Sous les yeux de...


- Carole :

Carole n'était pas seulement la nouvelle femme de Burt et la belle-mère de Kurt. Elle ne l'aimait pas juste comme son fils, il était l'un de ses fils. Un fils adoptif certes, mais tout aussi extraordinaire et aimant que Finn. Elle essayait du mieux possible de ne pas faire de différence et pensait qu'elle y arrivait plutôt bien.

Elle avait l'habitude de s'occuper de ses proches, aussi bien de Burt, de Finn que de Kurt. Sauf que désormais elle n'était plus seule pour veiller sur ce dernier. Blaine s'était ajouté à la liste des personnes prenant soin de lui et veillant sur lui.


Quelques heures plus tôt.


Carole sirotait son thé matinal en feuilletant le journal du weekend lorsque Finn entra dans la cuisine en traînant les pieds et fonça dans l'encadrement de la porte. Elle leva les yeux au ciel en le voyant tituber en arrière les paupières encore à moitié closes. Certains matins elle se demandait comment il arrivait à descendre les escaliers sans rater la moitié des marches.

Elle tourna la page du journal et Finn se laissa tomber sur la chaise face à elle.

- Kurt n'est pas encore levé ? demanda-t-il en baillant.

Elle referma son journal en jetant un regard vers l'horloge. Dix heures dix-sept, Kurt ne se levait jamais après dix heures.

- Je voulais des gaufres, marmonna son fils en posant la tête sur la table. Il fait toujours des gaufres le samedi matin.

Carole lui promit en se levant qu'elle allait lui en faire et se dirigea vers les escaliers.

Elle toqua à la porte de la chambre de Kurt et patienta un moment avant qu'une petite voix ne l'autorise à entrer. Elle la poussa silencieusement et remarqua le tas de couvertures en bataille sous lequel seul des mèches de cheveux châtain dépassaient.

- Tu vas bien, mon chéri ?

Kurt s'appuya sur un coude et se dégagea légèrement.

- J'ai mal à la tête, répondit-il les joues rouges et les lèvres gercées.

Carole s'approcha rapidement de lui pour tâter son front. Il était brûlant et gémit au contact de sa main froide contre sa peau. Elle s'éclipsa pour récupérer un thermomètre dans la salle de main et s'essaya sur le bord du matelas pour le lui tendre. Elle repoussa les mèches qui tombaient sur son front et vérifia sa température lorsque l'objet émit un petit bruit strident.

- 38,5°C, déclara Carole. Reste ici, je vais te chercher des cachets. Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit tu m'appelles, d'accord chéri ?

Kurt hocha la tête en se laissant tomber contre son oreiller et elle déposa un doux baiser sur sa joue chaude avant de se lever du matelas.

- Attends, marmonna légèrement Kurt, la voix étouffée par le tissu de son oreiller. Je veux Blaine.

Elle se retourna en se pinçant les lèvres. Kurt releva légèrement la tête et posa ses beaux yeux bleus fatigués sur elle.

- S'il te plaît, demande-lui de venir. Je ne suis pas contagieux, continua-t-il d'une voix plus faible et douce que d'habitude.

Carole hocha la tête sachant qu'il avait raison. Il n'avait qu'une grosse fièvre, Blaine ne risquerait rien.

- Je vais lui demander s'il peut venir.

Kurt la remercia en se nichant dans ses couvertures et Carole attrapa son téléphone portable dans la poche arrière de son jeans pour contacter Blaine. Elle referma la porte derrière elle en composant le numéro du jeune homme. Il répondit à la troisième sonnerie étonné qu'elle le contacte.

- Kurt est fiévreux et il te réclame, informa-t-elle en tenant l'appareil pressé entre son oreille et son épaule pendant qu'elle fouillait dans le meuble à pharmacie. Serait-il possible que tu passes, si tu n'es pas occupé bien sûr ?

Il accepta immédiatement et assura qu'il serait là le plus tôt possible.

- Oh Blaine, ça te dérangerait de passer à la pharmacie pour acheter de l'aspirine ? demanda Carole en se mordant la lèvre. Je suis presque à court.


La sonnette retentit à peine une heure et demie plus tard, alors que Carole finissait la préparation du petit-déjeuner de son fils.

