Et voici le chapitre que vous attendez tous!
Bonne lecture,
Kousto
POV Alice
Tout le monde à le droit de se poser des questions et d'avoir des réponses sauf Bella. En la regardant, je devine sans peine qu'elle se demande pourquoi je ne mange pas, pourquoi j'ai la peau froide, pourquoi mes yeux changent de couleur… Je n'ose pas lui avouer ce que je suis réellement.
Je n'ose pas lui dire que j'ai plus de cent ans et que c'est le troisième siècle que je vis. Je suis née à la fin du 19° siècle et je n'ai pratiquement aucun souvenir de ma vie d'avant. C'est comme ça. J'ai vécu le 20° siècle comme une libération de la Femme. J'ai traversé ce siècle en vivant comme bon me semblait avec ma famille.
Carlisle et Esmée sont comme des parents pour moi. Près d'eux, je me sens bien.
J'entame le 21° en tombant amoureuse d'une humaine. Bravo Alice, tu commence bien! Il faut que je me détache de Bella sinon je vais devenir folle. Oui mais voilà, le cœur a ses raisons que la raison ignore.
J'allonge mes grandes jambes sur mon bureau et, la tête en arrière, je contemple le plafond, espérant y trouver des réponses. C'est une folie d'être amoureuse de Bella pour quelqu'un comme moi. Double folie car, si on met de côté le fait que je sois vampire, je suis amoureuse d'une femme et si ça se sait à l'armée, je peux dire adieu à ce métier que j'aime tant.
Par la fenêtre, je peux voir que les engagées sont en pause cigarette. Jamais compris quel plaisir on pouvait retirer du tabac. Ça pue plus qu'autre chose et l'odeur de tabac froid me donne la nausée.
Quelques minutes plus tard, ayant enfilé ma tenue de sport, qui consistait en un cycliste, des baskets et mon tshirt de compagnie, je rejoignit les engagées. Elles se mirent au garde à vous et je dit:
- Vous avez dix minutes pour vous mettre en tenue de sport.
Elles rompirent les rangs et filèrent.
- Footing? Me demanda une sergent.
- Tout à fait. Répondis-je d'une voix froide. Lucy, allez vous changer, vous nous accompagnez.
Lucy sourit et fila aussi rapidement qu'elle le pouvait. Je restai seule quelques minutes jusqu'à que je sente la présence de Bella, toujours accompagnée de son amie. Je vis Bella me détailler du regard et rougir. Angela posa une main sur son bras et je sentis la jalousie prendre le dessus sur moi. Mais, fidèle à ma ligne de conduite, je ne laissais rien montrer. Les engagées suivies de Lucy arrivèrent.
- Je vais vous scinder en deux groupes. Celles qui prétendent pouvoir me suivre, vous venez avec moi, les autres, avec la sergent.
Tout en parlant, je me demandais dans quel groupe Bella allait se mettre et je retins difficilement un grondement de colère quand je la vit se mettre dans le groupe d'Angela qui allait courir avec Lucy.
- Swan, vous allez dans mon groupe.
Bella me regarda avec surprise et obéit.
- Je ne veux voir personne à la traîne. La première qui flanche, elle fait demi-tour. Est-ce clair?
- Oui lieutenant! Dirent elle d'une seule voix.
Je donnai le signal de départ et j'imprimai un rythme pas trop soutenu. Inutile qu'une engagée se blesse dès le début… Bien malgré moi, je ne peux détacher mon regard des formes de Bella qui court devant moi. Ce corps que mes mains connaissent, je le réclame encore. Alice, calme toi voyons….
- On accélère devant, je me traîne! Dis-je en me mettant à la hauteur de Bella.
Finalement, je prit les devants et je me suis mise à courir de façon plus rapide, voulant voir jusqu'ou elles pouvaient me suivre.
- Lieutenant, Swan vient de se tordre la cheville!
Je m'arrêtait net et rejoignit Bella qui était assise sur le sol, se tenant la cheville gauche. Me maudissant, je m'accroupis près d'elle, mes mains posées sur sa cheville. Je la voyait se retenir de ne pas hurler mais ce qui me fit culpabiliser, ce fut de voir se magnifiques yeux noisettes se remplir de larmes.
