Bonsoir ! Dernier chapitre de cette fiction ! Oups.
Je remercie chaleureusement celles qui me laissent des commentaires ! Et merci aussi à ceux qui lisent sans laisser de commentaires, les stats ne peuvent pas mentir !
Sur ce je vous souhaite une bonne lecture ! Et encore merci à Mlle Isatis2013 pour sa correction !
Chapitre 7 : Fin des travaux
Un souffle chaud réveilla l'informaticien endormi. Il émergea doucement et prit conscience progressivement de l'environnement. Des souvenirs agréables lui revinrent en mémoire et il sentit ses joues chauffer un peu. Confortablement installé sous cette couette épaisse, il sentait le bras de son compagnon sur son ventre. Finch sourit face à cette marque de possession et tourna la tête pour croiser le visage reposé de son agent, les yeux clos. John était installé sur le ventre, détendu, ce qui le rendait à la fois magnifique, séduisant et tentateur. Les yeux d'Harold s'égarèrent sur ce magnifique dos mais il pinça les lèvres en voyant des marques rouges récentes, signe que leur séance avait été plus que brûlante. Finch remua légèrement mais ressenti aussitôt des courbatures, bien différentes des douleurs qu'il avait quotidiennement. Il fronça les sourcils en réalisant qu'il était encore nu sous la couette. S'il était nu, alors John aussi ? Il ne sentait aucune protection et pourtant il ne se souvenait pas de l'avoir retiré la veille. Peut être que John s'était occupé de lui ? Et puis cette couette, d'où sortait- elle?
Il se mit sur le côté, face à John. L'agent se réveilla doucement et ouvrit les yeux pour croiser le beau regard de Finch.
-Bonjour Harold.
Finch lui sourit tendrement et passa une main sur la joue mal rasée de John.
-Bonjour John.
-Ca va ?
-Merveilleusement bien.
-Pas de courbatures ?
-Si mais ce n'est rien John. Finch l'embrassa pour le rassurer. John lui sourit en retour et lui caressa les cheveux, lui arrachant un petit soupir de bien être.
-Peut être devrions nous faire ce que nous étions censés faire hier avant que ….
-… avant que le programme ne change ? Gloussa John.
Vu le regard troublé de Finch, John sut qu'il avait vu juste.
-Oui. Répondit finalement le plus âgé. John repoussa la couette, dévoilant leurs nudités. Finch rougit, peu habitué à être en tenue d'Adam au réveil. John contourna le lit et Finch n'eut pas le temps de basculer qu'il se retrouva dans les bras de John !
-John !
-Transport gratuit !
John lui donna un baiser et l'emmena dans la salle de bain en riant.
C'est ainsi que la vie des deux hommes changea à tout jamais. Désormais proche l'un de l'autre, ils avaient du mal à se quitter. Les missions reprirent, mettant les travaux en suspens. Dès les premiers jours de leur nouvelle relation, Finch se montra plus facilement inquiet pour son agent, redoutant toujours le pire lorsqu'il était sur le terrain. John quant à lui, veillait à ne pas revenir blessé, sachant ô combien cela ferait grimper le taux de stress chez son partenaire. Il veillait aussi à son bien être et à son confort. Il avait découvert que son patron suivait un traitement assez lourd pour l'aider dans la vie de tous les jours. Finch avait essayé de dissimuler cet aspect les premiers jours mais puisqu'ils s'étaient rapprochés, John l'avait vu avaler des comprimés un beau matin et lui avait demandé de quoi il s'agissait. Rapidement l'agent lui avait rappelé qu'il n'accordait pas d'importance à sa cicatrice et qu'il avait le droit de les prendre devant lui, que cela ne l'inquiéterait pas puisque c'était un traitement quotidien, ayant pour but de rendre ses journées moins pénibles.
