Je suis en retard et je m'en excuse platement, c'est un manque de respect envers ceux qui me lisent régulièrement ( et que je remercie d'ailleurs beaucoup) je tâcherai maintenant de publier chaque vendredi dans faute, mais la avec le bac et d'autres petits trucs, ça a été compliqué.

En ce qui concerne le chapitre, c'est plus de la transition, avec un nouvel horizon pour le prochain chapitre qui sera plus lourd en révélation choquantes et douloureuses.

On se retrouve a la fin pour les Rar anonymes.

PDV Pansy

Bleue. Rouge. Verte. Trois petites fioles sont alignées devant moi, sur cette table où trône par la même occasion un petit sachet plein de boulettes d'herbes de couleur bleue nuit. Voilà comment se forger son propre univers, la meilleure manière de s'évader sans déranger personne. J'ai entendu dire que le rouquin allait s'en remettre. Quelle chance, dommage qu'il ne puisse plus jamais marcher sans risquer de s'écrouler. Mon cœur se serre en imaginant que bientôt, lorsque je partirai en mission, cette personne sur ce lit, ça pourra être moi.

Mes yeux oscillent entre les fioles et les herbes, mais je lui ai promis de l'attendre pour commencer. Elle n'a pas intérêt à traîner ou je risque bien de craquer et me payer une petite tournée à PerfectLand toute seule. Je sens déjà l'odeur de la sérénité qui titille mes lèvres, le souffle de la tranquillité sur la nuque.

Un simple coup contre ma porte et cette dernière est déjà entrouverte, révélant une ombre dans ma chambre. Elle entre et referme en faisant le moins de bruit possible, comme si personne n'était au courant de ce que nous nous apprêtions à faire. Comme s'ils étaient aveugles, faut pas rêver non plus. Elle se laisse tomber sur le fauteuil en face du mon set esquisse un sourire en détaillant les différentes propositions face à elle.

"- Tu ne sors pas de ta chambre depuis des jours et tu trouves le moyen de te procurer tout ça. A croire que tu t'enfuies chaque nuit pour faire des réserves, souffle t-elle.

- Disons que mes réserves me suivent depuis longtemps, en vue de jours comme ceux-ci. C'était bien l'enterrement ? je lui offre mon sourire le plus serpentard.

- Comme tous les enterrements Parkinson, sauf qu'aujourd'hui c'était Rémus dans ce putain de cercueil. On a parlé de lui en termes élogieux, on lui a offert une jolie plaque au cimetière, on a pleuré et on est rentrés. Qu'est ce que tu veux savoir de plus ? Si certains se sont mis à hurler à l'injustice ? elle me regarde en biais, son regard allant de moi à la table.

- Comment s'est comporté Potter ?

- Silencieux, comme toujours. Sa peine est bien plus hurlante dans son silence que dans ses cris, elle se penche et prélève un petit tas d'herbes et se met à le mâchonner tranquillement. Je fais de même, m'attendant à ce qu'elle poursuive, ce qui ne tarde pas.

- Il sombre, et l'Ordre tout entier avec lui. Depuis que le Trio d'Or est en difficulté en fait.

Elle se cale au fond de son fauteuil,les yeux clos.

- C'est sur que voir Hermione Granger et Ronald Weasley, meilleurs amis du Survivant, incapables de retourner en missions, ça ne vas pas améliorer le moral des troupes."

Elle entrouvre les yeux et me fixe, ayant apparemment des envies de meurtre sur ma petite personne.

"- Si on veut gagner maintenant, il va falloir vendre notre âme au diable, " elle murmure, comme si prononcer ces mots trop fort pouvait les rendre plus réels.

Flash back

Trois nuits auparavant, dans la cuisine, Pansy aurait préfère tomber sur Blaise, ou même Drago, plutôt que sur elle. Comme si elles pouvaient discuter sans s'entretuer avec un passé si différent. Pourtant, au bout de longues minutes de silence, à se dévisager en chiens de faïence, elles ont entamé une discussion. Sur la guerre, la terreur et la peur. Elle voulait savoir comment la petite garce de serpentard avait eu l'envie de venir les rejoindre. La réponse s'était fait désirer, et alors qu'elle avait entamé un mouvement pour partir, laissant Parkinson dans la lumière blafarde de la lune, un souffle lui avait répondu :

"- Rester près du seigneur des ténèbres, c'est comme voler chaque jour au dessus d'immenses filets du diable, prêts à t'engloutir à la moindre défaillance. Mais au dessus de toi, ce sont d'énormes toiles d'araignées où vivent des ombres qui ne veulent qu'admirer toute forme d'autonomie, de réflexion personnelle que ton esprit pourrait abriter. Tu dois en permanence être sur tes gardes sur tout ce qui t'entoure. Et si tu veux échapper à tout ça, tu finis par passer un pacte avec le diable pour pouvoir respirer sans crainte car tu t'es élevé dans la hiérarchie des mangemorts. Mais au prix de ta conscience. C'est le prix de la liberté dans les ténèbres."

