette en main. Il s'apprêtait à faire tomber le livre, mais n'étant plus maître de son corps, il continua à avancer, jusqu'à se coller brusquement à elle. Il lui entoura la taille d'un bras, et de l'autre, il fit venir le livre à lui. Tout c'était passé rapidement, Ginny avait sursauté, mais pas hurlé (privilège de vivre avec 6 frères). Mais elle n'avait pas eu beaucoup à réfléchir sur l'identité de cette personne. Pour plusieurs raisons, mais la plus flagrante était : qui à part Harry dans la maison faisait de la magie sans baguette : personne. Les autres raisons faisaient partie de ses petits secrets. Comme l'odeur de son gel douche qui depuis deux ans était à la lavande, car d'après Hermione l'odeur était déstressante…
Mais au nom de Merlin que fait il ! Elle sentait sa respiration qui faisait voleter ses cheveux dans son cou, lui envoyant à chaque expiration une décharge de frissons. Je dois rêver c'est pas possible jubila la jeune femme, jusqu'à que la voix du sorcier (qui la faisait rêver d'habitude), casse ce moment magique. Il se pencha vers son oreille et lui dit :
-Tu as de la chance que ce soit moi qui t'ai trouvé dans cette tenue. Imagine si cela avait été tes frères ou ta mère !
C'est définitivement pas un rêve pensa le jeune femme
-Harry souffla t elle, en se retournant tant bien que mal. Lui n'avait pas bougé, il l'observait satisfait de voir ses joues s'empourpraient. La jeune femme baissait les yeux refusant obstinément de croiser son regard (Ah, elle n'était pas si loin la petite fille fragile et timide). Ils restèrent là sans bouger, quelques secondes qui leur parurent une éternité.
Alors qu'il inspirait fortement dans ses cheveux pour garder en mémoire l'enivrante odeur d'amande douce que la jeune femme dégageait, sa main décida de prendre la charge des opérations. Ses doigts se mirent à glisser sur le tissu, il pouvait apprécier la fermeté de son corps et sentir ses muscles de raidir, des frissons la traverser. Mais surtout ce qui le troublait le plus était la sensation de chaleur qui se dégageait de son corps. Il n'avait plus qu'une envie c'était de la serrer plus fort contre lui. Il baignait dans une atmosphère douce et apaisante. Il se sentait en sécurité et extrêmement fort, comme s'il venait de trouver la place de sa vie.
Mais Ginny, elle, se reprit bien vite et releva la tête pour planter ses perles bleutées dans les deux émeraudes embuées de désir. Cette vision eut raison de son emportement au profit de son côté fleur bleu. C'est donc d'une voix mi aguicheuse, mi timide qu'elle lui dit.
-Et pour vous, Monsieur Potter, c'est une chance qu'aucun de mes frères ne nous trouve dans cette position.
Cette remarque qu'elle croyait coquine et moqueuse eut l'effet d'une douche froide sur le sorcier brun. Et son attitude prédatrice disparue, ses joues s'empourprèrent aussitôt (Mon dieu, mais qu'est ce que je fais ! Je la tiens coincée contre moi !). Il voulut se reculer pour la laisser se dégager. (Mais où crois tu aller comme ça toi ? Ah, non, je te tiens, je te garde ! pensa t elle)
-S'il te plait Harry reste encore un peu murmura t elle.
(Mais ça va pas, je le sors d'où ça ?). Mais à sa grande surprise, il ne la repoussa pas en lui demandant des explications. Bien au contraire, il la serra fort contre lui, faisant remonter sa main de son dos vers sa nuque. Il n'en revenait pas que Ginny lui ai demandé ce qu'il aurait aimé faire. Alors il avait laissé libre cours à son imagination et l'avait serré fort dans ses bras (pas trop quand même ! Elle est si fragile).
Ginny laissa échapper un soupir de contentement, et s'agrippa de peur que ses jambes ne la portent plus. L'un de ses plus grands rêves se réalisait.
Mais comme les meilleurs moments ont une fin, Harry se détacha lentement de Ginny pour plonger dans son regard azur, la même couleur que la mer sur les cartes postales. Ses pommettes légèrement roses (de plaisir espérait il). Mais le plus troublant fut pour Harry, ses lèvres d'un rose pâle, elles avaient l'air si douces, un appel à être embrassées. Intérieurement, il était bouleversé car, même s'il essayait de s'en empêcher, ses pensées revenaient toujours sur l'objet de luxure qu'était indéniablement devenue Ginny depuis quelques minutes.
-Harry chuchota t elle
-Oui lui répondit il sur le même ton.
-Et maintenant ? Demanda t elle, en s'humectant les lèvres.
