Bonjour. Encore désolée pour le retard.


Réponses aux reviews des non-inscrites :

Danse et 4 Saisons : Merci pour tes encouragements, j'espère franchement que tu viendras lire la suite, je sais que c'est assez chiant d'attendre tout ce temps. Désolée pour les fautes.

Elendil : A cette fameuse chambre vide. Bah tiens, c'est le nom du prochain chapitre. ;)

Matsumaya : Désolée pour le suspens. C'est un peu ma marque de fabrique... :D

Guest : Merci à toi de me lire.

Une fan : Merci pour ton encouragement. Oui, j'ai tenté de sortir un peu de mon côté nian-nian, tout est beau tout est rose comme j'ai pu le montrer dans mes autres fiction ! ^^ Mais finalement, j'aime vraiment trop les H-E ! *^*. J'en dit pas plus. :)

Marie : Ils veulent juste que Harry dise qu'il est sous contrôle pour sauver un tant soi peu l'image du héros des sorciers. Mais je crois bien qu'il n'est pas trop d'accord ! Le fameux Arkins ;). Et ! Je ne peux pas te donner toutes les réponses voyons ! :D

X ou Y : C'est vrai que je n'avais pas remarqué que j'avais autant de reviews. ^^'. Merci pour tous tes petits compliments. Je m'applique à ce que la fin vous plaise ! :)

Eloe : Désolée pour le temps d'attente. J'espère que cela te plaira.

Bouquine : Non, ce n'est pas que j'hésite à la finir, c'est surtout que je n'ai plus le temps. Désolée u.u

Sweety : Ah ah ! Moi et la torture, j'adore ! Contente que ma fiction te plaise ! ^^

A vous toutes, merci pour vos reviews !


Bonne lecture.


Chapitre 7 : Une chambre vide.


La chambre était vide. Complètement vide. Il n'y avait même pas une trace de passage de quelqu'un. Le lit avait déjà été refait, les draps étaient propres. Alors il y avait deux solutions. Soit l'Auror le trompait, soit ils étaient partis. Il se jeta d'abord sur l'homme et l'empoigna fermement par le col, cette fois-ci de ses deux mains. La rage pouvait se lire dans ses yeux. Il n'avait pas intérêt à lui mentir. Quelque chose disait à l'homme qu'il le saurait immédiatement.

- Où est-il ? S'énerva-t-il en le secouant avec force.

- Je vous jure qu'il était dans cette chambre ! J'ignore où ils l'ont déplacé ! Je vous avais pourtant prévenu qu'il le tuerait si jamais vous sortiez de la pièce. Ils ne considéraient pas ma vie comme plus importante, eux !

Harry le rejeta en arrière et sortit de la pièce. Il attrapa la première infirmière sur qu'il tomba et la retint.

- Excusez-moi ? L'homme dans cette chambre, Draco Malfoy, où est-il ?

- Oh ! Ils sont partis.

- Pardon ?

- Ils n'ont pas suivi les recommandations du docteur qui leur disait de le garder en observation deux jours de plus et l'ont emmené. Apparemment c'était un criminel alors nous ne pouvions rien faire.

- Où ? Est-ce que vous savez où ?

- Non, désolée, je ne sais pas du tout. Essayez la prison la plus proche.

Alors que l'infirmière s'en aller, l'Auror boita jusqu'à lui. Il s'appuya contre la chambranle de la porte se tenant les côtes qu'Harry avait broyé sans le faire exprès.

- A Londres, monsieur Potter. Murmura-t-il. Ils ne peuvent l'avoir emmené que là-bas. Et c'est là-bas qu'ils vous attendront...

Il était arrivé trop tard. Harry désespéra. Ce n'était pas vrai ! Etait-il maudit ou quoi ? Ne pourrait-il jamais vivre en paix ? Pourquoi continuait-il sans cesse à les chercher... Plus de trois mois. Plus de trois mois se sont écoulés... Ne pouvaient-ils pas juste les oublier ? Harry se tourna vers l'homme, les yeux pleins d'éclairs.

- Pourquoi ? Pourquoi ne pouvez-vous tout simplement oublier que nous existons ?

L'homme le toisa un moment sans répondre.

- S'il s'est réveillé, ils l'ont emmené à Londres. Répéta-t-il sans répondre à sa question. Il est trop tard maintenant...

- Il n'est jamais trop tard, murmura Harry en se marchant vers la sortie.


Des bruits de roulettes. C'est la première chose qu'il entendit. Il pouvait sentir qu'il était allongé sur le dos, un masque respiratoire posé sur son visage. Il n'ouvrit pas les yeux. Il ne voulait pas savoir où est-ce qu'il était. Harry n'était pas là. Il pouvait le sentir. Après avoir passé tellement de temps avec ces pouvoirs, il pouvait sentir qu'il n'était pas là. Son pouvoir... Il n'avait toujours pas compris exactement ce qu'il en était... Quelque chose, comme une force à part entière, quelque chose comme... un animal domestique. Il lui ferait exploser des choses si jamais il avait entendu ça.

