J'ai pas réussi à trouver un bon titre qui contribue au jeu de mot, du coup ça serra le seul chapitre qui aborde un titre commun. Breeeef. Les gens j'ai twitter, si, si, depuis un an en fait. Venez me rejoindre je me sens seule :3 Le nom est sur mon profil.
A mon avis il reste deux chapitres. Mais bon, vu que je suis même pas capable de faire un sorte qu'un Two-shot (humhum Goutte d'eau) n'ai que deux chapitres, je peux pas vraiment vous dire. En tous cas on approche de la fin ! Ça serra ma première fic, plus ou moins longue, que je terminerais, c'est émouvant '-'
En tous cas, merci à vous pour tous ces retours, c'est l'une de mes fictions, ou même la fiction qui est le plus appréciait, alors merci beaucoup !
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L'étrange changement
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Les rayons du soleil venaient se perdre dans les mèches dorés, jouant tranquillement avec des reflets d'ors et de lumières, comme pour rappeler à leur possesseur qu'il était là, enfermé entre quatre murs alors que dehors, le soleil réchauffait la terre et marquait le début de l'été. Newt soupira en posa une main devant ses yeux pour les abriter de la lumière oppressante de l'extérieur qui l'éblouissait. Il pencha la tête et se concentra sur les exercices de math qui lui avaient étés donnés. Ça n'avait pas manqué, sans même qu'il ne prenne la peine de lui signaler, Monsieur Janson, son horrible professeur de math, l'avait collé toute l'après-midi, visiblement il n'avait pas apprécié qu'il sèche son magnifique cours.
Le stylo noir arrêta soudainement de tourner entre les doigts du blond, et vient se poser sur la feuille , griffonnant une réponse. Qu'il vient rayer presque immédiatement de traits grossiers pour en cacher l'erreur. Newt soupira, il n'y comprenait absolument rien, à tout les coups, Janson lui avait donné des exercices d'un niveau dix fois plus élevé que ceux qu'ils voyaient en classe. Pour la énième fois depuis le début de sa colle, une heure plus tôt, Newt maudit Thomas. C'était à cause de lui s'il se retrouvait enfermer pendant trois heures en ce magnifique mercredi après-midi ensoleillé. Et même s'il savait que Janson aurait fini par le punir à cause de ces trop nombreux retard, Newt préférait reporter toute la faute sur Thomas, c'était beaucoup plus simple d'en vouloir à quelqu'un pour passer le temps.
Il jeta un coup d'œil à sa montre, déplorant que le temps n'avance pas plus vite, et soupira de nouveau : plus que deux heures à tenir. Et il devait finir ces foutus exercices avant, son cruel professeur avait prit plaisir à noter sur la copie qu'il serait évalué et que le résultat compterait pour le trimestre. De nouveau, Newt fit tourner son stylo bille entre ses doigts, réfléchissant aux calcules qu'il devait effectuer pour trouver la réponse. De sa main libre, il attrapa sa calculette et tapa frénétiquement sur les touches dans l'espoir d'obtenir une note correcte.
« Bonjour, Thomas. »
Newt sursauta en entendant la voix du surveillant, son stylo s'échappa de sa main et alla rouler à terre dans un boucan qui résonna dans la salle presque vide. Au fond de l'étude, l'unique autre élèves collé avec lui, un grand brun longiligne dont les cheveux longs effleuraient ses épaules, qui se retrouvait presque une semaine sur deux en salle de colle, ricana peu discrètement. Newt releva les yeux de sa copie, trop concentré dessus il n'avait pas entendu la porte s'ouvrir ni quelqu'un entrer dans la salle, et il espéra vaguement que ce n'était pas le Thomas auquel il pensait. Peine perdue, bien sur c'était son Thomas -Newt grimaça- qui souriait pleinement au surveillant, discutant à voix basse avec l'homme qui hochait la tête à la moindre de ses paroles.