Une fois John était rentré de mission, un peu assommé par le souffle d'une bombe artisanale qui avait explosée à proximité et qui l'avait envoyé valser au sol. Il avait été reconduit par Fusco à la planque, où Finch, ayant préparé une poche de glace et un antidouleur, l'avait attendu, inquiet. Lorsque John avait franchi le seuil, Finch s'était empressé de se rapprocher de lui pour lui demander s'il allait mieux, sous les yeux ébahis de l'inspecteur. John s'était installé dans le canapé, Finch appuyant avec la poche sur la bosse à la tête. Ce jour là, Fusco avait découvert leur relation. S'il avait été choqué d'apprendre cela, il avait ensuite sourit et traité John de cachottier. Puis plus sérieusement il leur avait souhaité de rester ensemble et heureux avant de retourner au commissariat pour remplir des formulaires.
Puis un autre soir, après une mission, John était rentré au loft où il savait que son compagnon l'attendait avec Bear. Dès qu'il avait fait un pas dans l'appartement, son instinct l'avait averti que quelque chose n'allait pas. Bear était venu à sa rencontre et lui avait demandé de le suivre à sa façon. Il l'avait suivi jusque dans la salle de bain pour voir Finch cramponné au lavabo, les yeux clos, des signes évidents de douleur sur son visage. John s'était aussitôt inquiété et s'était rapproché de lui, étonné de voir qu'il avait ôté sa chemise de son pantalon, que sa veste et son gilet étaient déboutonnés. John avait posé une main sur sa hanche qu'il savait fragile. Mais dès qu'il l'avait frôlée, Finch avait gémit et il l'avait retirée. John lui avait demandé ce qui se passait. Avec difficultés, Finch lui avait narré que deux jeunes de dix ans jouaient sur le trottoir avec des épées en bois. Lorsqu'il était passé pour les contourner, l'un d'entre eux, pour éviter le coup de l'autre avait reculé et enfoncé un bout de l'épée dans la hanche de Finch, qui avait bondit. Bear qui était de la promenade s'était fâché et avait réduit en miettes l'épée de bois, furieux. Finch l'avait rappelé à l'ordre alors que le jeune gamin pleurait à genoux, chagriné de voir son jouet inutilisable. John avait réagit au quart de tour et avait soulevé la chemise pour voir le bleu sur la hanche. Reese avait prit de la pommade et avait aidé Finch à aller jusqu'au lit. Il lui avait retiré sa veste, son gilet, sa cravate, déboutonné sa chemise, laissant entrevoir son maillot, puis ôté ses chaussures, ses chaussettes et son pantalon. Longuement, John lui avait massé la hanche, surveillant ses réactions afin de connaître ses limites. La soirée avait été calme et ils avaient dîné au lit, Finch se sentant incapable d'effectuer le moindre mouvement.
Quant aux travaux entre deux missions, ils avaient considérablement avancés. Les peintures étaient achevées dans les tons gris clairs/sombres et blanc. John souhaitait rester moderne et Finch n'avait pas manqué de lui donner d'autres conseils, lui l'homme possédant de nombreux appartements et maisons qui ne se comptaient plus sur les doigts des mains. La plomberie avait été rénovée, la douche, la double vasque, les toilettes avaient été mises en place. L'électricité était à présent fonctionnelle et tous les interrupteurs et lampes fonctionnaient. Les fenêtres avaient été changées en double vitrage, les portes également. Finch y avait ajouté sa touche : un système d'alarme performant qu'il avait construit lui-même. Le sol était recouvert de carrelage dans la grande pièce de vie, qui comptait la cuisine, le salon et un coin bibliothèque et la salle de bain. Dans les deux chambres, il y avait du parquet clair dans les tons gris. Quant au cabanon dans le jardin, il avait été détruit pour plus de sécurité et John avait changé la porte cassée menant au sous sol. Il ne restait plus qu'à monter les meubles et tout serait prêt. Cette fois-ci John avait emmené Finch avec lui pour le choix du mobilier, parce qu'après tout, c'était son compagnon et il avait le droit d'avoir un avis.
