Co auteur : L'ange et la princesse
Pairing : Draco et Harry, plus a vous de deviner
Correction : Mrs. Drarry, as-tu disparu demoiselle ? Il ne nous reste plus qu'un chapitre de corrigée après celui la il faut que je retrouve ton mail moi.
Disclaimer : J.K
Pour Lady . Hinata1 au pseudo très mignon, alors je m'explique viiii le précédent chapitre semble être le même mais en observant bien, on passe du pov Harry dans le chapitre 5 a un flash back dans le 6 puis au pov Draco du chapitre 5 ce qui est… Compliqué.
Raison pour laquelle c'est la seule et unique fois ou nous avons choisis de nous exprimer de cette manière, nous avons décidé de montrer nos essaies aussi marrant nan ? Maintenant, on s'exprime non plus un chapitre chacune, mais plutôt chacun son personnage. D'ailleurs l'ange en a pas beaucoup a gérer la paresseuse, vous voulez pas l'enguirlander pour moi ?
HPDM
Harry serra les dent de rage, une colère sourde au creux du ventre. Une des fenêtres se fissura en une multitude de micro fissure sous la pression magique. Sourcils froncés, il repoussa les draps et entreprit de se lever.
- Elle est ou? siffla t il entre ces dents serrées
- Quand je suis, parti elle était encore dans sa chambre, mais une femelle aux airs décérébrés m'a dit qu'ils arrivaient bientôt. Ils ne peuvent pas la transporter, elle n'est pas… En état…
Le brun se dirigea vers la porte, déterminé malgré la fatigue qui lui plombait le corps. il ne pouvait pas les laisser faire, pas après ce que cette femme avait fait pour lui. Il ne fit même pas attention à la tête du blond Serpentard qui le regardait faire avec surprise.
- Et sa chambre elle est ou Malfoy? s'impatienta le sauveur
- Je t'emmène, plus rapide, je n'ai pas particulièrement confiance en ton sens de l'orientation, commenta Draco en prenant les devant.
Le brun lui jeta un regard noir mais ne dit rien. Il s'engueulerait avec cet idiot platiné une autre fois. Pour le moment il avait bien plus important à faire. Il ne se priva pas pour autant de grommeler quelques insultes dans sa barbe inexistante sur l'endroit où le blond pouvait se mettre son sens de l'orientation. Le seul problème était que Malfoy marchait vite et chaque pas le fatiguait un peu plus.
Il serra les dent et tint bon, suivant le blond malgré le fait qu'il le distançait de plus en plus. Mais bizarrement il n'était pas difficile à suivre vu que la foule se scindait littéralement devant lui. Sans doute le truc du niffin, songea Harry, il faudrait vraiment que quelqu'un lui explique ce que c'était que ça encore.
Bientôt ils arrivèrent devant la porte, malheureusement, ou heureusement peut-être, il arrivèrent en même temps que trois aurors… Et le ministre de la magie lui même.
Harry gronda en voyant la foule de journaliste et de photographe derrière lui. Il eut un sourire mauvais quand l'homme s'approcha de lui pour essayer de lui serrer la main devant la porte encore close de la "dangereuse" Mangemort. Il l'ignora et passa à côté de Draco, ouvrant la porte de la chambre avec autorité et soufflant un " boucle là et entre" au blond qui ouvrait déjà la bouche pour, il en était quasiment sûr, insulter le ministre.
Pas que l'idée ne lui déplaise mais le faire alors qu'une marée de journalistes n'attendait que ça n'était en soit, pas une bonne idée. Décidément, Malfoy était VRAIMENT perturbé. En tant normal, il n'aurait pas commis une telle erreur de débutant. Il crut un instant que le blond allait se rebiffer mais à sa grande surprise, il le vit rentrer à sa suite, silencieusement. Les occupant de la pièce, à savoir quelquess infirmier qui regardaient le corps allongé de la belle Narcissa avec haine et dégout, se retourner et se figer devant lui.
- Dehors, souffla le jeune homme. Mais les soigneurs restèrent bloqués à le regarder avec effarement.
- J'ai dit : DEHORS !
Une vague de magie traversa la pièce sans qu'Harry ne s'en rende compte et tous se précipitèrent vers la porte, laissant Harry et Draco seul avec le corps endormi.
