Trois reviews! Trois! Les filles, juste, j'vous aime :) Tellement que j'ai quasi doublé la masse de ce chapitre par rapport à l'ancienne version. Je promets donc une vision des fesses de Lex à l'occasion pour Zazeal, et mille merci à Rosa et mademoiselle Else :)
Excellente lecture! J'espère que cela vous plaira :) Et une review si vous voulez encore plein de pages en plus ^^
Chapitre 7: Mikado et autres chocolateries
En arrivant au bureau, je croise les doigts pour que Lex n'ait pas eu la lumineuse idée de ramener Danny ici. Par chance, en poussant les portes de son bureau, je l'aperçois, seul, devant la grande baie vitrée. Il est tellement… beau. J'en frémis. Mettez le nu sur une peau de bête et je… Non, Chloé, reprends-toi !
-Lex ?
-Ma secrétaire préférée ! Alors, ce petit jogging t'a fait du bien ?
-Pardon ?
- En sortant du commissariat en te voyant détaler comme un lapin, j'ai cru que tu avais oublié ton kilomètre de course annuel et que tu comptais le faire pour ne pas avoir mauvaise conscience.
- Moque-toi seulement. » Je lui rétorque en tirant la langue.
Même s'il a tord sur la raison de mon départ précipité, je me maudis intérieurement de lui avoir raconté cet épisode de ma vie.
Que je vous explique. C'était un jour de printemps, papa et moi avions décidé que les Sullivan allaient sauver l'honneur et participer au marathon annuel de Smallville en faveur des enfants défavorisés du Mexique qui n'ont pas de quoi s'acheter des jouets. En particulier les petites filles qui n'ont pas accès, je cite la présidente éminente de ce projet « à une enfance rose bonbon à habiller les jolies Barbie et à leur faire vivre des aventures fantastiques ». Pour ceux qui auraient encore des doutes sur l'identité de la présidente, je préciserais qu'elle était d'accord pour se déguiser « en princesse avec une grande robe rose à froufrous et aller là bas pour faire rêver les enfants de tout le Mexique ! ». De ce fait, oui, il s'agit bien de Lana Lang, le cauchemar rosé de Smallville !
Enfin soit, mon père et moi nous avions travaillé dur pour ce marathon, le grand jour venu, nous étions partis tout guilleret et en pleine forme. Alors que le top du départ avait été donné, une odeur de café délicieuse était venue titiller nos narines. Un grand cru qui sentait divinement bon. Nous nous étions élancés comme des fous, pulvérisant tous les records pour nous arrêter un kilomètre plus loin précisément. Au détail près, bien sûr, sinon ce n'est pas drôle,…
Que nous allions dans le sens inverse de la course… Là où miss Catherine, mon ancienne institutrice se tenait avec son petit stand de « Café équitable ». Nous avions fini dernier. Enfin, sachant que nous avions fait demi-tour et étions retourné sur nos pas en dégustant ce nectar des dieux, je ne crois pas que cela ne pouvait pas vraiment être considéré comme si nous avions fini le marathon… Je ne suis même pas sûre que nous ayons seulement été considérés comme participants.
Quoi qu'il en soit, à partir de cette année là, nous avions conservé cette petite course entre nous deux. On demandait à Clark de s'éloigner avec nos bols de café et de lancer une fusée de détresse quand il se trouvait à un kilomètre de nous pour lancer le « Sullivan's Marathon ».
Ce souvenir me fait sourire, mais Lex sait très bien que je ne supporte pas qu'on parle de ça. Si je lui ais dit c'est uniquement parce qu'il m'avait fait un tiramisu et que j'avais confiance en lui… Et là il oserait s'en servir… Contre moi ?
- Chloé, je suis désolé, je ne voulais pas te blesser. Je sais que c'est un sujet très sensible pour toi. Je suis navré. Vraiment… Et pour me faire pardonner, je t'invite à dîner ce soir ! Et tu as ta journée ! Entière ! Pour te bichonner. A 8h précise, chez moi.
Je n'ai pas le temps de répliquer quoi que ce soit qu'il m'entraîne hors de son bureau, attrape mon sac et me met dans l'ascenseur avec un baiser sur le front. J'ai un horrible doute. Un doute qui me fait froncer les sourcils.