Ainsi pour la cuisine, ils avaient opté pour des meubles en bois, dans les tons beige, un peu vieilli, recouvert d'un plan de travail en béton. L'îlot central était dans les mêmes tons et très pratique, puisque les chaises pouvaient se ranger en dessous. Pour la bibliothèque, John avait rapidement trouvé la bibliothèque qu'il imaginait pour ranger ses livres, la trouvant magnifique. Finch avait été étonné mais était d'accord avec lui. Puis un bureau, une chaise, un fauteuil. Pour le coin salon, John avait rapidement choisi un canapé en angle en tissu gris pâle pour permettre de donner une impression de séparation entre le salon et le coin bibliothèque. Puis une table basse en bois solide, un meuble télé. Pour les chambres, ils avaient choisi les mêmes lits et des meubles similaires.
Et un beau jour, ils avaient reçu un message de la machine leur indiquant qu'il n'y aurait pas de mission. John avait sourit puis avait câliné son patron avant de l'amener avec lui sur le circuit. Finch avait réclamé de faire un peu de moto avant de se mettre au travail. John, heureux, lui avait préparé sa moto et ils avaient une nouvelle fois foulés cette piste. Finch la connaissait par cœur et parvenait à maîtriser les virages facilement. John voyait combien son patron était différent, plus libre, plus heureux, souriant plus facilement, devenant parfois taquin …
-Alors, comment ça se monte ? Demanda John.
-Il faut prendre cette partie là et l'assembler avec celle notée B. Indiqua Finch, ayant le mode d'emploi sous les yeux.
Finch lui donna les vis pour fixer. John suivait les instructions de son partenaire, trouvant cela bien plus agréable que de lire la notice seul et de risquer une erreur. La cuisine fut montée en une matinée, le nombre de meubles étant conséquent dans cet espace de 20 mètres carrés. A midi ils purent manger sur l'ilot central, les chaises restant toutefois couvertes pour le moment afin d'éviter de les salir. Bien sûr John n'avait pas oublié son fidèle compagnon à quatre pattes et lui avait placé une gamelle et un bol d'eau dans la cuisine. Bear avait jappé de contentement puis s'était mis à manger en même temps qu'eux. Les taquineries allaient bon train à table. John ne manqua pas de faire remarquer à son patron que son bleu de travail lui allait si bien, épousant ses formes. Finch, gêné, avait répliqué que lui aussi était un tentateur. Amusé, John lui avait demandé pourquoi :
-Ah ! Je peux savoir en quoi je vous tente ?
-A chaque fois que vous vous baissez, j'ai toujours une vue sur …
-Mon postérieur ? Gloussa John.
Finch toussa, signe évident de gêne mais sourit timidement.
-Heureusement que je ne bosse pas en caleçon. Glissa John.
-Mr Reese ! Bondit Finch. Ce serait contraire aux règles de sécurité. Affirma-t-il.
-Oh … Si ce n'est que ça, je sais que vous serez mon infirmier.
Finch lui avait lancé alors un regard courroucé.
Ils finirent de manger puis passèrent au coin bibliothèque. John monta le meuble afin de ranger les livres, qui attendaient plus loin dans un carton. John avait prit des bouquins qu'il aimait bien mais devant le nombre ridicule de livres, il avait demandé à Finch s'il ne pouvait pas compléter un peu. L'informaticien avait bien sûr de quoi remplir davantage cette bibliothèque. La température extérieure montait et John commença à avoir chaud. Finch aussi mais il faisait le moins de mouvements possibles afin de ne pas trop souffrir de la chaleur. John agacé, retira son tee-shirt et l'envoya valser. Bear le reçu sur la tête et se secoua. Il renifla le bout de tissu et le prit dans la gueule.
-Bear ! s'exclama Finch, alors que John n'avait strictement rien vu, occupé à monter le meuble. Finch s'élança à la poursuite de Bear. Le malinois semblait d'humeur taquine puisqu'il ne répondit pas aux ordres de Finch, préférant l'embêter et garder le bout de tissu pour lui.
-Bear ! Donne-moi ce tee-shirt ! Ordonna Finch.
