Et voila le chapitre 7 ! Enfin un peu (beaucoup) d'action. Et des gens qui meurent (ce n'est pas vrai. ... Quoique !)
On a dépassé les trente reviews. Je vous aime. Je vous fais l'amour par la pensée (c'est comme ça que je remercie les gens !(ce n'est pas vrai)).
...
Les quelques lignes qui vont suivre sont adressées à Morgane, ma bêta des ténêbres. Donc si tu ne t'appelle pas Morgane et que tu n'es pas une patate sauvage et indomptée, je te saurais gré de ne pas lire ces lignes. Après, si tu lis quand même, tant pis, je vais pas débarquer chez toi pour t'égorger !
Chère Morgane,
J'aimerai, s'il te plait, que tu ARRETE de me faire chier avec Ystos. Il est mort, enterré, définitivement. Il. Ne. Reviendra. Pas. Donc maintenant tu cesse de me casser les couilles et de me spamer. N'oublie pas qu'on se voit demain et que le tram a déjà tué quelqu'un l'an dernier à la zombie walk et qu'ils peuvent très bien recommencer. Après le cinéma. Faut bien qu'on s'amuse un peu ! Sinon l'OS que tu m'as commandé n'avance pas, parce que je n'ai pas assez d'inspiration et que tout simplement je n'y arrive pas XD. Concernant l'autre OS, non je ne changerai pas la fin. Dernière remarque : Victor est un dieu, Victor vaincra. (Ka-Al sera sûrement d'accord avec moi !)
Bien à toi,
Rain.
...
Voila, vous pouvez recommencer à lire !^^ Et vous pouvez également commencer à lire le chapitre 7 !
Chapitre 7
Unster monta en haut de l'immeuble voisin de la base des Héros. Le bâtiment était plus haut que le QG ennemi, ce qui lui donnait l'avantage de voir sans être vu des deux Héros qui faisaient le guet sur le toit. Il contacta Kriss.
« Mec, il y a deux types sur le toit qui surveillent.
« Ah ! Fuck !... Eh Jigmé ! Cria le chef après un instant de silence en s'adressant au jeune homme aux cheveux noirs. Qu'est-ce que tu fout au milieu de la route, viens ici, ils vont te voir !
« Trop tard! Lança Unster en grimaçant. Vous êtes repérés. »
En effet, l'un des deux Héros désignait Jigmé au milieu de la rue et l'autre courait vers la trappe qui lui permettrait de rentrer dans le bâtiment, vite suivit par son collègue.
« Merde ! S'écria Kriss dans son oreille. Bute les !
« Pas le temps de monter mon arc et un coup de feu alerterait tout le quartier ! Vous allez devoir vous battre !
« Merde, merde, merde ! Essaie de repérer Math', OK ?
« OK ! »
Il chercha ses jumelles dans son sac et se coucha au sol pour observer. Il scruta l'intérieur de l'immeuble mais ne parvint pas à localiser son supérieur prisonnier. Ces connards de Héros n'avaient pas fait l'erreur de le mettre près d'une fenêtre.
« Kriss, je ne peux pas le voir de ma position, dit-il au chef.
« Attend, il y a deux types qui viennent vers nous !
« J'ai vu sortir personne !
« Non, ils viennent de la rue par laquelle on est arrivés. Oh putain ils sont armés ! Planquez vous les gars ! »
Jurant dans sa barbe inexistante, Unster se releva et courut de l'autre côté du toit, attrapant son sac au passage, afin d'avoir un visuel de l'action. Il monta son arc en deux minutes (moi ça m'en prend entre cinq et dix TT_TT), son oreillette l'abreuvant des jurons prononcés par Kriss. Il encochait une flèche empennée de noir quand son regard fut attiré par du mouvement du côté du QG assiégé. Six hommes venaient de sortir de l'immeuble et couraient vers le groupe d'Assassins qui s'apprêtaient à faire face aux deux Héros.
« Six mecs vous foncent dessus ! Je vais essayer de les ralentir !
« Putain de bordel de merde de connard d'enculé de sa mère la pute obèse ! »
Unster anticipa les déplacement du premier Héros et tira. L'homme s'effondra, une flèche plantée dans la cuisse. Un autre type s'arrêta pour secourir son camarade, sortit son pistolet de sa veste et tira deux fois vers là où se tenait l'archer. Dans un réflexe inhumain, celui-ci se jeta en arrière et la balle qui aurait du lui faire exploser la cervelle ne fit que creuser un un sillon sanglant sur son front. Il tomba par terre, lâchant son arc (fait gaffe au matériel, ça coûte cher ces machins ! Quoi ? Bon d'accord je ferme ma gueule.). Le sang coula dans les yeux et le long de ses joues, l'aveuglant. Il força son souffle trop rapide à se calmer, retira ses lunettes couvertes de sang et essuya le liquide carmin qui empoissait son (beau) visage. Son cœur battait à cent à l'heure et la peur paralysait son esprit. Trois ans qu'il bossait à la guilde. Il n'avait jamais frôlé la mort d'aussi près. Sans ce réflexe fulgurant qui l'avait fait se jeter en arrière, sa cervelle, et pas seulement son sang, maculerait le toit en béton. Il frémit à cette pensée. Il l'avait échappée belle.
