Pdv : James

Je passais un très bon moment avec ma Lily à moi. On avait passé une bonne partie de la soirée assit à la table en tête à tête, juste pour apprécier le moment. Bien sûr on avait aussi dansé, mais on s'était plus embrasser.

J'en étais retourné à chaque fois. Des frissons me parcouraient la colonne et des papillons volaient dans mon ventre. Le monde cessait de tourner. Il ne restait qu'elle et moi.

-James, me dit Lily, J'aimerais que tu restes ici avec moi et oublier ce que je viens de voir, mais je crois que on ferait mieux de se lever, parce que là il y a vraiment urgence.

-Qu'est-ce qu'il y a mon cœur, qu'est ce qui ce passe ?

Ma douce se leva et pointa quelque chose derrière moi.

-Il y a que… et bien que ça!

Je me retournais et vis, grimpé sur la table, un Sirius torse nu qui jouait au danseur à gogo. Mais, le pire n'était pas là. Non, le pire c'était que celui-ci se tenait juste à côté de Jennifer en soutient gorge à dentelle noire qui dansait de manière encore plus exhaustive que mon ami, sous les encouragements d'une foule de mecs bien réchauffés.

Je me levais et couru vers la table suivi de Lily, bousculant tout le monde au passage. Arrivé à la scène de fortune, je mis juchais et criais :

-Merde! Mais vous êtes cinglé qu'est-ce que vous foutez!

-Tu viens danser avec nous Jamesinet! Ouais! Enlève ton chandail alors! Me répondit Sirius en titubant.

Chouette, maintenant je sais qu'il est vraiment saoul. Jamais il ne m'aurais appelé par le surnom qu'utilisais ma mère, si il était parfaitement lucide.

-Oh allez James! Viens danser avec nous… me dit Jennifer le regard vague.

Ah c'est encore mieux ils sont tous les deux ivres morts.

-Non, vous descendez de la table et on retourne aux dortoirs. Il est tard et il faut rentrer.

-Mais… supplièrent-ils d'une même voix.

-Non, pas de mais. On rentre.

-T'es pas marrant James, dit Jennifer une fois au sol, on aurait pu bien s'amuser.

J'étais entrains de les tirer par la main dans le couloir vers la salle commune, lorsqu'ils se mirent à divaguer.

-Tu sais quoi, me dit Sirius les yeux à moitié fermés, tu ressembles à un Bambi.

-Ouais, un beau Bambi avec de grands yeux qui brillent, ajouta Jenn en tapotant mes lunettes.

Euh… C'est quoi un Bambi?

-Et Lily c'est la Bambine affirma Sirius.

-Et moi chui la Bambinette et toi t'es le Bambino, poursuivie Jennifer.

-Oh non! Je voulais être la bambinette! S'offusqua mon frère de cœur qui zigzaguait en riant dans le couloir sous l'effet de l'alcool.

Nous étions arrivés à la salle commune. Je prononçais le mot de passe et rentrais dans la pièce où je trouvai Remus assis seul au coin de l'âtre qui contemplait les flammes.

-Viens m'aider vieux! Dis-je désespéré, j'ai deux cas lourds sur les bras.

Je me retournais vers mes compagnons et vis Sirius tenter de se rattraper à moi avant de s'étaler de tout son long entrainant dans sa chute Jennifer. Je n'avais pas pris la peine de retrouver leur vêtement sachant la tâche trop ardue, mais là je regrettais un peu.

Étendue sur Sirius, Jennifer riait à gorge déployée laissant une vue plongeante à celui-ci sur le haut de son anatomie. Ce qui devait arriver, arriva et Sirius roula sur lui-même, pour embrasser Jennifer dans un élan incontrôlé de frustration. Leur baiser n'était que désespoir, fureur et désolation. Rien n'étais retenu, contrôlé, ni même voulu. Ils n'étaient plus là, ils avaient tous les deux perdus la tête.

-Saloperie! Criais-je

Pdv : Remus

J'étais assis seul, près du feu dans la salle commune des gryffondor. La tête avait cessé de me tourner depuis un petit bout déjà et mon esprit semblait plus éveillé que jamais.

Merlin! Mais que s'est-il passé pour que je perde le contrôle ainsi. Qu'est-ce qui a provoqué ça… ou plutôt qui.

Je le savais très bien, même si je refusais de l'admettre. C'était à cause de Jenn… Sachant que jamais je n'aurais eu de chance avec elle par peur de lui faire du mal, j'avais assouvis mes envies sur la première connasse qui passait par là, en l'occurrence Dolly.