Mais Bear s'amusait. Finch le suivit, essayant d'attraper le tissu alors que Bear faisait le tour de l'îlot central, taquinant son deuxième maître. John pivota et sourit face à cette scène inhabituelle et … familiale. Il le rejoignit et Bear le voyant arriver, préféra accélérer. Mais John le rattrapa et ils se roulèrent tous les deux sur le carrelage poussiéreux. John récupéra son tee-shirt et Bear se mit à lécher le visage de son maître, ravi d'avoir le pouvoir sur lui.
-Bear ! Arrête ! Rigola Reese sous les coups de langue joyeux du canin. Finch s'approcha d'eux et donna un ordre en allemand. Bear s'écarta tout en restant à proximité, avec une tête de filou. Reese se redressa, les joues rouges d'avoir ri et s'essuya le visage avec le tee-shirt. Finch lui lança un regard choqué. Reese se moqua de son air et l'embrassa. Voilà mon tee-shirt, c'est ce que vous vouliez non ? Sourit John.
Finch bredouilla, perturbé. Il prit le tissu et émit un son désapprobateur en le voyant plein de poussière et sale ! Il le secoua et le posa sur le plan de travail, avertissant Bear de ne pas le piquer de nouveau, sous peine de se voir privé de coussin pour la nuit ! Bear lécha la main de Finch en lui faisant de petits yeux doux. John reprit son ouvrage avec son assistant. En deux petites heures, la bibliothèque fut assemblée ainsi que le bureau. A la fin de la journée, Toute la pièce de vie était montée ainsi que les meubles de la salle de bain. Assis sur le canapé bâché, Reese caressait l'épaule de Finch, calé contre lui.
-Ca devient bon. Jugea Reese.
-Il nous faut encore une journée pour terminer. Au moins.
-Vous ne nous en croyez pas capable Finch ?
-Si. Mais avec les lavabos, l'évier et le reste, cela pourrait nous freiner.
-Mais non Harold. Ca ira.
-Vous pensez vraiment que nous pouvons passer la nuit ici ?
Reese sourit. Ce matin lorsqu'il s'était levé et qu'il avait appris que la machine ne se manifesterait pas, il avait glissé l'allusion.
-Après tout, nous pouvons. Fit Reese.
-Mais nous n'avons pas monté les lits ?
-Pas besoin. Avez-vous oublié la deuxième fonction de ce canapé de compétition ?
Finch secoua la tête. Oui le canapé pouvait se transformer en un grand lit.
-Et vous savez que j'ai pris le nécessaire pour qu'on soit bien.
-Je sais John…
-Alors Mr Finch, voulez-vous inaugurer nos premières soirée et nuit ici ? Demanda Reese, d'humeur joyeuse.
Finch se redressa, les yeux plissés.
-Ne pensez même pas à cela John.
-Oh ! Je suis choqué je n'ai rien insinué !
-J'ai un peu de mal à croire que votre esprit ne soit pas mal tourné.
-Harold !
Finch sourit et posa sa main sur le ventre de Reese. Reese pas encore habitué aux gestes de tendresse de son compagnon, ne dit rien et sourit franchement. S'il avait su que Finch deviendrait aussi démonstratif …il aurait sauté le pas plus tôt ! Il le sentit se faire lourd.
-Harold ce n'est pas l'heure de dormir encore !
-Je suis bien…
Reese passa sa main dans son dos et le frotta doucement. Puis il déposa un baiser sur son front.
-Allons ! Vous n'avez pas envie de préparer le dîner ?
Finch écarquilla les yeux.
-Je ne suis pas doué en cuisine.
-Vraiment ?
-Oui Mr Reese.
-Vous savez au moins faire des sandwichs ?
-Hum. Peut être.
-Parce que je n'ai pas autre chose à proposer pour ce soir !
-Mais cela me convient John. Nous n'avons pas besoin de manger sain … avec toute cette activité.
-Vous avez faim ?
-Un peu.
-Alors au boulot !
-Un employé qui donne des ordres à son patron… Sourit Finch.
Reese haussa un sourcil.
-Mais je m'en fiche. Avoua Finch. Parce que je t'aime.
Touché, John resta un moment interdit.
-Je t'aime aussi Harold.
