Ceci n'est pas un slash, je tiens à le préciser, donc pour les yaoistes je suis désolée !

Disclaimer : Les personnages et l'univers d'Harry Potter ne m'appartiennent pas, ils sont à la génialissime J.K Rowling, je ne tire donc aucun revenu de mon écriture !

Bonne lecture !


Oy ! Désolée du retard mais j'ai été punie de pc, du coup impossible de taper ! Le prochain chapitre sera surement aussi publié en retard, il n'est pas terminé :/

WARNING : il y a une scène de viol ! elle est délimité par #flash-back# et #fin flash-back# donc âmes sensibles s'abstenir, même si ce n'est pas spécialement violent ...


Précédemment : Je vous laisse mes amis, les évènements qui vont se produire dans les minutes qui vont suivre risquent d'être … Intéressants.


Chapitre 6 : Bad remember

Noir. C'est tout ce qu'il voyait, du noir. Ou plutôt, il ne voyait rien. Comme si … Il était mort ? Sa expliquerait l'absence totale de lumière. Ou pas.

Il sentit que l'elfe lui lâchait le bras et il entendit le « plop » signifiant le départ de la créature, le laissant seul dans ce noir profond.

- Génial, je sais pas où je suis, je vois rien, absolument et définitivement rien, et pour couronner le tout, j'ai plus la baguette de Malfoy, j'ai dû l'oublier dans la chambre de Severus ! s'exaspera-t-il.

Comme si on avait entendu ses pensées concernant les ténèbres dans lesquels il était plongé, une lumière blanche apparue d'un coup, vive, puis commença à décliner, délimitant un cercle d'environ deux mètres de diamètre dont Harry était le centre.

- Ok, je vois déjà mieux, y'a du progrès, mais je sais toujours pas où je me trouve …

La lumière, aveuglante de par sa vivacité contrastant avec l'obscurité la précédant, l'avait obligé à fermer les yeux, sa rétine n'aurait pas supporter le choc.

- Y'a quelqu'un ? Youhou ? Tom ? Lydia ? Père Noël ?

Sa voix résonna, prolongeant l'humour douteux qu'il venait de faire. Le silence revint, sans aucune réponse.

Puis, petit à petit, avec une lenteur exaspérante entre chaque, de légers bruits se firent entendre, se rapprochant dans le temps au fur et à mesure. Plus le temps passait, plus les bruits devenaient forts, étranges, rendant l'atmosphère plus inquiétante qu'elle ne l'était déjà.

Des grognements, des gémissements, des râles, des souffles hiératiques … Harry comprit lorsque la lumière blafarde regagna en intensité, éclairant enfin correctement l'immense salle aux murs noirs dans laquelle il se trouvait.

Qui grouillait de Détraqueurs et d'Inferis.

- Ooooh shit ! jura le jeune homme.

Les cris de sa mère commençaient déjà à affluer dans son esprit, comme une ritournelle macabre et incessante. Des souvenirs commencèrent rapidement à prendre la place du flash vert accompagnant les cris, en partant du plus récent : sa discussion avec l'Ordre. Le sentiment de solitude, de trahison qu'il avait ressenti. Puis les séances de tortures et la douleur physique qu'il avait dû supporter. Et, enfin, un souvenir provenant de son dernier été chez les Dursley (1).


#Flash-back#

La scène se déroulait au beau milieu d'un après-midi brûlant de juillet, le soleil tapait, insoutenable, dissuadant la plupart des gens de sortir de chez eux avant que la nuit ne tombe. Néanmoins, Dudley était partis chez un de ses amis, la tante Pétunia sortait faire des courses, arguant que « vu le temps qu'il fait, personne ne sera en magasin, je serais tranquille. », en lui ordonnant de faire le ménage dans les chambres « pour que le petit monstre imbécile qu'il était se rende utile ».

Il avait donc commencé par sa chambre dans laquelle il ne passa pas plus de dix minutes vu la taille de cette dernière et le peu de meubles qui la remplissait.

Il enchaina aussitôt avec la chambre de son cousin. Ce dernier avait rangé un maximum avant de partir, histoire de lui faciliter la tache et de lui faire gagner un temps de paix, de solitude et de calme non négligeable. Il termina donc par la chambre de ses tuteurs.

Il commençait à peine à défaire les draps sales du lit lorsque la porte grinça, trahissant son ouverture en cours. Il se retourna pour connaitre l'identité de l'intrus qui venait d'entrer.