Un grognement sourd s'échappa des lèvres du brun (Merlin, Merlin, je deviens aussi loquace que Ron devant Herm. Et je ne peux même pas lui en parler ! Non ! Horreur et damnation, je pelote sa sœur ! Et j'adore ça ! Réalisa t il effrayé.). Les rares fois où il avait approché Cho de près, elle ne lui avait jamais fait cet effet là. Sans qu'il ne puisse contrôler, il laissa échapper d'une une voix peu sure :
-Gin …. Et …. Et si maintenant je … t'embrassais (qu'est ce que je viens de dire là !).
-Oh répondit elle timidement, en rompant le contact visuel (oh, mauvaise idée qu'est ce qu'il va penser ?). Mais elle rajouta bien vite : enfin si tu en as vraiment envie bien sur !
-Et toi ? Lui demanda t il. (Génial ! Bienvenue dans le monde Harry Potter. Impossible de prendre moi-même une décision. CRETIN CRETIN CRETIN !) .
Mais pour Ginny, la question et le temps de réaction d'Harry, étaient suffisants pour qu'elle pense qu'il ne le voulait pas vraiment. Elle décida donc de se retirer avec toute la fierté qu'il lui restait. A quoi avait elle donc pensé ? Après tout Harry était connu pour être impulsif, s'il avait réellement eu envie de l'embrasser, il l'aurait fait depuis longtemps. Elle sentait son cœur se briser, encore une fois à cause de lui. C'était sa faute, après tout, si elle espérait à chaque fois. Elle se dégagea de son étreinte lentement comme à regret.
Le jeune homme était complètement perdu, pourquoi partait elle ? Maintenant ? Mais surtout pourquoi cet air blessé et triste sur son visage (Génial, t'as encore fait une bourde).
-Gin, Gin ! Mais attends !
Elle se retourna à demi et bredouilla :
-Ben c'est que je suis pressée. Potion et tout. Tout en parlant elle agita son livre. Dois y aller !
Puis elle se dirigea vers la porte. Harry sans réfléchir tendit la main et verrouilla la porte au nez de la rouquine. Celle-ci laissa échapper un petit cri désespéré.
-Harry ouvre la porte supplia t elle.
-Gin, écoute …
-J'écoute rien du tout, ouvre moi la porte ! La petite fille timide s'était envolée et la Ginny du début du mois était revenue. Elle avait parlé d'un ton tranchant qui ne tolérait aucun refus.
Harry ouvrit la bouche dans un oh silencieux, et d'un geste désinvolte de la main il ouvrit la porte. Elle attrapa la poignée et l'ouvrit en grand, le couloir était sombre. Elle se retourna et planta son regard dans le sien. Ce qu'il y vit le bouleversa et son esprit se mit à lui hurler fait quelque chose et vite ! Alors sans réfléchir il s'écria :
-Ginny reste ! Puis il continua d'une petite voix. J'en ai envie s'il te plait.
Elle le regarda les yeux ronds. Il se passa une main dans les cheveux.
-Jamais je n'aurais pensé que je te dirais ça murmura t il avec un petit rire nerveux.
-Tu ne le penses pas hein ? Hasarda t elle.
-Bien sûr que si ! S'écria t il outré qu'elle ne le croit pas.
Elle fit un petit sourire timide, c'est vrai, Harry Potter n'était pas réputé pour être un menteur. Elle le regarda. Qu'est ce qu'il était beau, les joues rouges, ses cheveux toujours en pagaille et ses yeux verts illuminés de vérité et de détermination. Lentement, il se mit à avancer vers elle, Ginny ne pouvait détacher son regard du jeune homme. Il avait un léger sourire, qu'elle ne lui avait jamais vu et ses yeux brillaient d'une lueur fascinante. Il la regarda dans les yeux sans ciller.
Finalement, il arriva à ses côtés, sans rompre le contact visuel, il revérouilla la porte. Puis il posa ses mains sur sa taille. Il se rapprochad'elle encore plus. Il était si près qu'elle sentait son souffle sur ses lèvres. Il pencha la tête, elle ferma les yeux et instinctivement, elle humidifia ses lèvres et enroula ses bras autour de son cou, se hissant sur la pointe des pieds et ce faisant se colla complètement au jeune homme. Ses lèvres se pressant un peu plus sur les siennes. Elle nota avec satisfaction qu'Harry avait eu l'air d'apprécier la manœuvre. Possessivement, il entoura ses bras autour d'elle, pour la rapprocher encore un peu plus. Il rompit leur simple baiser et la regarda dans les yeux. Son cœur battait la chamade, les quelques neurones qui lui restaient de sa séance de voyeurisme menaçaient de tirer leur révérence. Ses mains devenaient moites.