C'était quand même vachement bien… sauf que, à la fin t'as tout gâcher.

Flash back

Ses mains caressaient mes cheveux, mon dos, mon cou… La tête me tournait. Elle se pencha et j'agrippais ses cheveux, haletant de plus en plus fort. Lorsqu'elle ce releva en se léchant les lèvres je ne parlais pas. Elle s'avança et m'embrassa fougueusement, mon souffle s'accéléra encore. Dolly avait disparue de mon esprit, une autre l'avait remplacé. J'enfouis ma tête dans son cou et un murmure rauque s'échappa de mes lèvres signant mon arrêt de mort.

-Jennifer…

La jeune femme furieuse se détacha subitement de moi et me gifla avec force. Elle hurla quelque chose et disparue. Mais rien de cela n'avait autant d'importance à mes yeux que ce que je venais à peine de prononcer, rien…

OoO

Après cela, j'étais resté quelque instant accoté à la colonne, par peur de tomber si je bougeais. Mais le bruit avait fini par me rattraper et mon cerveau semblait vouloir exploser. Je devais sortir de là et vite! J'avais couru vers la sortie et m'étais dirigé vers la salle commune, où seul, je m'étais assis près du feu à écouter le crépitement des flammes.

Pourquoi, elle… Pourquoi… Elle est si douce, si innocente, si fragile… Pourquoi…

L'arrivée bruyante de James dans la salle commune me tira de ma réflexion.

-Viens m'aider vieux! Dit-il légèrement désespéré, j'ai deux cas lourds sur les bras.

Mais, je ne l'écoutais plus. Derrière lui ce trouvais une jeune femme bien éméché en compagnie de Sirius. Ils sentaient l'alcool à presque dix mètres à la ronde et ne portaient plus de chandails. De fausses menottes pendaient lamentablement, suspendues aux hanches de la fille.

Jennifer?

Jamais je ne l'avais vue dans un état aussi pitoyable. Sirius esquissa un pas et tituba, il tenta de se rattraper à James, mais en vain. Il atterrit sur le dos Jennifer étendu sur lui. Celle-ci riait à gorge déployé, mais ses yeux ne pétillaient pas et son rire sonnait faux. Je vis un éclat de désire traverser les yeux d'argentés de Sirius. Il agrippa Jennifer tourna sur lui-même et une fois au-dessus d'elle l'embrassa sauvagement.

Une haine indescriptible me tordit les entrailles.

Pas elle… non… pas Sirius… pas elle…

Je serai les poings et mon regard se voila. Même si je voyais bien qu'ils étaient tous les deux ivres morts, je ne pus m'empêcher de gronder et d'arquer le dos. La bête s'agitait en moi, elle voulait sortir. Elle voulait détruire son opposant.

Les doigts de Jennifer s'agrippèrent aux cheveux de Sirius comme à une bouée de sauvetage, mais il s'écarta quand même et dans un grognement, il se redressa et s'accota au mur. Il sanglotait et murmurait inlassablement : Alice, au non… pourquoi…

Frappe l'ennemi tandis qu'il est faible murmurais le loup. Jamais, pensais-je.

Jennifer était restée étendue part terre les yeux mi-clos. On aurait dit qu'elle dormait. Je la pris dans mes bras et elle se laissa faire, molle comme une poupée de chiffon. Je la portais jusqu'à son lit, sans un mot et la déposais délicatement. Elle tremblait. Posant ma main sur son front, je m'aperçus qu'elle faisait de la fièvre. Je me levais et me rendit à la salle de bain en quête d'une quelconque potion anti-migraine.

Lorsque je revins, de grandes roses fanées aux pétales dorés avaient envahi le lit de la jeune fille. Je m'approchais méfiant et quel ne fus pas ma surprise lorsque les roses reprirent vie à mon contact.

Étrange, mais bon revenons à nos priorités.

Je versais quelques gouttes du flacon de potion que je m'étais procuré et la laissai dormir paisiblement.

OoO

Je me rendis au dortoir confiant Jenn à Lily. Une fois arrivé, je me dirigeais vers la porte de la salle de bain d'où provenait de la lumière.

Sirius était roulé en boule dans un coin de la douche, James l'avait débarrassé de son pantalon et avait fait couler l'eau chaude pour tenter de calmer mon ami.