Décidant que son stylo attendrait le temps que ce... type sorte de la salle, Newt attrapa un autre crayon dans sa trousse et se pencha sur sa copie, écrivant frurieusement d'éventuelle réponse plus ou moins fausses, il espérait que le brun ne l'ai pas vu ou du moins ne lui prête pas attention. Évidement, quand il s'agissait de Thomas, celui-ci faisait tous pour l'emmerder et au lieux de partir, il s'avança vers lui, ramassa le stylo noir au passage, et attrapa une chaise pour s'asseoir à côté de Newt.
« Qu'est-ce que tu fous là ?! » Murmura agressivement Newt, autant qu'un murmure puisse être agressif.
« Je lui ai dit qu'on avait un devoir à faire ensemble et il m'a autoriser à venir travailler avec toi. »
Thomas lui sourit gentiment et Newt eut envie de vomir devant l'hypocrisie dont il faisait preuve, se comportant comme s'il était ami alors qu'il y a bien longtemps qu'aucun des deux ne considéraient plus l'autre ainsi.
« C'est faux, en plus on est pas dans la même classe. » Grogna le blond en le fusillant du regard.
Il répondit à sa question par un sourire complice qui énerva encore davantage Newt. Décidant de l'ignorer, Newt récupéra rageusement le stylo que le brun tenait toujours à la main, et se remit à analyser ses exercices. Thomas resta silencieux quelques instant, l'observant travailler mais il décida de se rappeler à Newt en posant un doigt sur l'une des lignes noircit de l'écriture hachuré du blond.
« Tu t'es trompé ici, c'est la factorisation qu'il faut utiliser. »
Newt posa rageusement son stylo contre la table et se retourna vers lui, le regard noir, notant quand même dans un coin de sa tête de suivre le conseil du brun dés que celui-ci lui aura fait l'honneur de partir.
« Qu'est-ce que tu veux ?! »
« Du calme, si on parle trop fort Vince va me foutre dehors. » Dit Thomas, il fit un mouvement de tête en direction du surveillant plongé dans un livre, ses les pieds reposant sur son bureau. « Je veux juste parler. » Ajouta-t-il avant que Newt ne puisse répliquer.
« Je n'ai rien à te dire. » Siffla Newt entre ses dents, baissant néanmoins d'un ton, il ne voulait pas resté en colle une heure supplémentaire.
« Alors tu as juste à écouté. »
« Je n'en ai pas envie. Tu n'est qu'un connard, je n'ai pas envie de t'entendre me rabaisser. C'est fini tous ça, je ne suis plus ton souffre douleur. »
« Tu vois que tu as des choses à dire. » S'amusa Thomas avant de baisser la tête devant le regard remplit de colère que lui adressa le blond. « S'il te plaît Newt... »
« Non, certainement pas. » Conclut Newt en retournant à ses exercices.
Mais il n'arriva pas à se concentrer à cause de la désagréable trace fantôme du frison qui avait parcouru son corps lorsque Thomas l'avait appelé par son prénom. Ça faisait tellement longtemps que le brun ne l'avait pas appelé par un des ces surnoms désagréables qu'il adorait lui donner, ne l'appelant Newt que devant les autres pour maintenir sa fausse image d'ami. Il l'avait dit la dernière fois aussi, dans la cage d'escalier, mais trop prit par la confrontation, Newt n'y avait pas fait attention. Et là, alors qu'ils n'étaient que tous les deux, dans une salle presque vide, son corps y avait réagit. A cause de se foutu lien qui l'obligeait à avoir des foutus sentiments pour cet abruti de brun. A l'entente de son nom, soufflé à voix basse, il avait frissonné, comme une adolescente en chaleur devant l'homme qu'elle aimait. Il serra les doigts sur le plastique de son stylo bic, serrant les dents à la comparaison absurde que son esprit avait évoqué.
« Newt... »
« Ta gueule. » Il coupa Thomas un peu trop fort, le surveillant relevant la tête pour darder sur eux son regard scrutateur. Newt baissa les yeux et reprit, plus bas. « Tu la ferme et tu te barre. »
« Tu as juste à m'écouter. » S'agaça Thomas, perdant visiblement patience. « Sinon je peux très bien dire à Vince que tu ne veux pas faire le travaille et il te foutra une nouvelle heure de colle. »
Cela suffit à Newt pour lui faire quitter brusquement sa feuille des yeux et relever son regard meurtrier sur le garçon à côté de lui.
