Salut à tous et à toutes ! Voici un nouveau chapitre ! Je tiens en premier temps à remercier ceux qui n'hésitent pas à commenter et à me donner des conseils ( au fait, merci pour la règle de ponctuation, je l'avais complètement oubliée^^) et ceux qui suivent ma fic et en attendent la suite ou la lisent.
Et dans un deuxième et dernier temps, je vous souhaite une agréable lecture ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
7 . Révélations surprenantes
Il était dans une grande pièce, avec de plus hautes fenêtres que la précédente, et la lumière du soleil inondait le vaste espace.
On était au début de la matinée, et le ciel bleu était parsemé de longs nuages fins, avec une fine brise qui agitait la cime des arbres d'une forêt qu'il apercevait à travers les fenêtres.
Droit devant lui, au fond de la pièce, un homme était installé dans un des fauteuils qui faisaient face au bureau immense et imposant, et lui tournait le dos. Harry remarqua un étrange mais splendide volatile sur un perchoir doré, qui émettait de faibles plaintes douces, et qui possédait un magnifique plumage rouge et or.
Il s'avança un peu, et peu après il entendit Dumbledore sortir de la cheminée après lui. L'homme du fauteuil se leva élégamment, il portait un costume violet semblable à celui du Directeur, un chapeau melon de même couleur entre les mains.
Harry suspectait l'homme d'en avoir toute une collection, chacun fait pour s'assortir avec chaque tenue qu'il possédait. Cette pensée le fit presque sourire, et il sentit sa nervosité diminuer légèrement.
Il salua Dumbledore qui s'était avancé à sa rencontre, et resta fixer Harry avec un sourire joyeux, mais Harry sentit au fond de lui que cela cachait quelque chose. Il décida de rester prudent.
«Harry Potter ! Ravi de faire votre connaissance, mon garçon ! Comment allez-vous ?
-Bien monsieur, je vous remercie.»
Harry serra la main de l'homme aux cheveux gris, et en profita pour regarder les alentours.
Aux murs du bureau, sans nul doute celui de Dumbledore, étaient accrochés nombre de portraits, qui représentaient, d'après les noms gravés dessous, tous les anciens Directeurs et Directrices de Poudlard ayant succédé aux Fondateurs. Et, chose plus qu'étrange, les portraits bougaient, et parlaient entre eux.
Il garda sa découverte pour plus tard, et s'installa dans un des fauteuils que Dumbledore leur indiquait d'un geste de la main, et l'homme en violet prit le même qu'un peu plus tôt.
Le Directeur s'assit à son immense bureau, où trainaient plusieurs objets étranges ainsi que des papiers et des... plumes ?
«Harry, je te présente Cornélius Fudge, le Ministre de la Magie. Il s'est déplacé en personne afin de s'assurer que tu allais bien. Il aimerait également te poser quelques questions, si cela ne te dérange pas.
-Non, cela ne me dérange pas.»
Harry se sentait tout de même nerveux. Personne n'avait jamais voulu se préoccuper de sa santé, ou même lui parler gentiment. Et encore moins le vouvoyer comme le faisait le Ministre.
Fudge s'éclaicit la gorge, et se tourna vers lui, toujours en ayant ce même sourire amical étrange.
«Alors, mon garçon, pouvez-vous me raconter ce qui s'est passé durant le mois dernier ?
-Oui, enfin...une partie, monsieur. Mes souvenirs sont un peu... confus.
-Ce n'est pas grave, continuez.»
Dumbledore lui adressa un clin d'oeil, pour lui montrer qu'il se débrouillait bien. Il poursuivit donc d'une voix un peu plus assurée :
«Le jour où la lettre de Poudlard est arrivée, mon oncle l'a... ignorée. Ou plutôt, il l'a brûlée dans la cheminée. Alors, dans les jours qui suivirent, des dizaines de hiboux sont arrivés, et la maison a vite été envahie. Mon oncle, furieux, il déteste la magie, vous savez, a décidé de partir, pour échapper à ces "maudits volatiles" comme il a dit.
-Et où avez-vous été ?
-Eh bien... je ne sais pas, pour tout vous dire. Il tenait à s'assurer qu'il était le seul à connaître l'endroit où nous nous arrêtions. On s'arrêtait souvent, et jamais au même endroit. Et cela pendant plus d'un mois. Et... après, je... je ne me rappelle plus comment je suis arrivé ici.