Celui-ci tremblait, secoué de spasmes et de sanglots. Au moment où je m'agenouillais près de lui, il se retourna et rampa vers la toilette où il vomi. Mon ami était malade et dans un très mauvais état. Il semblait vaciller en permanence et ses yeux étaient éteints.

Je m'assis près de lui, lui mit un linge trempe et froid dans le cou et relevai ses cheveux.

-C'est bon, mon vieux. Je suis là, tout va bien aller.

Une fois qu'il eut fini, il retourna se rouler en boule sous l'eau chaude En murmurant un nom :

-Alice… -

Pdv : Sirius

Je me réveillais avec un mal de tête lancinant. J'essayais de me relever de l'endroit où j'étais couché, mais j'en étais incapable. Mon corps semblait peser plus lourd qu'une chape de plomb. Un énorme poids contractait ma poitrine et mes yeux me brûlaient lorsque je voulais les ouvrir. Je ne me souvenais plus de grand-chose et je ne savais même pas où j'étais.

Faites que je n'ai pas fait de connerie… Faites que je ne sois pas dans le lit de quelqu'un d'autre, par exemple, où à l'infirmerie… Quoique l'infirmerie ne me ferait pas de tort.

Petit à petit, mes membres retrouvèrent leur mobilité et je pus enfin ouvrir les yeux. Une vive lumière inonda ma vue, je fermais les paupières pris d'une fulgurante douleur à la tête. Au prix d'un immense effort, je me redressais et m'assis sur le bord du lit. J'entrouvris les paupières.

Ouf, je n'ai pas fait le con, je suis dans mon lit…

Je me levai et me dirigeais tel un zombi vers la salle de bain. Après une bonne douche d'eau bouillante, je nouais une serviette autour de ma taille et retournais au dortoir pour m'habiller. James arriva.

-Enfin réveillé, bien dormi ?

-Non, répondis-je en enfilant mes vêtements.

Je sorti en sa compagnie et rejoignis mes amis assis dans la salle commune. Jennifer avait une mine de déterrée, mais sinon tous semblaient se porter à merveille. Je m'assis près d'elle et elle déposa sa tête sur mon épaule.

-Ma tête, gémit elle dans un souffle.

-Quelle heure est-il? Demandais-je.

Ma voix était rauque et le simple fait de parler me donnait encore plus mal à la tête.

-Il est onze heure et demi, répondis Lily souriante. On vous à apporter votre diner.

-Mais qu'est-ce qui s'est passé? Dis-je abasourdis. Aïe! Ma tête!

Peter déposa des croissants et de la confiture sur la table. Lily poursuivie.

-En fait on ne sait pas tout ce qui est arrivé, mais en gros, vous vous êtes saouler comme deux défoncé.

Nous la regardâmes inquiets, quémandant silencieusement plus d'explications.

-En tout cas, si vous ne savez pas quoi faire plus tard, faîtes vous embaucher comme stripteaseurs, y paraît que ça paye bien et en plus vous avez du talent, ajouta James.

Nous regardâmes nos amis, paniqués. L'angoisse montait en moi, j'avais déconné c'était certain.

-Mais avant dans dire plus est ce que je peux savoir c'est quoi un Bambi? Nous questionna mon frère de cœur.

-Hein? Mais pourquoi, demandais-je encore plus perdu.

-Ben, en fait hier soir vous avez dit que je ressemblais à un Bambi alors…

-Bambi, c'est un p'tit chevreuil dans un film moldu pour enfant, répondis Jennifer.

-Ah ouais, celui avec le lapin qui parle! Je m'en souviens, ajoutais-je suite à un vague souvenir d'avoir déjà visionné le film avec mon amie.

Lily éclata de rire, en voyant la mine déconfite de son petit ami, détendant du même coup, l'atmosphère crispée dans la pièce.

-Ah! C'est la meilleure, James ressemble à un chevreuil, moi à une biche et vous à des faons!

-Pas à un chevreuil, à un cerf! Répliqua James agacé.

C'est à n'y rien comprendre, mais bon…

-Moi je me souviens plus de rien à partir de… à partir de quand on a fait le concours de shooter, dit Jennifer.

-Moi aussi, ajoutais-je.

D'un commun accord silencieux, nous turent les raisons qui nous avaient poussé à boire plus que nécessaire et décidâmes de passer la journée à ne rien faire.