Je trouve ça aussi mignon que… Étrange. Lex est vraiment distant, surtout après cette nuit de folie… Nous avons parlé à cœur ouvert, livré tout de nous l'un à l'autre. Mes angoisses, mes envies, mes préférences… On en a même testé quelques-unes mais… Jamais je n'aurais jamais cru qu'il serait aussi… froid. Pas de câlins, ni d'embrassade, ni rien. Je ne comprends pas…
Son empressement est lui aussi suspect. Il me cache des choses. Mon instinct de journaliste prend le dessus définitivement alors que je m'éloigne et qu'un une limousine passe devant moi. Je parie qu'elle va s'arrêter… devant nos bureaux de la Lex Corp ! C'est officiel, Lex Luthor, je vais découvrir tes sales petites magouilles du jour ! Carmelina sort de la voiture et entre dans l'immeuble ! Que vient faire cette vipère ici ? J'hésite entre continuer ma route et aller voir…
J'hésite quinze secondes, marche d'un pas rapide et pousse lentement la porte d'entrée de l'immeuble. Le garde de la sécurité me salue et j'appelle l'ascenseur. L'étage de la direction est désert. La porte de Lex est entrouverte et là, je découvre Lex avec Carmelina. Tout contre elle. Elle est sur ses genoux, il la déshabille en tenant son petit pull qui doit valoir un an de salaire. Je ne peux rien dire, je suis juste interdite devant un tel spectacle. Quand je pense qu'il me faisait les yeux doux… Je verse une seule et unique larme. Du dépit probablement. Chloé la crédule, c'est moi.
J'ai juste besoin d'un peu d'air. Je vais prendre ma journée. Comme Lex le disait en fait. Me chouchouter et me réconcilier avec ceux qui en valent la peine. Je dois parler à Danny. Je lui dois des explications. Au moins un minimum.
Le restaurant est désert à cette heure-ci, je me faufile dans la cuisine déserte. Alors que je m'apprête à faire demi-tour ne croisant personne, Danny entre dans la cuisine avec un énorme bloc de chocolat. Il ne me remarque pas et commence à couper le bloc. Il sort des œufs du grand frigo derrière lui. Du sucre de l'armoire juste à coté. Il est tellement concentré, c'est complètement délirant. Je suis hypnotisée par ses mouvements. Il sait exactement ce qu'il fait. Il ne calcule même pas les quantités. C'est comme… instinctif. Je suis impressionnée par sa facilité. Il met sa préparation avec minutie dans des verres de martinis et les installe dans le frigo.
-Dis-moi, Chloé. Tu avais déjà vu quelqu'un faire de la mousse au chocolat auparavant ou c'est la première fois ?
Je sursaute en entendant sa voix. Mon cœur battant à tout rompre. Il m'avait donc repérée. Je rougis automatiquement.
-Danny je suis désolée pour aujourd'hui, avec ce matin et puis au poste de police et… » Les mots semblent venir avec tant de facilité que je parle à une vitesse extraordinaire.
-Réponds à ma question. » M'interrompt-il avec un air déterminé. Il a l'air particulièrement revêche. Comment peut-il seulement s'intéresser à un détail aussi insignifiant que…
-Non, enfin, plus depuis quelques années. Lois, ma cousine » je m'empresse de préciser « n'a jamais eu la patte pour faire ça donc, elle a toujours évité et mon père est décédé depuis quelques années…
-Derrière toi, il y a une boite de chocolat blanc. Apporte la moi. » Je le regarde, un peu étonné. « S'il te plait ?
-Oui d'accord.
Et là, il m'apprend à faire de la mousse au chocolat. Jamais personne n'avait pris la peine de m'apprendre ça. Il installe cette mousse sur la précédente. Il appelle ça « mousse mikado ». Je suis un peu sceptique mais la première bouchée m'envoie directement au paradis. Cet homme est un dieu. Le dieu Quetzalcoatl revenu sur terre pour protéger son chocolat ! Et ce mélange de chocolat blanc et noir est juste parfait.