Alors... Si Harry n'était pas là. Qui le poussait sur ce chariot ? Il préféra ne rien dire, ne rien faire. Il essaya de se remémorer ses dernières actions. Il se rappela de la fuite, il se rappela de l'accident. Il avait sauvé Harry d'une voiture, mais se l'était prise de plein fouet. Il se rappela la douleur, l'inconscience. Et dans cette inconscience, une douceur, telle que jamais il n'en avait connu. Ou si, au contraire...

Il en avait déjà connue une, cette douceur provenait des caresses sur son visage, des baisers sur son torse, de ses doux sourires... Ces trois mois passés à ses côtés... Cette douceur... C'était lui. Juste lui. Harry...

Plusieurs conclusions s'offrirent à lui. Soit Harry avait décidé de s'enfuir en le laissant là. Soit... Il avait été capturé avec lui. Une troisième solution était qu'ils avaient réussi à s'enfuir tous les deux et qu'il l'avait directement emmené à l'hôpital. Mais pourquoi ne le sentait-il pas ? Pas d'odeur, pas de caresse... Pas de... Pouvoir.

La deuxième chose qu'il entendit fut les bips du cardiographe qu'un autre homme poussait à côté de lui. Il apprécia légèrement ce bruit. Cela voulait dire que sont coeur marchait bien. Il aurait pu en rire. Son coeur marchait bien. Non, pas vraiment... Son coeur n'avait jamais réellement bien fonctionné. Il s'était comme éteint pendant presque toute son enfance... Et puis il était reparti...

A l'instant même où il avait été libéré de cette prison. Non... à l'instant même où il était arrivé dans cet appartement et qu'il avait trouvé Harry, gisant au sol, baignant dans son sang. Tout ça pourquoi ? Pour payer la dette qu'il avait pour sa mère. Connerie. Harry était amoureux de lui. Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Comment avait-il pu ne pas le voir. Il voulait mourir pour lui. Ou il voulait vivre à ses côtés. Chaque fois qu'il partait, il se sentait mal.

Il était... Depuis le début, il l'aimait. Non... même bien avant lui avait-il dit. Et lui n'avait rien vu. Il avait continué à l'insulter et le détester comme un pestiféré. Il avait continué à faire tout ce qu'il ne fallait pas afin de l'éloigner de lui le plus possible. Il aurait pu aller lui demander de l'aide. Et tout ça... Tout aurait pu être autrement. Il n'aurait jamais eu à commettre tous ses crimes... Il aurait peut-être pu tomber amoureux d'Harry, en d'autre circonstance... Ils auraient vécu, tranquilles, dans une maison gigantesque... Et après... Se seraient peut-être marié !? Auraient eus des enfants...

Ils étaient maintenant deux fugitifs avec tous les sorciers à leurs trousses. Quelle vie pourraient-ils offrir à des enfants ? C'était vraiment stupide. Pourquoi pensait-il à tout ça maintenant ? S'il avait vraiment été récupéré par les Aurors, il ne servait à rien d'y penser. Tout ça n'est que pur supposition. Pire, un rêve. Qui ne se réalisera jamais.

La troisième chose qu'il entendit fut leurs voix. Leur discussion, alors que le chariot s'arrêtait brusquement.

- Comment va-t-il ?

- Toujours dans le coma. Dans quelques heures, nous ferons une radio pour voir son activité cérébrale. Il y a des chances que l'accident ait commis quelques blessures. De plus, il a été... "réparé" à la vite. Nous aurions pu déceler quoi que se soit quand sa cervelle était encore sur le béton. Mais là... c'est plus dur.

- Qu'est-ce que vous avez dit ?

Il eut un silence. Un silence pesant où Draco s'efforça de ne pas faire battre son cœur plus que de raison.

- Excusez-moi de ne pas prendre des pincettes avec cette... ordure.

- Monsieur !

Une troisième personne venait d'entrer dans la pièce. Il était sûr qu'il était dans une pièce, parce que les bruits s'étaient éclaircis. Il pouvait entendre le bip d'un autre cardiographe, et les bruits des gens étouffés par les murs. A l'odeur forte, il sut qu'il était à l'hôpital. Moldu ? Sorcier ? Aucune idée.

- Veuillez disposer ! Eclata l'Auror.

- Bien, monsieur.

- Qui a-t-il, Ricks ?

- Monsieur, le Ministère de la Magie a décidé de condamner le criminel même s'il n'est pas réveillé. Ils vont le tuer... endormi.