Une très belle journée en perspective…

Pdv : Jennifer

Les jours avaient passés depuis le bal d'Halloween et je m'en étais tiré plutôt bien avec Sirius. Les professeurs, bien qu'alertés par le vacarme, n'avaient pas été assez rapide pour nous coincer, James était intervenu juste à temps.

Mais, une forte tension régnait maintenant au sein du groupe. Sirius ne souriait plus et s'enfermait dans un mutisme implacable, nous privant parfois même de sa présence d'habitude si joyeuse et pleine de vie.

J'avais l'impression d'avoir perdu une partie de moi en même tant que Sirius s'était refermé. Mes maux de têtes violents et mes cauchemars refaisaient surface et pour la première fois je commençais à ne plus me sentir en sécurité à Poudlard.

J'avais de gros problème de concentration en classe et mes notes chutèrent drastiquement. Je me sentais suivie et épiée en permanence, à un tel point que j'en devins agressive. Je fuyais la compagnie de mes nouveaux amis et ils finirent par remarquer que quelque chose clochait.

Je retrais dans la salle commune des gryffondor lorsque j'aperçu James et Peter qui tentaient de maîtriser un Sirius furieux en le maintenant fermement à terre par les poignets. Mon ami était rouge de rage contre son frère de cœur et lui hurlait des insanités.

-Pourquoi tu fais ça salaud ! Je ne veux pas te le dire! Alors la ferme et lâche moi! Cria Sirius à James.

-Mais, on souffre tous à cause de toi. Tu fais du mal à ceux que tu aimes. Répondit James.

-Je m'en fous ! Je n'aime personne! Ça fait trop mal! Je ne serai jamais capable d'aimer !

Je m'approchais des combattants, me penchais vers Sirius et murmurais doucement en passant une main dans ses cheveux :

-Chut…

Un éclat de tristesse passa dans son regard. Il cessa de se débattre et calma sa respiration, la calquant su la mienne. James se releva suivi de Peter. Je m'assis à côté du vaincu, des larmes silencieuses inondaient ses joues, mais plus un son, pas le moindre sanglot. Non, Sirius avait appris à se taire dès son plus jeune âge, à ne jamais laisser paraître ce qu'il ressentait.

Nous restâmes étendus là pendant un bon moment sans rien dire. Les autres finirent par aller se coucher, épuisés. Lorsque les étoiles et la Lune emplirent le ciel noir d'éclats scintillent, je me levais et grimpais sur le rebord de la fenêtre, Sirius me suivi et s'y accouda.

-Ça fait longtemps que je n'avais pas regardé les étoiles avec toi petite luciole, me dit mon ami pensif.

Sirius parlait toujours des étoiles lorsqu'il tentait d'éviter un sujet trop personnel à son goût.

-Tu l'aimes? Dis-je.

-Hummm?

-Tu aimes Alice?

-Oui, lâcha-t-il dans un souffle.

Le silence revint. Il était tard, vraiment tard et j'étais si fatiguée. Cela faisait plus de deux jours que je n'avais pas fermé l'œil de la nuit. Mes paupières se fermaient d'elles même et je ne pus retenir un bâillement.

-Vas te coucher, me murmura gentiment Sirius.

-Non, je reste avec ma petite étoile à moi, répondis-je.

-Allez, on y va tous les deux…

Je descendis de mon perchoir et après une brève accolade, je me rendis dans mon lit où je sombrais dans un sommeil agité.

OoO

Le jeune garçon s'avança sous le porche. Le vent agitait les mèches de ses cheveux d'un noir de jais. Ses yeux argent transperçaient le regard bleuté rempli de tristesse devant lui.

-Au revoir, Jennifer. Je reviendrai, promis.

Il attrapa la main de son amie de toujours et y déposa un objet. Puis, il se retourna et s'en fut. Le vent sembla arrêter de souffler. La jeune fille, observa le collier métallique orné d'un petit cœur en or qui reposait au creux de sa paume. Elle releva la tête et le vent repris de plus belle.

Le petit garçon avait disparu au bout de l'allée. Les saisons passèrent et la jeune fille se tenait toujours sur le porche. Automne, hiver, printemps, été, automne, hiver, printemps…

-Adieu Sirius, murmura la jeune fille avant de se retourner rentrant dans la noirceur derrière elle.

OoO

Je me réveillais en sursaut, trempée de sueur. Je me levais précipitamment et couru sous le regard ahuri de mes compagnes de dortoir vers la salle commune que je traversais comme une flèche avant de me diriger vers le dortoir des garçons.