Le brun souffla doucement et s'approcha. Ses yeux se posèrent sur le bras de la Mangemort repentit, car, oui, pour lui elle l'etait, quelque soit les raison qui l'aient poussé à le faire.
Il avait de la peine pour elle. Elle n'avait voulut que protéger son fils, comment ne pouvait-il pas comprendre ça, lui pour qui sa mère s'était sacrifiée. Il serra les paupières douloureusement. Une Mangemort repentit qui risquait sa vie pour en protéger une autre. Cette situation lui faisait penser aussi à son professeur de potion. En y réfléchissant cet homme avait eu plus de courage que tous les combattants de l'ordre réuni. Il espérait juste que les aurors alliés à l'ordre avait pu le trouver à temps pour le sauver.
Il allait ouvrire la bouche quand il entendit la porte derrière lui. Fermant son visage, essayant d'afficher l'assurance qu'il n'avait pas il se retourna vers le ministre, seul.
Bien, pensa-t-il, au moins cet idiot avait comprit qu'il valait mieux pour lui qu'il n'y ait pas de témoins pour ce qui allait suivre. Une grimace de dégoût déforma sa bouche devant l'homme, il savait que ce lâche avait été à la solde de Voldemort, il était donc Mangemort aussi même s'il ne portait pas la marque. Et pourtant, il s'apprêtait à livrer une de ses consœurs au peuple pour sauver ses fesses. Pathétique, il fallait l'admettre… Il se mettait à penser comme Malfoy.
Croisant les bras sur son torse, le jeune homme foudroya le petit homme bedonnant qui le regardait avec angoisse, le regard fuyant vers le niffin qui observait la scène d'un air détaché, comme si tout cela ne le concernait pas vraiment. Et pourtant, Harry sentait son regard sur lui et n'aimait pas ça, le regard de Malfoy le mettait étrangement mal à l'aise. Peut-être parce qu'il s'apprêtait à endosser un rôle que le blond savait ne pas être le sien, mais il devait le faire, c'était le moyen le plus sûr et le plus rapide de sauver sa sauveuse.
- Monsieur le ministre, salua-t-il froidement.
- Monsieur Potter, ravi de vous voir déjà sur pieds, je… Si je puis me permettre, vous avez un drôle de teint.
Harry haussa un sourcil. Il était sérieux là ? Il venait pour tuer une femme et il s'inquiétait de sa couleur de peau ?
- Juste un petit effet secondaire, rien de bien méchant. Je suis en pleine forme à vrai dire, souligna le survivant avec assurance.
Oui il était écarlate et alors ? Ce n'est pas ça qui l'empercherais de lui coller un coup de pied dans son énorme séant de pachyderme.
- Je… Que faites-vous ici monsieur Potter ? Vous devriez être avec vos amis non ?
Un sourire mauvais étira les lèvres d'Harry. Si en plus cet idiot lui tendait des perches.
- Justement Môsieur le ministre, je rends visite à une amie si je puis dire…
l'Homme hoqueta de surprise et devint sensiblement plus pale qu'il ne l'était déjà.
- Une amie monsieur Potter ? Mais enfin madame Malfoy est une…
- Femme qui m'a sauvé la vie à deux, non trois reprises au cour de ces derniers mois.
Il coula un regard vers Draco, toujours immobile, hésitant à énoncer à voix haute le reste de la phrase qui lui brûlait les lèvres. Le blond n'apprécierait pas mais… c'était le meilleur moyen d'éviter des ennuis au blond par la suite aussi, et Harry ne voulait pas qu'il ait plus de problèmes qu'il n'en avait déjà à cause de lui. La culpabilité sans doute.
- De même que son fils d'ailleurs continua-t-il. Vous comprendrez aisément ma surprise quand j'ai appris que celle ci allait être arrêtée, alors qu'il est plus qu'évident qu'elle a besoin de soins et que la victoire contre Voldemort n'aurait pas été possible sans elle… Je me demande comment les journalistes vont écrire cela tien. " La sauveuse du sauveur condamnée à mourir en cellule"? Ou peut-être " Une héroïne de guerre laissée pour morte"?
Le ministre gesticula, mal à l'aise.