Il eut un long silence. Draco apprécia longuement sa vie de parfait hypocrite. A tout faire pour que personne ne puisse remarquer qu'il pouvait avoir des sentiments. Son coeur ne fit pas un son de trop alors qu'il accusait le coup. Ils allaient le tuer... Sans même lui laisser une chance... De le revoir. De lui dire à nouveau qu'il l'aime. De le prendre dans ses bras une dernière fois. C'était la seule chose qu'il aurait voulu. Plus que tout au monde. Il voulait juste le revoir une dernière fois.

- C'est... peut-être mieux ainsi. Il n'aura pas à souffrir. Il n'aura pas à savoir... ce qui l'a tué.

- Monsieur... Puis-je vous poser une question ?

- Oui.

Sa voix était froide et sans une once de sentiments.

- Pourquoi... ai-je l'impression que le cas de Draco Malfoy semble vous toucher ?

Le toucher ? Qui était cet homme ? Pourquoi le fixait-il ainsi et pourquoi tous ces silences ?

- Parce que... Draco Malfoy est l'homme qui a pourri la vie d'Harry Potter. Une vie qui aurait pu être... Tellement grande. Tellement riche... de bonheur et d'autres choses... Il lui a bousillé à l'instant même où leur route se sont croisé, il y a sept ans. Et il a recommencé encore et encore...

- J'espère franchement que Monsieur Potter acceptera le marché que nous lui avons proposé.

- Il ne le fera pas. Il n'est pas... empoisonné, emprisonné, ensorcelé, appelez-le comme vous voulez... A moins que l'amour ne soit réellement un ensorcellement. Cette chose rend bête. Et personne ne pourra rien y faire. Il viendra ici, il tentera de le sauver. Il mourra ou réussira... Dans les deux cas, ce ne sera que douleur. Tout s'arrêtera ici, ou alors un autre jour. Parce qu'il est sûr et certain que le Ministère ne s'arrêtera jamais de les pourchasser... A moins que Mr Malfoy décide enfin de le laisser vivre une vie et se vend tel que les autres le voit. Un kidnappeur... Un bourreau.

Il eut un lourd silence. Draco respira lentement. Non... Non... Il n'était pas un bourreau... Il n'était pas comme ça. Harry l'avait vu. Harry l'aimait. Mais cet homme avait raison. Il ne fallait pas qu'il vienne ici. Il devait absolument s'enfuir et le laisser. Il allait recevoir le baiser du Détraqueur et ce serait fini. Harry finirait par l'oublier. Et même s'il ne le faisait pas, il retrouverait le bonheur un jour...

- Franchement... Murmura Ricks. Il faut être complètement fou pour tomber amoureux de Draco Malfoy. Un homme qui plus est. Vous pensez qu'il...

- Dîtes moi... Le coupa-t-il. Pourquoi et comment Harry Potter en est arrivé là ?

Un nouveau silence s'engouffra dans la chambre alors que le blond avait les oreilles toutes ouvertes. Qu'entendait-il par là ?

- Euh... Je ne sais pas... monsi...

- Ce n'est pas à vous que je parles. Fit-il froidement.

Draco sentit l'homme s'avancer jusqu'à son lit. Il savait qu'il était grillé. Il ne chercha pas à faire plus semblant. Il ouvrit lentement les yeux. Et comme à son habitude. Il cacha. Il cacha tout ce qu'il ressentait. Et en ce moment, ce fut la surprise qu'il cacha. Non... ça ne pouvait pas... être lui.


Harry se souvint de la première fois où il avait remis les pieds à Londres après son séjour en France. Il s'était senti comme prisonnier. Comme si ce pays, cette ville... était une prison tout entière. Ce n'était pas simplement les sorciers ou Azkaban... C'était toute cette ville. Londres. Et cette fois-ci, c'était la même.

Harry portait une casquette enfoncée jusqu'aux oreilles, un long manteau qui caché ses formes. Il était devant l'hôpital où Draco avait été enfermé. Il n'était pas content. Non, pas content du tout. Comme la première fois. Quand il l'avait enfermé. Il bouillonnait en lui et Harry faisait tout pour le calmer. Mais il avait du mal. Comme la première fois.

Il leva la tête vers l'écriteau. Un hôpital moldu... Pourquoi ? Pour être sûr que personne ne le retrouverait ici ? Si jamais il franchissait la double porte vitrée, il savait qu'il n'aurait plus guère de choix. Il devrait faire du mal... Pour sauver Draco. Il était d'accord. Mais il ne fallait pas qu'il l'écoute. Parce qu'Harry avait menti. Son pouvoir n'était pas une protection. Ce n'était pas non plus un pouvoir instinctif. Non... Il était en vie. Présent en lui comme une autre personne. Il faisait ce qu'il voulait.

Et là, il était en colère. Et il ne reculerait devant rien pour assouvir à ses fins.