Son oncle se tenait dans l'encadrement de la porte, ses yeux porcins allumés d'un éclat lubrique étaient posés sur l'emplacement où se trouvait le postérieur du jeune homme quelques secondes auparavant. Il était visiblement éméché, son visage était plus rouge que jamais et il empestait l'alcool bon marché à plein nez.

- Harry, mon garçon, sois gentil, viens par ici … sussura son oncle.

Un sourire pervers venait de fendre son énorme visage rougeaud.

Harry n'était pas du tout rassuré. Les intentions de son oncle étaient plus que visibles, hors il ne pouvait pas utiliser sa magie pour se défendre, son anniversaire n'étant que deux semaines plus tard. Il n'y avait personne d'autre dans la maison et son oncle venait de fermer la porte à clef, tout en continuant de regarder son neveux en se léchant ses lèvres grasses. Il ne pouvait pas non plus fuir par la fenêtre, les volets était fermés pour garder le peu de fraicheur présent dans la maison, évitant d'avoir la même température que la fournaise extérieure.

Il tenta de reculer, mais le lit présent derrière-lui lui était totalement sortis de la tête dans la panique. Il tomba dessus, allongé, et l'énorme cachalot qui lui servait de tuteur se jeta sur lui, pesant de tout son énorme poids sur les hanches fragiles du sorcier qui ne résisteraient pas longtemps à la charge imposée.

- He bien ma petite pute, on dirait que tu as compris où est ta place !

L'haleine avinée fit grimacer le plus jeune.

- Oncle Vernon, pitié je t'en supplie laisse moi …

Le moldu éclata d'un rire hystérique, sans joie, achevant d'effrayer son neveux.

- Que je te laisse ? Alors que tu es à ma merci ? Oh non sale petit monstre, tu vas nous rembourser tout l'argent qu'on a dépensé pour toi depuis que tu es ici, espèce de fainéant ! Sois mignon et ne bouge pas, d'accord ?

Le cœur du dernier des Potter menaçait d'exploser tellement il battait vite sous l'effet de l'adrénaline que lui envoyait son cerveau. Il avait peur, horriblement peur.

Lorsqu'il sentit son oncle se lever, le libérant, il eu le vague espoir que l'homme ait abandonné ses plans. Mais lorsqu'il se fit retourner et qu'il sentit son pantalon trop large glisser de ses frêles hanches jusqu'à se retrouver à demi-nu, il prit une décision. L'odieux souvenir, qui lui resterai comme un «cadeau » empoisonné ne devait pas être. Mais il serait là, inévitablement. Alors il allait enfermé tout cela dans un coin de son esprit, enfermé, oublié. Il se barricada dans ce même coin le temps que son cauchemar soit terminé.

La seule chose qu'il perçut fut la douleur. Insupportable, insoutenable, l'écartelant, le déchirant de l'intérieur alors que son violeur le pénétrait d'un coup violent puis le pilonnait, s'enfonçant un peu plus profondement à chaque coup de rein. Il sentit également les griffures, les morsures. Le corps gras qui claquait contre le sien à chaque allée-retour, les mains qui s'aggripaient au bas de son dos, le serrant si fort que ses os menaçaient d'exploser.

En revanche, les sentiments de dégoût que lui inspirait les mains sur son corps, la honte et la rage provoquées par ce sexe qui déchirait son intimité, l'ensanglantant, la colère, tout une foule de sentiments qui risquaient de le submerger si il ne se controlait pas. Mais chaque sentiment, dès qu'il pointait son nez, était aussitôt enfermé dans la « salle » qu'il avait créée.

Il ne revint à la réalité que lorsque son oncle se retira de lui, juste après s'être déversé en lui, melant le sperme au sang dans un grognement sourd, presque bestial, s'affalant sur le lit et s'endormant juste après avoir menacé son neveux :

- Pas interêt de raconter sa à tes petits amis magiciens Potter. T'as été une bonne petite pute alors ferme là sinon sa t'arriveras de nouveau …

Le jeune homme se leva, se rhabilla presque mécaniquement, sortit de la chambre puant la sueur et le sexe et s'enferma dans sa chambre.

Il ne se souvenait de rien.

#Fin flash-back#


Le souvenir, jusque là soigneusement enfermé à double tour au plus profond de son esprit, filtrait sous l'effet de la présence des Détraqueurs, le figeant sur place sous la violence du choc. Il finit par baisser la tête et resta immobile, debout en plein milieu de la salle grouillant de créatures prêtes à le tuer.

- Mais que fait-il ? s'interrogea le Lord.