…...
Les pensées de Pepper étaient bloquées. Le sang de Blondie déposait un voile écarlate sur sa propre vision. Elle n'avait l'impression de ne voir que ça : du sang, du sang et encore du sang. L'image de la tête mutilée de sa sœur obnubilait son esprit, monopolisait son cerveau.
« Elle est morte. Elle est morte. Elle est morte. » pensait-elle, prostrée dans le salon de la guilde, la tête de Blondie dans ses bras.
« Elle est morte. Elle est morte. Elle est morte. » pensait-elle quand Kriss lui parlait, tentait de la réconforter, mais personne ne pouvait y parvenir.
« Elle est morte. Elle est morte. Elle est morte. » pensait-elle dans le bus, ses amis autour d'elle, les doigts crispés autour du manche de son couteau.
« Elle est morte. Elle est morte. Elle est morte. » pensait-elle maintenant pendant qu'elle frappait ce jeune Héros blond.
Il était étendu sur l'asphalte, inconscient, sa peluche Simba traînant un peu plus loin. Du sang coulait de son nez brisé et de sa lèvre fendue, maculant ses mèches blonde de vermeil poisseux. Elle était assise sur lui, le maintenant inutilement au sol d'une pression à l'épaule, et le frappait à mains nues. Elle faiblissait. Ses coup n'étaient plus que de faibles caresses, presque douces. Elle pleurait.
« Elle est morte. Elle est morte. Elle est morte. »
Et une part d'elle même était morte avec sa sœur.
…...
Ils étaient en infériorité numérique. Ils n'avaient aucunes chances. Ce constat glaça le sang de Charlotte. La peur planta des aiguilles de glace partout dans son corps, manquant de la paralyser. Cette tentative de sauvetage allait être un échec cuisant, qui risquait de se solder par leur mort à tous. Elle se força à reprendre son sang-froid. Même si leur chances de victoire étaient très faibles, voir inexistantes, elle devait donner son maximum.
Elle se jeta sur un homme de grande taille aux cheveux châtains courts qui lui tournait le dos. Elle le fit chuter et ils roulèrent sur le goudron délavé. Elle se retrouva à califourchon sur lui, l'immobilisant. Elle leva sa lame, prête à l'assassiner, mais se figea brusquement. Les prunelles de sa victime reflétaient son propre choc, vite remplacé par un profond désespoir. Elle baissa lentement le bras et posa son couteau, les épaules basses. Elle gémit :
« David ?
- Charlotte ? … Je … Tu ... »
La jeune femme recula, laissant David se redresser et la prendre dans ses bras. Elle se blottit contre lui.
David était un Héros.
Son petit-ami était un ennemi.
Elle l'embrassa doucement.
« Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda-t-elle sans rompre l'étreinte.
- J'en sais rien, chérie. J'en sais rien. »
…...
« Attend, t'es sérieux ? » s'exclama Daniel en réduisant en quelques pas la distance qui le séparait de son prisonnier.
Mathieu le fusilla du regard avec application. Ce type l'énervait au plus haut point. Ses cheveux étaient insupportables, il était ridiculement grand par rapport à lui et en plus il était con. Il multipliait les défauts.
« J'ai l'air de plaisanter ? »
Son geôlier fit mine de réfléchir. Il allait répliquer quand le Héros aux cheveux blonds et à la peluche qui s'appelait Kigyar débarqua en criant :
« Ils sont là ! Les Assassins sont là ! »
Le chef, son second et le commissaire Theurel arrivèrent à leur tour.
« Laissez-nous gérer ça, commissaire, réclama le type à la veste rouge.
- Je n'avais pas l'intention de m'en mêler, répondit François Theurel en haussant les épaules. Je me contenterai de foutre en taule les Assassins survivants à la fin du combat. »
Mathieu se dit qu'il n'aimait pas ce connard. Si un jour quelqu'un mettait un contrat sur sa tête d'abruti, il se ferait un plaisir de l'exécuter. Le chef et le policier sortirent. Le bras droit à la chemise hawaïenne jaune ridicule les rejoignit après avoir lancé à Daniel :
« Bougez pas d'ici, surtout !
- Je suis attaché, connard, je risque pas de m'envoler ! » grogna Mathieu, agacé.
Le type ne fit pas attention à lui, ce qui l'énerva encore plus et lui donna la sensation d'être un meuble, et courut à la suite des deux hommes. Daniel jeta un œil à l'extérieur, l'air inquiet. L'Assassin se sentait frustré. Dehors, ses amis risquaient leur vie pour le secourir et lui il était ligoté à une chaise sous la garde de l'autre connard. Et Blondie était morte. Elle était morte. Cette nouvelle le choquait encore plus que celle de la mort d'Ystos, dont le meurtrier était d'ailleurs à moins de cinq mètres de lui. Blondie avait été sa camarade, son amie, sa sœur même. Puis il pensa à Pepper, qui avait été si proche de sa sœur. Elle devait être anéantie.