-Ce n'est pas grave, Harry, tu es en état de choc, c'est tout-à-fait compréhensible.» Le coupa Dumbledore d'un ton bienveillant. Fudge aquiesça rapidement, puis ajouta :
«- Puisqu'il est maintenant hors de question que le garçon retourne chez ces Moldus, il logera donc, provisoirement, jusqu'à ce qu'on trouve une autre solution, à Poudlard, et ce même pendant les vacances. Dumbledore, Harry est maintenant sous votre responsabilité en tant que Directeur de cette école. D'autres détails vous seront envoyés ultérieurement. Veillez à vous assurer de sa parfaite sécurité, Professeur.»
Après quelques phrases de salutations, le Ministre sortit, très digne... par la cheminée. Après son départ, toute nervosité envolée,Harry ne put contrôler son hilarité, devant le comique de la situation.
Il allait commencer par croire que le mode de transport favori des sorciers était la cheminée ! Peut-être que c'était pour ça que les enfants Moldus croyaient que le Père Noël passait par la cheminée pour déposer des cadeaux !
Comme s'il avait lu dans ses pensées, le Directeur se leva, contourna son bureau,et s'approcha de lui en souriant:
«Poudlard étant très sécurisé, les seuls moyens d'accéder à l'intérieur du domaine est cette cheminée, la seule étant reliée au Ministère, et d'ailleurs très contrôlée, de marcher ou voler jusqu'aux limites de l'école -ce qui prend beaucoup de temps- et de transplaner.
-T.. Transpla quoi?
-Transplaner. C'est un moyen de déplacement très rapide qu'utilisent les sorciers adultes, ce qui leur permet de se déplacer d'un endroit à un autre instentanément.
-Ouah! C'est trop cool!
-Je te l'accorde, mais au début, après avoir eu leur permis, la majorité des sorciers ne trouvent pas cela cool, à cause des sensations désagréables que ce mode de transport engendre.
-Ah.» fit simplement Harry, son enthousiasme retombé. Dumbledore laissa échapper un léger rire, et lui dit :
«Puisque tu es sous ma responsabilité, Harry, et sachant déjà que je l'aurais obtenue, j'avais commencé à commander tes affaires d'école, ainsi que tes vêtements d'uniforme, et tu les recevra sans doute dans la journée, mais il faudra se déplacer en personne pour aller récupérer ta baguette.»
Harry ne répondit rien, une sensation étrange se répandant dans sa poitrine. Personne ne lui avait jamais acheté des vêtements neufs de son plein gré, et personne n'avait jamais pris sa sécurité à coeur. En fait, jamais personne ne s'était soucié de lui.
«Merci, Monsieur.
-De quoi, Harry ? C'est naturel, pourtant. Tu es sous ma responsabilité, il est normal que je m'assure que tu aie un minimum de confort.
-Merci...pour tout. De ne pas me traiter de monstre. De ne pas me rejeter, de ne pas m'ignorer... Merci.»
Les mots étaient sortis tout seuls de sa gorge serrée. Il n'avait pas pu les retenir. Avant même qu'il ne connaisse Poudlard, il commencait enfin à se sentir à sa place. Au milieu de gens comme lui. Des sorciers.
Il sentit la main du Directeur sur son épaule droite, et se reprit lentement. Il se retint de ne pas se rouler en boule dans le fauteuil comme un enfant de cinq ans. Il en avait onze, après tout !
«Harry... Il faudrait que tu saches quelque chose.»
Le ton de Dumbledore était quelque peu hésitant, et Harry sentit sa poitrine se resserrer. Qu'avait-il fait ? Le Directeur allait-il lui dire qu'il n'était finalement pas assez bien pour aller à Poudlard ?
Dumbledore soupira, puis, d'un coup de baguette, leva le sort d'invisibilité sur son épaule. Il s'assit à côté de lui, dans l'autre fauteuil, et non pas à son bureau.
Ce détail commençait à l'inquiéter. On aurait dit un médecin moldu dans un hôpital qui s'apprêtait à annoncer à un patient qu'il était gravement malade.
« Monsieur... que se passe t-il ?»
Le garçon commençait légèrement à paniquer, tandis qu'il observait anxieusement le visage inquiet du Directeur.
Celui-ci ne répondit pas, et fit apparaître un miroir flottant au dessus de son bureau, qui leur faisait face.
Ce qu'il y vit dedans le laissa sans voix. La première chose qu'il remarqua, c'est l'aspect de ses cheveux. D'ordinaire désordonnés et en bataille, impossibles à coiffer, ils possédaient à présent un aspect plus discipliné, de même longueur qu'auparavant, mais quelques mèches pendaient sur les côtés de son front.