« Direct les menaces ! Finalement t'as beau essayer de te montrer sympa, ta vrai nature fini toujours par refaire surface. » Railla Newt d'un air mauvais, ce fut au tour de Thomas de le fusiller du regard.
« Tu ne veux pas m'écouter.. »
« Je n'ai aucune raison de le faire. »
« Est-ce que tu sort avec Aris ? »
Surprit devant ce soudain changement de sujet, Newt ravala la remarque sarcastique qu'il s'apprêtait à dire et fronça les sourcils, se mettant sur la défensive. Il ne voulait pas qu'Aris ai des problèmes à cause de lui. Il éluda la question, reportant son attention sur la feuille, maintenant noircit de diverses ratures faite à l'encre noire.
« Ça ne te concerne pas. »
« Bien sûr que si ! » Répliqua Thomas, énervé par l'absence de réponse. « On est lier tous les deux. »
Newt sursauta brusquement, c'était la première fois que Thomas évoquait le lien qui les liait tous les deux. Il sentait sa marque d'âme chauffer sur son poignet alors que le lien se solidifiait. Il déglutit, resserrant sa prise sur son bic, manquant presque de le casser. Maintenant que Thomas avait reconnu qu'il était son âme sœur, le lien entre eux était devenu plus fort. Et les émotions que ressentait Newt, devenaient elles aussi plus forte. Il vacilla, il sentait que ça allait mal finir.
« Nous ne somme pas liés ! » S'exclama Newt, il se redressa et plongea son regard dans les yeux whisky de son vis à vis. Il s'y noya un instant, manquant oublier ce qu'il avait à dire, mais le regard coléreux de Thomas le ramena brutalement à la surface. « Ce n'est pas parce que ton nom est marqué sur mon poignet qu'on a un quelconque lien ! »
Comme pour prouver ses dires, Newt tendit son bras et releva le foulard, exposant la marque d'âme aux yeux de Thomas. Mais celui-ci n'eut pas la réaction a laquelle il s'attendait. En voyant les nombreuses griffures qui rougissaient sa peau, Thomas écarquilla les yeux et attrapa son poignet, l'immobilisant dans ses mains avant que Newt ne le soustrait à sa vue.
« Tu … T'as essayer de t'ouvrir les veines ? » Hoqueta- t-il, relevant des yeux apeurés vers Newt.
« B-bien sûr que non... »
Newt du fermer les yeux pour se soustraire au regard perturbant de Thomas. Son poignet le brûlait là où Thomas le tenait, ses mains envoyaient des milliers d'arcs électrique qui faisaient frissonner son corps sans qu'il ne puisse le contrôler. La sensation des mains chaudes de Thomas était affreusement agréable, il se sentait fondre, il n'avait plus qu'une seule envie, celle de se glisser entre ses bras et de serrer contre lui pour effacer cette peine qu'il avait vu briller dans ses yeux.
Il s'arracha brutalement à l'emprise de Thomas, ouvrant les yeux pour le fusiller du regard. Il ne devait surtout pas oublier qui il était, le lien ne pouvait pas dominer sur son propre ressentit.
« Bien sûr que non. » Répéta Newt beaucoup plus convaincu. « C'est ton nom que j'ai voulu faire disparaître. Mais on ne peut pas effacer une marque d'âme. » Conclut-il amèrement.
« Pourquoi ? »
Comment ça pourquoi ? Il se foutait de sa gueule ou quoi ? Et toutes les choses qu'il lui avait fait endurer pendant cinq ans, ce n'était pas une raison suffisante pour cet abruti ? Énervé, Newt chercha à retirer son bras de la prise qu'exerçait Thomas, mais le brun le tenait trop fort et il ne parvient pas à reprendre possession de son membre.
« Que tu le veille ou non, on a un lien. » Reprit Thomas, plongeant son orbe ambré dans celle plus sombre de Newt.
« Certainement pas. »
« Si. »
Et il porta le poignet de Newt jusqu'à son visage, déposant presque avec délicatesse ses lèvres contre son propre nom écrit dans une encre argenté très clair sur la peau de son âme sœur.
