Disclaimer : Game of Thrones n'est pas ma propriété, sinon Lancel serait le roi des Sept Royaumes.

Résumé : C'était décidé, Lancel restait dans notre monde aux côtés de sa protectrice qui l'aimait tant ! Mais comment tout cela va-t-il évoluer quand c'est Kevan qui débarque à son tour dans la ville de Jean Bart ?

Lancel à Dunkerque II : La Belle-Famille !

Chapitre 6 : Le côté gameur geek de la Force

Les valises prêtes à ses pieds, Marina était sur le pas de la porte, prête à sortir, mais le regard inquiet.

- Ca va aller ? Il y a tout ce qu'il faut ? Demandait-elle, anxieuse

Lancel eut un sourire.

- Marina, je suis ici depuis un an. Je connais ce monde et je maîtrise à peu près. Toi, tu vas avec Mélodie et tu t'amuses !

En effet, la jeune femme partait en week-end à Disney avec son amie Mélodie, une promesse qui commençait à dater car elle n'avait jamais pu être réalisée avant ce jour. Mais là, la situation était différente. Son fiancé connaissait la vie de ce monde, mais il y avait aussi son père... Et si quelque chose arrivait ?

- Nous ne sommes pas en sucre. Tu files voir les princes et les princesses et tu prends plein de photos ! La sermonna Lancel avant de lui embrasser le front. De loin, Kevan observait la scène. Tous les jours, il était le témoin silencieux de l'affection sincère qui liait son fils à cette étrangère. Un jour, alors que Marina cuisinait, Lancel était arrivé et il l'avait enlacée par derrière, comme ça, sans autre raison que de sentir son contact. Ils se laissaient des petits mots, des petites attentions. Il trouvait cela touchant. Cela lui rappelait aussi les premiers temps de son propre mariage. Et cela lui rappelait également à quel point Dorna lui manquait. Avec les affaires du clan puis du royaume, il ne l'avait pas vu en deux ans. Il avait tant manqué de la vie de Janei, leur petite dernière ! Oh bien sûr, Dorna lui envoyait régulièrement des lettres, des portraits de la fillette, mais cela ne changeait rien au fait qu'il ne la voyait pas grandir, qu'il avait raté ses premiers pas, ses premiers mots. Il ne regrettait pas l'aide qu'il apportait à son frère. Tywin devait porter le lourd fardeau de garder le clan puissant et prospère. Il se devait de l'aider. Et sous ses airs froids, son grand frère n'était jamais sans lui faire comprendre, tacitement sa reconnaissance. Et lors de la disparition de Lancel, alourdie par la perte des jumeaux, Tywin lui avait offert le présent le plus précieux en temps de trouble : du temps. Le temps de pleurer ses fils, le temps d'essayer de remettre son esprit en place. Le temps de continuer ses recherches. Et si Tywin n'excluait pas la possibilité de la mort de son neveu, s'il le faisait comprendre, il ne prononça jamais les mots « mort » et « Lancel » dans une seule et même phrase. Kevan le savait, un jour, il lui faudrait rentrer mais il n'en avait aucune envie. Westeros était sa patrie et il l'aimait mais il voulait Dorna et Janei en sécurité. Il voulait que Lancel puisse les voir.

- Tu feras attention aux œufs, hein ? Entendit-il de loin

Il entendit également le rire de Lancel. Une anecdote qu'il lui avait raconté. Au début de sa cohabitation avec Marina, il avait voulu l'aider avec le repas et elle lui avait demandé de casser un œuf. Certes, si désormais il savait les ouvrir comme un professionnel, à l'époque, lui qui n'y connaissait rien car il n'avait pas été élevé pour faire ce genre de travaux, avait obéi en cassant l'oeuf... Dans sa main. Marina avait ri mais elle était restée patiente, ce qui l'avait surpris.