Toute la journée se passe aux fourneaux, Danny ayant décidé qu'il fallait que je sache cuisiner quelques plats basiques mais équilibrés. Il me remet à niveau pour le salé. Et puis, il m'entraine surtout en pâtisserie. Je suis émerveillée. C'est trop beau que pour être vrai. Et puis, tellement bon ! Je vais prendre vingt kilos facilement. Je goute à tout, je teste des goûts inédits – le céleri-vanille, c'est mon idée !
-Tu es amoureuse ? Me demande-t-il alors que nous sommes assis sur le plan de travail – nettoyé bien sûr. Je comprends directement qu'il parle de Lex.
-Non. Juste amourachée, je pense. Pas plus. Je ne suis pas amoureuse de lui. » Je rougis, il a dû se faire des fameux films en me voyant à moitié nue chez Lex.
-Tu m'en veux ? » Son air de chien battu me donne envie de lui faire un câlin.
-De quoi ?
-De t'avoir embrassée, comme ça, sans prévenir ni rien. » Il bafouille un peu.
- Je me serais plutôt inquiétée si tu m'avais envoyé un faire-part avec l'heure à laquelle je devais te rejoindre pour que tu tentes de m'embrasser ! » Je plaisante avec un grand sourire.
-Tu sais que tu es folle ?
-Oui. Mais t'es pas mal du tout dans ton genre toi aussi.
-Oui. Parce que ça ne me gênerait pas de t'envoyer un faire-part tout de suite que j'ai envie de t'embrasser.
-Et moi de renvoyer un faire-part pour te dire que je serais d'accord pour que tu m'embrasses. » Je rétorque rapidement. Je ne suis pas sûre de ma réponse mais je suis tentée.
Il se penche doucement vers moi, prend mon verre de vin qu'il dépose sur le plan de travail. Ses lèvres effleurent les miennes et un raclement de gorge nous interrompt. Comme la première fois, j'ignore totalement ce que je peux ressentir pour lui. Amour ? Amitié ? Ma vie devient vraiment dingue pour le moment.
-Patron, on a un souci. » Un commis entre dans la cuisine, les cheveux en bataille.
-Du genre ?
-Un pâtissier en moins.
-Retour quand ?
-Demain midi.
Danny grogne un peu puis se retourne vers moi avec un sourire louche. Immédiatement, je me tends. Non. Non. Non ! Oublie cette idée foireuse ! Non !
-Chloé ? Ça te dit de faire tes premiers pas dans la restauration ?
Je suis prise au piège, comment leur dire non ? Une heure après, je suis ficelée dans mon tablier tel un saucisson. Je suis sûre qu'ils ont fait exprès de le serrer si fort pour que je ne bouge pas d'un pouce et que je travaille sans relâche.
Aie ! Je jure que c'est la dernière fois qu'on m'y reprend. Je le jure ! C'est la dernière fois ! je jette un regard désespéré au second de Danny qui lève les yeux au ciel. Avec le coup de rouleau à pâtisserie que je viens de recevoir sur la tête de sa part, je le jure, c'était la dernière fois que je piquais du chocolat dans le plat !
D'ailleurs, malgré mon côté 'je pique tout ce qui me plait dans les plats', je ne me débrouille pas trop mal. Bon je suis aux tâches les plus 'ingrates' mais sérieusement, j'adore couper le chocolat en morceau. Peser les ingrédients et tout ! J'adore ! Une vocation chez moi ! J'aurais dû naitre avec une balance dans les mains ! Ou alors on m'aurait lancée dans une carrière de juriste… Allez savoir !
-Jolie miss, tu ne t'en sors pas trop mal… » Me félicite Adam, le fameux second de Danny.
Une vocation ! Je l'avais toujours dit ! Aïeeeeeeeeeeeeee ! Mais ça fait un mal de chien les couteaux !
-Et un pansement pour la blondinette aux jolies fesses ! » Annonce mon sauveur en ouvrant la pharmacie.
-Merci.
-De rien. Au 10ème je te fais le 11ème gratuit !
-Trop aimable !
Je paie donc mon pansement avec un bisou sur la joue. C'est le 8ème qu'il reçoit depuis le début de la soirée… Et il n'est que 20h30 ! Je suis foutue ! Je n'aurai plus de doigts d'ici 21h !