- Tu veux retourner en lui ?

Une chaleur immense le prit. Il le voulait oui. Il voulait retourner là-bas.

- Tu sais que si je t'y envoies... Je mourrais. Mon corps ne supportera pas une deuxième extraction. Mais je peux comprendre... Si tu veux être avec lui.

La froideur. Non... Il ne voulait pas qu'il meure. Il se rétracta.

- Alors on le sauve tous les deux. On le prend, on s'enfuit et on ira là où tu veux aller. N'importe où... Tant que tu nous éloignes de cet enfer.

La chaleur revint. Maintenant, il fallait qu'il rentre là-dedans. Harry baissa la tête et mis les mains dans la poche. Les portes s'ouvrirent à son passage et il entra dans l'hôpital. Il alla directement à l'accueil avant qu'il ne l'oblige à continuer son chemin. Il avait bien raison. Si Draco Malfoy était réellement là, il ne l'aurait pas enregistré. Est-ce qu'il savait où il était ? Non. Harry monta chaque étage, un à un. Il les visita, et passa à côté de nombreux sorciers qui le regarda bizarrement.

Il s'empêcha de faire quoi que se soit même s'il n'était pas d'accord. Troisième étage, toujours rien. Draco était introuvable. Ils ne pouvaient pas l'avoir déjà emmené. Non... Il devait continuer à chercher.

Dernier étage... Et toujours pas de traces de lui ou même de n'importe quels Aurors. Il commençait à paniquer. Et lui, à s'énerver. Harry se jeta dans un placard à balais. Son pouvoir plia les portes des casiers.

- Si tu te crois si fort que ça, tu n'as qu'à le retrouver tout seul ! Hurla-t-il.

Un seau vibra et les balais volèrent. L'un d'eux se fracassa contre la porte en de million de copeau de bois. Harry sursauta. Il y avait un problème. Jamais il ne s'était énervé de la sorte. Même face à Voldemort, il était resté calme et caché. Même quand Ron... Hermione ou le reste de sa soi-disante "famille" l'avait abandonné, il n'avait rien dit. Il était resté sagement coincé en lui, il avait respecté son choix.

- Qu'est-ce qu'il se passe... Dis moi ce qu'il se passe... Je t'en pries. Où est-il ?

Et puis tout s'arrêta. Il se calma aussi vite qu'il s'était énervé. Et disparut. Harry ne le ressentait plus. Oh, il était bien là, mais il semblait comme fatigué. Harry aussi était fatigué. Fatigué de courir après ses... salopards.

- D'accord...

Sa voix trembla. Et il se frotta la main avec son pouce essayant de cacher ses tremblements. La peur fit avancer son cœur à plusieurs battements par seconde. Il n'avait pas le choix. Il devait absolument savoir... où il était.

- D'accord, c'est bon... On fait... à ta manière.


- Bonjour, monsieur Malfoy. Bien dormi ?

Draco ne dit rien. Ne laissa rien paraître et pourtant il pourrait. Il était grandement surpris. Pourquoi lui ? Pourquoi ne pas l'avoir reconnu plus tôt ? Pourtant, maintenant qu'il le voyait, il se disait qu'il était bien bête. Il aurait dû le reconnaître. Draco leva la main et retira le masque.

- Bonjour, Auror Kingsley.

C'était lui... Celui qui avait arrêté son père. C'était lui qui l'avait arrêté aussi. Il le revoyait, repousser violemment sa mère pour ne pas qu'il l'approche. A croire qu'il avait une dent contre les Malfoy.

- Alors, monsieur Malfoy ? Pouvez-vous me répondre ?

- Vous croyez franchement que je vais le faire ?

- Pour votre information, bien que je pense que vous l'ayez compris, vous allez mourir. D'ici quelques jours... voire quelques heures. Alors, sachant cela... Vous devriez être reconnaissant à Harry de vous avoir offert trois mois de pur liberté. Et cette reconnaissance, vous avez encore l'occasion de la payer. Il suffit juste de clamer l'innocence d'Harry. Dire que vous l'avez complètement ensorcelé. Et quand vous serez mort, Harry n'aura plus l'occasion de s'acharner à vous sauver. N'est-ce pas ?

Draco le regarda longuement. Il avait raison. C'était fini. Harry ne pourrait pas le sauver. Plus maintenant. Il fallait qu'il accepte, il fallait qu'il puisse lui donner une chance. Il regarda longuement Kingsley et ouvrit la bouche. Mais il la referma subitement quand tout à coup il sentit une drôle de présence. Il était là. Il pouvait le sentir à nouveau. Tout prêt. Et il se rapprochait de seconde en seconde.

Comment cela se faisait-il ?

- Monsieur Malfoy ?

Draco regarda la porte, il n'était vraiment... pas loin. Kingsley la regarda aussi.