Finalement Finch se leva et John lui confia tous les ingrédients pour la préparation. Les gestes de Finch furent hésitants mais il s'appliqua à ne rien oublier. De son côté, John bouchait les arrivées d'eaux grâce à une petite pièce métallique. Puis il rangea le matériel. Il remit l'eau et surveilla qu'il n'y avait aucune fuite aux arrivées et fut satisfait. Il alla dans la salle d'eau et vérifia le ballon. A la chaleur qu'il sentit, l'eau était bien chauffée. Souriant, il referma le cache et retourna auprès de Finch qui achevait les sandwichs.
-Vous vous en sortez ?
-Je pense. C'est prêt.
Ils dînèrent des sandwichs qui contenaient, du beurre, de la salade, de la tomate, du jambon, un peu de mayonnaise et quelques cornichons. Reese se régala.
-C'est meilleur quand c'est préparé par la personne qu'on aime.
Finch rougit.
-Merci. Ce sera bien la première fois que je parviens à réussir quelque chose…
-Chacun ses points faibles Harold !
Rassasiés, John jeta les miettes à la poubelle et nourrit Bear. En se relevant, il vit Finch, la tête un peu en arrière, les yeux clos. Inquiet, il alla vers lui, glissant un bras autour de ses épaules.
-Harold ?
Finch hoqueta de surprise en le sentant contre lui.
-Ca ne va pas ?
-Ce n'est rien.
-Harold, vous pouvez m'en parler.
-Ca va passer John, ne vous inquiétez pas.
-Pourtant vous …. Ne vous êtes pas remué autant que les dernières fois. Remarqua John.
-Non. Approuva Finch.
John fronça les sourcils.
-C'est le coup qui fait encore mal ?
Vexé de s'être fait démasquer, Finch se mordit la lèvre.
-Oui. Murmura-t-il, fuyant le regard de son partenaire.
Mais Reese ne laissa pas son compagnon tranquille et posa un baiser dans son cou. Finch frissonna.
-Allez dans la salle de bain, je vais prendre nos affaires de nuit.
Finch s'y rendit docilement et John le rejoignit rapidement.
-Bain ?
-Oui. Chuchota Finch.
Reese fit couler l'eau et ils se déshabillèrent mutuellement. Mais Finch fit une remarque.
-John, vous n'avez pas oublié quelque chose ?
-Quoi ? Demanda-t-il alors qu'il venait de retirer le pantalon de Finch.
-Il faut bien que nous puissions nous essuyer après ?
John soupira.
-Je les ai oubliés dans la voiture.
Il se releva.
-Je vais les chercher.
John quitta la salle de bain en caleçon et pieds nus. Le jour commençait à disparaître, laissant place à la nuit. Il sortit dehors et fut agréablement surpris de l'air doux. Il récupéra les serviettes, mais aussi les coussins du canapé pour éviter un nouvel aller-retour. Il rentra, jeta les coussins sur la table basse du salon et retourna dans la salle de bain. Il le retrouva assis sur le rebord.
-Eh bien, vous gardez votre caleçon ? Plaisanta John en déposant les serviettes.
-J'attendais votre retour.
John sourit et ils achevèrent de se dévêtir.
-Ca vire au vert. Murmura John en observant la hanche de son partenaire, troublé.
-Ca partira John. Fit Finch d'une voix rassurante.
Ils prirent place dans la baignoire, assez grande pour accueillir deux personnes Finch s'allongea à moitié sur son compagnon pour profiter de cet instant de calme et de détente. Ils en sortirent détendus et fatigués. Reese aida son compagnon à se vêtir le voyant tituber et à moitié endormi. Finch s'assit sur la table basse pendant que John dépliait le canapé et installait une grosse couette et les coussins.
-Oh.
John, qui venait de caler la couette, se redressa d'un geste rapide. Finch avait retiré ses lunettes et se frottait les yeux d'un air las. Comprenant que Finch avait besoin de repos, il se dépêcha.
-Voilà Harold c'est prêt !
Finch s'installa et John remonta la couverture sur lui. Il alla éteindre la lampe et ordonna à Bear de se coucher sur le tapis à côté d'eux.