- Finn ! cria-t-elle en sortant les dernières gaufres du grill. Va ouvrir, c'est surement Blaine.

Elle perçut un grognement provenant du salon et il traîna les pieds jusqu'à la porte pour laisser entrer le jeune homme.

Blaine pénétra dans la pièce suivit par Finn, attiré par l'odeur des gaufres. Le bouclé sortit la boîte cartonnée de médicaments de la poche de sa veste et Carole attrapa un verre, un plateau et une bouteille d'eau pour monter le tout à Kurt.

Il déposa sa veste et son écharpe dans le vestibule et la suivit jusqu'au premier étage.

- Kurtie ? murmura Blaine en entrouvrant la porte de la chambre de son petit ami, Carole sur les talons.

Un marmonnement étouffé lui répondit et Blaine sourit en s'avançant dans la pièce. Il s'assit sur le bord du lit de Kurt et passa ses doigts dans sa chevelure emmêlée dépassant de sous les draps. Kurt gémit d'une voix endormie en se retournant vers Blaine.

- Bonjour mon cœur, susurra le bouclé en laissant courir sa main le long de sa mâchoire. Je ne t'ai pas réveillé au moins ?

Carole s'avança elle aussi et remarqua la lueur d'inquiétude qui passa dans les pupilles mordorées du jeune homme. Elle posa son plateau sur la table de chevet de Kurt et sortit un comprimé de la boîte.

- Non, ça va, assura-t-il. Je n'arrive pas à dormir.

Blaine acquiesça faiblement et se pencha pour déposer un tendre baiser sur la tempe de Kurt.

Carole sourit en posant une main sur l'épaule de Blaine et tendit un verre d'eau et l'aspirine à Kurt. Il prit le cachet et la remercia faiblement avant de se dégager pour laisser de la place à Blaine pour qu'il puisse le rejoindre sous les couvertures. Il s'installa contre un des nombreux oreillers et coussins moelleux et Kurt passa ses bras autour de son torse avant de se lover contre lui.

- Je vous apporterai quelque chose à grignoter ce midi, informa Carole.

Blaine acquiesça et Kurt grommela une réponse contre le pull de son petit ami avant de le serrer un peu plus fort dans ses bras.

- Vous voulez que je vous mette un film ?

Kurt accepta et Carole attrapa Moulin Rouge sur une des étagères recouvrant l'un des murs de sa chambre. Il n'avait même pas besoin de préciser quel film il désirait, seul les comédies musicales faisaient effet lorsqu'il était malade. Plus particulièrement Moulin Rouge.


Carole remonta vers douze heures trente avec une assiette de sandwiches dans les mains.

Blaine caressait distraitement les cheveux de Kurt endormi dans ses bras et chantonnait Come What May en laissant glisser son regard de son petit ami à l'écran plat.

Elle posa l'assiette près de Blaine qui la remercia en souriant et elle s'éclipsa rapidement en lançant un dernier regard derrière elle. Blaine entama faiblement la partie de Satine en couvant Kurt des yeux, qui respirait calmement contre son torse.

Carole descendit les escaliers en souriant, la façon dont Blaine regardait Kurt lui faisait toujours cet effet. Il y avait quelque chose de tellement fort dans les chaleureux yeux mordorés du jeune homme, d'encore plus fort que dans ceux de Christian lorsqu'il croisait les iris de Satine.

Il n'y avait pas que de l'amour entre Kurt et Blaine, un tas d'autres sentiments était lié, de l'amitié au respect. Et c'est ce qui faisait la force de leur relation, ils seraient toujours là l'un pour l'autre et ce quelque soit ce qui pourrait arriver entre eux. Ils n'arrêteraient jamais de se soucier de l'autre, ils ne pourraient pas arrêter de le faire même s'ils le voulaient.

Blaine et Kurt étaient faits l'un pour l'autre, pour être ensemble. Ils étaient des âmes soeurs.


Note de l'auteur : Alors, noyés dans la guimauve de ce chapitre ? Pas de problème, le Klaine tout mignon et romantique est bon pour la santé.

Bien évidement j'attends votre avis qu'il soit positif, neutre ou négatif.

La semaine prochaine vous découvrirez comment Adam voit Klaine.

Review !