- Que se passe-t-il, Draco ?

Il fronça les sourcils. Il était là, dans la pièce. Mais comment ? Un sort de désillusion ? Non... Il n'aurait pas pu franchir la porte comme cela. Il n'avait pas transplané non plus, sinon il ne l'aurait pas senti s'approcher. A moins que... A moins que ce fut lui !? Non... Non, il n'aurait pas fait ça... Pas une seconde fois ! Depuis combien de temps ? Il fallait qu'il le retrouve. Mais... qu'attendait-il pour le prendre. Ah moins que...

- Draco...

- D'abord... Vous ne m'appelez pas par mon prénom. Nous ne sommes pas ami, monsieur Kingsley. Pire que ça, nous sommes ennemis... Je suis votre ennemi numéro un. Je suis... l'homme qui a tué... tous ces moldus. Et je ne regrette rien !

- Malfoy !

- Et vous savez quoi ? J'ai ensorcelé Harry. Pour qu'il m'aide à sortir de là. Je lui ai lancé un sort et actuellement, il est encore totalement épris de moi. Il va venir ici... Il va m'en sortir et détruire tout ce qui l'en empêchera. Vous... Et vous aussi. Ajouta-t-il en parlant à l'autre derrière. Ainsi que cet endroit, s'il le faut.

- Harry ne ferais jamais ça !

- L'ancien, peut-être... Mais pas ce que j'ai fait de lui.

Kingsley attrapa Draco par le col de sa chemise de malade et le souleva, lui arrachant son masque.

- Qu'as-tu fait de lui !?

Draco sourit.

- Ma chose... Murmura-t-il avec un sourire pervers.

Il était tellement désolé. Tellement...

- Mais il y a encore un moyen de le sauver, vous savez Kingsley. Ce sort... pourrait totalement disparaître, à l'instant même où mon cœur cessera de battre et que ma magie... se dispersera dans la nature.

- C'est bien ce qu'il va se passer, monsieur Mal...

- Avant... ou après qu'il est commencé à tuer des innocents ? Murmura sadiquement le blond.

Kinglsey le lâche subitement et recula. Il sortit sa baguette, pointée droit vers lui. Il sourit et ferma les yeux. Il fallait qu'il retourne là-bas. Il ne devait pas rester ici. S'il restait... Harry mourrait. Mais si c'était lui qui mourrait... Alors il n'y avait plus aucune raison qu'il soit là. Va-t-en, se murmurait-il dans sa tête. Retourne auprès de lui.

- Monsieur...

Draco rouvrit les yeux et reprit son masque froid. Il n'aurait pas pu se taire celui-là.

- Vous voulez le laisser faire ? Vous voulez qu'il oblige Harry à tuer ?

- Harry Potter a juré ne pas être sous...

- Et bien sûr vous allez croire tout ce que dit un mec sous emprise ? Dit calmement Draco.

Il se rapprochait. Il se rapprochait de l'Auror. Draco écarquilla les yeux. Non... Il ne pouvait pas faire ça. Harry ne le laisserait sûrement pas faire ça. Le blond se reprit vite. Que devait-il faire ? S'il devenait hostile... Il avait fait le mauvais choix. Il comprit bien vite que même si Kingsley le tuait, il ne s'en irait pas. Non... Il se vengerait. Pourquoi ? Quand Harry avait-il toute cette haine en lui. Et soudain il comprit... Il ouvrit grand la bouche de stupeur.

- Allez-vous en. chuchota-t-il.

- Quoi ? Tu te débines !?

- Il est déjà ici... Il faut que vous partiez ! Et vite !

- Qu'est-ce que tu...

La vitre de la fenêtre explosa soudainement.

- Non... Harry, ne fait pas ça.

Ses attaches sautèrent brusquement et il se leva immédiatement. Il arracha tout ce qui le liait aux machines. Il se dirigea directement vers la force qu'il pouvait percevoir. Il leva les mains vers elle se fichant des regards totalement apeuré et surpris des deux autres.

- Harry, c'est bon... Je suis libre... Allons nous en.

La force se mit alors à prendre apparence. D'abord ce n'était qu'une forme floue, comme de la fumée. Puis elle prit forme humaine, mais sans visage et sans cheveux... Comme une ombre.

- Harry ?

La forme se tourna vers Kingsley et celui-ci pointa sa baguette vers elle.

- Non ! Ne le provoquez pas... Je vous en prie. Vous ne pourrez rien contre lui. Harry... Harry, regarde moi. S'il te plaît...

La forme arrêta tout geste. Soudain elle leva un bras vers l'homme restait en retrait jusqu'à lors. Celui-ci se mit tout à coup à suffoquer.

- Harry !

- Harry n'est pas là, Draco... murmura l'Auror Ricks.