Je n'avais aucune idée, de la porte qui menait à celui de mes amis, mais je ne m'en préoccupais pas, je me fiais à l'instinct. Je pris la dernière au bout du couloir, m'engouffrant dans une pièce de quatre lits où me fixaient consternés les propriétaires des lieux plus ou moins réveillés. Je fonçais vers l'un des occupants avachi sous ses couvertures.

Pdv : Remus

Les quatre jeunes hommes venaient à peine de se réveillé dans leur dortoir à Poudlard. Les rayons blafards du soleil de novembre avaient réussi à se faufiler sous les couvertes pour chatouiller le bout du nez des dormeurs. Soudainement, brisant le calme matinal, une jeune fille fit valser la porte en rentrant brusquement dans la pièce.

Une jeune fille pénétra en courant dans notre chambre. Elle ne portait qu'une camisole noire et un pantalon de pyjama. Mon cerveau pris le temps d'analyser l'information, tandis qu'elle se précipitait vers le lit voisin du mien ou paressait Sirius. Lentement, je la reconnue. C'était Jennifer.

Je dois encore être en train de rêver. Mais, tiens c'est bizarre ça d'habitude, elle ne se précipite pas vers le lit de Sirius, d'habitude c'est dans mon lit qu'elle va. Humm… étrange, et d'habitude elle ne porte pas autant de vêtement… et d'habitude elle n'a pas l'air autant paniquée… PANIQUÉE?

Mon esprit embrumé démarra au quart de tour lorsque je me rendis compte que je n'étais plus dans l'un de mes rêves, devenus trop fréquents ces temps-ci. Jennifer tremblais et se faisait violence pour ne pas pleurer. Sirius la serrait dans ces bras en murmurant des paroles de réconfort.

-C'est bon je suis là, tout va bien petite luciole, tout va bien.

-Non, tu n'es pas revenu. J'ai eu si peur, si mal… tu ne revenais pas et… et il…

-Chut… chut, je suis là tu vois, continua Sirius.

Je lui lançais un regard interrogateur. Mais il haussa les sourcils en abaissant les coins de sa bouche. Il ne comprenait pas plus que moi.

-J'ai peur, Sirius… tu ne brillais plus… et s'il revient je… je… Jennifer gémis en tremblant.

-Qui ça? Demanda doucement mon ami interloqué.

Jennifer ouvrit grand les yeux et releva la tête qu'elle avait enfouie dans le cou de Sirius. Elle le regardait paniquée, les yeux exorbité. Ces pupilles s'assombrirent et prirent une teinte rouge sombre, aux éclats ensanglantés. Une voix sifflante venu d'outre-tombe sortie des lèvres de notre amie.

-Tu ne m'échapperas pas, dit la voix. Tu es à moi, Jennifer, tu m'appartiens.

Un grand éclat de rire sinistre s'empara de la jeune femme qui n'était plus elle-même. Sirius paniquait. Il passait ses doigts dans les cheveux de son ami et saisissait son visage en prononçant son nom pour tenter de la ramener à elle.

-Jenn, Jenn! JENN!

Elle sursauta et l'horrible couleur sanglante disparue des prunelles azurées que j'aimais tant. Elle se blottie contre son ami et avant de sombrer dans le coma murmura.

-Ne pars pas Sirius, continu de briller…

James se mit à hurler après Peter, probablement pour faire retomber la tension, mais moi je ne dis rien, trop choqué.

-Merde! Pauvre con fait quelque chose, bon sang! Vas prévenir Pomfresh!

Peter parti sans demander son reste vers l'infirmerie. Sirius ne bougeais plus comme pétrifié. Je fini par sortir de ma torpeur, me levai et assénais une gifle à mon compagnon. Ce qui eut pour effet de le faire réagir. Avec son aide j'allongeais la jeune fille inconsciente sur son lit.

Quelques minutes plus tard, le petit animagus rat rentra dans le dortoir en compagnie de Pomfresh et de notre directrice de maison.

-Mais, que s'est-il passé! S'exclama l'infirmière en se précipitant au chevet de notre amie.

Mc. Gonagall se retourna vers Peter qui se faisait tout petit dans le coin, et lui asséna :

-Vous auriez pu me dire que s'était miss. Foxter! Je vais chercher Dumbledore immédiatement.

Elle sortie de la pièce, furieuse. Pomfresh se retourna vers moi et mes amis.

-Allez les garçons, venez m'aider nous allons transporter votre amie à l'infirmerie.