Ce dernier se trouvait dans un coin de la pièce depuis le début. C'est lui qui avait éclairé la salle, apportant la lumière nécessaire pour observer les réactions du jeune homme. Il ne le savait pas encore, mais il n'allait pas être déçu par ce qu'il allait voir.

Harry avait fermé ses poings, si fort que ses jointures étaient blanches et que ses ongles avaient entamé la chaire de ses paumes, faisant couler son sang.

Il releva la tête brusquement, faisant presque sursauter le Lord ( presque, après tout un bon serpentard qui se respecte sait se contrôler) qui fut étonné par ce qu'il vut.

Les yeux du plus jeune étaient totalement recouverts d'un voile blanc, opaque, et ils brillaient d'une rage intense, d'une haine glaciale, sans précédent.

Ses émotions étaient plus que palpables, rendant l'atmosphère insoutenable, irrespirable.

Brusquement, tout cessa. Les Détraqueurs et les Inferis se figèrent à quelques centimètres de lui.

Et une vague de magie pure déferla, détruisant les créatures, produisant une déflagration qui poussa le mage noir jusqu'à le coller au mur le plus proche, et l'impact lui coupa le souffle. Profondement étonné, il se reprit néanmoins rapidement pour créer un bouclier de protection afin d'éviter de finir désintégré lui aussi. Et son sort était loin d'être aussi basique et simple qu'un Protego …

Au bout de quelques minutes, la déferlante de magie s'amenuisa et finit par se stopper. Harry était toujours immobile, les yeux dans le vague mais redevenus vert émeraude, bien que plus sombre qu'à la normal.

Le Lord retira le sort d'invisibilité qui le dissimulait et avança prudemment jusqu'au jeune homme, au cas où il déciderait de récidiver. Une fois en face de lui, il passa sa main plusieurs fois et claqua ses doigts devant les yeux mornes du brun. Voyant qu'il ne réagissait pas, il entra dans son esprit.

Et se fit éjecter avant de voir quoi que ce soit. Il avait seulement perçu un énorme chaos.

Le dernier Potter le fusillait du regard.

Ils se fixèrent dans les yeux durant une bonne minute puis le Lord pris la parole :

- Alors comme ça, ta plus grande peur est d'avoir peur ?

- Hnn. La peur empêche de réagir correctement en cas de danger. C'était des Epouvantards ?

- Oui, en revanche les Inferis étaient bien des vrais. Je voulais voir quelle était ta plus grande peur. Je suis vexé, ce n'est pas moi … Mais bon, on ne peut pas tout avoir ! plaisanta-t-il.

Le jeune homme leva les yeux au ciel.

- Je voulais également observer ta réaction dans une situation plus ou moins dangereuse. Et tu a réagis d'une manière … des plus innatendues, il faut bien l'avouer. Que c'est-il passé pour que tu déclenches une telle vague de magie d'une puissance pareille ?

- Sa ne te regarde pas ! siffla le gryffondor agressivement.

- Doucement petit lionceau, c'était une simple question, répondit moqueusement l'héritier de Serpentard.

Tout en se promettant de découvrir ce que lui cachait l'autre plus tard.

- Tss. Que vas-tu faire de moi maintenant ? Mes réactions t-ont-elles satisfait ?

- Je ne sais pas … Te tuer ?

Le plus jeune lui jeta un regard noir.

Le mage noir fit fi du regard de son interlocuteur.

- Laisse moi réfléchir … Tu as raison, te tuer maintenant serai trop rapide ,trop gentil, ça ne me ressemble pas. Te torturer puis te tuer serait une bonne option, très jouissive …

- Tu ne peux pas me tuer.

L'affirmation du gryffondor tomba comme une sentence. Immuable, inéluctable.

- Ha oui, vraiment ? interrogea le Lord en arquant un sourcil inexistant, toujours moqueur.

- Oui. Je suis un de tes horcruxes, si tu me tue, tu t'affaiblis et tu risque de me suivre rapidement. Tu n'as plus d'horcruxes, je suis le dernier.

Bien sûr, Harry bluffait. Il restait encore Nagini et Voldemort ne mourrais pas si lui mourrait, mais qui ne tente rien n'a rien …

- Et le pire, c'est que tu es sérieux !