La claque partie toute seule. Le bruit de la paume de Newt claquant sur la joue de Thomas résonna dans toute la salle, faisant cesser toutes activités aux deux autres personnes présente dans la pièce. Les yeux écarquillés sous la surprise, le brun le dévisagea sans comprendre. Newt en profita pour retirer son bras, la prise de Thomas s'étant relâcher sous le choc.
« Il y a un problème Thomas ? »
La voix du surveillant les fit sursauter tous les deux et Thomas quitta les prunelles assombrit de son vis à vis pour se retourner vers l'adulte qui avait levé en l'air un sourcil dubitatif, son regard posé sur le brun.
« Aucun... Nous avons terminé. » Répondit Thomas en se levant, repoussant la chaise dans un raclement qui fit grincer des dents Newt.
Sans lui accorder un regard, Thomas sortit de la salle, saluant vaguement le pion d'un air absent, visiblement perturbé par ce qu'il venait de se passer. Quand la porte claqua derrière lui, il y eu un grand moment de silence qui fit coupé par un bruyant éclat de rire. Newt se retourna vers l'élève aux cheveux longs, écroulé de rire sur sa table.
« Mec ! C'était énorme ! » S'exclama-t-il en essuyant une larme invisible, tentant vainement de reprendre son souffle.
« Du calme, Léo. » Le reprit le surveillant. « Je te rappelle que nous sommes toujours en étude. Newt ça va ? »
Le blond hocha vaguement la tête, toujours un peu ailleurs. Lorsque les lèvres de Thomas avaient frôlées sa peau, il avait presque sentit son cœur exploser sous l'intense émotion qui c'était emparée de lui. Il pouvait presque encore sentir la présence du brun contre sa marque d'âme et il se frotta le poignet pour faire disparaître cette sensation beaucoup trop agréable. Après de longue minutes à se remettre de ses émotions il baissa la tête vers sa feuille raturée. Il soupira, il lui restait encore un moment à tenir et il devait finir ces foutus exercices. Il enfuit Thomas dans un coin de sa tête et reprit son stylo pour continuer sa punition.
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« On dirait qu'il essaye de revenir vers toi. » Exposa Aris d'un air pensif. Il porta la tasse de thé jusqu'à ses lèvres et en bu une petite gorgée, tirant la langue lorsque le liquide encore trop chaud effleura ses papilles.
« Ouais ben c'est un peu, beaucoup, trop tard pour ça. » Maugréa Newt en posant son regard sur la rue à l'extérieur du salon de thé.
Ils c'étaient donné rendez-vous après les cours et s'étaient retrouvé de nouveau à entrer dans se salon de thé qui commençait à devenir le lieu de rencontre favori de Newt. En deux semaines c'était la troisième fois qu'il y venait. Aujourd'hui il avait opté pour un simple thé vert à la menthe tandis qu' Aris s'essayait à l'originalité avec un thé au chocolat, un muffin à la myrtille pour l'accompagner.
Newt avait appelé son ami la vielle, après la fin de son heure de colle, il avait besoin de parler à quelqu'un. Il ne pouvait pas se confier à Gally, une aura sombre entourait son meilleur ami depuis qu'il lui avait révélé la vérité et Newt ne voulait pas risquer de le mettre plus en colère. Sonya de son côté filait le parfait amour avec Minho et il n'avait pas envie de venir entacher son bonheur avec ses histoires. Restait donc Aris et ce n'était pas plus mal, l'anglais était un peu en dehors de tous ça depuis qu'il avait déménagé, et, bien qu'il ne portait pas Thomas dans son cœur, il pouvait lui donner un avis objectif sur cette affaires.
« Tu devrais peut être lui donner une nouvelle chance. » Proposa justement ce dernier.
Newt grimaça à l'idée et ramena son regard qui c'était égaré dans la rue, dans les orbes vertes de son ami.
« Il a déjà grillé toutes ses chances depuis très longtemps. Et puis, rappelle moi de quel côté tu es déjà ? » L'interrogea Newt en fronçant ses sourcils, contrarié.