C'est là qu'il remarqua que sa cicatrice n'était plus aussi apparente qu'avant, et avait l'air un peu plus effacée.
Il baissa son regard, et vit ses yeux. Il n'était plus aussi vert sombre qu'avant, ils était maintenant d'un vert clair mêlé d'or. Il resta totalement ébahi devant cette couleur pleine d'intensité et resta un moment sans rien dire, contemplant son reflet.
Il fut interrompu dans sa contemplation par le Directeur qui toussota discrètement, et qui le regarda dans les yeux, une lueur de tristesse et de remord dans les siens.
«Harry... je voudrais que tu saches que je suis désolé. J'ai fait une énorme erreur, il y a de cela une dizaine d'année, et je ne m'attends pas à ce que tu me pardonnes un jour.»
Harry resta le regarder d'un air perplexe, ne sachant pas quoi répondre. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine, appréhendant ce qu'allait lui annoncer l'homme devant lui. Il n'était pas sûr de comprendre ce qu'il se reprochait. Ainsi, il regretta presque quand Dumbledore reprit la parole, d'une voix beaucoup moins joyeuse que d'ordinaire.
«A la mort de tes parents, tu sais que je t'ai placé chez ces Moldus, croyant que tu bénéficierait d'une forte protection qui fonctionne par le sang. De toute évidence, je me suis totalement trompé. Tu étais certes en sécurité par rapport aux sorciers mal-intentionnés qui auraient pu te faire du mal, mais pas hors d'atteinte de ton oncle.
«J'aurais dû prendre de tes nouvelles en personne, mais Mrs Figg m'assurait que tu n'étais pas en danger. Elle te voyait souvent de loin dehors, mais pas assez pour juger de ton état, même lorsque tes Moldus s'absentaient et te laissaient chez elle.
«Quand tu es revenu ici, j'ai eu énormément de mal à croire ce qui t'était arrivé. Non, en fait, j'avais peur de réaliser à quel point j'ai pu être stupide. Mais Severus m'a ouvert les yeux, m'interdisant de m'apitoyer sur mon sort, que je mérite amplement.»
Harry ne savait pas qui était ce "Severus", mais il se demandait si ce n'était pas l'homme en noir qu'il avait aperçut un peu plus tôt. Pour en revenir au discours du Directeur, il était quelque peu confus. Il se décida à prendre la parole, en fronçant les sourcils :
«Donc... ce que vous essayez de dire, c'est que vous regrettez de m'avoir laissé chez ma tante et mon oncle ?»
Dumbledore soupira, ça n'allait pas être simple.
«Harry... non, ce serait trop facile et lâche de ma part que te demander de m'excuser pour la vie aussi désagréable que tu as pu avoir. Je veux seulement te dire que je ne t'en voudrais pas si tu me considérait comme responsable de tout ce qui t'est arrivé, que ce soit chez ces Moldus ou encore pour ceci», expliqua t-il en désignant d'uune main tremblante son épaule où la morsure encore assez visible était profondément imprimée dans sa chair.
Il prit une inspiration pour se calmer, ses yeux s'étaient humidifiés.
«Dès que tu es arrivé ici, le professeur Snape m'a fait part de ton état critique. Tu... présentait des traces de mauvais traitement plus ou moins anciennes, notemment datant du mois dernier, mais tu avais également ceci... une morsure de loup-garou.»
Harry écarquilla les yeux. Une morsure de quoi ? Son esprit s'était de nouveau embrouillé, fonctionnant à pleine vitesse. Il était resté fixer ses pieds quand le Directeur avait abordé le sujet de ses blessures, mais avait relevé la tête à ces derniers mots. Il ne comprenait pas très bien pourquoi Dumbledore en avait parlé comme ça, et surtout pourquoi il avait guetté sa réaction.
«Et... Qu'est-ce que vous essayez de me dire, exactement ? Je ne saisis pas très bien...»
A cet instant, la porte s'ouvrit brusquement, et un homme entra dans la pièce après avoir brièvement frappé. Harry tourna la tête vers la porte, et le reconnu aussitôt. L'homme effrayant plongea son regard à glacer le sang dans le sien et lui annonça sans préambule d'une voix glaciale et indifférente :
«Vous êtes un loup-garou, Mr Potter.»
AhAh ! J'adore ce moment ! J'avais déjà prévu de lui faire faire une entrée remarquable, et ça a pas loupé ! Allez, à bientôt !