- Je te rapporte quelque chose de Disney ? Demanda-t-elle, ramenant Kevan à la réalité

- Juste toi et ton sourire. Répondit son fils

Marina le salua, Lancel l'aida à porter ses bagages jusqu'en bas, où la famille de son amie l'attendait. Kevan les observa depuis la fenêtre. Un dernier baiser et la voiture partait. Son fils resta dehors, à fixer l'horizon, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus voir le véhicule, puis il remonta. Choupi, comme à son habitude, fêta son retour.

- Eh, mais j'étais dehors depuis cinq minutes, pas cinq ans. Rit Lancel en lui grattant la tête

Le bruit de la pluie sur les carreaux le surprit.

- Mince, j'espère que ça ira pour la route...

Sous peu, la pluie s'intensifia et ne semblait pas vouloir s'arrêter. Père et fils étaient coincés. Lancel braverait bien évidement les cordes pour les besoins de Choupi mais autrement, il était impossible pour eux de sortir. Ce qui le décevait, il avait eu l'idée de faire voir à son père ses endroits préférés de Dunkerque. Voyant la déception sur le visage de son enfant, Kevan eut mal au cœur. Il observa les diverses consoles dans le salon. Pour le peu qu'il avait vu Lancel et Marina jouer, cela ne l'attirait pas spécialement. Mais si cela plaisait à son fils, il pouvait au moins essayer. Pour le dérider.

- Tu me montres ta collection ? Tenta-t-il

Lancel sourit et sortit les jeux de la maison. Il sembla réfléchir un instant. Quel genre de jeu plairait à son père ? Les jeux de combats classiques, il raya, ce n'était clairement pas son truc. Les RPG, oui, mais c'était assez long, fastidieux à prendre en main quand on avait jamais touché à un jeu vidéo avant. Il pensait à un jeu avec des énigmes, où il fallait utiliser sa tête, avec un scénario pas trop enfantin non plus. Il se souvint alors qu'il n'avait jamais fini Dino Crisis et les Resident Evil, du premier au troisième en passant par le remake et le Code Veronica X.

- Cela vous convient-il ? Demanda-t-il, peu sûr de son choix

- Ton choix sera le mien, Lancel.

Lancel lança donc Dino Crisis. Après une légère explication, Kevan suggéra que Lancel fusse celui qui faisait les contrôles alors qu'il tentait de résoudre les énigmes. Quand Kevan se leva pour aller soulager sa vessie, il se rendit compte que deux heures et demi avaient passé et qu'il ne les avait pas vu filer, pris dans l'intrigue de Regina et du Docteur Kirk. Le jeu fut finit vers la fin de l'après-midi, en comptant les pauses pour déjeuner, pour Choupi et Capsule ainsi que les pauses pipi. Lancel s'étira un peu, les fesses un peu endolories d'être resté assis presque sans bouger pendant des heures. Mouvement qui fut coupé de surprise quand Kevan prononça ses mots :

- On lance le prochain jeu ?

Lancel ne put s'empêcher de rire. Il acquiesça et lança Resident Evil.

Et quand Marina revint deux jours plus tard, elle trouva le père et le fils, malgré une fatigue certaine liée à une nuit blanche ou à peu d'heures de sommeil, en train de mettre une raclée au boss final de Tales of Symphonia, des vieux cartons de Domino Pizza sur un comptoir de la cuisine, les dvds de Lady Oscar tous sortis et visiblement visionnés, Ser Kevan visiblement à fond dans la bataille, donnant des indications à son enfant.

- Je ne sais plus qui dans votre entourage a parlé de japoniaiseries mais ils ont tort ! Les japoniaiseries, c'est vraiment sympathique ! Dit-il en la voyant

Marina ne put s'empêcher d'envoyer cette citation à son ami villecresnois, retenant un fou rire, mais aussi en prenant une photo pour lui envoyer plus tard.

Car voir un homme de l'âge et d'une culture aussi différente que Ser Kevan, en train de s'éclater comme un fou avec des occupations dites de geeks ou d'otakus, avec son fils aîné, c'était aussi délirant que touchant.

Les japoniaiseries, ça rapprochait les gens.

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