-Gin …
Non, mais il rêve là, on va pas faire la causette maintenant. Alors elle le saisit par le col de sa chemise, et le ramena à elle, et l'embrassa brièvement. Sous ses lèvres, elle pouvait sentir un sourire malicieux. Elle lui donna une série hallucinante de petits baisers papillon. Peu à peu Ginny ouvrit ses lèvres, il ne fallut pas longtemps au jeune homme pour suivre son initiative. Il laissa échapper un son rauque de sa gorge, la première fois que sa langue entra en contact avec celle de la jeune fille. Mais ce fut éphémère, puisque dès qu'elles se touchèrent, elles se séparèrent pour se joindre à nouveau, se toucher, se frôler, glisser l'une sur l'autre. Sans réfléchir, elle glissa la main dans les cheveux fins de sa nuque et immobilisa sa tête au cas où, ça lui prendrait encore de rompre leur baiser. Ginny n'en revenait pas, c'était exceptionnel, un vrai feu d'artifice de sensations. Ses genoux auraient probablement flanchés, si Harry ne la maintenait pas aussi fermement contre lui. Quand l'air leur manqua, ils se séparèrent.
Harry sourit tendrement à Ginny qui revint se blottir dans ses bras. Un soupir de bien être s'échappa de ses lèvres, il lui caressait les cheveux tendrement.
-Harry…
Mais elle ne put aller plus loin, dans sa phrase car du bruit leur provint du couloir. Elle se resserra dans ses bras, ils restèrent quelques secondes figés. A cet instant Harry était prêt à faire face à toute la tribu Weasley. Il baissa son regard pour la contempler. Et ce qu'il vit l'attendrit, la jeune femme étroitement blottit dans ses bras retenant à grand peine un bâillement. Elle dodelinait de la tête, ses yeux papillonnant.
-Aller, ma belle, je t'accompagne jusqu'à ta chambre.
-Mais non, j'ai pas sommeil, et puis il faut qu'on parle.
-Oui, je sais lui répondit il en frottant son nez contre le sien (il avait toujours rêvé de faire ça). Mais, tu ne tiens plus debout et moi, j'avoue que je suis fatigué. Zou !
Harry et Ginny traversèrent le couloir sombre en marchant sur la pointe des pieds, sursautant au moindre bruit, l'appréhension de se faire surprendre les faisait frisonnier. Finalement, ils arrivèrent à grimper l'escalier et à se rendre jusqu'à la chambre de la jeune fille sans encombre. Devant la porte Harry attrapa le bouton de la poignée et ouvrit le panneau.
-Voilà, Madame est arrivée chuchota t il. Il se pencha et déposa un léger baiser sur ses lèvres.
-Bonne nuit Gin.
-'nuit ry'.
Le lendemain, Ginny se réveilla des étoiles dans les yeux. Malgré sa courte nuit, elle ne s'était jamais sentie aussi bien. Elle se leva avec bonne humeur et sauta sur le lit de Luna pour la réveiller :
-Lou ! Debout !
-Maiiiiiis ! Grogna la petite blonde.
Mais Ginny n'avait cure des supplications de son amie.
-Lou ! Il m'a embrassé ! C'était comme dans un rêve débita t elle complètement hystérique. Mais Lou, tu m'écoutes ?
Luna consentie à s'asseoir, se frotta les yeux encore embués de sommeil.
-Va y racontes, et avec des détails !
Ginny n'allait pas laisser passer une chance d'afficher son bonheur et se mit en devoir de tout lui raconter. Le récit se prolongea jusqu'à ce que le réveil sonne ? Ce fut alors la course contre la montre pour se préparer. Luna ayant décrété que Gin s'en sortirait mieux qu'elle si jamais elle était en retard pour le petit déjeuner, prit donc la salle d'eau en premier.
Ginny qui était sur son petit nuage, prit tout son temps pour se préparer. Quand elle sortit de la chambre le couloir était désert, apparemment tout le monde était déjà en bas pour le petit déjeuner. Alors qu'elle se rendait vers la cuisine, le pas léger, en passant devant le petit salon, elle entendit des éclats de voix. Curieuse, elle s'approcha de la porte qui était entrebâillée. Dans le salon, il y avait les jumeaux, Charlie et Neuville. Cela surprit la jeune femme, qui décida d'écouter leur conversation.
-Neuville tu as compris ?
-Ouais grommela le petit brun, mais ça va pas être facile. A croire que vous ne connaissez pas votre sœur.
-T'inquiète Neuville dit Georges, on a prévu des petits trucs pour les retenir.