Le Héros interrompit le fil de ses pensées en revenant s'assoir en face de lui et en demandant :
« Alors, on parlait de quoi avant cette interruption ?
- Ta gueule ! Grogna-t-il avec haine.
- Oh... Il est fâché le p'tit Sommet ? Pauvre petit chou ! »
L'imagination de l'Assassin l'emmena dans un monde où c'était cette grande perche chevelue qui était attachée à une chaise et où il pouvait le torturer et se délecter de ses hurlements de douleur. Il le haïssait. Il avait envie de lui faire du mal. Ces pensées assez malsaines lui permirent de se calmer et d'engager une discussion plus posée et diplomate avec son geôlier.
« Alors comme ça, Blondie Hugs était un Assassin... reprit Daniel, plus sérieusement.C'est bien elle qui a tué Jacques et Adrien Alederd ?
- Peut-être... (il vit l'air déçu de son geôlier) Quoi, tu veux pas non plus que je te donne la liste de nos contrat et l'identité de nos clients ?
- Ah si ! Carrément ! Si vous pouviez vous rendre, aussi !
- Va te faire foutre, balais brosse !
- Quand tu veux mon chou ! »
La réplique que Mathieu allait sortir mourut sur le bout de sa langue quand il réalisa ce que Daniel venait de lui sortir comme connerie. L'autre le fixa d'un regard mi-étonné, mi-moqueur.
« Ben alors, il a pas l'habitude des blagues salaces, le p'tit Sommet ?
- Tu. Me. Fatigue. »
Le Héros ne rétorqua rien, se contentant de sourire d'un air amical. Dehors, on entendait des cris, parfois des coups de feu. Cela rappela au petit châtain que pendant que lui plaisantait avec son geôlier, des gens se battaient pour lui, dehors. Il cessa de sourire.
« Tu sais, reprit Daniel d'un ton plus sérieux en se plongeant dans la contemplation du plafond. Quand la police nous a amené le corps de Jérémy, on ne l'a même pas reconnu tellement le cinglé l'avait charcuté. Avec les gars, on s'est juré qu'on le buterait. Bob nous a fait promettre qu'on laisserait la police l'embarquer, mais on le fera pas. Ce type doit payer. On le tuera.
- C'est nous qui le tuerons. » répliqua Mathieu.
…...
La froideur de la lame planta ses griffes de glace dans sa chair. Nyo sentit ses jambes faiblir et loucha sur les cinq centimètres d'acier plantés dans son ventre, juste sous ses côtes. Il s'agrippa aux manches du Héros qui l'avait poignardé, un grand homme chauve, pour ne pas tomber, et cracha un flot de sang qui alla tâcher son écharpe rayée. Il se sentit faiblir. Son vis à vis enfonça un peu plus profondément la lame dans ses entrailles. Le sang emplissait sa bouche, obstruait sa gorge. Il toussa violemment, éclaboussant le T-shirt blanc du Héros de gouttelettes écarlates. Il sentit ses jambes le trahir et il s'effondra à moitié sur l'homme chauve, se retenant toujours à ses manches.
« NYO ! » entendit-il Brioche hurler quand le Héros le força à le lâcher.
Le sol dur et froid accueillit sa chute. Le Héros disparut. Les chaussures de Brioche emplirent son champ de vision qui commençait à devenir flou. Quand le jeune homme aux cheveux bruns le souleva, Nyo remarqua qu'il était blessé d'une entaille au bras droit.
« Bri', j'ai mal au ventre, gémit-il d'une voix faiblissante.
- Chut, ne parle pas, répliqua son sauveur. Je vais te mettre à l'abri en haut de l'immeuble avec Unster. Il s'occupera de toi. »
Le jeune homme à la capuche ne répliqua rien. Il n'en avait plus la force. Sa vue devenait floue. La douleur brouillait tous ses sens, engourdissait ses membres, le réduisant à un corps qui se vidait de son sang. Il avait l'impression que la voix de son ami se faisait de plus en plus lointaine et il aurait bien aimé qu'il se rapproche un peu pour lui parler.
La voix de Mathieu retentit soudain dans le vide incertain qui l'enveloppait, dissipant les ténèbres, forte et claire.
« Arrêtez de vous battre, bande de cons ! »
...
Voila (vous avez remarqué que si on échange le -o et le -i de ce mot, ça fait viola ! C'était la remarque inutile.), ce chapitre est à présent terminé, j'espère qu'il vous aura plu !
La suite arrivera très prochainement ! En attendant n'hésitez pas à laisser une review, ça me fait toujours extrêmement plaisir, c'est presque orgasmique (je sais pas vous mais je trouve que je suis dégueulasse aujourd'hui.).
Je vous fait plein de bisous !
Rain.