Draco passa de l'ombre à l'Auror. Celui-ci avait les yeux d'un blanc presque écarlate. Impérium. Non... Ce n'était pas les effets de l'Impérium ça.

- Tout ira bien, mon ange. Je vais te sortir de là.

Draco eut le sang qui se glaça. Il s'avança vers lui et baissa les yeux.

- Qui es-tu... ?

- Je suis ton ami, ton amour et ton protecteur. Sans toi, Harry n'est plus rien. Et sans Harry, je ne vis plus. A part si tu me sers de réceptacle à nouveau.

- Je... ne pourrais pas. Toi et moi sommes incompatibles. tu as bien pu le voir durant ces trois derniers mois !

Il essaya de sourire mais eut beaucoup de mal.

- Il faut que tu retournes auprès d'Harry. D'ailleurs nous devrions y aller tous les deux !

- Oui. Mais avant, nous devons nous débarrasser du problème. Fit-il en se retournant vers Kingsley.

- Non ! Cria Draco en s'avançant encore. Tu sais qu'Harry ne voudrais pas ça.

- Il n'en sera rien... Ce sera notre petit secret.

- C'est hors de question que tu leur fasse de mal. Je sais... Ecoute-moi. On s'en va. Ramène moi auprès de lui.

- Mais ils vont...

- Partons... Je te jure qu'ils ne feront rien.

L'ombre baissa la tête au sol. Puis l'hocha.

- D'accord. Mais s'il font quoi que se soit. Je les tue... Sans hésiter.

- Ok... Ok... Partons.

Draco se dirigea vers la sortie en jetant un regard à Kingsley. Celui-ci n'avait pas bouger d'un pouce. Il faisait bien. Et il avait tout intérêt à ne pas bouger. Draco sortit de la pièce et dut faire face à plusieurs agents qui pointèrent directement leur baguette sur lui. L'ombre se mit en face de lui automatiquement et les lumières flanchèrement dangereusement.

- Non !

- Laissez-le.

Draco se retourna brusquement. Kingsley avait bougé. Il était maintenant devant la porte de la chambre et parlait calmement aux autres Aurors.

- Laissez-le partir. Sinon... nous mourront tous.

- Mais... Auror Kingsley.

- Obéissez.

Draco fit un pas... puis un autre. Les Aurors un à un, baissèrent leur baguette et Draco commença à marcher plus vite. L'ombre le suivit lentement, gardant un oeil... ou plutôt... la tête puisqu'il n'avait pas vraiment d'oeil vers les hommes. Draco se mit à courir vers la sortie. Mais rapidement l'ombre le rejoint et l'engloutit. Le blond expira alors qu'il se sentit dématérialisé puis rematérialisé. Draco se retrouva dans un hôpital moldu.

Il regarda à droite et à gauche sans comprendre. L'ombre flâna rapidement vers le fond du couloir. Draco le suivit en courant jusqu'à un placard à balais. Draco l'ouvrit immédiatement et retrouva le corps d'Harry.

- Non ! Hurla-t-il.

Le blond se jeta sur lui et le souleva. Le sol était imbibé de sang. Draco se mit à courir avec le corps inanimé du brun dans ses bras. Son bras pendouillant dans le vide laissait traîner des gouttes de sang sur le sol, dégoulinant de l'ouverture béante sur son poignet.

- Harry... Mon dieu, à l'aide ! Cria-t-il.

Le couloir se remplit bizarrement de gens. Des infirmières arrivèrent en courant, l'une d'elle poussant un brancard. Draco l'y déposa dessus et ne put s'empêcher de le regarder. Il était blême, bien trop blanc. Sa peau... qui d'habitude était si brune... si bronzé... Elle était blanche...

- Poussez-vous monsieur ! S'écria l'infirmière alors que deux autres l'arrachaient à ses bras.

- Non... murmura Draco, totalement choqué.

Elle monta sur le brancard et commença un massage cardiaque alors que d'autres refermaient ses plaies avec divers bandages. Le brancard avança rapidement, poussé par d'autres encore. Draco voulut les suivre mais ils se fient arrêter par des infirmières.

- Monsieur ! Que s'est-il passé !? Répondez, monsieur...

- Je... J'en sais rien.

- Monsieur il faut...

- Je vous dis que j'en sais rien, éclata le blond.

Il passa ses mains tremblantes et pleines de sang dans ses cheveux alors qu'il se dirigeait vers le mur. Tout tanguait autour de lui. Il essaya de respirer fortement mais n'y arrivait pas.

- Monsieur !? Monsieur, comment vous appelez vous ?

Draco s'effondra au sol, alors qu'il avait de plus en plus de mal à respirer. C'est alors qu'il le sentit. Tout à côté de lui. Il leva les yeux et cela eut l'effet d'un choc électrique. Il était là... Il était là, à côté de lui et le regardait comme s'il s'inquiétait pour lui. Il n'avait pas de visage mais il pouvait le sentir ! Que faisait-il là ? Pourquoi était-il là !