-C'est vrai renchérit sa moitié, après tout si Luna et Gin sont bien occupées, peut être qu'elles ne remarqueront pas notre absence !
Neuville secoua la tête dépité. Apparemment, il ne croyait pas trop au plan des jumeaux pour tenir les jeunes femmes éloignées de leur incursion au ministère. Même Charlie faisait la grimace, puis il s'exclama :
-Oh et puis Harry a eu l'idée de les protéger, il a qu'à trouver le moyen de l'appliquer. Eloigner Ginny …
Ginny recula brutalement portant les mains à son cou, elle n'en croyait pas ses oreilles. Harry manigançait quelque chose avec ses frères pour la tenir éloignée de quelque chose. Elle venait de recevoir un couteau en plein cœur. Mais cette fois, sa tristesse s'effaça au profit de la colère. Et toutes sortes d'idées envahissaient son esprit : N'avait il pas confiance en elle à ce point ? Avait il essayé de la manipuler hier soir ? Là s'en était trop, il n'avait rien compris de ce qu'elle lui avait dit au début du mois !
-Ah, il veut se la jouer comme ça ? Et bien d'accord !
Dans une colère folle, elle prit la direction de la cuisine, elle y entra en claquant la porte. Ils étaient tous là, attablés. Molly à qui le comportement de sa fille ne plaisait pas, allait la réprimander vertement. Mais elle n'en eut pas le loisir, les yeux de Ginny lançaient des éclairs, son visage était fermé et un sourire mauvais étirait ses lèvres. Elle s'approcha d'Harry qui s'était levé, il la regardait les sourcils froncés se demandant comment il devait réagir.
-Haaarrryyyyy ! Susurra t elle sur un ton mielleux. Elle tendit une main pianota sur le bout du nez du jeune homme, puis sans prévenir lui assena un claque retentissante
-Ginny, mais ça va pas ! Hurla Ron en se levant pour éloigner sa sœur d'Harry. Mais avant qu'il puisse faire un geste, Hermione le saisit par le bras et le força à s'asseoir.
-Mais Mione ….
-Ron ferme là et ouvre autre chose. Son sixième sens lui disait que Ginny n'en serait pas arrivée là sans être poussée à la dernière extrémité.
Les jumeaux, Charlie et Neuville arrivèrent attirés par les cris.
-Gin commença Harry qui était descendu très rapidement de son petit nuage personnel.
-Non ! Dit elle d'un ton très grave qui ne souffrait aucune réplique. Comment as-tu pu faire ça ? ME FAIRE CA !
-Mais ….
-Je vais être claire Potter. Je pense toujours ce que je t'ai dit au début du mois, je vais rajouter quelques petites clauses. Ne t'avise plus de me parler ou même de prendre une décision pour moi. Où je te louperais pas ! Sur ce, elle se retourna vers les quatre arrivants :
- Quand à vous, je tiens à vous informer que toute trahison se paye. Alors ne venez pas vous plaindre !
Elle se retourna vers Harry, elle le fixait, il fallait qu'elle sorte, elle se sentait complètement craquée, et ne voulait pas pleurer devant tout le monde. Elle secoua la tête se sentant dépassée par les événements. De son côté Harry déglutit difficilement, se demandant pourquoi il devait toujours être dans des situations impossibles.
-Mais, mais balbutia Molly.
Harry se leva dans l'intention de la poursuivre, mais Luna fut plus rapide que lui et s'élança vers son amie toutes les deux sortirent de la pièce.
-Harry reste là dit Hermione. Sur ce coup là je l'approuve, même si je connais le pourquoi de ta décision. Pour le moment laissons les discuter. D'ailleurs, je vais les rejoindre. Et elle les planta là.
Ron et Harry échangèrent un regard interloqué.
-Mais qu'est ce qui se passe encore demanda Bill pragmatique.
-On faisait le point avec Neuville expliqua Charlie et je crois qu'elle a surpris notre conversation.
-Et merde commenta Harry en passant une main dans ses cheveux. Il prit une grande inspiration et se tourna vers Ron, tordant ses mains nerveusement. Ron, je crois qu'il faut qu'on parle.
-Oui, je crois aussi lui répondit Ron un peu cassant. Le rouquin prit une grande inspiration et se leva. Où tu veux dit il en regardant Harry de haut.
Le jeune brun baissa la tête, décevoir Ron était pour lui quelque chose de très dur à vivre. Ron était la seule personne qui s'était intéressé à lui sans savoir qui il était. Ron était son seul véritable ami, son seul frère. Bien sur, il y avait Hermione, mais ce n'était pas pareil.