-Vous êtes bien installé ? Chuchota John.
Il perçut un petit oui endormi et sourit. Il s'installa en cuillère contre lui, le serrant dans ses bras et ne tarda pas à rejoindre son compagnon dans le sommeil. Le lendemain Finch se réveilla en sentant une bonne odeur de café lui chatouiller les narines. A moitié endormi, il se redressa pour regarder par-dessus l'accoudoir et vit John aux fourneaux. Confus, Finch se demanda à quel moment Reese avait déplacé la cuisinière, se souvenant que la veille elle était encore stockée dans l'extension. Puis tous les cartons empilés dans la cuisine, au sol, certains ouverts sur les plans de travail et deux autres sur l'îlot. Intrigué, il jeta un œil à sa montre et constatant qu'il était neuf heures il se laissa retomber sur la pile de coussins. Il entendit un rire.
-Bonjour Harold.
John apparu au dessus de lui, avec un large sourire.
-Bonjour John.
Reese se pencha, prenant appui sur les accoudoirs pour déposer un doux baiser sur les lèvres de Finch.
-Bien dormi ? Questionna John.
-Oui. Mais cela aurait été plus agréable si vous étiez encore à mes côtés.
John eut un petit rire devant sa fausse mauvaise humeur et contourna le canapé, puis s'allongea à côté.
-C'est mieux ?
-Oui. Souffla le plus âgé, qui pu saisir son visage entre ses deux mains et l'embrasser. Le baiser se fit de plus en plus gourmand, ce qui surprit John. Finch gémit et le fit basculer sur le dos, se plaçant au dessus de lui, ne lâchant pas ses lèvres si pulpeuses, si douces, si tentantes.
-Harold… Nous avons encore des choses à faire … Murmura John, qui tentait tant bien que mal de lui résister.
-Nous avons le temps…Puis Finch s'approcha de son oreille pour murmurer quelque chose. Reese écarquilla les yeux et sentit une chaleur grimper en lui comme une flèche. Eberlué, il laissa Finch reprendre possession de ses lèvres, s'accrochant à lui, les mots de son compagnon résonnant encore en lui. J'ai envie de toi. Une simple phrase mais si révélatrice. Finch n'était pourtant jamais direct dans ce qu'il voulait mais une fois de plus, un pas venait d'être franchi. Reprenant ses esprits, John le bascula à son tour, lui arrachant un petit rire qui lui fit du bien aux oreilles. Reese s'appliqua à lui donner tout le plaisir qu'il lui quémandait. Doucement, des gémissements se firent entendre, avec quelques craquements du canapé tout neuf, un effeuillement de tissus. Puis des cris remplirent l'espace. John avait le dessus, comme toujours. Finch évitait d'avoir le contrôle pour se préserver et il préférait largement que John mène la danse. Finch soupira longuement de plaisir en se sentant enfin entier et s'agrippa au dos de John, qui plaqué contre lui, effectuait des coups de reins. Rapidement ils parvinrent à l'explosion. Reese s'installa à ses côtés et Finch, le sourire aux lèvres, haleta longuement pour reprendre une respiration convenable.
-Ai -je répondu à vos attentes ? Taquina John.
Devant le grand sourire de Finch, il sut que c'était le cas. Il lui donna un baiser et se leva. Il retrouva son caleçon sur le meuble télé, son pantalon au pied du lit et son tee-shirt presque dans la cuisine. Il gloussa et se rhabilla. Finch s'assit, la couette contre lui pour masquer sa nudité, les cheveux indomptés, les joues rouges. John poursuivit le rangement et Finch se leva pour aller s'habiller.
-Votre assistant est prêt Mr Reese. Clama Finch une fois habillé.
-Un thé quand même ?
-Vous avez prévu cela ?
-Bien sûr. Il est au chaud dans le thermos.