- Qu'est-ce que tu fiches ici ! Hurla Draco en se relevant. Retourne voir Harry ! Retournes-y ! Maintenant !

- Harry va mourir, Draco... Je ne peux plus rien pour lui.

Draco se retourna immédiatement vers l'infirmière qui était juste devant lui. Ses yeux avaient pris la couleur de ceux sous Imperium et son ton était monocorde comme l'Auror Ricks. C'était lui qui parlait.

- Il faut que tu acceptes de me reprendre, Draco.

- Non ! Il a... Il a encore une chance ! Si tu y retournes... Je t'en pries. Tu ne peux pas... Je ne veux plus vivre sans lui ! Je ne veux pas ! Hurla-t-il.

- Mais, tu m'as moi, mon amour.

- NON ! Non, écoute moi bien espèce d'entité à la mords moi le noeud. Chuchota-t-il de manière menaçante en s'avançant vers la forme humaine qui lui servait de corps. Si tu ne sauves pas Harry... maintenant... Je te promet de mettre fin à mes jours.

- Je t'en empêcherais.

- Oh non... Je te connais assez bien maintenant et je sais... Que tu as des limites ! Et quand Harry mourra et que tu voudras prendre de force mon corps, je vais te tester. Chaque heure, chaque minute... Et tu finiras par flancher un moment ou un autre. Tu auras perdu Harry... Et tu me perdras moi aussi...

Il ne répondit rien. Il resta là, coincé entre les menaces de Draco et un Harry mourrant. S'il n'effectuait pas le transfert maintenant, il ne pourrait plus et allait succomber. Il pouvait aussi choisir quelqu'un d'autre. Non, il ne pouvait pas faire ça... Le blond ne pourrait pas vivre sans Harry, il fallait qu'il retourne en Harry. Il fallait... Qu'il le fasse revivre. Il ne pouvait mourir ainsi. Les larmes coulèrent brusquement sur ses joues.

- Je t'en pries, supplia Draco. Je... t'en pries.

Il pleurait encore. Il pleurait pour lui. Comme la dernière fois où il avait pleuré. L'ombre disparut et avec elle, l'emprise de la jeune femme qui vacilla et s'effondra. Qu'avait-il décidé de faire ? Était-il retourné auprès d'Harry ? Qu'avait-il fait ? Draco tomba au sol. Il sentit tout son corps happé par un tourbillon d'horrible sensation. D'abord de la colère, puis de la tristesse. Enfin de l'abandon.

Tout était de sa faute. Ils avaient raison. C'était de sa faute si Harry avait détruit sa vie pour lui. C'était de sa faute si les Aurors étaient à leurs trousses. C'était de sa faute si son amour avait risqué sa vie deux fois déjà...

C'était de sa faute s'il était devenu comme ça. La haine, la colère, la vengeance. Le meurtre. Il avait compris ça à l'instant même où il l'avait vu se dresser devant Kingsley. Son passage court, certes, en lui l'avait transformé. Il l'avait contaminé. Il avait fait de lui un monstre. Le monstre qu'il était. Le monstre qu'il est...

Tout était de sa faute. Il aurait dû mourir dans cette prison...


Les yeux d'Harry s'ouvrirent brusquement avant de papillonner. Une à une, ses fonctions vitales semblèrent reprendre vie. Il inspira fortement, son corps parsemé de soubresaut. Il entendit quelqu'un parler fort à ses côtés. D'autres l'entourait, complètement choqué. Quelque chose dans son bouche de vraiment désagréable le faisait suffoquer et quand on le remarqua, on lui demanda de souffler fortement et on lui ôta, non sans une petite douleur. Enfin, il inspira normalement. Il regarda tout autour de lui. Il était dans une salle opératoire.

- J'efface l'heure de la mort, murmura une infirmière.

- Est-ce que vous m'entendez ? Demanda une docteur en approchant son masque à quelque centimètre de son visage.

Il pouvait voir dans ses yeux qu'elle était complètement, elle aussi, surprise de la voir en vie. Harry regarda tout autour de lui et ouvrit la bouche. La douleur enflamma sa gorge alors qu'un minuscule son voulut sortir. Il cligna des yeux et se tint la gorge. Son regard s'arrêta sur ses poignets. Des bandages emplis de sang mal fait les enserrait. D'une main tremblante, il tenta des les retirer mais l'infirmière l'arrêta.

- Non ! Nous avons réussi à arrêter l'hémorragie. Laissez cela !

Harry la regarda. Il inspira profondément.

- Com... combien... ? Dit-il péniblement.

- Combien de temps vous êtes mort ? Poursuivit le docteur en ayant l'habitude de cette question. Une dizaine de minute. Nous venions tout juste de vous déclarer mort.