-En bas proposa t il ? D'un ton incertain.
-Ok, allons y.
Ils quittèrent la pièce. Harry marchait comme un automate, arrivé à la bibliothèque, il se dépêcha de faire pivoter le panneau. Ron le suivait, sans rien dire laissant s'installer un silence oppressant pour Harry. Alors qu'ils entamèrent leur marche vers la salle circulaire, Harry se posait de plus en plus de questions. Hier, tout lui avait paru si clair, il avait des amis, une presque petite amie, enfin le croyait il. Et voilà qu'en quelques heures tout était chamboulé.
Cette fois ci, à la présence d'Harry dans la pièce, les torches s'allumèrent, Ron choisit ce moment pour attraper Harry par le col de sa chemise et le secoua.
-Je le savais ! Je le savais ! J'ai rien dit mais je le savais ! C'était un plan débile de la tenir éloignée.
Il finit par lâcher Harry et se mit à tourner autour de lui comme un prédateur autour de sa proie. Harry ne disait rien, il avait trop honte, et il était très gêné, comment aborder ça avec Ron. Mais il n'eut pas à chercher longtemps.
-Mais il n'y a pas que ça n'est ce pas ? Non ne réponds pas à cette question. Dis moi plutôt ce qui c'est passé.
-Et bien commença Harry visiblement mal à l'aise. En fait tu sais, hier soir, je suis redescendu. Ron hocha affirmativement de la tête attendant la suite. Et bien, je suis … allé à la bibliothèque pour réfléchir. Et puis … et puis ….
-Bon, et après s'énerva le rouquin.
-Et puis, j'ai croisé Ginny et … et … et ….
-HARRY ! Avertit Ron qui commençait à entrevoir ce qu'il allait bientôt entendre.
-Et, enfin … nous nous sommes embrassés.
Ron souffla. Harry lui retint son souffle, prêt à une explosion de son ami (ancien ami, futur meurtrier…). Alors, il s'approcha de son ami.
-Ron ? Demanda t il d'un ton incertain.
-Tu serais devant Bill ou Charlie, Voldemort n'aurait plus besoin de te tuer, puisque tu serais déjà mort. Les jumeaux j'en sais rien. Moi, j'en aurais été enchanté, s'il n'y avait pas eu le problème qu'elle soit au courant pour le ministère.
-Enchanté tu dis ? Répétant Harry se sentant un peu plus léger.
-Mouais grogna Ron, mais t'emballes pas, c'est plus le cas. Je devrais te démolir, Harry, t'en ai conscient au moins ? Lui dit il en le regardant d'un air mauvais. Harry lui avait un air penaud, pas fier de lui. Quand tout à coup le visage de Ron s'illumina.
-Attends, tu veux dire que c'était ton premier baiser !
Harry écarquilla les yeux, frappé par la constatation.
-C'était comment, c'était bien ? Demanda dans la foulée le rouquin.
-Euh…
-Non ! Non, je veux pas savoir si ma sœur embrasse bien ! Holala s'affola t il en portant une main à son visage.
-Ron ça va ?
-Ouais, ouais dit il en reprenant contenance. MERDE, Harry c'est ma soeur. Tous les mois on fait une réunion fraternelle pour éconduire les prétendants. Bon, j'avoue dans mes rêves les plus fous, j'y ai déjà pensé. Elle et toi ensemble ….
-Ron, je suis désolé. Mais surtout pour Ginny. Mais vu que nos relations ont évolué, je vais aller lui parler et lui expliquer que cette décision ne remet pas en question ce qui c'est passé hier soir dit Harry l'air déterminé.
-MEC, MEC, MEC, lui répondit Ron en lui tapotant l'épaule avec un air de quelqu'un qui va lui apprendre une mauvaise nouvelle ? Tu as tout faux. Là, ta relation, elle a pas évolué, elle a régressé au point zéro. Je sais peut être pas tous les faits, mais ses sentiments si. Elle se sent blessée, trahie, humiliée et elle est très, très mais alors très en colère. Si elle t'adresse encore la parole, tu pourras t'avouer heureux. Et oh, Harry pour l'instant je vais aller lui parler.
-Mais …
-Il y a pas de mais. Harry n'oublie pas qu'il va falloir la jouer serré avec mes frangins pour qu'ils pensent que c'est juste pour le ministère. S'il n'y avait pas eu le baiser, ç'aurait été plus facile soupira t il.
-Ron, tu m'en veux ?
- J'aurais tendance à te dire non, mais je sais qu'une fois que j'aurais eu Gin en pleurs dans mes bras, là je t'en voudrais !