- Je vais vous conduire à l'infirmerie. (voit le groupe de Lucy arriver à notre hauteur) Sergent, je ramène le soldat Swan au régiment. Elle s'est blessée. Vous continuez le footing avec l'autre groupe.
Lucy donna quelques ordres et je la vit reprendre sa course avec le groupe. Je vit Angela regarder Bella.
- Je vais te ramener à l'infirmerie. Dis-je d'une voix douce à Bella.
- ça va aller, je peux marcher toute seule. Protesta Bella alors que je la prenais dans mes bras. Tu ne vas pas tenir un kilomètre en me portant ainsi.
- Ne te fie pas aux apparences.
Sans aucun effort, je ramenai Bella. Durant les trois kilomètres, je ne cessai de sentir son parfum et je sentait son souffle contre mon cou. Peu de temps avant d'arriver à la caserne, je la déposai au sol et Bella prit appui contre moi.
- Je t'aurai bien porté ainsi jusqu'à l'infirmerie mais…
- Je sais, il ne faut pas qu'on nous voie.
Je lui sourit, passai un de ses bras sur mes épaules et une de mes mains se posa sur sa taille. Au contact de ma main, elle frissonna. Clopin-clopant, je l'amenai à l'infirmerie. La sachant entre de très bonnes mains, je filai prendre une douche.
Putain… QU'est ce qui m'arrive? Pourquoi je ne supporte pas de la voir avec son amie? C'est donc ça la jalousie?
POV Bella
Nous nous moquions de celles qui avaient eu le « malheur » de faire partie de ce que nous appelions « commando baskets ».
Depuis la fameuse séance de footing ou je me suis tordue la cheville, Alice ne m'adresse plus la parole. Après trois jours sur béquilles, je marche maintenant avec une attelle. Angela est toujours avec moi mais, dès qu'Alice nous voit ensemble, je vois son regard changé de couleur et je peux sentir que l'atmosphère change.
J'était bien dans ses bras. Malgré ses mains toujours glaciales, je me sentais bien. Je me sentais à ma place mais je me demandais comment Alice pouvait supporter mon poids sans broncher.
Quand je dort, j'ai toujours cette curieuse impression qu'on me regarde.
Le week end arriva assez vite. Comme à son habitude, Angela me déposa devant chez mon père et ce soir, comme à notre habitude, nous allions sortir. Je n'avais pas de nouvelles d'Alice et je me voyais mal l'appeler. Je mourrai d'envie de le faire mais je ne le fit pas. Son attitude froide et distante avec moi et Angela me rendais mal à l'aise.
Charlie regardait encore un match de basket à la télévision et j'était allongée sur mon lit. Je sentais que quelque chose n'allait pas avec Alice. Son corps froid, ses yeux qui changeaient sans arrêt de couleur, sa force et surtout, sa beauté que je pourrai qualifier d'inhumaine. Mon portable sonna et je décrochai:
- Allô?
- C'est Alice.
- Que me veux tu?
- On pourrai se voir et parler?
- Oui.
- Je suis en bas de chez toi. Rejoint moi.
Je descendis aussi vite que je le pouvait les marches, dit à papa que j'allais dehors et je rejoignis Alice. Elle était au volant de sa Porsche et me regardait. Elle m'ouvrit la portière de l'intérieur et je m'engouffrait dedans. Alice démarra et me dit, tout en conduisant:
- Je suis désolée pour ta cheville.
- Désolée aussi de ton comportement envers moi et Angela? Répliquai-je en regardant devant moi.
- Je me doit d'être comme ça au boulot.
- J'ai l'impression que quand tu me vois avec Angela, tu n'as qu'une seule envie, c'est de lui sauter à la gorge.
Je sursautai en entendant un grondement de colère venir du côté d'Alice.
- C'était quoi ça?
Alice ne répondit pas et gara sa voiture sur le bas-côté. Elle descendit, m'ouvrit la portière et me prit dans ses bras.
- Alice, lâche moi, tu vas te faire mal.
- Aucun risque. Dit Alice.
Avant même que je ne puisse dire quoique ce soit, Alice m'emmena dans la forêt. Surprise par le changement d'attitude de ma compagne, je fermai les yeux et je sentit Alice courir. Elle me déposa doucement sur le sol et se mit à quelques mètres de moi, me toisant de toute sa hauteur.