- Mais enfin monsieur Potter, madame Malfoy est une Mangemort avérée ! Quand bien même elle vous a aidé, et comprenez bien que j'en suis désolé, ses crimes n'en sont pas moins condamnables et nous nous devons de nous montrer intransigeant.
Harry étouffa un grognement, il avait envie de taper ce type ! Très bien, s'il voulait jouer , alors il jouerait.
Il prit son air le plus innocent, essayant de jouer la compréhension. Et au vu de la tête de l'homme en face de lui, il y parvenait plutôt bien. Cet idiot se détendit, persuadé sans nul doute d'avoir fait entendre raison à celui qui a vaincu. Un grand sourire aussi faux qu'hypocrite vint aux lèvres d'Harry. Il prit juste une seconde pour prier merlin que Draco, toujours immobile et en retrait se retienne de lui coller un pain avant d'ouvrir à nouveau la bouche.
- Oh je n'avais pas pensé à ça je vous l'avoue monsieur le ministre. Votre point de vue et tout à fait compréhensible je dois dire.
- Bien ,bien, commença l'homme avant qu'Harry ne lui recoupe la parole et ne le laisse plus en placer une.
- Oui oui je comprends, et je dois dire que j'approuve monsieur le ministre. D'ailleurs c'est ce que je dirais sans doute aux journalistes dehors en sortant je vous le promet ! Après tout, tout crime doit être punis, vrai ? Même ceux fait sous la menace ou la contrainte, ça va sans dire. D'ailleurs je vous dirais, je pense qu'on pourrais aller encore plus loin, pourquoi ne pas poursuivre tous ceux qui ont dénoncé leur famille ou leurs amis par peur d'être eux-même dénoncé ? Ou même les aurors qui les ont traqué et martyrisé injustement parce qu'ils en avaient reçu l'ordre ? Et pourquoi pas même la tête qui leur a donné cet ordre?
Le brun fit mine de réfléchir, jubilant de la teinte verdâtre de l'homme en face de lui. C'est ça ce que ressentait Malfoy quand il jouait l'être supérieur ? Bon sang, il en venait presque à comprendre le blond.
- Mais au fait, continua-t-il l'air soudain faussement contrarié, ce n'était pas vous cette tête pensante monsieur le ministre ? Ça ferait désordre vous ne croyez pas ?
L'homme devint écarlate et Harry sentit son cœur louper un battement, et si ça ne marchait pas ?
Si l'homme comprenait que cette personnalité sûre d'elle n'était pas la sienne ?
Tant pis, il devait jouer le tout pour le tout !
- Monsieur Potter seriez-vous en train de me menacer?
- Tout à fait ! fit le brun avec une fausse n'allez pas penser que je ne le ferais pas monsieur, j'en ai sérieusement marre que des ordures de votre espèce pensent que je ne suis qu'un crétin sans cervelle. J'ai vaincu un des plus grand sorcier de ce foutu siècle ! J'ai affronté des dangers qui vous feraient faire dans votre pantalon, à de nombreuses reprises, j'ai frôlé la mort plus d'une fois et ce n'est pas pour me faire emmerder par le premier tocard venu !Alors maintenant écoutez moi bien : vous allez sortir de cette pièce et allez expliquer à ces moutons derrière que madame Malfoy, son fils ainsi que Severus Snape ont contribué dans l'ombre à la victoire contre le Lord Noir. Si vous ne le faites pas, je vous jure que je vous détruit ! Je suis assez clair?
L'homme regarda Harry avec stupeur, aussi pâle que la mort et tout flageolant. La bouche entrouverte et incapable de parler se qui finit d'agacer le Griffondor.
- J'ai dit : suis-je assez clair ?!
L'homme balbutia une vague affirmation avant de fuir, la queue entre les jambes, laissant Harry et Draco plus ou moins seul, Narcissa n'étant clairement pas en mesure de tenir une conversation. Dès que la porte fut fermée, Harry tendit une main vers Malfoy fils.
- Avant que tu ne dises quoi que ce soit, je tiens à faire une petite précision Malfoy. Je ne l'ai pas fait pour toi, je ne l'ai pas fait par gentillesse et nous ne sommes pas, comme tu l'as si bien dit tout à l'heure, amis. Je l'ai fait parce que j'ai une dette envers ta mère, plusieurs même et que j'ai un vrai respect pour elle. De plus, je n'ai fait que dire la vérité. Maintenant si tu permets… Sa voix baissa d'intensité, la fatigue contre laquelle il lutait depuis plusieurs minutes le submergeant. Il faut vraiment que je retourne dans ma chambre.