-Hum
-Bon aller ! Restes là, je vais échanger avec Hermione, elle saura mieux que moi te dire comment te comporter.
Sans attendre de réponse, il se leva et se dirigea vers la sortie, avant de rentrer dans le couloir, il lança :
-Quand même, Harry t'en rates pas une !
Le jeune brun ne répondit pas et s'enfonça un peu plus dans son fauteuil néanmoins un peu soulagé. Quand Ron arriva dans la cuisine, les conversations se turent, mais il n'y prêta pas attention. Il mit ses mains en porte voix et hurla :
-MIONE ! CUISINE ! S'IL TE PLAIT !
Quelques minutes après la jeune femme arriva, les joues rouges, les sourcils froncés.
-On échange lui dit Ron.
-OK
-Alors que le rouquin se dirigeait vers l'escalier, Hermione lui saisit le poignet.
-Ron, tu sais ? Demanda t elle presque timidement. Il lui sourit.
-Oui je sais.
-Et ? ( Mon dieu, j'espère qu'ils ne sont pas disputés)
-Si tu allais voir par toi-même lui répondit il d'un ton doux comprenant sa question muette.
Elle secoua la tête, il se moquait d'elle. Dans un sens très bien, il ne serait pas dans cet état d'esprit si il y avait eu une dispute. Alors, elle lui rendit son sourire et lui lâcha le poignet. Dans la cuisine, s'échangeaient des regards interrogateurs.
-Mais bon sang que se passe t il encore s'énerva Bill.
-Et bien, bon courage, si tu arrives à y comprendre quelque chose lui répondit l'un des jumeaux.
-Ouais, renchérit l'autre, c'est toujours comme ça. A se demander même s'ils ne font pas exprès pour nous embêter et s'ils se comprennent vraiment !
-Oh si, ils se comprennent et ça d'un seul regard, j'ai pu le constater l'année dernière au ministère.
Cette simple phrase de Neuville jeta un froid dans la pièce. Certes tous savaient, mais personne n'en avait jamais parlé. C'était devenu un sujet tabou.
-Là aussi ! Si on savait ce qu'il leur est arrivé, cela serait plus facile.
-Bill calme toi, lui répondit Rémus. C'est compréhensible qu'ils ne nous en parlent pas. C'est quelque chose qui s'est passé entre eux, qui solidifie le groupe. Mais je sais que c'est surtout pour Harry n'est ce pas Neuville.
Le petit brun approuva les dires de son ancien professeur. Avant de prendre la parole à son tour :
-Ce que nous avons vécu là bas est irréel et effrayant. Mais hélas ce n'est pas un cauchemar et nous vivons avec, avec notre culpabilité. Chacun de nous en porte une part plus ou moins importante. Et depuis que j'ai vécu ça, j'avoue regarder Ron et Hermione d'une autre manière. Eux, ils avaient 11 ans la première fois qu'ils sont partis à l'aventure. Et encore, je ne parle même pas d'Harry qui vit tout ceci avec beaucoup plus d'intensité que nous !
-Mon pauvre petit dit Madame Weasley en enlaçant Neuville. Il lui rendit son étreinte avant de lui répondre.
-Non, regardez Molly comme cette expérience m'a enrichi. Je ne suis pas aussi courageux que les autres, mais maintenant je n'ai plus peur de mon ombre. Un silence accueillit les derniers propos du garçon. Puis il reprit d'une voix ferme, presque froide. Sans compter, que maintenant je sais à quoi ressemble une des personnes qui ont mis mes parents dans cet état. De pouvoir mettre un visage sur un nom, ça m'aide beaucoup.
-Elle est complètement folle, reprit une voix féminine derrière eux. Ils se retournèrent pour apercevoir Luna qui entrait dans la pièce.
-Luna s'écria Bill.
-Oui répondit t elle toujours sur un ton rêveur.
-Dit nous qu'est ce qu'il se passe ? Demanda t il d'un ton doux.
Le visage de Luna se transforma, elle n'avait plus son expression de douce folie, mais un air sarcastique. Son sourcil droit relevé, elle regardait Bill d'un air narquois.
-Ginny est ma meilleure amie, et il se trouve qu'Harry est vraiment amusant comme garçon, un vrai boute-en-train de qui je me sens proche. Tu me demandes donc de trahir les deux personnes qui me sont le plus proche ?
Les jumeaux se cachèrent derrière Charlie et Rémus pour se moquer de leur grand frère. En effet celui-ci regardait la petite blonde avec des yeux ronds, la bouche ouverte. Ron qui arriva à ce moment là, regarda la scène curieux, Luna et son air ailleurs, Bill l'air complètement ahuri, les jumeaux secouaient par un fou rire, sa mère qui boudait, son père qui essayait de lui parler … puis il reporta son attention sur Bill.