« Je ne prends pas position. » Souffla Aris en haussant les épaules. « Je sais que tu le déteste, mais tu ne vas quand même pas finir tes jours seul ? »
« Et pourquoi pas ? » Il entoura ses longs doigts fins autour de sa tasse qu'il porta à ses lèvres. « C'est toujours mieux que de finir avec lui. » Ajouta-t-il avant de boire une gorgée.
« Mais Newt, c'est triste. » Protesta Aris. « Les personnes sans âme sœur ne peuvent pas trouver le bonheur. Tu n'as pas envie de regretter l'amour toute ta vie, non ? »
« Ça n'a pas empêché ma mère d'être heureuse. » Éluda Newt en reportant son regard sur la rue.
Regard qui fut attiré par des orbes ambrés, comme le serrait un papillon par la lumière. Il se raidit, il reconnaîtrait ces yeux entre mille, et même s'il n'avait pas passé des heures à les contempler lorsqu'il était plus jeune, son cœur qui s'emballait dans sa poitrine lui prouvait que ces yeux n'appartenaient qu'à une seule personne.
« Oh non... » Murmura-t-il devant l'air intérrogateur d'Aris.
Mais il ne put répondre à aucune des questions qu'il lui posa : le regard whisky avait croisé le sien, coupant brutalement son souffle en même temps que son cœur.
Le myocarde repartit de plus belle lorsque Thomas, car c'était bien lui, sembla enfin prendre conscience de sa présence et se dirigea d'un pas vif en direction du salon de thé. Il en poussa vivement la porte et, sans même prendre la peine de répondre au bonjour d'une des serveuses, il se posta devant la table que Newt partageait avec Aris, rivant son regard colérique dans celui de Newt.
« Je veux que tu le quitte. » Exigea Thomas d'une voix dure.
Newt et Aris échangèrent un regard, le blond serrant les poings devant le comportement hostile de Thomas. De quel droit venait -il les interrompre en lui ordonnant ce qu'il devait faire ?
« Barre toi.. » Grogna-t-il entre ses dents avant de le répéter plus fort. « Dégage ! Tu n'as rien à faire ici ! »
« Il y a un problème ? »
Newt, comme Thomas sursauta en entendant une voix féminine. Il tourna la tête vers la serveuse qui, attirée par le changement de ton du blond, avait jugée bon de s'approcher. Son sourire avenant ne semblait pas hostile et Newt se détendit légèrement, il ne voulait pas se mettre à dos le personnel de cet établissement qu'il commençait à appréciait. Pas à cause de Thomas. Il fit un sourire d'excuse à la brune dont le badge accroché sur son tablier vert pomme indiquait qu'elle s'appelait Rachel. Mais avant qu'il n'ai pu dire quoi que se soit, Thomas le devança :
« Pas le moindre. » Dit-il dans de ses sourires charmeur habituel. « Je prendrais la même chose que... blondi. » Il commanda après avoir hésité quelques secondes entre les deux tasses présentes sur la table.
La serveuse hocha la tête en souriant et repartit en direction du bar et Thomas en profita pour tirer une chaise d'une table libre pour s'asseoir avec eux.
« Je t'ai dis de te barrer. » Souffla Newt, ne voulant pas attirer de nouveau l'attention.
« Et moi je t'ai dis de rompre avec Aris. »
Thomas sourit à Rachel qui lui ramené déjà son thé. Il ajouta deux morceaux de sucre et le remua, ne prêtant pas plus attention au propos du blond. Aris, qui jusqu'ici était resté figé, la présence du brun rappelant de mauvais souvenir à sa mémoire, sembla soudainement reprendre contact avec la réalité en entendant son prénom.
« On ne sort pas ensemble. » Dit-il doucement, il jeta un coup d'oeil à Newt qui le fusilla du regard.
L'affirmation sembla ravir Thomas qui sourit au blond. Blond qui évita son regard en plongeant son nez dans son thé, buvant lentement comme pour retarder la confrontation qui s'avérait inévitable.
« Très bien alors, sort avec moi. »
Newt faillit s'étouffer. Il avala difficilement sa gorgée, le thé encore chaud lui brûlant la gorge. Il toussa bruyamment, le temps de rétablir correctement la circulation de l'oxygène dans ses poumons. Il déposa brusquement sa tasse sur la table pour éviter de la fissurer à force de crisper ses doigts sur l'anse et releva son regard furieux sur Thomas. Le brun semblait vraiment attendre une réponse en plus.