Une fois cette tirade achevée, elles étaient toutes les deux remontées dans la chambre de Pansy, pour parler, encore et encore, et la fille de mangemorts avait alors proposé à cette fille de l'Ordre de partager plus que des mots, un univers. Elle avait accepté, après tout, un pas de plus ou de moins vers le bord du précipice, ce n'est plus grand chose .

Je la dévisage, apaisée par ces petites herbes au pouvoir tout sauf factice du moins sur le moment. Elle a l'air tellement différente quand elle se laisse aller comme maintenant, lorsqu'elle oublie qui nous sommes tous, au milieu de cette guerre. C'est presque comme si on était amies. Elles sont sacrément bonnes ces herbes pour que je pense un truc pareil... Mais je ne peux m'empêcher de tiquer sur ce truc qu'on partage toutes les deux. On s'inquiète pour les gens qu'on aime. Alors pour oublier qu'on à plus d'ongles à force de les ronger, pour oublier qu'on final, on serait prêtés à crever pour qu'eux vivent, on se drogue, un peu plus chaque soir, histoire de nager un peu dans l'insouciance de temps en temps. Faut bien que quelqu'un soit à la hauteur tous les jours, alors on a pris ce rôle. Ce rôle de mère poule qui finira par nous briser.

Alors que je m'apprête à la lancer sur ce que va devenir le rouquin infirme, la porte s'ouvre, laissant apparaître un Drago Malefoy avec mon prénom sur les lèvres. Putain, la c'est la merde. Je lui fais signe de fermer la porte au plus vite, ce qu'il accompli sans quitter mon invitée des yeux. Ses yeux s'agrandissent de stupeur lorsqu'il s'aperçoit que nous ne sommes pas en train de boire du thé avec des gâteaux secs.

"- Je peux savoir ce que tu fais là Granger ? "

Ça y est, le duel est lancé, je n'ai plus qu'à me mettre à l'abri en attendant que ça se tasse, puisque de toute façon mon tour va venir. Espérons qu'il se soit déjà assez défoulé d'ici là pour m'épargner. Je devrais peut être aller chercher Zabini... En fait non, il me reprocherai surtout de ne pas l'avoir invité. Granger se redresse et regarde Drago dans les yeux, jonglant intérieurement entre les options qui s'offrent à elle. Pourvu qu'elle ne choisisse pas de ... trop tard :

"- Tu veux vraiment savoir Malefoy ? Très bien, assied toi ça risque d'être long. Là - elle prend la fiole bleue- je m'apprête à partir vers un pays imaginaire où je vais enfin pouvoir oublier que mon meilleur ami est dans un êtat pire que celui dans lequel m'a laissé ton père. Je vais aussi oublier que mon Survivant de meilleur ami s'apprête à devenir aussi monstrueux que Voldemort lui même. Arrête de frissonner, ce n'est qu'un nom. Je vais aussi faire en sorte d'oublier que maintenant nous sommes tous dans le même bateau, qui est accessoirement en train de couler. Je vais occulter le fait que tu possèdes les mêmes yeux que ton père, qui me filent encore des cauchemars et m'empêchent de dormir correctement. Par contre je vais accompagner Parkinson, qui à la gentillesse de partager ses petits anti-stress avec moi, dans un monde imaginaire où elle et moi n'auront pas besoin de veiller sur vous à chaque instant en espérant que vous n'allez pas vous faire tuer stupidement. "

Elle ferme les yeux et se pince l'arête du nez alors que Drago paraît étonné qu'elle lui ai déballé tout ça sans qu'il ai besoin de batailler longtemps. Les bienfaits des herbes. Merveilleuses petites choses. La nuit va être longue si ils décident de se mettre à communiquer comme des gens normaux. Je le vois me jeter un regard interrogateur, j'hoche alors la tête et il va se poser sur mon lit, proche de la table sur laquelle il se pense je pour attraper la fiole rouge.o

"- Alors dis moi Granger, tu permets que je vous accompagne ?"

Ainsi commence une nuit de pure illusion, où nous ne sommes que trois êtres pommés dans un monde qui n'est pas le leur mais qui leur convient bien mieux. Les explications viendront demain matin, profitons.

Voilà, comme je vous l'ai dit c'est plutôt transitif, mais je ressentais le besoin de l'écrire de cette manière.

RAR

Akane: c'est vrai que sur ce coup la c'est mesquin de ma part, mais d'autant plus que ce chapitre ne t'a pas apporté de réponse. Le prochain te plairas sûrement. J'en suis meme sûre !

Elena: j'adore tes reviews a chaque chapitre, ça me donne un point de vue dégagé a chaque fois, c'est fort pratique ! Sinon je suis contenté que tu apprécie mon histoire, et tu dois être heureuse, Ron n'est pas mort. Enfin pas encore. Allez, bisous ;)