-Bill, ferme la bouche, on dirait un poisson hors de l'eau
-Ah, toi, puisque on est tous là, j'exige un conseil fraternel d'urgence.
Ron haussa les épaules, les jumeaux soupirèrent. Mais Charlie avait l'air d'être totalement d'accord avec son frère.
-Vous n'avez pas l'air de trouver la situation importante !
-Mais si, mais si, allons dans votre chambre déclara Ron à qui il tardait que cette affaire finisse.
-Eh, dit Rémus et l'entraînement un jour oui, un jour non !
-Mais regardez professeur Lupin, nous sommes là lui dit Luna en attrapant Neuville par la manche et en le traînant jusque devant Rémus. Rémus sourit, en effet Luna était très douée, bon un peu bizarre mais douée. Et puis, il fallait qu'ils reparlent du psichittt pschittt.
-Allons y dit il en les entraînant loin de la pièce. Dans la cuisine, il n'y avait plus qu'Arthur qui essayait de faire parler sa femme.
-Mais Molly ….
-Arthur, je n'ai plus aucune autorité dans cette maison …
Pour les frères Weasley, l'heure était grave. Surtout pour deux d'entre eux.
-Bon alors commença Charlie, tu vas nous dire ce qu'il se passe ?
-Et bien, c'est pas compliqué répondit Ron, elle nous a entendu et elle est blessée par la décision d'Harry. C'est tout.
-Allons Ron reprit Bill, elle ne se serait pas énervée contre Harry ou du moins pas de cette manière ne nous prend pas pour des cons !
Ron roula des yeux et s'adossa à la porte, gagnant du temps avant de répondre. Mais ce fut Fred qui répondit.
-Moi, je vois pas pourquoi vous êtes surpris, Ginny a plutôt un tempérament de feu, quand elle est en colère.
-Elle en a toujours pincé pour Harry continua Georges. Puis ça y est, elle arrive à le voir comme l'un d'entre nous. Au début du mois, il se confit à elle, elle arrive à le faire réagir. Ils créent une relation de confiance.
-Et là, termina Ron, pour elle Harry vient de rompre la confiance qu'elle avait en lui, mais c'est encore pire car je crois qu'elle l'aime encore.
-Humm ouais peut être admit Bill.
-Il faut quand même, faire quelque chose, il a fait souffrir Gin ! S'énerva Charlie.
-Là, je crois que nous feront mieux de ne pas nous en mêler répondit Bill
-Veux pas affronter Ginny commença Fred,
- Veux pas affronter Harry finit Georges.
-Et puis, il me semble que tu étais un des seuls à être emballé par l'idée de la tenir complètement éloignée. Puis, je rejoints les jumeaux, provoquons Harry, et nous aurons aussi Gin sur le dos lui répondit sans rire Ron en se redressant de toute sa hauteur face à son frère. C'était la première fois qu'il se servait de sa supériorité physique sur l'une de ses frères. (Mais c'était le seul moyen, il ne pouvait pas se permettre que la relation Ginny/Harry dégénère un peu plus, car au fond de lui, il savait qu'ils étaient fait l'un pour l'autre).
Charlie ne dit rien, il se contenta de froncer les sourcils. Les trois autres le regardaient attendant la suite avec appréhension.
-Bon aller, les gars, c'est pas le moment de se disputer, il faut rester solidaire comme on là toujours été essaya Bill pour rétablir l'ambiance. Les jumeaux se contentèrent pour une fois d'hocher la tête.
-On est OK répondit Ron sans quitter Charlie du regard puis, il se détourna vers la porte qu'il ouvrit. Mais avant de partir, il se retourna et dit :
-Oui, j'ai une relation spéciale avec Harry, mais je ne le laisserais jamais faire du mal à Gin. Ni lui, ni personne d'autre. Et même si son idée partait d'une bonne intention, il payera quand même, j'en fais mon affaire. Peut être que pour vous, le fait que je sois distant avec lui et que Ginny ne lui adresse plus la parole, n'est pas assez. Mais pourtant je sais que ça va le dévaster. Il est beaucoup plus sensible que la moyenne, même s'il le cache.
-Ron, t'es sûr ? Demanda Fred.
-Il ne peut pas échapper à ça. Mais je pense pas tenir longtemps.
-D'accord reprit Bill, pour cette fois on te laisse faire. Et puis on est tous d'accord pour dire que c'est différent d'une histoire de prétendant. A ces mots, Ron avala un peu de travers.
-Charlie ? Interrogea Bill.