Je passe donc la dernière heure entre deux grands cuisiniers très costauds qui me donnent des claques sur les fesses dès que je fais une gaffe. Au bout de cinq minutes, je devins très douée. La menace marche très bien avec moi…
-Félicitation à tous ! Vous pouvez aller manger un bout en salle comme d'habitude. Profitez, vous l'avez bien mérité. » Annonce Danny après le service alors que nous nettoyons la cuisine.
-On mange ici ? » Je demande sous le sourire moqueur de quelques pâtissiers.
-Oui. C'est une tradition de manger un bout après le service.
-J'adore tes idées !
-Et moi tes pansements…
Ils ricanent tous plus ou moins.
- Ne te moque pas ! Ils sont très jolis ! J'en ai trois « princesses Disney », un des schtroumpfs, un « dora l'exploratrice » et tout le reste est blanc et dédicacé par un cuisinier ou un serveur !
J'étais fière de chacun de mes pansements !
-Je t'offre une mousse mikado ?
-Ose m'en priver et je te fais avaler tes couteaux un par un !
Miam miam miam! Un régal! J'adore cette petite chose! C'est une pure merveille! Alors que Danny sert tout le monde, je me surprends à l'observer avec … convoitise. C'est vrai que Lex me plaisait mais il ne m'a jamais traitée comme cela. Il était entreprenant… Mais aucun sentiment. A croire qu'il ne voulait que me mettre dans son lit ! J'aurais fait l'amour avec lui cette nuit, il ne m'aurait rien demandé de plus. J'aurais juste été un nom de plus sur sa liste de conquêtes… enfin, s'il s'était souvenu de moi ! Tandis qu'avec Danny, ça pourrait-être quelque chose de sérieux, en fin de compte.
-Danny, je n'ai pas très envie de rentrer chez moi. » Je lui avais raconté l'affaire Carmelina avec le moins de détails possibles pour ce qui se passait entre Lex et moi. Il semble comprendre mais je lui pose tout de même la question. « Je pourrais rester ici avec toi, en tout bien tout honneur ?
Je rajoute ça un peu sur un coup de tête mais je n'avais vraiment pas envie de me retrouver avec un amant. Quoique… Non, Chloé, non ! Oublie ! Non !
-Demain on se lève à 5h pour le petit déjeuner du mardi. » Me fait-il avec un sourire penaud.
Ah… Carrément… Rude.
-Je suis courageuse. C'est un refus de ta part ?
-Non, je te préviens juste que demain matin ça va être le souk. Littéralement.
-Et si je vous aide… Tu accepterais que je reste ?
-J'accepte dans tous les cas, Chloé. Tu n'as pas besoin d'arguments. Donc, au lit donc.
En pyjama – emprunté au maitre des lieux naturellement, je me promène dans le restaurant avant de monter à l'étage. Je me glisse dans le lit, un immense lit deux places, et il me rejoint. Après quelques minutes dans un silence total, il me fait signe de m'approcher. Nous passons la nuit dans les bras l'un de l'autre. Exactement comme Lex et moi hier.
A la différence que lui a tenté de coucher avec moi… Enfin, non, il n'a jamais vraiment tenté, c'était plus… des tentations ! Voilà ! Et quelles tentations ! Rien qu'à y penser j'en ai des frissons. Ses mains, ses… Mince, je suis dans le lit d'un homme et je pense à un autre homme. Si papa avait vu ça !
Et puis, c'est plus bon enfant avec Danny, c'est… Je ferme les yeux pour mieux me concentrer. C'est plus… Disons que c'est plus platonique en un sens. A part les deux baisers. Oui platonique. Je réfrène un bâillement, me retourne encore une ou deux fois et sombre dans un sommeil profond.
-Debout Chloé ! C'est l'heure !
Hein ? Mais je viens seulement de m'endormir ! C'est inhumain ! Nannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn pas ça ! C'est immoral de réveiller une personne qui dort ! D'ailleurs, la belle au bois dormant, on lui a foutu la paix ! Cent ans de sommeil et elle était en pleine forme !
- Debout marmotte, les clients seront bientôt là ! Et tu as promis à Alice de l'aider à servir en salle donc tu as intérêt à te dépêcher …
Rappelez-moi de ne plus rien promettre à une heure du matin sans avoir au préalable dormi au moins quinze heures et avoir bu un bon expresso pour être au mieux de mes capacités. Elle m'a eu en traitre l'Alice !