Finch, touché, se servit et goûta au breuvage. Bien dosé comme il le fallait. Il le but puis ils se mirent au travail, Finch s'étant assuré que la machine ne se manifesterait pas. Il était d'ailleurs surprit du silence de sa création … Mais il ne disait rien, il aimait passer du temps avec son agent. Pendant le peu de temps matinée restant de la matinée, ils réussirent à monter les deux lits. Ils firent une pause pour manger et reprirent rapidement. Les dressings furent rapidement fonctionnels et Finch, voulant aider, s'amusa avec la perceuse. John accrocha le reste et pu placer la barre. Les tables de chevets, déjà montées, furent placées. Ensuite le plus dur vint. Ils installèrent l'évier dans la cuisine, John se tortillant sous le meuble avec un Finch qui lui passait les différents outils.
Grâce à la complicité des deux hommes et à l'union de leurs intelligences, L'évier fut monté sans souci. Reese appliqua un peu de silicone et ils passèrent aux lavabos de la salle de bain. Même schéma et même facilité. Ensuite les luminaires entrèrent en jeu. La pièce de vie fut équipée de luminaires dans le style industriel, ce qui avait fait sourire Finch, reconnaissant la touche de l'agent. Les chambres et la salle d'eau aussi furent équipées.
-Voilà ! S'exclama John.
-Il ne reste plus qu'a vider … tous les cartons ?
-Oui ! Il est 15h. Vous croyez qu'on aura fini avant 18h ?
-Vous n'êtes pas raisonnable John.
-C'est toujours un défi ! Gloussa John. J'ai déjà commencé pour la cuisine ce matin.
John prit tous les cartons nommés chambre et les disposa dans les pièces. Finch se chargea de les vider et de ranger les diverses babioles et objets. Radios réveils, lampes, petites boîtes, des paquets de mouchoirs, quelques cadres, des tringles pour vêtements. Finch recula et fut ravi de la chambre. Si les couleurs étaient neutres, il sut que c'était celle qu'il partagerait avec son agent. Il s'y sentait bien. Il fit pareil dans l'autre chambre, cette fois-ci moins personnalisée puisque c'était la chambre d'ami. Les cartons furent vidés et Finch les aplatis. Reese venait d'achever de ranger la cuisine entièrement : couverts, assiettes, verres, diverses machines, quelques conserves, des paquets de farine, sel, sucre, de quoi pâtisser. Les petits pots métalliques disposés sur les petites étagères au dessus du plan de travail donnaient un air accueillant à cette cuisine ouverte.
-Ah vous tombez bien Harold !
-Besoin d'un coup de main ?
-Besoin d'un avis surtout !
John souleva une pendule en fer noir, industrielle.
-Où pensez vous que je puisse la mettre?
Finch réfléchit et choisit.
-C'est l'endroit auquel je pensais, mais je voulais être sûr ! Fit John.
Reese grimpa sur le plan de travail, se mit debout et installa l'accroche au mur. Finch voulut lui donner la pendule mais réalisa qu'elle n'était pas si légère. John plaça une deuxième accroche après avoir mesuré.
-Ola Harold, je vais la prendre ne vous inquiétez pas.
Finch abandonna et laissa faire John. Il recula et pu admirer cette touche supplémentaire à la cuisine, le tic tac de la pendule très discret.
-Cela rend bien. Dit-il.
Satisfait, Reese descendit et se plaça à côté de lui pour admirer.
-Il est 16h30.
-Il nous reste une heure et demie ? Fit Finch taquin.
-Oui, prêt ?
-Comme toujours.
Ils passèrent à la suite. John remplit le salon, installa un tapis tout doux. Bear intrigué alla dessus. Il jappa et se roula ! John éclata de rire tandis que Finch, depuis le coin bureau le regardait, perplexe. Reese mit la télé, Finch rangea le bureau… John lui avait avoué qu'il avait pensé à lui lorsqu'il avait revu la conception des pièces et qu'il voulait que l'informaticien se sente à l'aise à ce bureau. Donc il se chargea d'installer l'ordinateur fixe qui resterait ici et compléta les tiroirs avec tout ce qui était utile, dont un étal consacré à quelques tournevis et circuits imprimés.