-La majorité a parlé s'inclina le rouquin. L'aîné des Weasley parut soulagé de l'entendre.
-J'y vais, Rémus doit me présenter quelqu'un aujourd'hui et avant de partir Ron regarda encore Charlie et ajouta :
-Et au fait Charlie, ne t'approche plus d'Hermione…
Il n'attendit pas la réponse et partit à la recherche de son professeur.
-Charlie, mais bon sans à quoi tu joues ? Qu'est ce qu'il se passe avec Harry ?
Charlie inspira grandement avant de donner sa réponse.
-Je sais pas. J'arrive pas à être à l'aise avec lui. J'y arrive pas !
-T'énerves pas lui répondit Georges en lui tapotant l'épaule.
-Il a un pouvoir énorme soupira t il. Voldemort lui court après et Ron et Gin le suivent les yeux fermés. Ca vous fait rien à vous ?
En un coup d'œil les jumeaux se mirent d'accord et Fred répondit :
-Pour ce qui est de le suivre les yeux fermés, tu peux nous rajouter. Mais, tu sais, nous avons toujours plus ou moins côtoyé Harry, surtout l'année dernière.
Tu l'aurais vu, il a supporté bien des choses, et la façon dont il nous a appris à nous défendre. Il serait prêt à se sacrifier pour Ron et Gin. Ils ont confiance en lui, nous ça nous suffit. Et puis Hermione, elle est plutôt super intelligente et elle a aussi confiance en lui.
-Et sans oublier Dumby ajouta Fred.
-Je suis de leur avis Charlie, je crois que c'est un gars bien, seulement il fait ce qu'il peut avec ce qu'il lui arrive. Mais parce qu'il y a un mais ça nous empêche pas de garder un œil sur lui OK ?
-Merci, répondit Charlie qui se sentait un peu mieux.
De son côté, Ron retrouva Harry, Hermione, Rémus, sa mère et Mondingus dans le salon. Ce dernier avait été débarrassé. Et Harry expliquait avec de grands gestes comment il voyait le nouveau salon. Molly le regardait parfois avec des yeux écarquillés. Rémus lui avait l'air amusé et Hermione fidèle à elle-même prenait des notes. Elle se retourna et lui fit un sourire tendu, puis lui fit un geste de la main pour l'inviter à les rejoindre. Harry regarda de son côté avec des yeux inquiets ce qui rappela à Ron qu'il devait lui faire la gueule quelques temps. Alors, il lui lança le regard le plus méchant qu'il put, mais accompagné d'un petit sourire en coin. Harry lui répondit par un petit sourire timide.
Rémus qui trouvait bizarre qu'Harry ne réponde pas à sa question aperçut Ron, son instinct de Loup Garou en alerte, prêt à en démordre avec n'importe quel rouquin qui voudrait faire du mal à Harry. Mais il fut vite rassuré. Ron s'approcha de lui et lui dit qu'il était prêt. Les deux hommes prirent donc congé. Molly n'était pas d'accord pour que son fils prenne des pseudo cours avec un étranger en dehors du cadre sécurisant du QG, mais apparemment personne n'avait pris en considération son avis.
Rémus et Ron transplanèrent jusqu'à Pré au Lard, ce qui étonna le jeune homme (Non, non, non, pas de panique, Rémus a dit que ce n'était pas Snape, aller courage mon vieux t'es un Gryffondor ou pas !). Le loup garou sentait la tension qui émanait du rouquin, il lui tapota l'épaule pour le rassurer. Finalement, ils arrivèrent devant la taverne les trois sangliers. Ron, regarda Rémus comme s'il était dérangé, après tout, les trois sangliers était réputée comme l'endroit le moins sûr du village.
Ils pénétrèrent à l'intérieur, les vapeurs d'alcool prirent le jeune homme à la gorge, il se mit à tousser, ce qui renvoya à Rémus le jeune âge de Ron. Oui, il n'avait que 16 ans, il le nota dans son esprit, même si l'SH faisait les choses comme les plus grands sorciers, ils n'en demeuraient pas moins des adolescents. Il soupira. Le temps n'était plus à se poser des questions. Le barman que Ron avait déjà rencontré l'année passée, s'avança vers eux. Il serra Rémus dans ses bras, puis regarda fixement Ron avant de demander :
-Est-ce lui ?
-Oui répondit aussitôt Rémus
-Reviens le chercher dans deux heures.
-Mais…
-Rémus fait ce que je te dis. Et ne t'inquiètes pas nous allons faire connaissance . . .
Deuxième note de l'auteure : AH ah c'est méchant hein ? Vous ne devez vous en prendre qu'à ma bêta hihi.