Il se dirigea doucement vers la porte mais ne put s'empêcher de jeter un dernier coup d'œil au corps inanimé de Narcissa.
- J'espère qu'elle s'en sortira Malfoy, sincèrement, fit le brun avant de couler un regard vers le blond en laissant un sourire vague apparaître sur son visage. Et Malfoy, la prochaine fois que tu piques des fringues, évite de voler les miennes, elles ne sont pas à ta taille.
Draco fixa Harry, inexpressif, avec stupéfaction. Qui était cette personne, Potter, son Potter pouvait-il réellement être comme ça ? Si … assuré. Draco se lécha la lèvre sentant la tension sur sa langue avec délectation. Délicieux…
Son regard perçant se posa sur le Potter qui l'avait défendu, ce Potter qu'il ne connaissait pas…
Il le dévisagea désirant soudainement plonger en lui, entrer dans son esprit, comprendre. Il pourrait si facilement tout savoir, gratter, détruire ce mental, se l'approprier et le dévorer… Il aimait ça.
Sa mère était sauve, probablement grâce aux surcouilles du survivant.
Un survivant qui avait défié l'autorité, s'était imposé. Vulgairement, si Draco avait été un homme du peuple il aurait pu penser que l'homme portait enfin ses couilles.
Et tout ça pour lui.
Harry avait changé.
Draco contempla le dos musclé et fort devant lui, il aimait ça.
Dans son esprit l'image du petit garçon perdu dans une boutique de prêt à porter ridicule disparu.
L'enfant aux habits trop grands qui osait à peine le regarder dans les yeux, qui semblait si fragile et qui pourtant avait eu la force de le rejeter, de le défier lui, un Malfoy!
Disparu.
Serpentard pensa-t-il avec une certaine douceur.
Il avait envie de connaître mieux ce visage, cette facette, il devait, savoir.
Draco tendit une main désireuse avant de se rétracter, rien n'avait changé…
Il l'avait … choisit.
Devant lui, Potter vacilla un instant avant de se rattraper.
Draco fronça les sourcils, contemplant les muscles rouges crispés d'efforts. Il le sentait, quelque chose n'allait pas. Il le sentit, la douleur dans son ventre angoissante et pourtant Potter se rattrapa, le dos illuminé par le soleil qui semblait suinter de sa peau, comme attiré par la force du survivant.
A quoi jouait cet idiot ?
- Merci murmura Draco, trop bas pour que le brun ne puisse l'entendre.
La lumière entourait toujours l'homme comme un halo de lumière. Saint Potter, il portait bien ce nom, enfin presque.
Harry se tourna vers lui le regard dur, assuré. Il voulait encore que le brun le regarde ainsi.
Puis l'instant fut finis, s'évaporant comme s'il n'avait jamais existé. Potter chuta, se rattrapant haletant au mur blanc et sans vie de l'institut médical.
Draco fronça les sourcils observant l'homme dont le masque brisé affichait soudainement ses faiblesses.
Soufflant visiblement Potter se tenait le ventre, une grimace de douleur sur le visage. Draco avait oublié, il n'avait pas pris garde à cela. Harry était souffrant, presque mortellement blessé. Sauvé de justesse par une potion expérimentale. Et pour lui et sa famille, cet idiot se promenait à demi nu dans un hôpital. Potter devait réellement apprendre à prendre soin de lui.
Draco soupira en attrapant l'homme qui s'évanouit malgré sa volonté visible de rester éveillé. Quel entêté.
Il regarda longuement le visage contre lui. Même évanouit, Potter restait debout, avec lui comme soutiens mais debout. Une vraie force de la nature.
Le brun haleta, gémissant légèrement dans son sommeil. Qu'est-ce que Potter l'obligeait à faire.
Draco l'attrapa soudainement, soulevant ses jambes, la peau rouge de la joue de Potter se collant a son torse. Il était aussi léger qu'un papillon.