-Je vais mourirrrrrrrrrr ! » Je râle alors qu'il tire la couette loin de moi. Le sadique !
-Mais non voyons, il est juste 5h du matin. C'est une belle heure. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt !
-Ce sont juste des fous ! Je ne veux pas !
-Même si je te promets une mousse au chocolat ?
Ah mais fallait le dire plus tôt ça ! Ni une ni deux, je m'habille. Ce n'est que quand je me retourne que je me rends compte que Danny vient de me voir entièrement nue ou presque! Oh mon dieu ! Il va me prendre pour une exhibitionniste !
-Alors t'es prête ? » Demande-t-il en regardant mes pieds.
-Ne me dis pas que c'est la seule remarque que tu as à faire ?
Il m'a vue nue ! Il ne s'est pas retourné ! Même papa l'aurait fait ! Se retourner, pas me regarder bien sur ! J'aurais cru que Danny aurait la décence de ne pas regarder… Mais enfin, la décence ! Je rougis jusqu'à la racine de mes cheveux blonds. Grand dieu ! Il m'a vu nue. Je n'en reviens pas. Bon, j'avoue, ça montre son intérêt. Mais quand même !
-Tu aurais préféré que je te dise que tu es sublime ?
-Tu trouves vraiment que ? » Je suis incapable de finir cette phrase.
-Oui.
-Merci.
Oui, je suis consciente que c'est la pire répartie de toute ma vie. Officiellement. Et pour me sortir de ce mauvais pas. Il s'empresse de crier à tue tête dans toute la maison.
-Allez en salle ! Les jolies filles en salle !
Attirer les jeunes femmes innocentes avec de tels discours pour les faire travailler. Je confirme, c'est un fourbe ! Je cours à gauche et à droite pour servir les croissants et les pains en chocolat. Alice quant à elle court pour servir le chocolat chaud. On est totalement débordées. Au lancement des déjeuners du mardi, il y a quelques mois, ils y avaient quelques clients… Mais depuis, c'est la folie ! Le slogan « Petit dej' et c'est parti mon mardi » a fait le tour de la ville et est devenu LE rendez-vous incontournable de tout Métropolis ! Et aujourd'hui, on est cinq en salle à servir. Et je ne suis même pas sensée travailler ici ! C'est de l'esclavagisme non ?
-Une reconversion dans la gastronomie, cousine ? » Me demande une voix pas si inconnue.
-Lois ! » Je lui tombe dans les bras, cette grande folle m'a manqué. « Tu tombes à pic ! Tu vas nous aider !
Ni une ni deux, j'engage Lois en lui promettant une montagne de chocolat – je suis diabolique, elle n'a même pas tenté de s'enfuir. Et je dois dire qu'on ne se débrouille pas trop mal avec une demoiselle de plus. A la fin du coup de feu, nous sommes épuisés mais heureux. Nous avons réussi ! Pas un seul client mécontent ! Le paradis sur terre ! Enfin, selon Lois, c'est l'enfer et elle me maudit car elle a horriblement mal aux pieds.
-Demande à Clark de venir te chercher.
-Déjà fait, il devrait arriver.
-Quand on parle de flanelle… » Je ricane en le voyant arriver.
Clark est essoufflé. Il regarde successivement Lois et moi. S'approche de ma cousine, la prend dans ses bras sans un regard pour moi et lui murmure à l'oreille. D'où je suis je n'entends que les mots « pas… croyait… Mort ». Lois est livide et fixe avec incrédulité Clark qui l'emmène dans la rue un instant.
Cela ne me dit vraiment rien qui vaille !
Après quelques minutes, ils reviennent. Lois s'approche de moi.
-Chloé, on doit te parler. Clark n'a jamais voulu te faire du mal après la mort d'oncle Gabe. En fait, il est sur cette affaire depuis tout ce temps et il ne voulait pas venir te voir sans avoir des réponses à t'apporter.
-Et vous en avez ? Vous savez ce qui s'est passé ce jour-là ?
- Oui. Et je pense qu'il vaut mieux que tu t'asseyes, Chloé. Nous avons beaucoup de choses à te révéler.