A 18h, tout était prêt. Heureux d'en avoir fini après environ deux mois de travail. Finch s'assit dans le fauteuil du coin bureau pour se reposer un peu, caressant Bear qui était à ses côtés. John alla dans la cuisine et sortit une bouteille du frigo puis deux verres à pieds. Finch sursauta lorsque le bouchon de liège sauta. John vint vers lui avec deux coupes de champagne. Il en tendit une à Finch, ils trinquèrent ensemble.
-A la fin des travaux. Dit John, avant de s'installer sur le siège, posant ses pieds sur un coin du bureau. Finch lança un regard appuyé mais John ne bougea pas. Ils burent ensemble une bonne gorgée.
-C'est…très frais.
John approuva.
-Vous pensiez que cela changerait nos vies ? Glissa John.
Finch arrêta son geste alors qu'il s'apprêtait à boire une nouvelle gorgée.
-Non. Je ne l'aurai pas cru. Avoua-t-il.
-Qu'est ce qui se serait passé si rien ne s'était produit ?
-Je suppose que l'un de nous deux… aurait finit par se trahir John.
-Quand ?
-Je ne sais pas. Murmura-t-il.
-Nous n'avons plus à nous poser la question maintenant. Remarqua John.
-Non. Sourit l'informaticien.
Finch se leva et déposa le verre vide sur le bureau. Il pinça les lèvres mais se rapprocha de John. Reese devinant ses intentions, écarta ses jambes et tapa sur sa cuisse. Finch s'assit dessus et cala sa tête contre l'épaule de John. Reese caressa son dos, ravi et l'embrassa. Il déposa à son tour son verre et prit délicatement la main de Finch. Harold soupira de bien être et serra sa main dans celle de son agent, se lovant contre lui. Après quelques minutes, John reprit la parole.
-Harold ? Ce n'est peut être pas confortable.
-Hum… vous avez raison mais je ne veux pas perdre la place.
-Qui d'autre pourrait la prendre ? Ricana Reese.
-Bear ? Répliqua Finch.
Reese éclata de rire et Bear fit une moue vexée.
-Allons dans le canapé, ce sera mieux. Chuchota John.
Mais Finch remua, en désaccord avec John. Reese sourit machiavéliquement et Finch se redressa, fronçant les sourcils.
-John qu'est ce que…
L'instant d'après, il était dans les bras de John, éberlué.
-Alors comme ça on fait de la résistance Harold !
-John !
Finch donna une tape sur l'épaule de l'agent, faussement contrarié. John marcha jusqu'au canapé, joyeux et ils s'y installèrent tous les deux.
-Cessez de bouger maintenant. Grogna Finch, qui se cala contre lui. Reese était amusé par le comportement de Finch mais cela ne lui déplaisait pas. Il se rendit compte que son partenaire, confortablement installé contre lui, commençait déjà à s'assoupir. Reese attrapa un coussin, le cala contre sa cuisse et fit allonger l'informaticien sur le canapé, gardant une main dans ses cheveux, pour le détendre davantage. Bear qui s'était couché devant eux ronflait déjà. Maintenant qu'ils avaient fini tous les travaux, ils allaient pouvoir passer un peu de temps pour se détendre et prendre du bon temps, continuer à apprendre à se connaître, à découvrir l'autre et quelques uns de ses secrets. Dire que tout cela n'était parti que d'une simple phrase prononcée par Finch et par la ténacité de John qui avait tenu à réaliser son souhait. Et sans le savoir, John avait réalisé deux, voire trois souhaits de son patron… En plus de lui avoir apprit à conduire une moto, il lui avait offert tout son amour et … il lui avait rendu son sourire. Ce sourire que Finch n'avait jamais eu auparavant, où très rarement. Le reclus n'était pas un homme froid, bien au contraire, il suffisait de changer quelque chose et tout était différent. Grâce à ce changement, les deux hommes allaient voir l'avenir d'un autre œil, beaucoup moins sombre, plus joyeux. Ce qui était parfaitement essentiel pour ces deux là, la vie n'avait pas été si clémente avec eux auparavant. Il était plus que temps pour Finch et Reese de tracer un nouveau chemin et d'écrire le reste de leur histoire ensemble.
FIN