Sans hésitation, Draco sortit de la chambre sous les flash crépitant, tenant fermement le survivant. Il fit une pause quelques secondes avant de se mettre en marche en de grandes enjambées traversant la foule tel Moïse fendant les eau.
- Un commentaire monsieur Malfoy ?
- Quelle est votre relation avec le survivant ?
-Quelle est votre relation avec le ministre ?
- Est-il vrai que vous êtes un niffin ?
Les questions fusèrent sans que Draco n'y réponde, snobant ouvertement la masse impropre et curieuse, pleine du désir d'obtenir l'information. Draco le menton bien droit, eut un sourire glacial. Il aimait être le centre d'attention, que chacun se retourne sur son passage avec crainte, peur, envie mais surtout désir. Pas qu'il répondrait aux attentes de ces paysans mais il aimait que chacun connaisse sa place. Un dieu n'en était plus un sans admirateurs.
Et puis quelle relation avec le ministre ? Draco espérait que ce parasite ne parlait pas de lui passant sous le bureau de l'homme répugnant. Quel était son nom déjà à ce cafard ? Ah oui, Kafarus Snikers, un premier ministre bien peu digne de ce titre. Même une belette aurait mieux convenu à ce titre, parfois le mage noir avait de drôles d'idées. Et cela sans parler de son obsession malsaine pour un enfant de 11 ans.
Draco arriva rapidement a la chambre du malade, le jetant sans délicatesse sur le lit. Après tout, il venait déjà de le soulever, pas que Potter soit lourd mais baver sur sa chemise qui n'était d'ailleurs pas la sienne, un véritable outrage.
D'un seul geste, Draco repoussa les parasites qui étaient entrés dans la chambre en catimini pour prendre le… Non, Draco refusait de penser aux futurs gros titres de demain, le monde était si stupide.
Il hésita un instant à ressortir de la pièce avant d'abandonner l'idée de passer par la porte d'entrée. Ces gens n'avaient-ils pas d'autres soucis que celui de se préoccuper du malheur des autres. Il était affligeant de voir à quel point les médias sorciers étaient obnubilés par leurs nombrils. Aucun d'eux ne se démarquait réellement, sans doute un peu le Chinaneur qui s'était fait parole de la résistance et qui entretenait une bonne réputation.
Mais la guerre étant finis, à moins de changer de ligne éditoriale, le quotidien risquait de redevenir un banale torchon emplis de stupidités certes originale mais Draco avait passé l'âge des contes de fée. Il restait abonné depuis ses 6 ans juste par habitude et même s'il conservait chacun de ses exemplaires, il s'agissait juste d'une manière d'énerver son paternel.
Draco regarda le visage apaisé et endormi du brun. Tiens une mèche rouge, il se demandait si les pupilles vertes tourneraient bientôt au rouge, cela serait étonnant et assez inattendu. Potter serait bien capable de faire une réaction allergique à sa de faire comme tout le monde.
Par prudence, Draco coupa une poignée de cheveux qu'il plaça dans le médaillon autour de son cou qui arborait le symbole des Malfoy. Il doutait qu'un homme si peu soigneux et attentionné envers ses cheveux ne remarque la mèche manquante.
Il testerait à la maison avec un des précieux réticules prélevés qu'il n'y ait pas d'effet secondaires entre les potions prises pour soigner le brun et sa propre création qui lui avait rougi la peau. Il serait ennuyeux de devoir y mettre fin pour le moment, et imprudent. Draco avait vraiment un mauvais pressentiment, il était vraiment bien trop gentil avec Potter. Ce dernier n'avait aucune idée du nombre de dette qu'il avait envers lui.
Soupirant Draco effleura le torse rouge écoutant sous sa main les battements du cœur. Pour une fois, les médicomages semblaient avoir travaillé de manière assez efficace. Il ne ferait pas fermer Sainte Mangouste aujourd'hui, après tout sa famille en était propriétaire à 47%, toutes les autres parts dispersées habilement de manière à ce qu'aucun ne puisse un jour même s'opposer à ses décisions. 25% lui venait de la famille Black, 22% des Malfoy, un contrôle parfait.