Le mage noir éclata d'un rire franc, chaud, et non l'habituel rire de psychopathe made in méchants, et lui expliqua :

- Les horcruxes que tu as détruits sont des faux. J'avais prévu depuis longtemps que le vieux fou les chercherais. Toujours en train de fouiner dans ce qui ne le concerne pas … Bref, je les ais tous récupérés, et bien avant qu'il ne récupère les premiers souvenirs qui l'ont orientés sur cette piste. De plus, si veux te tuer, rien ne m'en empêche, je n'ai qu'à retirer mon morceau d'âme encré en toi et soi le réabsorber, soi le placer dans un nouveau réceptacle …

- Ben vas-y alors, fait toi plaisir ! J'ai presque rien à perdre, alors … coupa le jeune homme.

Le Lord claqua sa langue, irrité par l'interruption.

- Laisse moi finir ! Néanmoins, tu m'amuses, et ta soudaine montée en puissance m'intrigue. Je veux en savoir la raison. On n'augmente pas sa puissance magique comme cela, surtout après avoir passé plus d'un an dans des cachots, sans baguette. Et ce serait un beau pied de nez à l'Ordre … Et au reste des opposants. A ton avis, comment vont-ils réagir quand ils sauront que leur Sauveur a rejoint Lord Voldemort, son ennemi mortel ? Mais ça, ça concerne le court terme. Si tu veux rester vivant à long terme, il va falloir te rendre utile … Donc étudier. Tu t'y connais trop peu, ton niveau est d'une telle médiocrité que tu ne peux être d'une quelconque utilité immédiate.

- Je n'étais pas si mauvais en DFCM ! Je ne suis pas aussi nul que tu sembles le penser !

- Je ne doute pas de ce que tu dis, mais le programme imposé est peu évolué. Tu croyais vraiment pouvoir me tuer avec ce que tu as appris ? Tu ne connais que des sorts de magie neutre, voir légèrement blanche. Tu vois, vu la tête que tu fais, vous n'avez même pas abordé les différents types de magie. Et Dumbledore comptait t'envoyer me tuer … Affligeant. Enfin, il n'y a donc rien d'élaboré, c'est peu diversifié et même plutôt sectaire. Sans travail et recherches en parallèle, le niveau offert par Poudlard est moyen voir bas. Comment veux-tu que vous soyez préparé pour l'extérieur ? On est en pleine guerre …

- En attendant, avec ce niveau « moyens voir bas », j'ai réussis à te tenir tête, monsieurs je suis plus intelligent que tout le monde donc j'en profite un max pour me vanter !

- Je ne t'autorise pas à me manquer de respect, grogna l'homme en attrapant le reste de son tee-shirt pour l'approcher de son visage. Une notion que tu ne connais pas et qu'il va falloir que je t'inculque, insolent petit lionceau.

- Désolé, c'est juste que …

- Que ?

- Non, rien …

- Hn. Suis moi.

Le Lord le lacha et se dirigea au fond de la salle, s'arrêtant devant le mur du fond sur lequel une porte, jusque là invisible, venait d'apparaitre. Il frôla le bois de sa main et elle s'ouvrit. Les deux fourchelangs sortirent.

Le plus âgé guida son invité à travers le dédale de couloirs, pour finalement arrivé devant une double porte, encore plus belle que celle du hall, finement ouvragée et frappée du blason de Salazar Serpentard

- La décoration à l'air de te plaire, remarqua Tom.

Harry, qui observait attentivement la décoration, s'arracha de sa contemplation pour lui répondre.

- Quand on passe des mois dans un cachot sombre, humide et crasseux, on apprend à apprécier la beauté, même la plus simple, où et quelle qu'elle soit.

- Ravi qu'elle te plaise. Je me suis personnellement occupé des choix quant à la décoration de mon manoir.

Tout en parlant, le Lord avait poussé la double porte qui s'ouvrit sur un bureau.

- Si vous voulez bien vous donner la peine d'entrer dans mes humbles appartements, monsieur le sauveur du monde sorcier … invita narquoisement le maitre des lieux.

Le jeune homme se pinça l'arrête du nez, l'air de dire « t'as pas autre chose à faire que te foutre de ma gueule ? »

Il soupira et passa le pas de la porte.

- Tient, c'est normal que sa tangue ?... Ha nan, ptêtre pas …

Et c'est sur cette pensée forte intelligente et pleine de logique qu'il s'écroula.


Fini pour cette fois ! Vous en avez pensé quoi ? J'espère que la scène de viol est pas trop mauvaise, c'est la première que j'écris donc voilà … Hésitez pas à critiquer ! Hope you enjoy !

Merci à tous ceux qui suivent, lisent et mettent en favorite l'histoire ! N'hésitez pas reviewer !


Pour ceux que ça interesse, je viens de publier un one shot ItaSasu qui s'intitule "Haine" ^^