Harry hocha.

- Vous... pouvez bougez tout votre corps ?

Second hochement.

- C'est incroyable, murmura une autre femme.

Mais Harry commença lentement à ne plus faire attention à ce qui se passait dans la pièce. Il ferma les yeux et attendit. Finalement il le sentit. Il était revenu. Pourquoi ? Et surtout... Avait-il sauvé Draco ? Une chaleur apaisa sa douleur. Oui... Un sourire s'étira sur ses lèvres. Oui, il l'avait sauvé. Alors il se recoucha et se laissa faire tout en restant bien éveillé. Il fallait qu'il le voit. Qu'il sache s'il était là ou pas. Les femmes s'activèrent autour de lui et le nettoyèrent, vérifièrent, avant de le sortir du bloc. Tout le long, Harry jeta un regard partout. Était-il là ? Mais il ne le vit pas... Finalement, il fut installé dans une chambre. Harry ne comptait pas y rester. Il n'avait pas fait tout ça pour le laisser s'enfuir. Il attrapa le poignet d'une jeune femme alors que cette dernière allait le quitter.

- Dîtes-moi... Y avait-il un homme... Blond aux yeux gris... Un homme que vous ne pouvez pas manquer... Est-il toujours là ?

- Désolée, je ne sais pas. Je vais aller me renseigner. Je reviens tout de suite. En attendant vous devriez vous reposer.

Non, il ne pouvez pas se reposer. De toute façon, il n'en avait pas envie. Il n'avait que trop dormi. Et chaque fois qu'il dormait, il lui échappait. Pas cette fois. Cette fois il resterait bien éveillé. Il le verrait avant. Il attendit ce qui lui parut une éternité. Il regarda à travers la fenêtre de sa chambre. Finalement, la porte s'ouvrit à nouveau et il tourna vivement la tête. La chaleur revint. Il était heureux, il était content... Cela voulait dire que...

- Vous pouvez entrer.

Draco apparut dans l'embrasure. Ses yeux était rougis par les pleurs, ses cheveux salit par le sang, son visage blême. Il reprit quelque couleur en le voyant, mais une larme coula inévitablement sur sa joue. La jeune femme referma derrière lui, comprenant rapidement ce qu'il se passait.

- Pourquoi as-tu fait ça ? Murmura Draco sans attendre... Tu aurais pu... tu aurais pu...

- Je n'ai rien...

- Non ! Tu ne comprends pas ! Il ne voulait plus revenir en toi. Si je ne l'avais pas menacé... Il ne serait pas revenu.

Harry sourit lentement. Il tendit une main tremblante vers lui.

- Je sais... Je savais qu'il ne voudrait pas revenir. Il est tombé amoureux lui aussi. Je crois bien qu'en moi, nous sommes deux à t'aimer.

Draco s'avança comme hypnotisé.

- Tu savais... Et tu as quand même...

- Tu as oublié ? Je mourrais pour toi.

L'homme glissa ses doigts dans les siens, se délectant de sa douceur. Un sentiment de bien être le prit et il ne put s'empêcher de s'approcher d'avantage. Il s'assit sur le rebord du lit et chuchota :

- Je ne veux pas que tu meures pour moi. Je veux que tu vives avec moi... Mais c'est si dur... Quand je pense à tout ce qui nous attend... Encore et encore... Et si ça recommençait... Alors que tout pourrait s'arrêter, si je me rendais.

Harry le regarda, pris de peur.

- Non. Ecoute moi. Je connais un endroit... Où personne ne viendra nous chercher. Je sais que nous serons heureux et bien. Je sais que nous n'aurons plus à avoir peur. Alors je t'en pries, viens avec moi. Épouse-moi et vis avec moi.

Draco sourit sous ses larmes, heureux de sa demande indirecte. Il se pencha et l'embrassa lentement. A quelques centimètres de sa bouche, Harry chuchota :

- Tu ne le regretteras pas.

- Je n'ai jamais regretté une seule seconde passé avec toi... répondit-il en souriant encore, laissant derrière lui le stresse, la tension, la peur et la colère contre lui-même.

Et ils s'embrassèrent à nouveau, à perdre haleine, leurs cœurs battant à l'unisson.

Quand l'infirmière repassa dans la chambre pour donner à son patient ses médicaments, elle trouva avec surprise la pièce complètement vide. Ils avaient disparu...

Cette fois-ci pour la dernière fois...


Fin


Vous inquiétez pas, il y a un épilogue ! Bah oui, je vais bien vous dire où est-ce que nos deux tourtereaux se sont enfuis. Et aussi ce que le ministère fera... Ou ne fera pas ! Mouhahaha !

Enfin... Si vous êtes sages. Où plutôt patient !

A bientôt,

Personne ne l'a jamais connue.