Soudain un hibou entra par la fenêtre brisée par Potter. Draco se demandait si ce dernier avait sentit les vagues de magie incontrôlables qui jaillissaient de lui. Un si petit corps si puissant, Draco se demanda si Harry deviendrait un jour Niffin. Il n'en avait pas envie, il serait gênant d'avoir deux Niffin en même temps. Cela perdrait son petit charme et puis un Malfoy ne pouvait qu'être… Unique.
Draco reconnut l'animal comme appartenant au ministère de la magie, la bague à sa patte portant le sceau de la justice sorcière. Draco avança sa main pour prendre la lettre qui lui était probablement destinée. Joueur, le hîbou l'evita en sautillant avant de lui donner un profond coup de bec repérant le sang d'un Malefoy. Draco sourit avec compréhension à l'animal et le figea. Il n'allait tout de même pas se laisser dominer par un animal visiblement mal dressé.
Sans aucune délicatesse, il attrapa la lettre, brisant sans remords le sceau de l'enveloppe. Après tout, Potter ne pouvait pas l'en empêcher. Amusé, il ouvrit le parchemin, lisant rapidement. Draco tiqua, visiblement le ministre n'avait pas compris qu'il se trouvait face à son maître, sa patte se sentait dans ces mots à deux cent kilomètres.
" Cher monsieur Malefoy,
Nous sommes au regret de vous annoncer la saisie de la totalité des biens de votre famille suite à l'implication de votre père, unique héritier de la famille Malfoy dans la guerre contre le mage noir connu sous le nom de Seigneur… le mot avait été barrés lapsus révélateur. Vous savez qui. Nous rappelons qu'en vertu de la loi sorcière, seul un héritier mâle peut hériter et qu'il se doit d'être sorcier. N étant plus classé dans ces catégories, vous ne pouvez prétendre être héritié de cette grande famille. L'argent récolté sera redistribué pour financer les infrastructures gouvernementales et rétablir la paix au sein de ce pays. Pour le service rendu à la communauté sorcière, votre parrain, votre mère et vous-même ne serez pas poursuivis pour votre propre implication. Vous serez cependant dans l'obligation de vous rendre au procès Mangemort où du Veritasum et une Pensine seront mis à votre disposition pour recueillir votre témoignage. Votre statut de créature y sera étudié afin de décider si vous représentez une menace pour notre société. Afin de vous protéger, des limitateurs seront à cette occasion mis à votre disposition. Toutes sorties du pays vous est interdites jusqu'à cette date. Vous êtes prié par la présente de restreindre vos déplacements afin de répondre aux lois sur les créatures magique de niveau alpha.
Cordialement et mes sincères félicitation, Mme Ombrage, sous secrétaire du ministre de la magie."
Draco éclata de rire devant cette parodie ridicule de juste. Toute cette lettre sentait le piège à plein nez, une vaste blague. Veritaserum et Pensine, le ministre cherchait clairement des aveux et des preuves pour faire redescendre la fascination du peuple envers sa personne. Le noble abusé sauve le monde sorcier trahissant sa famille pour le bien de la société. Cette histoire ressemblait étrangement à un conte d'enfant. Une fable qui exciterait toute adolescente fantasmant sur le chevalier servant, torturerait les femmes aux foyers aux marris insipides.
Visiblement le ministre craignait sa nouvelle forme. Des limitateurs, autrement dit aucune tentative de fuite possible. Le but était limpide : l'attraper.
Draco, amusé, passa une main dans ses cheveux, un tic qui montrait son côté prédateur. Le pauvre homme ne savait pas à qui il s'en prenait. Écrivant rapidement Draco envoya un message, le téléportant à son destinataire avant de se lever à son tour. Il regarda une seconde Harry. Il pouvait partir, la potion fonctionnait.
Se retournant en virevoltant l'homme s'apprêtait à transplanter avant d'enlever sur une impulsion la chemise de Potter. Le garçon hésita encore un instant avant de déposer la lettre, cachée dans la doublure de la chemise. Potter la verrait ou ne la verrait pas, ce n'était pas important. Fier de lui, Draco transplana.
Il se demandait quelle tête ferait Potter demain en se voyant dans les journaux… Cela allait sûrement être amusant…
Surtout avec la photo qu'il avait envoyé au Gay Play Wizard. Quoi, il était un Malfoy, on ne se refait pas ! Draco disparu en un rire diabolique, abandonnant sans y faire attention sa baguette sur la table de chevet de Harry.
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