- Alice, qu'Est-ce qui se passe?
- Il faut qu'on arrête.
- Pourquoi? Parce que tu es ma supérieure et que je suis ta subordonnée?
- Je ne suis pas celle qu'il te faut Isabella.
Aïe, mauvais signe quand elle m'appelle par mon prénom complet. J'en ai déjà fait l'expérience au tout début de mes classes.
- Donne moi une raison de te croire. Criai-je. Parce que là, je ne te croie pas.
Je vit Alice baisser la tête et mettre les mains dans ses poches.
- Il faut qu'on arrête.
- Donne moi une raison valable.
- Je ne suis pas ce que tu crois. Ce n'est qu'une apparence.
- Je ne comprend pas ce que tu me racontes. (hurle) Regarde moi Alice!
Alice me regarda et je vit son regard ocre passer au noir le plus complet. Loin de m'effrayer, ce regard me fascina.
- Je suis une vampire. Dit elle froidement.
- Les vampires, ça n'existe pas.
J'entendis à nouveau un grondement provenir du côté d'Alice et je sursautai.
- C'était quoi ce bruit?
- Moi.
- Nan, tu me charries là.
Alice ne dit rien et, juste le temps d'un clignement de l'œil, je la vit près de moi.
- C'est impossible. Murmurai-je en regardant Alice.
- Bella, je ne mange pas, je ne dors pas. J'ai la peau froide, mes yeux changent sans arrêt de couleur suivant mes émotions et j'ai une force surhumaine. Que te faut il de plus pour te convaincre?
- Les vampires, ça n'existe pas. Ce ne sont que des personnages mythiques.
- Non. Je suis une vampire.
Je m'assis par terre et je la contemplait.
- Au risque de me répéter, ça n'existe pas.
- M'As-tu vu une seule fois manger? Une seule fois dormir?
- Non.
C'est vrai. Jamais je ne l'avais vu manger et encore moins dormir. Je pensais qu'elle était insomniaque ou quelque chose de ce genre là. Ce qu'elle m'avait dit au début m'avait paru énorme mais en y réfléchissant bien, je me rendis compte que ce n'était pas si absurde que ça.
- Quel âge as-tu?
- Physiquement, j'ai 19 ans.
- Depuis quand?
- Depuis 1890.
Je fit rapidement un calcul mental. Alice était née en 1871 et nous étions en 2010, ce qui voulait dire que…
- Putain… tu as 139 ans…
- Tu comprend maintenant pourquoi c'est impossible entre nous?
- Parce que tu es une vampire, c'est ça?
- Oui.
Je me levait et me mit à sa hauteur. Je mit une main sur sa taille et je lui dit, tout en la regardant:
- ça devrai m'effrayer et je devrai partir mais je ne peux pas. Peu m'importe ce que tu es, peu m'importe ta nature profonde. (pose ma tête contre sa poitrine) Tu es celle que j'aime Alice…
Je sentis sa poitrine vibrer sous l'effet d'un grondement de bonheur. Surprise, je regardait Alice. Ses yeux avaient de nouveau leur couleur habituelle et je vit sur ses lèvres le plus beau sourire du monde.
- Merci. Murmura Alice tout en m'embrassant.
Sa révélation de sa nature aurai du m'effrayer mais comme je l'ai dit, je m'en fout. C'est Alice que j'aime, tout ce qui fait Elle. Pendant que nous nous embrassions, je sentais ses mains se poser sagement contre mon dos tandis que les miennes se glissèrent sous sa chemise…
Calista: Merci pour ta review!
Bella Swan: et non, toujours pas de bain de mousse... Je ne suis vraiment pas décidée à écrire un lemon, dsl. (ps: 13 m'a fait lire ce que tu lui a envoyé. Excellent!)
Xenarielle: merci pour ta review et j'espère que la suite te plaira.
Trushy: alors les maths? Pas trop dur de se concentrer dessus? mdr.
13: Pourris moi en allemand si ça te chante mais ne change pas de métier! Tu ne tiendrai pas un mois... Si je dit ça, c'est parce que je ne te vois vraiment pas en treillis et gambader gaiement dans la verte^^ Ild
Et puis merci à toutes celles qui me laisse des reviews.
K.
PS: probable postage dans la soirée d'une histoire écrite à deux mais par moi et 13.