« C'est une putain de blague j'espère ? » Souffla-t-il, la voix encore un peu roque à cause de sa toux.
« Non. » Affirma Thomas, plongeant son regard dans celui presque noir de Newt avant d'y faire passer tout le sérieux de sa demande. « Je voudrais t'inviter à manger quelque pars, demain, pour qu'on puisse parler calmement de notre lien et... »
« Tu es vraiment con ! » Le coupa brutalement Newt en se levant brusquement de sa chaise. « On a pas de lien. Aucun ! Tu comprends quand on te parle ?! »
« Mais je... »
« Ferme la ! Je veux plus rien avoir à faire avec toi. » Claqua -t-il en récupérant ses affaires. « Et puisque tu tiens tellement à m'inviter, tu n'as cas payer mon thé. »
Sans lui laisser le temps de répliquer, il glissa la lanière de son sac à son épaule et partit d'un pas rapide du salon de thé. Thomas voulut se lever pour le poursuivre mais Aris fut plus rapide, il lui attrapa le bras et le força à se rasseoir, vacillant à peine devant le regard furieux que lui lança Thomas.
« Quoi ?! » Lança agressivement Thomas, frustré par le refus de Newt. « Tu as un problème ? »
« Tu es un abruti. » S'amusa Aris. « Ce n'est pas en le forçant que tu arrivera à le conquérir. »
Thomas fronça les sourcils mais consentit finalement à se rasseoir correctement, près à écouter ce qu'Aris avait à lui dire.
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Furieux, Newt claqua la porte de l'appartement derrière lui. Faisant fit de la voix de sa mère qui lui ordonna de faire de penser aux voisins et de faire moins de bruit. En lui criant tous ça bien sur, histoire d'être la parfaite contradiction de ses paroles. Cela eut au moins le mérite d'arracher un sourire à son fils qui se détendit légèrement. Le comportement de Thomas l'avait vraiment énervé et même marchait jusqu'à chez lui n'avait pas réussi à faire redescendre sa fureure. Heureusement que sa mère était là pour réussir l'impossible.
Soudainement plus joyeux il se dirigea vers le salon, là où il savait qu'il trouverait sa mère avant de s'immobiliser à l'entrer, coulant un regard anxieux vers sa montre. Il était à peine dix-huit heure passé, c'était bien ce qu'il craignait. D'habitude, le jeudi, sa mère finissait son travail beaucoup plus tard et ne rentrait que vers vingt heures, parfois bien plus tard. Le fait qu'elle soit déjà là ne pouvait signifier qu'une seule chose : elle c'était bel et bien fait virée.
Il déglutit et s'avança dans le salon. Il ne répondit que vaguement à son salut et se planta en face d'elle, plongeant son regard dans le sien afin qu'elle ne puisse pas éviter la conversation à venir.
« Maman, tu n'aurais pas quelque chose à me dire ? »
Celle-ci eut l'air étonné et se leva du canapé, posant le livre qu'elle était en train de lire quelques instant plus tôt sur le coussin à ses côtés.
« Comme tu le sais Newt ? »
« Tu rentre plus tôt du travail... Et tu y pars plus tard aussi. » Avoua son fils en baissant les yeux, il se sentait un peu coupable de la forcer à révéler qu'elle avait été mise dehors par son employeur. Le père de Thomas donc. Newt serra les poings, ce connard allait l'entendre.
« Bon très bien. Va t'habiller alors. »
Newt fronça les sourcils devant la demande faite par sa mère, il ne comprenait pas pourquoi elle voulait qu'il s'habille. Surtout qu'il était déjà habillé puisqu'il avait eut cours toute la journée. Il osa quand même lui demander 'pourquoi'. Et la réponse de la femme le perdit encore plus.
« Pour le restaurant voyons, tu ne compte pas y aller en sweat quand même ? » Devant l'air complètement perdu de son fils, elle ajouta en souriant : « Il faut bien fêter ma promotion non ? »
